S&P Indices va lancer le 10 décembre, à Copenhague, le Carbon Efficient Index for Emerging Markets, un indice «marchés émergents» sur le thème des émissions carbone.L’indice est censé encourager la concurrence en matière de réduction d'émissions de gaz à effet de serre entre les entreprises des marchés émergents, donner aux sociétés efficientes en matière d'émissions un accès aux investisseurs de long terme et aider à réduire les émissions de CO2 des marchés en voie de développement. Il aura une faible «tracking error» par rapport à l’indice principal.
Depuis son plus bas de mars (3,81 euros), l’action du Santander a gagné 212,6 % et la capitalisation boursière de la banque espagnole a gonflé de 65,68 milliards d’euros pour franchir lundi, de justesse, la barre des 98 milliards d’euros, ce qui en fait la plus grande banque de la zone euro, note Cinco Días. S’il lui manque encore 5 % pour retrouver son plus haut historique de 12,49 euros par action de novembre 2007, le Santander est dans la zone des records et il lui faut encore augmenter de seulement 2 % pour atteindre les 100 milliards. La hausse enregistrée jusqu'à présent ne s’explique pas seulement par la montée du cours mais également par des augmentations de capital et des émissions de titres pour payer les acquisitions de A&L et de Sovereign. Le nombre d’actions en circulation est voisin de 8,23 milliards contre 6,25 milliards fin 2007.
Dans son dernier rapport trimestriel, la Banque des règlements internationaux indique que l’activité sur les marchés dérivés organisés s’est stabilisée, à quelque 60% de son niveau d’avant la crise. Le volume total en montant notionnel est demeuré inchangé par rapport au trimestre précédent, à 425.000 milliards de dollars.Au premier semestre, l’encours notionnel de l’ensemble des dérivés de gré à gré a légèrement rebondi, pour s’établir à fin juin à 605.000 milliards de dollars, en hausse de 10% sur le semestre. En revanche, l’exposition brute au risque de crédit a diminué de 18% par rapport à son maximum de fin 2008, revenant à 3.700 milliards de dollars. L’augmentation de l’encours est due en grande partie aux dérivés de taux. En revanche, l’encours notionnel des contrats CDS, poursuivant une tendance apparue au premier semestre 2008, a continué de baisser, pour s’établir à 36.000 milliards de dollars.
Les émissions nettes sur le marché primaire des titres de dette ont pratiquement diminué de moitié au troisième trimestre, à 475 milliards de dollars, leur plus faible niveau depuis le troisième trimestre 2008, selon les données communiquées par la Banque des règlements internationaux dans son dernier rapport trimestriel qui précise que des facteurs saisonniers ont pesé sur le marché.La baisse d’activité s’explique essentiellement par un recul des émissions nettes des résidents des économies développées (-45%) à l’origine de la majeure partie des emprunts sur le marché des titres de dette internationaux. Les résidents des économies émergentes ont profité de l’amélioration des conditions de financement pour placer 34 milliards de dollars de titres internationaux, soit une augmentation de 52% par rapport au deuxième trimestre et bien davantage que la moyenne trimestrielle de 2006 et début 2007, avant la crise.
Jeudi, Structured Solutions AG a annoncé conjointement avec son partenaire qu’elle achète les parts de Börse Stuttgart AG dans leur activité commune, la gamme S-Box, qui comprend 110 indices servant de sous-jacents à des ETF, des certificats et d’autres dérivés. La transaction porte également sur 25 autres indices pour lesquels les deux sociétés faisaient office de fournisseur indépendamment l’une de l’autre. Les indices servent de sous-jacents à des produits dont les actifs représentent plus d’un milliard d’euros. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué.
La Deutsche Börse a annoncé jeudi soir que Teleplan fera son entrée dans l’indice SDax à compter du 21 décembre en remplacement de l’action de MPC, qui en sera radiée.
Standard & Poor’s a annoncé jeudi le lancement de l’indice S&P 500 Gold Hedged Index qui s’efforce de reproduire la performance d’une stratégie longue sur la performance total de l’indice du marché d’actions S&P 500 et long sur les contrats Comex de futures sur l’or. Cela permet aux utilisateurs de profiter de la performance du marché des actions américain tout en se couvrant sur une dépréciation du dollar contre l’or. Parallèlement, S&P a précisé avoir octroyé à UBS la licence pour créer et lancer des produits d’investissement répliquant le nouvel indice, qui sera repondéré tous les mois pour ajuster l’exposition notionnelle aux actions et à l’or de manière équipondérée.
Selon l’Agefi qui cite le dernier baromètre semestriel Coller Capital réalisé auprès de 120 investisseurs, 70% d’entre eux comptent maintenir leur prévision d’allocation dans le domaine du capital investissement en 2010. Mais en passant de 4 à 11 % sur un an, ceux qui comptent au contraire la réduire ont triplé.A l’occasion jeudi d’une conférence de presse, Coller Capital a précisé que deux tiers des «limited partners» qui ont prévu de maintenir ou d’accroître leur allocation dans le private equity ont cependant modifié la méthode de gestion de leur portefeuille.
La finance n’est plus la première activité genevoise, selon les prévisions publiées mercredi par la Banque cantonale de Genève (BCGE).L’écart devrait continuer de se creuser, avec une croissance attendue à 2,2% pour les services étatiques et para-étatiques (éducation, services, etc.), et une stagnation ou une très légère croissance pour la finance. La banque admet que sa prévision est «prudente», en raison de l’"incertitude» que font peser sur la gestion de fortune les pressions sur le secret bancaire.
Selon L’Agefi suisse, la Bourse suisse (SIX Swiss Exchange) a décidé d’externaliser l’exploitation de «Swiss Block», son dark pool à disposition des établissements financiers depuis un peu plus d’un an, à une entité affiliée à la Bourse transatlantique NYSE Euronext, soit la société SmartPool, le pool européen de liquidités anonymes créé par NYSE Euronext en partenariat avec HSBC, JP Morgan et BNP Paribas. A l’heure actuelle, Swiss Block réunit moins de 5% des volumes sur le négoce des blue chips suisses.
L’Agefi précise que Chi-Delta, lancé fin mai, occupait en novembre, selon Thomson-Reuters, la place de numéro un en Europe avec 27,28 % de part de marché (chiffre d’affaires sur la liquidité opaque déclarée), contre 25,02 % pour Liquidnet Europe.
Eurosif vient de publier un rapport «Investment Consultants and Responsible Investment» à la demande d’ AXA Investment Managers, Bank Sarasin, Robeco and SAM dans lequel il ressort que 89% des conseillers en investissement interrogés anticipent une augmentation de l’intérêt des clients dès lors qu’il est question d’environnement, de social et de gouvernance (ESG). Entre autres enseignements, il apparaît que la demande pour les conseillers en investissement de prise en compte des critères ESG tient à de nombreux facteurs, tels que la réputation des investisseurs ou l'évolution de la responsabilité de la fiducie. L’ensemble de ces éléments crée naturellement des opportunities pour les services de conseils ESG. http://www.eurosif.org/publications/investment_consultants_ri
Selon la dernière livraison du «Global Private Equity Barometer» de Coller Capital, plus des deux tiers des «limited partners» (LP), des investisseurs, ne sont pas disposés à confier l’an prochain davantage d’argent aux capital-investisseurs (general partners ou GP) avec lesquels ils sont déjà en affaires, rapporte la Börsen-Zeitung. De son côté, la Frankfurter Allgemeine Zeitung retient que LP et GP sont d’accord pour considérer qu’il y aura en 2010 davantage d’occasions intéressantes de fusions-acquisitions et que, dès lors, les fonds existants devront appeler davantage de capitaux.
Selon l’Agefi, le secteur des services financiers britannique pourrait réduire ses effectifs de près de 10%, soit plus de 110.000 emplois. 38.000 postes aurait déjà été supprimés cette année.
Au 1er décembre, les obligations ont obtenu droit de cité sur la plate-forme électronique de négoce Xetra de la Deutsche Börse. D’une traite, environ 700 lignes d’obligations d’entreprises du marché réglementé et du hors cote de la Bourse de Francfort, sont devenues négociables ; d’autres types d’obligations suivront.D’après l’entreprise de marché, cette admission permet aux clients de bénéficier à la fois du système des teneurs de marché et d’un négoce entièrement électronique. De plus, les particuliers et les petits/moyens institutionnels profitent de la sorte de la suppression du droit de courtage.Trois maisons se sont fait homologuer comme teneurs de marché pour les obligations : Close Brothers Seydler Bank AG, ICF Kursmakler AG et Wolfgang Steubing AG.
Le marché de la titrisation renaît de ses cendres, note l’Agefi. Après les émissions de titres adossés à des prêts hypothécaires résidentiels (RMBS) de Lloyds et de Nationwide, c’était au tour de Delta Lloyd, la société de services financiers hollandaise (groupe Aviva), de placer hier 900 millions de RMBS, via son véhicule Arena. La récente décision de la Banque Centrale Européenne d’exiger à partir de mars 2010 au minimum deux notations pour les nouvelles titrisations mises en pension s’est aussi traduite par l'émission de 15,1 milliards d’euros de transactions retenues. Sept des huit titrisations ainsi placées ne bénéficiaient que d’une seule notation, précise le quotidien.
La société de conseil Hennessee Group estime, indique Hedge Week, que les marchés d’actions devraient rester bien orientés jusqu'à la fin de l’année, ce qui devrait contribuer à gonfler les gains des investissseurs en décembre.Les données historiques corroborent d’ailleurs cette estimation puisque les marchés actions sont restés bien orientés pendant le dernier mois de l’année dans 70% des cas où le mois de novembre avait été positif.Hennessee Group estime aussi que les hedge funds sont bien placés pour enregistrer une bonne année 2010 sur une base relative, dans la mesure notamment où le rally va trouver ses limites et où les marchés d’actions n’auront plus de tendance marquée.
Selon Les Echos, le stratège matières premières de Société Générale Corporate & Investment Banking, Frédéric Lasserre, considère que les cours des ressources naturelles devraient renouer avec leur rythme de croissance de long terme d’ici à la mi-2010. L’indice de loin le plus investi de la classe d’actifs, le S&P GSCI, ne nécessite plus qu’une hausse de 20% pour s’inscrire à nouveau dans la tendance d’avant l'éclatement de la bulle spéculative de l'été 2008.
Après la crise de 2008 et la reprise de 2009, 2010 marquera « l’atterrissage » de l’industrie sur des niveaux d’activité qui s’inscriront davantage dans la durée, note la Tribune. Les banques d’investissement devraient enregistrer une baisse comprise entre 25 % et 35 % de leurs revenus. Les activités de marché de taux seront logiquement les plus touchées. Chez BNP Paribas par exemple, les revenus devraient s'établir à plus de 1 milliard d’euros par trimestre, contre 2 à 3 milliards au premier semestre 2009. De son côté, la Société Générale devrait aussi accuser une baisse similaire de ses revenus en fixed-income. «La banque semble aussi avoir profité de sa position de leader mondial sur les dérivés actions pour retrouver ses plus hauts niveaux de revenus d’avant crise de 1 milliard d’euros par trimestre», note le quotidien. Reste que le retour des banques d’investissement à des revenus plus bas pose la question de leur rentabilité. Après une envolée des provisions en 2009, leur niveau sera primordial pour différencier les rentabilités des banques d’investissement, conclut la Tribune.
Les rémunérations variables allouées en 2010 au titre des résultats 2009 resteront similaires à celles versées en 2009 pour l’année 2008 dans la majorité des entreprises françaises, indique la nouvelle étude Towers Perrin sur les perspectives 2010 en matière de rémunération menée en octobre 2009 auprès de 71 grandes entreprises françaises, dont 4 banques.Dans le détail, les enveloppes 2010 de rémunération variable resteront semblables à celles de 2009 dans 50 % des cas pour les cadres supérieurs, 45 % pour les cadres et 33 % pour les non cadres (majoritairement non éligibles). Parallèlement, les entreprises sondées sont seulement 33 % à envisager une diminution du montant versé des enveloppes de rémunération variable, alors que 88 % souhaitent réduire le budget 2010 des augmentations salariales. Par ailleurs, 63 % des entreprises ne comptent pas changer les pratiques actuelles d’intéressement à long terme, bien qu’une majorité d’entre elles (70 %) soit convaincue de la poursuite des effets négatifs de la crise sur leurs équilibres financiers en 2010.