Standard and Poor’s a abaissé le 1er avril la note de l’Irlande d’un cran. La note de la dette à long terme du pays est ainsi revenue de «A-" à «BBB+", en raison du nouveau mécanisme de soutien à la zone euro, mais l’agence de notation l’a assortie d’une perspective «stable» en saluant les tests de résistance imposés au secteur bancaire.S&P avait dégradé mardi les notes de la Grèce et du Portugal pour les mêmes motifs: elle estime que ces pays, comme l’Irlande, devront sans doute faire appel au nouveau fonds d’aide financier européen qui sera mis en place en 2013. Le nouveau mécanisme «prévoit qu’une restructuration de la dette puisse être une condition préalable» à l’obtention de l’aide, ce qui «se ferait au détriment des détenteurs privés» d’obligations d’Etat, estime l’agence.
Dans le capital investissement, les levées de nouveaux véhicules ont atteint un nouveau plancher au premier trimestre 2011, rapporte L’Agefi. 92 véhicules ont levé 42,3 milliards de dollars lors de leur bouclage (closing) final, soit le plus faible niveau enregistré depuis 2003, selon des données de la société Preqin. 155 véhicules avaient été finalisés au dernier trimestre 2010 pour un montant de 47,1 milliards, contre 142 véhicules pour un montant de 76,7 milliards au premier trimestre 2010, précise le quotidien.
Les subprimes et d’autres catégories d’obligations hypothécaires qui ont contribué à déclencher la crise financière bénéficient d’un retour d’affection des investisseurs de long terme, ce qui est le dernier en date des indices selon lesquels les marchés américains du crédit sont en train de guérir après leur plus dure chute depuis une génération, rapporte The Wall Street Journal.De fait, les cours pour une part représentative du marché des obligations subprime ont doublé, passant de 30 % au plus forte de la crise à environ 60 % aujourd’hui. Cela montre que les investisseurs ont à nouveau le courage de prendre des risques parce que l'économie est en convalescence.L’attrait de ces obligations adossées à des hypothèques subprime tient aux rendements élevés alors que la Fed a fait baisser la rémunération des investissements les plus sûrs à des plus bas historiques.
Le Nasdaq OMX et le NYSE ont annulé les négociations sur 10 ETF après que leur prix a chuté jeudi matin, ce qui soulève des interrogations sur les mesures mises en place pour protéger les investisseurs contre d’importants mouvements de marché après le «flash crash» de l’an dernier, rapporte le Financial Times. Cela concerne les 10 des 15 ETF Focus Morningstar qui ont été lancés mercredi. Les prix ont chuté de 98 % après une erreur humaine chez Knight Capital Americas, un market maker.
En février, d’après les dernières données d’iShares reprises par L’Agefi, la collecte sur les trackers vendus en Europe est ressortie à 1,8 milliard d’euros contre 3,8 milliards d’euros en moyenne sur les quatre mois précédents. En cause la défiance des investisseurs pour les ETF sur la dette obligataire où la décollecte est supérieure à 650 millions d’euros. Les ETF sur les obligations émergentes ont aussi enregistré des sorties nettes de 97 millions d’euros. Dans un contexte géopolitique plus incertain, marqué par une hausse du cours du pétrole entre mi-février et début mars, les ETP sur les matières premières ont fait recette. Les trackers sur l'énergie ont collecté 324 millions d’euros après trois mois de sorties nettes consécutives.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) soupçonne une manipulation des cours du titre Euro Disney. Selon les informations du Figaro, la piste d’une petite société de trading algorithmique serait privilégiée. Basée à l'étranger, le régulateur aurait déjà croisé son nom à plusieurs reprises dans des enquêtes similaires. L’AMF ne fait aucun commentaire.
Le leader mondial du luxe, LVMH, donne ce jeudi 31 mars le coup d’envoi de la saison 2011 des assemblées générales du CAC40, rapporte Les Echos. Avec un thème central cette année: la capacité des grands groupes français à gérer leurs risques, qu’ils soient d’ordre naturel, nucléaire ou géopolitique. Leurs actionnaires souhaitent être mieux informés sur ces questions, face à des entreprises de plus en plus internationales et dépendantes de prestataires étrangers. La nomination des administrateurs et la rémunération des dirigeants constituent deux autres points d’attention.
Selon Les Echos, le mois de mars aura été exceptionnel pour les émissions d’obligations européennes spéculatives (note inférieure à BBB-). Au total, 11,4milliards d’euros ont été levés, soit le plus gros montant mensuel jamais placé sur le marché, d’après Dealogic. Le record de 2010 pourrait être dépassé, les spécialistes estimant que les volumes pourraient atteindre au moins 45 à 50 milliards d’euros, contre 41,8 milliards l’an passé.
Cette année, les revenus issus des exportations de l’Opep vont atteindre pour la première fois les 1.000 milliards de dollars si le prix du brut reste au dessus de 100 dollars le baril, estime Fatih Birol, chef économiste de l’Agence internationale de l’énergie, dans une interview au Financial Times. De nombreux pays membres du cartel utilisent ces gains pour augmenter les dépenses publiques et ainsi apaiser les tensions sociales. L’Arabie saoudite a de fait annoncé un programme de dépenses sur plusieurs années de 129 milliards de dollars dont environ 35 milliards pour 2011. Cela signifie que le pays a maintenant besoin d’un prix du pétrole à 83 dollars le baril afin d’équilibrer son budget cette année.
Cinq sociétés ont fait leurs premiers pas sur Alternext depuis le début de l’année, selon Les Echos. Nyse Euronext attend encore une dizaine d’introductions d’ici à l'été. Les candidats appartiennent à des secteurs très diversifiés.
Publié le 29 mars, le troisième baromètre RSE 2011 des Groupes du CAC 40, publié par l’agence de communication Capitalcom, révèle une intégration croissante des dimensions économique, environnementale et sociale, au sein des grands groupes français.Pour Caroline de la Marnierre, présidente de Capitalcom, « la prise en considération croissante des enjeux sociaux par les grandes entreprises s’inscrit de plus en plus clairement dans une démarche de performance intégrée. Pour la première fois cette année, dix groupes au sein de l’échantillon phare proposent des offres ou des produits socialement responsables, 23 entreprises ont mis en place des dispositifs d’écoute et de consultation des salariés, un quart des entreprises indexe des critères sociaux dans la rémunération variable des dirigeants ». Le top 5 du baromètre est composé en 2011 de GDF Suez, Axa, BNP Paribas, Orange France Télécom et Lafarge.
Alors que l’indice Libor est mis en cause, les banques promotrices de l’Euribor vont lancer d’ici à l'été sa version en dollars, rapporte Les Echos. Un tel indice, sur lequel les banques continentales auront davantage la main, va leur permettre de garantir leur risque de liquidité dans cette devise. Alors que les principaux contributeurs du Libor sont des banques anglo-saxonnes, le nouveau taux de référence comportera au minimum 26 établissements, dont 70% de banques européennes, deux ou trois banques américaines ainsi que quelques banques asiatiques, grandes détentrices de réserves en dollars.
L’agence de notation Standard & Poor’s a annoncé le 29 mars la dégradation des notes des dettes de long terme de la Grèce et du Portugal. La première, la moins bien notée et qui reste sous surveillance avec implication négative, a été rabaissée de deux crans, à «BB-". La seconde, assortie d’une perspective négative, a été dégradée d’un cran, à «BBB-/A-3». L’agence estime que les conditions d’accès au futur mécanisme européen de stabilité seront pénalisantes pour le Portugal et la Grèce.
La plateforme de négociation alternative Chi-X Europe et le concepteur d’indices mondiaux sur les actions Russell Investments ont annoncé, mardi 29 mars, un partenariat visant à créer une nouvelle série d’indices européens «plus efficaces et plus pertinents que les offres actuellement disponibles». Ainsi, les nouveaux indices fourniront des expositions ciblées en intégrant les actions européennes les plus liquides et les mieux capitalisées, afin de garantir la couverture régionale nécessaire et des caractéristiques d’investissement optimales. Ils équilibreront efficacement l’exposition au change et la tracking error de leurs différentes composantes, afin de capter le maximum d’utilisateurs possible, indique un communiqué.Ces nouveaux indices seront construits à partir d’une méthodologie transparente développée par Russell. Quant aux prix de négociation, ils seront fournis par Chi-X Europe. À l’avenir, ces indices devraient également être les supports d’options et de contrats à terme cotés par la plateforme de négociation.
Le devenir du plus grand procès en «class action» jamais intenté aux Etats-Unis dépend désormais des juges de la Cour suprême, rapporte Les Echos. Les juges de la plus haute juridiction américaine vont entendre à partir d’aujourd’hui les arguments des avocats de Wal Mart, comme ceux de la défense qui ont intenté contre le géant de Bentonville (Arkansas) une action en nom collectif massive pour discrimination envers ses salariées, leur refusant augmentation et promotions sur le seul critère du sexe.
Le groupe anglo-néerlandais Unilever est devenu la première multinationale européenne à émettre de la dette en yuans, ou renminbi, le nom officiel de la devise chinoise, rapporte Les Echos. Les sommes en jeu sont modestes -300 millions, soit 32 millions d’euros-, mais le geste devrait plaire à Pékin. Les autorités ont en effet engagé un long processus d’internationalisation de leur devise avec le désir implicite de faire du yuan une monnaie d'échange en Asie, voire un jour une monnaie de réserve internationale, au moment où le statut du dollar est fragilisé.
Le fournisseur d’indices Dow Jones Indexes a annoncé en fin de semaine dernière des modifications dans la composition du Dow Jones Select Dividend Italie 20 Index.En raison de l’annulation de son dividende, Fondiaria-SAI SpA RNC (Italie, assurances) sera retiré et remplacé par Davide Campari-Milano SpA (Italie, Food & Beverage). Ce changement entrera en vigueur à compter de l’ouverture des marchés, le mardi 29 Mars 2011.
Les places financières d’Europe continentale continuent de perdre du terrain alors que les places asiatiques sont de plus en plus présentes. Selon la neuvième édition de l’indice international des places financières (GFCI 9) calculé par Z/Yen Group, le trio de tête reste le même, constitué de Londres, New York et Hong Kong.Les places financières asiatiques poursuivent leur ascension dans le classement, avec huit places dans les vingt premières, contre six places pour l’Amérique du Nord et cinq pour l’Europe. A l’occasion du premier classement en mars 2007, le classement ne comptait que trois centres financiers asiatiques parmi les vingt premiers. La place de Séoul a enregistré la progression la plus spectaculaire dans le dernier classement, avec un saut de huit places au 16ème rang.En Europe, à l’exception notable de Londres, la plupart des places sont sur le reculoir, notamment Francfort qui se retrouve en 14ème position et qui perd trois rangs ou encore Paris qui perd deux rangs et se retrouve en vingtième position, juste devant le Luxembourg, alors que Dublin perd encore quatre rangs pour se retrouver en 33ème position.A noter enfin que les places offshore continuent de céder du terrain. Jersey et Guernesey restent en tête mais, exception notable, les Iles Vierges gagnent deux places.
«Le taux de distribution du CAC 40 a atteint 46,7% en 2010, pour une moyenne historique autour de 40%», rapporte L’Agefi, qui cite Pierre Sabatier, stratégiste chez Primeview. Et dans les années à venir, ajoute le professionnel, «nous allons rester sur des niveaux élevés de distribution, seul moyen pour les entreprises de convaincre les investisseurs à rester sur les actions en dépit de l’aversion pour le risque».
Selon les statistiques publiées vendredi par le ministère japonais des Finances les investisseurs étrangers ont acheté un montant net de 891 milliards de yens (7,7 milliards d’euros) en actions japonaises, rapporte l’Agefi. Les investisseurs japonais ont réduit dans le même temps leurs portefeuilles actions à l'étranger de 102 milliards de yens. Mais ils ont aussi acheté 388 milliards de yens d’obligations étrangères, ce qui bat en brèche la thèse du rapatriement de capitaux, note le quotidien.