Depuis quelques années, les agences de notation extra-financières ont ajouté des critères sociaux à leurs évaluations, en plus d’autres variables, comme celles environnementales, note Le Temps. Mais la crédibilité de leurs notations soulève des interrogations. Par exemple, Vigeo finance ses évaluations en vendant du consulting. Même si ces activités s’effectuent dans deux sociétés distinctes, il pourrait y avoir un risque de conflit d’intérêts, analyse le quotidien suisse. Par ailleurs, le secteur manque encore de moyens. Selon Le Temps, «cela explique pourquoi les agences vont rarement sur le terrain et notent les entreprises en fonction des documents fournis par celles-ci». Emmanuel De La Ville, fondateur de l’agence indépendante Ethifinance, confirme que les coûts sont un problème : «Nous aimerions aller nous entretenir avec les salariés, mais nous ne le faisons que dans 20% des cas, car c’est bien trop coûteux».
Lors de rachats d’entreprises, les dirigeants qui s’apprêtent à recevoir de généreuses indemnités de départ -les fameux «parachutes dorés»-, seraient prêts à céder leurs entreprises à un prix moindre, coûtant ainsi des millions de dollars aux actionnaires, selon une étude menée par Cass Business School (Londres) et LeBow College of Business (Philadelphie).Menée par le docteur Anh Tran de Cass Business School (City University, Londres) et les professeurs Eliezer Fich et Ralph Walkling du LeBow College of Business (Drexel University, Philadelphie), cette étude s’est intéressée à plus de 850 acquisitions annoncées aux Etats-Unis entre 1999 et 2007. Les auteurs ont observé l’importance du parachute doré pour les PDG au regard de l’ensemble des autres indemnités qu’ils pouvaient percevoir en cas de fusion, y compris la perte potentielle de revenus. Il a ainsi été démontré qu’une augmentation de 10 % de la valeur du parachute par rapport aux autres indemnités s’accompagne d’une baisse de 5 % des primes de rachat, ce qui représente une perte moyenne de 249 millions de dollars sur une acquisition type.Selon le docteur Tran, ces résultats indiquent qu’un parachute plus important pousse certains dirigeants à brader les intérêts des actionnaires. «Nos résultats montrent que quand un PDG se prémunit contre les pertes personnelles grâce à un parachute plus important, les actionnaires eux obtiennent des conditions d’acquisition bien moins favorables. Cela suggère que des parachutes excessifs peuvent pousser certains PDG égoïstes à sacrifier les primes de rachat afin de percevoir les compensations spécifiées dans leurs contrats», commente le docteur Tran.«Quand une entreprise devient la cible d’un rachat, son PDG doit faire face à un dilemme moral. Il possède une influence directe sur les actions qui pourraient lui permettre d’en tirer partie personnellement au détriment des actionnaires. C’est donc bien l’importance des parachutes qui compte et non leur simple existence», estime le docteur Tran. «Si un parachute doré protège un PDG d’une grave perte de niveau de vie lors d’un rachat, il réagit de manière totalement différente s’il est pleinement exposé. Un dirigeant qui reçoit un faible parachute couplé à une perte importante de ses revenus aura bien moins tendance à accepter le rachat de sa société. Au contraire un parachute excessivement généreux au regard de ses indemnités salariales peut le pousser à vendre quelle que soit l’offre de rachat.»
Les introductions en Bourse ont démarré l’année 2011 sur les chapeaux de roues. Selon le rapport sur les perspectives du marché des introductions en Bourse que vient de publier Ernst & Young («Global IPO trends report 2011"), les introductions ont totalisé 25,3 milliards de dollars sur les deux premiers mois de l’année au travers de 193 opérations. A l’origine de ce redémarrage, le stock considérable constitué par les nombreux reports d’introduction observés depuis l'éclatement de la crise financière, les privatisations, les cessions des groupes multnationaux ainsi que les besoins des sociétés dans les secteurs des ressources naturelles, des infrastructures et des technologies. En Chine notamment, les introductions en Bourse à Shanghai et Shenzhen ont totalisé 10,5 milliards de dollars (dont 6,5 milliards à Shenzhen), au travers de près d’une soixantaine d’opérations. A Hong Kong, les introductions en Bourse pourraient dépasser cette année la barre des 50 milliards de dollars, estime Ernst & Young. «Illustration du regain de confiance des investisseurs sur les valorisations ainsi que d’un appétit croissant pour le risque, les introductions en Bourse devraient se développer dans une grande variété de secteurs et de zones géographiques, pas seulement dans les BRIC mais également dans d’autres marchés émergents tels que l’Asie du Sud-Est, l’Europe de l’Est et l’Amérique latine», estime Franck Sebag, associé spécialiste des marchés des «strategic growth markets» chez Ernst & Young. Aux Etats-Unis, on a dénombré 26 opérations au cours des deux premiers mois de l’année qui ont permis de lever 9 milliards de dollars. A fin février 2011, les projets d’introduction en Bourse, environ 150, devraient permettre de lever quelque 42 milliards de dollars. En Europe, les 26 introductions en Bourse réalisées au cours des deux premiers mois de l’année ont permis de lever 1,8 milliard de dollars. Malgré un début d’année timide, Ernst & Young relève que les projets d’introduction sont nombreux en Europe, notamment en Europe de l’Est (Pologne, Tchéquie et Russie).
En 2010, le secteur italien de la gestion d’actifs a recueilli 26 milliards d’euros et vu son encours atteindre les 1.007 milliards d’euros, selon les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion d’actifs. Les flux provenant de la gestion de portefeuilles ont représenté 18,6 milliards d’euros, tandis que ceux venant de la gestion collective dépassent les 7,3 milliards d’euros. A noter que les fonds de droit étranger représentent 58 % de l’encours investi dans les OPCVM ouverts.
Expansión rapporte que le remboursement des parts du fonds immobilier Santander Banif Inmobiliario suscite des convoitises et une recrudescence de la guerre des offres en direction des clients de la banque privée mécontents de l’expérience. Au total, il s’agit de récupérer les 2,5 milliards d’euros que gérait le fonds fin février.L'établissement le plus actif est le portugais Espirito Santo, qui a prorogé jusqu’au 10 mars le délai pour souscrire à son dépôt rémunéré à 4,6 % sur 18 mois.Banco Finantia Sofinloc a proposé un dépôt de 4 % sur un an pour les montants supérieurs à 50.000 euros juste au moment où le fonds Banif Inmobiliario était débloqué, et la rémunération montée à 4,25 % pour 18 mois, voire 4,5 % pour 25 mois.Quant au Banco Mediolanum, il a rouvert son offre Ahorro Futuro avec une rémunération de 4 % à 6 ou 12 mois, mais avec l’obligation de souscrire un autre produit financier.
L’autrichien software-systems.at, qui calcule déjà plus de 150 indices de fonds servant de référence pour des «peer groups» de catégories, de secteurs, de régions et de thèmes, compte lancer à la mi-mai six indices de développement durable qui prendront en compte la teneur (notation) éthique/dynamique (EDA) des fonds (http://www.software-systems.at/eda/docs/EDA_Beschreibung.pdf)Les six indices IX EDA sont le 50 Aktien SK75 Europa, 25 Aktien SK75 Deutschland (Allemagne), 25 Aktien SK75 Österreich (Autriche), 25 Aktien SK75 Schweiz (Suisse), 25 Aktien SK75 Emerging Markets et 50 Aktien SK75 Global. Les nombres 25 et 50 se réfèrent au nombre des valeurs les plus appropriées dans chaque pays ou région. Quant à l’abréviation SK75, elle signifie que 75 % au moins des critères standard doivent être respectés.Richard Lernbass, directeur général de software-systems.at, ces indices doivent permettre aux investisseurs de se déterminer en fonction du véritable contenu «développement durable» des fonds sans avoir à se fier au marketing des émetteurs des fonds.
Le groupe d’ingénierie ABB a indiqué le 2 mars qu’il proposait pour la première fois d'élire une femme à son conseil d’administration. Résidente de Hong-Kong, Ying Yeh (62 ans) est vice-présidente de Nalco Company, société spécialisée dans les applications industrielles liées à l’eau, l’air et l'énergie. Ying Yeh, qui est aussi responsable de la région «Greater China» chez Nalco, est également membre du conseil d’administration du groupe suédois Volvo et de la chaîne hôtelière britannique Intercontinental. Ying Yeh remplacera Bernd Voss, qui se retire de l’organe de surveillance d’ABB. Les actionnaires se prononceront sur sa candidature le 29 avril, date de l’assemblée générale.
Près des trois quarts des entreprises du S&P500 ont dépassé les attentes des analystes au quatrième trimestre, rapporte Les Echos. Les sociétés du S&P500 devraient enregistrer quelque 800 milliards de dollars de bénéfices récurrents au titre de l’exercice 2010, selon le consensus FactSet retraité par PrimeView, soit un bond de 42% par rapport à 2009. Les bénéfices 2010 sont ainsi proches du record de 2006.
En 2010, les engagements de retraite au bilan des seize sociétés américaines cotées dont les engagements représentent plus de 20 milliards de dollars, le «$20 billion club», ont augmenté à 740 milliards de dollars contre 700 milliards l’année précédente, selon une analyse effectuée par Russell Investments.Parallèlement, la valeur des actifs de ces sociétés s’est accrue à 619 milliards de dollars contre 578 milliards.Bob Collie, chief research strategist de Russell, a souligné que le $20 billion club pèse près de 40 % des engagements de retraite totaux des sociétés américaines cotées. Le déficit de couverture de quelque 121 milliards de dollars est susceptible de déclencher des relèvements substantiels de contributions de rattrapage ces prochaines années du fait des obligations intégrées dans le Pension Protection Act de 2006.L'étude montre que les sociétés ont apporté 21 milliards de dollars l’an dernier, comme en 2009, ce qui est plus que le double du montant affecté aux retraites en 2008.
Russell Investments a annoncé le 28 février son calendrier de réajustement des indices pour l’année 2011. La société devrait notamment annoncer les entrées et sorties préliminaires des indices le 10 juin prochain.
Les acteurs de la gestion d’actifs remontent la pente. Au cours du quatrième trimestre 2010, les marges d’exploitation de cette industrie se sont en effet améliorées aux Etats-Unis, constate une étude du cabinet de consultant new yorkais kasina citée par Mutual Fund Wire. Elles se situent à 31,4 %, contre 27,5 % au quatrième trimestre 2009. Les marges nettes des 17 sociétés de gestion analysées sont également en hausse. Elles atteignent 23,4 %, contre 21,2 % un an auparavant. Ces chiffres signifient que les asset managers sont aujourd’hui en meilleure forme qu’ils ne l'étaient en 2007 et 2008, précise kasina. Parmi les bons élèves en termes de marges, Franklin Templeton et BlackRock affichent les chiffres les plus satisfaisants parmi les grandes entreprises. Chez les plus petites, Pzena Investment Management et Calamos Investments occupent la tête.
Selon L’Agefi, le premier ministre qatari, cheikh Hamad ben Jassem al-Thani, s’est engagé hier à destiner 300 millions d’euros dans les caisses d'épargne espagnoles.La délégation espagnole chiffrait hier à 3 milliards d’euros l’enveloppe globale d’investissements envisagée lors de ces négociations préliminaires avec le Qatar. Le montant en question devrait être arrêté dans les prochains jours, sinon lors de la visite officielle de l'Émir du Qatar à Madrid en avril prochain, précise le quotidien.
La Commission européenne a lancé le 28 février une consultation publique ouverte jusqu’au 2 mai prochain sur l’initiative «emprunts obligataires Europe 2020 pour le financement de projets», destinée à faciliter le financement de projets présentant des perspectives de rentabilité à long terme, conformément aux priorités de la stratégie Europe 2020. Son objectif est d’aider les entreprises privées porteuses de projets à attirer les investisseurs présents sur les marchés des capitaux, notamment les fonds de pension et les entreprises d’assurance. L’initiative «emprunts obligataires Europe 2020 pour le financement de projets» figure dans l’examen annuel de la croissance au rang des mesures prioritaires pour favoriser celle-ci.Au cours de la prochaine décennie, rappelle la Commission, des volumes record d’investissement seront nécessaires dans les réseaux européens de transport, d'énergie, d’information et de communication pour soutenir les actions phare de la stratégie Europe 2020. Le développement d’infrastructures intelligentes, modernes et pleinement interconnectées favorisera l’achèvement du marché intérieur. Les premières estimations tablent sur des besoins d’investissement de 1500 à 2000 milliards d’euros pour les réseaux de transport transeuropéens, le secteur de l'énergie et les technologies de l’information et de la communication. Des besoins qui, ajoutés aux fortes contraintes budgétaires au niveau national, imposent d’encourager le secteur privé à investir dans le financement de projets d’infrastructure.
Dans son évaluation semestrielle rendue publique lundi, la Financial Services Authority (FSA) estime que les fonds d’arbitrage représentent un risque limité pour la stabilité du système financier, rapporte L’Agefi. En s’appuyant sur une étude menée d’avril à fin septembre 2010, il ressort que les fonds sondés peuvent se reposer sur un haut niveau de liquidité. 55% des portefeuilles peuvent ainsi être liquidés en moins de cinq jours. En outre, selon les données recueillies par la FSA, cinq institutions captent plus de 60% de l’exposition nette de ce risque de crédit, ajoute le quotidien.
L’Agefi rapporte que la progression de la collecte sur les supports en unités de compte de 1% à 2,2 milliards d’euros, soit 18% du total, fait face à une chute de 14% des supports en euros selon les chiffres de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA). Pour autant, le marché n’est pas moribond selon le courtier Raymond James qui insiste sur la base de comparaison élevée d’un premier trimestre 2010 record et relève une nette amélioration du mix produit.
Les turbulences au Moyen-Orient et en Afrique du Nord et la flambée des prix du pétrole ont poussé les investisseurs à favoriser les fonds des marchés développés, notamment l’Europe et le Japon, au détriment des fonds émergents, selon les dernières statistiques d’EPFR Global. Depuis le début de l’année, la collecte dans les fonds actions européens a dépassé la barre des 5 milliards de dollars. Les fonds énergétiques ont drainé plus de 1 milliard de dollars durant la troisième semaine de février.Globalement, les fonds d’actions ont subi une décollecte nette de 3,32 milliards de dollars durant la semaine au 23 février. Les fonds actions émergentes ont enregistré leur cinquième semaine consécutive de rachats si bien que la décollecte depuis le début de l’année a dépassé la barre des 20 milliards de dollars. En revanche, depuis le début de l’année, la collecte dans les fonds d’actions européennes a dépassé la barre des 5 milliards de dollars.Les fonds obligataires ont encore drainé 2,63 milliards de dollars alors que les fonds monétaires ont encore subi des rachats pour un montant d’un peu plus de 5 milliards de dollars, portant le total de la décollecte depuis le début de l’année à plus de 80 milliards de dollars.
Moody’s a dégradé de deux crans la note souveraine de Chypre (de A2 à Aa3), sous perspective stable, rapporte Le Tribune. L’agence de notation s’inquiète de la dégradation de la situation financière du pays et de la fragilité de ses banques.
La Deutsche Börse a annoncé que sa filiale luxembourgeoise Clearstream assure désormais le routage d’ordres, le règlement et la conservation de fonds de droit singapourien. Le routage des ordres s’effectuera au travers de la plate-forme spécialisée Vestima+ tandis que le règlement transitera par la Central Facility for Funds, l’infrastructure de post- marché destinée aux fonds d’investissement.Dès que les autorisations des autorités de surveillance auront été obtenues, des fonds d’investissement d’autres pays asiatiques seront admis sur la plate-forme.
Cinco Días rapporte que l’initiateur de la plate-forme PAVE, concurrente de Bolsas y Mercados Españoles (BME), a désormais bouclé son dispositif puisqu’elle dispose désormais d’une chambre de compensation, service qui lui sera fourni par EuroCCP, filiale européenne de DTCC (Depositary Trust & Clearing Corporation). Son fournisseur technologique est Equiduct Systems tandis que les opérateurs du marché seront Knight Capital et Citadel Securities.Javier Tordable, le fondateur de la PAVE estime que le démarrage de l’activité aura lieu au plus tôt en septembre, et non dans le courant du premier trimestre, comme prévu initialement.
Par rapport aux chiffres de fin mars 2010, dévoilés le 23 juillet dans le cadre des tests de résistance bancaire menés en Europe, la tendance de l’exposition aux dettes souveraines périphériques en zone euro des banques françaises est à la baisse, rapporte L’Agefi. L’exposition totale de BNP Paribas, de BPCE, du groupe Crédit Agricole et de la Société Générale aux dettes souveraines espagnoles, grecques, irlandaises, italiennes et portugaises est ainsi passée de 71,3 à 61 milliards d’euros. Soit une réduction de 14,5% en neuf mois, et même de 48% pour BPCE. BNP Paribas reste toujours, et de loin, l'établissement le plus exposé à la dette périphérique, avec davantage que les trois autres groupes réunis, note le quotidien.