Selon le dernier baromètre des investissements de la DZ Bank établi par TNS Infratest au terme d’un sondage réalisé du 13 au 25 novembre auprès d’un échantillon représentatif de 1.026 personnes, 55 % des particuliers allemands sont intéressés par des investissements écologiques, contre 48 % un an plus tôt et 26 % ont déjà investi dans ce type de produits contre 22 % début 2009. A noter que, parmi les titulaires de revenus supérieurs à 3.000 euros par mois et par ménage, 35 % ont déjà investi «vert». Seuls 17 % des sondés disent ne pas concevoir d’investir dans ce genre de support.Il existe toutefois un grand écart entre l’intérêt manifesté pour les placements écologiques et la détention effective, puisque la moitié environ des personnes intéressées n’est pas encore passée à l’acte, ce qui peut paraître étonnant vu les scores électoraux des écologistes en Allemagne. De plus, 80 % des personnes intéressées mais non investies indiquent que leur banque ne leur a pas encore proposé de produit de ce type et 74 % s’estiment trop peu informés sur les possibilités de placements verts tandis que près 64 % considèrent que les produits sont trop opaques et que 48 % pensent que ces produits sont trop compliqués.Enfin, 48 % jugent l’offre de produits verts insuffisante et 45 % estiment que ces placements sont trop risqués.
Selon une information exclusive du Handelsblatt, le chantier naval Abu Dhabi Mar souhaite acquérir 24,9 % du constructeur allemand de sous-marins Howaldtswerke Deutsche Werft (HDW), qui appartient au groupe ThyssenKrupp au travers de ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS), ce qui n’est pas sans susciter de sérieuses réserves de la part du gouvernement allemand, notamment parce qu’Israël et l’Egypte ont déjà pris contact avec Berlin pour d'éventuelles livraisons de sous-marins HDW.[Abu Dhabi MAR Group est un holding contrôlé par Al Ain International Group (70 %) et Privinvest (30 %) qui a acheté les chantiers français CMN. Le groupe appartient au sheik Hamdane ben Zayed El Nahyan, qui fait partie de la famille régnante de l’Emirat d’Abou Dhabi, ndlr]
Dans son dernier rapport trimestriel, la Banque des règlements internationaux indique que l’activité sur les marchés dérivés organisés s’est stabilisée, à quelque 60% de son niveau d’avant la crise. Le volume total en montant notionnel est demeuré inchangé par rapport au trimestre précédent, à 425.000 milliards de dollars.Au premier semestre, l’encours notionnel de l’ensemble des dérivés de gré à gré a légèrement rebondi, pour s’établir à fin juin à 605.000 milliards de dollars, en hausse de 10% sur le semestre. En revanche, l’exposition brute au risque de crédit a diminué de 18% par rapport à son maximum de fin 2008, revenant à 3.700 milliards de dollars. L’augmentation de l’encours est due en grande partie aux dérivés de taux. En revanche, l’encours notionnel des contrats CDS, poursuivant une tendance apparue au premier semestre 2008, a continué de baisser, pour s’établir à 36.000 milliards de dollars.
Les émissions nettes sur le marché primaire des titres de dette ont pratiquement diminué de moitié au troisième trimestre, à 475 milliards de dollars, leur plus faible niveau depuis le troisième trimestre 2008, selon les données communiquées par la Banque des règlements internationaux dans son dernier rapport trimestriel qui précise que des facteurs saisonniers ont pesé sur le marché.La baisse d’activité s’explique essentiellement par un recul des émissions nettes des résidents des économies développées (-45%) à l’origine de la majeure partie des emprunts sur le marché des titres de dette internationaux. Les résidents des économies émergentes ont profité de l’amélioration des conditions de financement pour placer 34 milliards de dollars de titres internationaux, soit une augmentation de 52% par rapport au deuxième trimestre et bien davantage que la moyenne trimestrielle de 2006 et début 2007, avant la crise.
Standard & Poor’s a annoncé jeudi le lancement de l’indice S&P 500 Gold Hedged Index qui s’efforce de reproduire la performance d’une stratégie longue sur la performance total de l’indice du marché d’actions S&P 500 et long sur les contrats Comex de futures sur l’or. Cela permet aux utilisateurs de profiter de la performance du marché des actions américain tout en se couvrant sur une dépréciation du dollar contre l’or. Parallèlement, S&P a précisé avoir octroyé à UBS la licence pour créer et lancer des produits d’investissement répliquant le nouvel indice, qui sera repondéré tous les mois pour ajuster l’exposition notionnelle aux actions et à l’or de manière équipondérée.
Selon l’Agefi qui cite le dernier baromètre semestriel Coller Capital réalisé auprès de 120 investisseurs, 70% d’entre eux comptent maintenir leur prévision d’allocation dans le domaine du capital investissement en 2010. Mais en passant de 4 à 11 % sur un an, ceux qui comptent au contraire la réduire ont triplé.A l’occasion jeudi d’une conférence de presse, Coller Capital a précisé que deux tiers des «limited partners» qui ont prévu de maintenir ou d’accroître leur allocation dans le private equity ont cependant modifié la méthode de gestion de leur portefeuille.
Jeudi, Structured Solutions AG a annoncé conjointement avec son partenaire qu’elle achète les parts de Börse Stuttgart AG dans leur activité commune, la gamme S-Box, qui comprend 110 indices servant de sous-jacents à des ETF, des certificats et d’autres dérivés. La transaction porte également sur 25 autres indices pour lesquels les deux sociétés faisaient office de fournisseur indépendamment l’une de l’autre. Les indices servent de sous-jacents à des produits dont les actifs représentent plus d’un milliard d’euros. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué.
La Deutsche Börse a annoncé jeudi soir que Teleplan fera son entrée dans l’indice SDax à compter du 21 décembre en remplacement de l’action de MPC, qui en sera radiée.
La finance n’est plus la première activité genevoise, selon les prévisions publiées mercredi par la Banque cantonale de Genève (BCGE).L’écart devrait continuer de se creuser, avec une croissance attendue à 2,2% pour les services étatiques et para-étatiques (éducation, services, etc.), et une stagnation ou une très légère croissance pour la finance. La banque admet que sa prévision est «prudente», en raison de l’"incertitude» que font peser sur la gestion de fortune les pressions sur le secret bancaire.
Selon L’Agefi suisse, la Bourse suisse (SIX Swiss Exchange) a décidé d’externaliser l’exploitation de «Swiss Block», son dark pool à disposition des établissements financiers depuis un peu plus d’un an, à une entité affiliée à la Bourse transatlantique NYSE Euronext, soit la société SmartPool, le pool européen de liquidités anonymes créé par NYSE Euronext en partenariat avec HSBC, JP Morgan et BNP Paribas. A l’heure actuelle, Swiss Block réunit moins de 5% des volumes sur le négoce des blue chips suisses.
Selon la dernière livraison du «Global Private Equity Barometer» de Coller Capital, plus des deux tiers des «limited partners» (LP), des investisseurs, ne sont pas disposés à confier l’an prochain davantage d’argent aux capital-investisseurs (general partners ou GP) avec lesquels ils sont déjà en affaires, rapporte la Börsen-Zeitung. De son côté, la Frankfurter Allgemeine Zeitung retient que LP et GP sont d’accord pour considérer qu’il y aura en 2010 davantage d’occasions intéressantes de fusions-acquisitions et que, dès lors, les fonds existants devront appeler davantage de capitaux.
L’Agefi précise que Chi-Delta, lancé fin mai, occupait en novembre, selon Thomson-Reuters, la place de numéro un en Europe avec 27,28 % de part de marché (chiffre d’affaires sur la liquidité opaque déclarée), contre 25,02 % pour Liquidnet Europe.
Eurosif vient de publier un rapport «Investment Consultants and Responsible Investment» à la demande d’ AXA Investment Managers, Bank Sarasin, Robeco and SAM dans lequel il ressort que 89% des conseillers en investissement interrogés anticipent une augmentation de l’intérêt des clients dès lors qu’il est question d’environnement, de social et de gouvernance (ESG). Entre autres enseignements, il apparaît que la demande pour les conseillers en investissement de prise en compte des critères ESG tient à de nombreux facteurs, tels que la réputation des investisseurs ou l'évolution de la responsabilité de la fiducie. L’ensemble de ces éléments crée naturellement des opportunities pour les services de conseils ESG. http://www.eurosif.org/publications/investment_consultants_ri
Selon l’Agefi, le secteur des services financiers britannique pourrait réduire ses effectifs de près de 10%, soit plus de 110.000 emplois. 38.000 postes aurait déjà été supprimés cette année.
La société de conseil Hennessee Group estime, indique Hedge Week, que les marchés d’actions devraient rester bien orientés jusqu'à la fin de l’année, ce qui devrait contribuer à gonfler les gains des investissseurs en décembre.Les données historiques corroborent d’ailleurs cette estimation puisque les marchés actions sont restés bien orientés pendant le dernier mois de l’année dans 70% des cas où le mois de novembre avait été positif.Hennessee Group estime aussi que les hedge funds sont bien placés pour enregistrer une bonne année 2010 sur une base relative, dans la mesure notamment où le rally va trouver ses limites et où les marchés d’actions n’auront plus de tendance marquée.
Selon Les Echos, le stratège matières premières de Société Générale Corporate & Investment Banking, Frédéric Lasserre, considère que les cours des ressources naturelles devraient renouer avec leur rythme de croissance de long terme d’ici à la mi-2010. L’indice de loin le plus investi de la classe d’actifs, le S&P GSCI, ne nécessite plus qu’une hausse de 20% pour s’inscrire à nouveau dans la tendance d’avant l'éclatement de la bulle spéculative de l'été 2008.
Le marché de la titrisation renaît de ses cendres, note l’Agefi. Après les émissions de titres adossés à des prêts hypothécaires résidentiels (RMBS) de Lloyds et de Nationwide, c’était au tour de Delta Lloyd, la société de services financiers hollandaise (groupe Aviva), de placer hier 900 millions de RMBS, via son véhicule Arena. La récente décision de la Banque Centrale Européenne d’exiger à partir de mars 2010 au minimum deux notations pour les nouvelles titrisations mises en pension s’est aussi traduite par l'émission de 15,1 milliards d’euros de transactions retenues. Sept des huit titrisations ainsi placées ne bénéficiaient que d’une seule notation, précise le quotidien.
Au 1er décembre, les obligations ont obtenu droit de cité sur la plate-forme électronique de négoce Xetra de la Deutsche Börse. D’une traite, environ 700 lignes d’obligations d’entreprises du marché réglementé et du hors cote de la Bourse de Francfort, sont devenues négociables ; d’autres types d’obligations suivront.D’après l’entreprise de marché, cette admission permet aux clients de bénéficier à la fois du système des teneurs de marché et d’un négoce entièrement électronique. De plus, les particuliers et les petits/moyens institutionnels profitent de la sorte de la suppression du droit de courtage.Trois maisons se sont fait homologuer comme teneurs de marché pour les obligations : Close Brothers Seydler Bank AG, ICF Kursmakler AG et Wolfgang Steubing AG.
Selon Les Echos, Constantinos Antoniades, un transfuge de Goldman Sachs, où il a officié durant onze ans au sein du département «fixed income», s’apprête à lancer un nouveau système multilatéral de négociation dédié au marché des obligations convertibles échangées de gré à gré. Baptisé Vega-Chi, ce dernier arrivé dans le monde des «multilateral trading facilities» n’attend que l’autorisation de la Financial Services Authority (FSA), le gendarme de la Bourse britannique. Le directeur exécutif de Vega-Chi prévoit de lister 165 obligations pour le marché européen, dont le montant total d'émission s'élèverait à plus de 100 milliards de dollars. Près de 140 clients pourraient être intéressés par l’offre de la nouvelle plate-forme sur le Vieux Continent, dont plus de la moitié sont des entités françaises
La banque centrale des Émirats arabes unis a ramené un peu de calme et évité un krach financier généralisé à Dubaï en assurant de son soutien les banques émiratiennes et les branches des banques étrangères opérant dans le pays via la mise à la disposition de ces banques des facilités pour des liquidités additionnelles, relève la Tribune. Cela étant, en cas de difficultés d’un pays de la zone euro, rien dans le traité de l’euro ne permet à la Banque centrale européenne de souscrire à un emprunt souverain. Sans soutien financier d’un Etat à un autre en défaut de paiement, ce dernier n’aurait comme seul recours que de demander au FMI comme l’a fait récemment la Lettonie, précise le quotidien, ce qui entâcherait la crédibilité de la monnaie unique. Quant aux actions préventives de la Commission européenne pour déficit excessif comme ce fut le cas pour la Grèce, elles sont inefficaces.