Selon Horst Schmidt, président du directoire de la banque privée allemande Delbrück Bethmann Maffei, (groupe ABN Amro), la rentabilité nette dans la banque privée européenne a baissé en raison de la crise à 17 points de base de l’encours géré contre 35 auparavant. Cela reste convenable, mais augmente la taille critique minimale à 10 milliards d’euros d’actifs sous gestion contre 6-7 milliards auparavant, rapporte la Börsen-Zeitung.Pour sa part, Delbrück a enregistré en 2009 une hausse de 2 milliards d’euros de son encours, à 13 milliards. La banque prévoit de renforcer son équipe de distribution, voire d’effectuer des acquisitions.
L’Agefi rapporte que les spécialistes s’attendent à une année record pour le high yield. Natixis table sur 40 milliards d’euros d'émissions en Europe en 2010. Les investisseurs sont friands de ces émissions high yield, en particulier celles de sociétés notées dans le haut de la catégorie, ou de «fallen angels», c’est-à-dire des groupes encore investment grade il y a peu de temps.Toujours d’après Natixis, ajoute L’Agefi, les gestions privées, à la recherche de rendement attractif dans un environnement incertain, ont représenté dernièrement 15 à 20% de la demande sur les émissions high yield ou non notées.
Pour la première fois, le coût de l’assurance contre le risque de défaut des pays européens est plus élevé que celui pour les sociétés «investment grade» de la région, constate le Financial Times. En effet l’indice iTraxx Europe de Markit des 125 plus grandes sociétés investment grade en Europe se négocie à 63 points de base, contre 71,5 pb pour le SovX des 15 nations industrialisées européennes.
Selon Les Echos, N2EX, le nouveau marché britannique des contrats à livraison physique de l'électricité, a ouvert ses portes le 12 janvier. N2EX est une coentreprise de Nasdaq OMX Commodities (NOMXC), la division matières premières de la place américaine de cotation des valeurs de croissance, et de Nord Pool Spot (NPS), la Bourse scandinave de l'électricité.
Dans sa dernière étude, State Street Corporation s’est intéressé aux fonds indiciels cotés (ETFs) et à l’utilisation qu’en font les investisseurs institutionnels. Compte tenu d’un ensemble de facteurs ayant trait à la fois aux incertitudes économiques, à la volatilité des marchés ou à la volonté des investisseurs de payer des frais de gestion raisonnables, ces fonds indiciels sont de plus en plus utilisés. D’autant qu’ils permettent d’obtenir une exposition à différentes classes d’actifs à faible coût. Toutefois, selon l'étude, les investisseurs institutionnels ne tirent pas pleinement parti de la flexibilité qu’offrent ces outils d’investissement qui représentent actuellement près de mille milliards de dollars d’actifs sous gestion. «Pour une valorisation optimale de leur potentiel, il est essentiel de poursuivre le dialogue avec les institutionnels, et de leur expliquer les nombreuses manières d’utiliser ces produits,» est-il noté dans le communIqué de l'établissement. L’étude met également l’accent sur les différences de développement du marché des fonds indiciels dans le monde et sur les récentes modifications réglementaires. D’après James Ross, senior managing director à State Street Global Advisors (SSgA), «toute l’industrie a connu une vague d’innovation importante au cours des vingt dernières années, et la profusion de nouveaux produits a pu semer la confusion, même pour des investisseurs institutionnels chevronnés». L'étude sur les fonds indiciels peut être consultée sur www.statestreet.com/vision.
Dans la perspective des nouvelles normes de solvabilité et des exigences de fonds propres et de gestion des risques, l’agence de notation S & P prévoit, dans son étude sur les assureurs du marché français publiée ce mardi, un mouvement de consolidation, particulièrement entre les petites et moyennes compagnies du marché.
Selon Jens Schleuniger, le gérant du fonds DWS Invest Africa interrogé par le quotidien suisse Le Temps lundi 11 janvier, la croissance du continent africain est tirée par quatre moteurs : la hausse de la consommation, la construction et le développement d’infrastructures qui permettent des gains d’efficacité, la production de matières premières, ainsi que la demande de la Chine et d’autres pays émergents pour ces ressources. Au cours des douze prochains mois, le gérant compte profiter d’un mouvement de fusions et acquisitions via, par exemple, des entreprises de construction sud-africaines. Enfin, compte tenu de valorisations attrayantes, Jens Schleuniger cherche surtout des catalyseurs qui peuvent faire monter les cours.
Citywire rapporte que James Chanos, le gérant star du hedge fund Kynikos Associates à New York - dont l’actif atteint 6 milliards de dollars - a prédit un crash imminent de l'économie chinoise. En dépit des bonnes nouvelles venues de ce pays – la Chine devance désormais l’Allemagne en matière d’exportations – le gérant a expliqué que les bulles sont plus faciles à identifier non pas via des excès de valorisation de titres, mais par un excès de crédit. Or, il n’y a pas, selon lui, de plus grand excès de crédit qu’en Chine. Le gérant a également accusé la Chine de manipuler les chiffres concernant, notamment, sa croissance économique.
Selon une étude de Munich Re, l’activité a repris en 2009 sur le marché des obligations catastrophe («cat-bonds») après la léthargie qui avait suivi la chute de Lehman. Le volume des émissions s’est accru d’environ 500 millions de dollars sur 2008, à 3,5 milliards de dollars, un montant supérieur à celui des emprunts arrivés à échéance, de sorte que l’encours a légèrement augmenté à près de 12 milliards de dollars.Pour 2010, où des cat-bonds de 4,5 milliards de dollars arriveront à échéance, le réassureur allemand s’attend à environ 5 milliards de dollars de nouvelles émissions, et les fonds spécialistes de ces titres pourraient enregistrer des souscriptions nettes de l’ordre d’un milliard de dollars.Munich Re constate par ailleurs que les cours sont revenus dès le deuxième trimestre 2009 à leur niveau de fin juin 2008. Ses spécialistes s’attendent que, grâce à la vigueur de la demande les taux diminuent encore de 50 points de base d’ici à la fin du premier semestre.
L’Agefi, qui cite des chiffres de Private Equity Intelligence (Preqin), rapporte que les fonds de private equity, toutes catégories confondues (leveraged buy-out, capital-risque/venture, secondaire, infrastructures, dette mezzanine.), n’ont réussi à lever que 246 milliards de dollars à travers le monde en 2009, soit une chute de 62% d’une année à l’autre. La baisse des rendements a également tendues les relations entre sociétés de gestion (surtout parmi les spécialistes des LBO) et les institutionnels dont bon nombre (parmi eux : Permira, Apollo, Candover, PAI Partners.) ont dû accepter de réduire la taille de leurs véhicules. Enfin, précise le quotidien, le temps nécessaire à réaliser la collecte est passé à 18,4 mois en moyenne en 2009 tandis qu’il était de 15,6 mois en 2008 et de 9,5 mois en 2004.
Après un trou d’air à fin 2008, l'épargne financière des ménages allemands a repris l’an dernier une progression qui n’avait été interrompue qu’une autre fois (en 2003) depuis l’unification. D’après les calculs d’Allianz Global Investors (AGI), en effet, l'épargne financière brute des ménages avait augmenté fin décembre à un nouveau record de 4.640 milliards d’euros contre 4.450 milliards un an plus tôt, le total de 2007 étant ressorti pour sa part à 4.560 millions.De l’analyse très complète effectuée par AGI, on retiendra que le taux d'épargne est demeuré à un niveau élevé de 11,2 % et que 40 % des 190 milliards d’euros d’augmentation de l'épargne financière ont été attribuables à l’effet de marché.D’autre part, le gestionnaire souligne que les placements sous forme de parts de fonds d’investissement ont regagné du terrain par rapport à 2008 et devraient avoir retrouvé fin 2009 leur encours de 2007.
Selon l’Agefi, le redressement spectaculaire des comptes des banques de financement et d’investissement (BFI) l’an dernier pourrait se confirmer en 2010. D’après les estimations de CA Cheuvreux sur 34 établissements européens, les revenus cumulés des BFI en 2010 devraient dépasser de 40 % la moyenne établie au cours de la période 1999-2007. Alors que la Société Générale et BNP Paribas ont réalisé un chiffre d’affaires historique l’année dernière, les estimations de revenus pour 2010 dépassent leur précédent record de 2006.Les résultats des banques en 2009 ont été portés par les activités d’origination sur le marché primaire et de taux sur le marché secondaire. Les analystes et les investisseurs attendent aussi une reprise des fusions-acquisitions, précise le quotidien.
Seulement cinq sociétés britanniques cotées en Bourse ont dû affronter une révolte de leurs actionnaires concernant leur politique de rémunération, constate Financial News. Il s’agit de Royal Dutch Shell, RBS, Bellway, Provident Financial et Punch Tavern.
La Deutsche Börse a annoncé mardi qu’elle interjette appel contre le référé du Tribunal de Francfort qui l’a obligée à suspendre jusqu'à nouvel ordre les transactions sur les obligations d’entreprises traitées par sa plate-forme électronique Xetra.La justice a considéré que le fait de plafonner à trois le nombre des teneurs de marché (Close Brothers Seydler, ICF et Steubing) constitue une discrimination injustifiée. Cet arrêt a été rendu sur une plainte déposée par les maisons de courtage Hellwig et Renell.Les ordres concernant les obligations d’entreprises continuent d'être exécutés sur le marché à la criée.
Selon Les Echos, la Bourse transatlantique Nyse Euronext a indiqué hier être parvenue à augmenter d’un cran la vitesse d’exécution des ordres sur sa plate-forme d'échange d’actions américaines Nyse Arca. Ses utilisateurs pourront désormais exécuter leurs ordres en microsecondes (millionièmes de seconde): 650 microsecondes en moyenne pour les actions cotées par le Nasdaq et 950 microsecondes pour celles cotées sur le New York Stock Exchange ou Nyse Arca. Auparavant, la durée des exécutions d’ordre dépassait la milliseconde (un millième de seconde).
Selon les chiffres préliminaires publiés par Standard & Poor’s (S&P), le taux de défaillance des entreprises américaines placées en catégorie spéculative a baissé en décembre 2009 par rapport au mois précédent (10,9% contre 11,28%), rapporte l’Agefi. Le nombre de défauts des entreprises américaines notées en dessous de «BBB-» s’est élevé à 189 l’année dernière. S&P s’attend à une poursuite du repli du taux de défaut de cette catégorie d’entreprises, note le quotidien.
Jamais les emprunts d’Etat américains (Treasuries) n’auront autant sous-performé les actions qu’en 2009, indique L’Echo. Après avoir généré une performance de 14% en 2008, la dette publique américaine, toutes maturités confondues, aurait inscrit l’année passée une perte moyenne de 6,2% (en euros) selon les chiffres d’EFFAS; soit leur pire performance depuis au moins 1978. Le S&P 500 a, sur la même période, rebondi de 23,5%.
L’encours de dette corporate dans le monde s’est contracté en 2009 pour la première fois depuis quinze ans, selon Mizuho Securities cité par l’agence Bloomberg. Le volume d’obligations d’entreprises, de papier commercial et de titres ABS s’est replié à 52.900 milliards de dollars au 30 juin contre 53.200 milliards de dollars un an plus tôt. Selon Mizuho qui se fonde sur des données de la Banque des règlements internationaux, le marché mondial du crédit s’est contracté de 2,2% au premier trimestre 2009 par rapport à la période correspondante de 2008, et de 0,5% au deuxième trimestre.
La finance islamique commence à attirer des critiques au sein même de la communauté musulmane. Certains disent que les produits développés ne respectent pas les principes de la shariah, rappelle L’Echo. « Les produits de la finance traditionnelle sont souvent copiés et transposés dans des véhicules respectant la loi islamique. On voit par exemple apparaître des imitations de CDS. Je ne pense pas que ce soit une bonne tendance. Les spécialistes de la shariah se trouvant au sein des conseils d’éthique (shariah board) des banques estiment qu’on n’a pas le choix. Les spécialistes indépendants ne partagent pas cet avis », confirme Habib Ahmed, professeur à l’université de Durham et expert de la finance islamique au journal.
Selon les chiffres de l’Insee publiés le 29 décembre portant sur les comptes nationaux du troisième trimestre 2009, le taux d’épargne des Français obtenu en effectuant le rapport épargne brute / revenu disponible brut s’est élevé à 17 %, soit le niveau le plus élevé sur l’année – ce taux était de 16 % au premier trimestre et 16,7 % au deuxième. A titre de comparaison, en 2005, 2006, 2007 et 2008, le taux d’épargne des ménages sur l’année s’est fixé respectivement à 14,9 %, 15,1 %, 15,6 % et 15,3 %.Plus précisément, le taux d’épargne financière – obtenu en effectuant le rapport capacité de financement / revenu disponible brut des ménages - est ressorti au troisième trimestre 2009 à 7,9 % contre 7,3 % au deuxième trimestre et 6,4 % au premier. En 2007 et 2008, ce taux était respectivement de 4,5 % et 4,8%.