«Trois grands sujets intéressent les investisseurs cette année alors que s’ouvre la saison 2011 des assemblées générales : la capacité des entreprises à anticiper, prévenir et gérer leurs risques, la sélection des administrateurs et la rémunération des dirigeants», a déclaré Daniel Lebègue, président de l’Observatoire de la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE), en introduction d’une conférence organisée à l’occasion de la sortie d’un rapport sur l’engagement en France et à l’étranger. Pour lui, cela illustre bien la montée en puissance des sujets extra-financiers dans les assemblées générales, mais également en dehors, puisque « le rendez-vous annuel de l’AG n’est plus suffisant ».Le choix de ces sujets montre aussi que si le thème de la gouvernance est bien pris en compte, ce n’est pas forcément encore le cas des critères environnementaux et de la dimension sociale, surtout en Europe et en France.Cela est confirmé par Cédric Laverie, analyste corporate governance d’Amundi Asset Management, qui indique qu’en 2010, sur 26.000 résolutions sur lesquelles il devait se prononcer, 577 provenaient d’actionnaires. 80 % d’entre elles concernaient la gouvernance, et donc seulement 10 % l’environnement et 10 % le social. Par ailleurs, sur 133 lettres envoyées à des entreprises pour les prévenir qu’Amundi AM allait voter contre une résolution, 131 portaient sur la gouvernance et seulement deux sur des enjeux environnementaux. Pascale Sagnier, responsable de la recherche investissement responsable d’Axa IM, estime que l’intérêt pour l’environnement et le social va venir. «Il faut démontrer aux gérants que ces enjeux présentent des risques», indique-t-elle, soulignant que les pratiques d’engagement doivent se faire en concertation avec les gérants, pour lesquels les fonds sont «leurs bébés» et qui ont le sentiment que les entreprises dans lesquelles ils investissent «leur appartiennent». A cet égard, elle note que les gérants crédit sont plus ouverts et demandeurs d’informations extra-financières que les gérants actions car ils sont plus tournés sur le risque, «alors que les gérants actions cherchent avant tout des opportunités».En attendant, ce qui devait être la première résolution environnementale française, chez Total, n’a pu être déposée, témoignant à la fois des obstacles réglementaires qui existent mais aussi de la sensibilité du sujet. Phitrust voulait inscrire un projet de résolution demandant à l’entreprise de publier davantage d’informations sur les risques environnementaux et sociaux relatifs à ses projets d’exploitation des sables bitumineux au Canada et leur impact financier à long terme. Mais des investisseurs ont renoncé au dernier moment à s’associer à la société de gestion, faisant ainsi capoter l’initiative.
Les grandes entreprises françaises intègrent-elles des critères RSE (responsabilité sociétale des entreprises), comme la consommation d’énergie, la sécurité des salariés, ou encore la consommation responsable, dans leurs accords d’intéressement ? Selon la dernière enquête sur le sujet, menée par EPS Partenaires début 2011, 35 % des accords des sociétés (principalement du CAC 40 ou SBF 250) incluent au moins un critère RSE. Majoritairement, les accords d’intéressement restent liés aux résultats financiers des entreprises et dans la plupart des cas, la distribution de primes ne se fait qu’à l’occasion de progression d’éléments financiers. Comme en 2010, ce sont les critères liés à la politique des ressources humaines qui arrivent en seconde position, suivis par des critères spécifiques aux métiers.Selon l’enquête d’EPS Partenaires, on peut distinguer trois principaux modes d’intégration de critères RSE, lorsqu’ils existent, dans la politique d’intéressement : dans 30 % des cas, les critères RSE sont « annexes » (ils représentent moins de 15 % de la prime), la moitié de ces accords les placent en critères « majeurs » (15 à 50 % de la prime), enfin, pour 20 % des accords, les critères RSE sont « primordiaux » (50% et plus de la prime).
Une étude du consultant zeb/rolfes.schierenbeck.associates présentée le 19 avril met en exergue que le potentiel de recettes du private wealth banking (clients à partir de 500.000 euros d'épargne financière) a été pour les acteurs de ce secteur en Allemagne d’environ 9,5 milliards d’euros, après avoir baissé de 12 % sur la période 2007-2009. Il devrait augmenter de 2 à 5 % par an sur les trois prochaines années.Le private wealth banking regroupe à la fois les services aux clients de banque privée (0,5 million à 3 millions d’euros) et ceux aux clients de la gestion de fortune (plus de 3 millions d’euros). D’après les calculs de zeb/, le potentiel moyen de recette se situe pour les spécialistes du secteur dans le premier cas à 18.000 euros en moyenne par an, à 100.000 euros dans le second.Actuellement, toutefois, les acteurs du private wealth banking ne parviennent en moyenne à capter que 50-60 % du potentiel parce qu’ils sont trop focalisés sur la gestion de valeurs mobilières, estime Katrin Lumma, associée et responsable de la banque privée chez zeb/.Ce nonobstant, l’attrait du private wealth banking se reflète par une intensification de la concurrence sur le marché allemand. Les banques privée, les grandes banques étrangères et les gestionnaires de fortune perdent des parts de marché au profit des grandes banques, des caisses d'épargne et des banques populaires allemandes.
Dans une interview à Reuter Insider TV, rapporte le Handelsblatt, Hans-Jürgen Dannheisig, président du directoire, rapporte que selon un sondage de l’agence Kommalpha, les quelque 800 ETF disponibles sur le marché allemand sont suffisants pour les 196 investisseurs institutionnels interrogés. Un tiers de ces derniers estiment qu’il n’est pas besoin de lancer de nouveaux ETF, même si 84 % du panel utilisent ce produit.Cela dit, 51 % de ces institutionnels n’ont pas plus de 5 % d’ETF dans leur portefeuille et aucun n’en a plus de 25 %.Enfin, 63 % des personnes interrogées estiment que le plus gros inconvénient des ETF tient au fait que, sans gestion active, il est impossible de surperformer le marché...
L’agence Kommalpha vient de publier les résultats d’un sondage* réalisé auprès de 192 investisseurs institutionnels en octobre et novembre 2010 (dont 39,7 % allemands et 29,5 % luxembourgeois) investissant dans 2.986 fonds institutionnels offerts au public - 53,8 % d’entre eux possèdant des parts institutionnelles, 37,7 % proposant à la fois des parts retail et des parts institutionnelles. Les résultats sont parlants : pour 70,7 % des personnes interrogées, les fonds offerts au public ont un intérêt élevé à très élévé contre 61,7 % lors du précédent sondage. Et cette tendance devrait se poursuivre, puisque 68,7 % contre 73,3 % s’attendent à ce que l’importance de ces fonds augmente, tandis que 10,8 % contre 8,3 % prévoient qu’elle va fortement s’accroître.Cela montre selon Tindaro Siragusano, directeur de la gestion d’actifs chez Berenberg Bank (l’un des trois parrains de l'étude, avec BNP Paribas Investment Partners et DAB Bank), que beaucoup d’investisseurs institutionnels ne se reposent plus exclusivement sur les fonds institutionnels pour mettre en œuvre des stratégies spécifiques, mais se tournent de plus en plus vers les fonds offerts au public, souvent pour des raisons de coûts et de transparence.Concrètement, ce sondage met donc en exergue un fait incompréhensible, pour Kommalpha, à savoir que la transparence des fonds institutionnels reste déficiente. Et que ni les associations professionnelles, ni les fournisseurs de données sur les fonds n’ont déployé jusqu'à présent des efforts importants en vue de collecter et de publier des informations sur ce type de produits.A titre d’information, les deux tiers des fonds couverts par l'étude sont domiciliés au Luxembourg. En outre, avec 225 fonds, Legg Mason Global Funds est de loin le premier promoteur, devant State Street (151), HSBC Trinkaus Invesment Managers SA (143), MPS (141) et BNP Paribas AM Luxembourg (140). Ensemble, ces cinq promoteurs occupent une part de marché de 26,3 %.Dans le détail, les fonds d’actions représentent 46,1 % du total contre 54,1 % en 2009 alors que les fonds obligataires pèsent 22,9 %, soit 8 points de plus qu’en 2009. Enfin, la part des fonds de plus d’un milliard d’euros est tombée à 5,3 % contre 9,5 % en 2008 tandis que celle des 100-500 millions a augmenté à 26 % contre 23,2 %.* http://www.kommalpha.com/studien
Après l’alerte de S&P, qui affiche désormais une perspective négative sur la note AAA des Etats-Unis, les taux longs américains se traitaient à leurs niveaux précédant l’annonce, rapporte L’Agefi. A cela deux raisons: les emprunts d’Etat ont bénéficié de la correction encore plus marquée des marchés actions, et la perspective d’un retour à la rigueur budgétaire outre Atlantique constitue une bonne nouvelle du point de vue des investisseurs obligataires. «Toute la difficulté pour le marché obligataire consiste à décider si l’impact crédit négatif de la nouvelle dépasse celui, très positif pour les Treasuries, des incitations à réduire le déficit. Ce deuxième effet devrait prédominer», relevaient hier les stratégistes taux de SG CIB, cités par le quotidien. Cela dit, la fin annoncée d’une politique budgétaire accommodante aux Etats-Unis risque de peser sur les actifs les plus risqués.
S&P s’en prend au «AAA» des Etats-Unis, rapporte L’Agefi. L’agence a baissé lundi la perspective de la notation à long terme de la puissance américaine de «stable» à «négative». Pointant du doigt ses «très larges déficits budgétaires» et son «endettement croissant» comparé aux autres pays notés AAA, S&P ne juge pas très clair le chemin emprunté par le pays pour traiter ces questions, ajoute le quotidien.
LaSalle Investment Management (43 milliards de dollars d’encours) a annoncé le 18 avril s'être associé au courtier BGC Partners (BGC) afin de proposer à ses clients une structure dédiée aux dérivés immobiliers. En partenariat avec BGC, LaSalle mettra en place les systèmes qui permettront à ses gestionnaires d’identifier de nouvelles possibilités d’investissement, puis d’exécuter les transactions de bout-en-bout en d’en assurer le suivi. Les gestionnaires de LaSalle pourront pondérer les portefeuilles aussi bien en termes de secteur géographique, de type de risque ou de type d’actifs tout en se couvrant contre les baisses éventuelles de marchés.Alan Tripp, directeur général de LaSalle Investment Management au Royaume-Uni, a précisé qu’initialement LaSalle se concentrera plus particulièrement sur le marché des dérivés immobiliers britannique, qui est l’un des plus importants. «Mais nous avons mis en place des processus internes qui garantissent ensuite la flexibilité nécessaire pour accroître notre couverture géographique avec le temps», a-t-il ajouté.
D’après la 17ème édition annuelle de la Luxembourg Fund Encyclopaedia de Lipper, les actifs gérés par les fonds domiciliés au Luxembourg se sont accrus de 11 % en 2010 pour terminer à 2.955,2 milliards de dollars ou 2.202 milliards d’euros, l’encours en euros s’avérant supérieur au record absolu de fin 2007. Sur le total, les fonds d’investissement spécialisés ou FIS représentaient fin décembre 289,3 milliards de dollars (+ 30 %).Le nombre de fonds a progressé de 5 % à 12.708 unités, dont 2.837 FIS (contre 2.058).J.P. Morgan Bank est demeurée le plus important administrateur de fonds (404,6 milliards de dollars), devant State Street, passé au deuxième rang grâce à des acquisitions (291,6 milliards) et RBC Dexia (247,8 milliards). BNP Paribas se classe cinquième, avec 160 milliards de dollars.Lipper souligne que Franklin Templeton Investment Funds est la sicav gérée en direct la plus importante avec 122,4 milliards de dollars et 68 compartiments, devant Fidelity Funds (85,7 milliards). Le fonds comptant le plus grand nombre de compartiments est BNP Paribas L1 (154) devant Fidelity Funds (129) et db x-trackers (Deutsche Bank) avec 122 compartimentsEn matière de conservation, J.P. Morgan Bank est également premier à fin 2010 avec 532,6 milliards de dollars, précédant State Street (361,4 milliards), BNP Paribas (258,2 milliards) et RBC Dexia (251,9 milliards).Parmi les auditeurs, PricewaterhouseCoopers se situe largement en tête, avec 5.359 fonds, devant KPMG (2.531), tandis que, dans le conseil juridique, les deux premiers cabinets sont Arendt & Medernach (3.274 fonds) et Elvinger, Hoss & Prussen (3.046 fonds).
L’agence de notation Moody’s Investors Service a annoncé le 15 avril un abaissement de deux crans de la note de l’Irlande qui passe de «Baa1» à «Baa3», en raison de la dégradation des perspectives économiques du pays. La note est assortie d’une perspective «négative», ce qui veut dire que l’agence n’exclut pas une nouvelle révision à la baisse."La principale raison à l’abaissement de la note est le nouvel affaiblissement de la solidité financière du gouvernement irlandais, du fait de l’activité économique atone et de la concrétisation de nouveaux engagements liés aux banques», explique l’agence dans son communiqué. La dégradation des perspectives économiques de l’Irlande s’explique par le processus de consolidation budgétaire, la poursuite de la contraction du crédit dans le secteur privé et par un environnement moins favorable en matière de taux d’intérêt, ajoute Moody’s.
Les hedge funds asiatiques basés à Hong et Singapour prennent de plus en plus de poids dans le paysage mondial même si New York et Londres, avec respectivement 45% et 15% des actifs sous gestion, continuent de dominer le marché, selon un article publié sur le blog asiatique de la firme de conseil et de recherche Celent. A l’origine de cette évolution, l’encadrement de plus en plus strict des activités de gestion alternative dans les pays occidentaux qui a poussé et qui pousse les acteurs, anciens ou nouveaux, à annuler leurs projets d’implantation à New York ou Londres pour s’installer en Asie, essentiellement à Hong Kong et Singapour.Outre l’encadrement réglementaire moins rigoureux, Hong Kong et Singapour se caractérisent également par une fiscalité moins lourde, la proximité des investisseurs asiatiques dont l’appétit pour le risque va croissant et un environnement économique très favorable avec un fort potentiel de croissance dans les pays de la zone (Inde et Chine).Au cours des douze derniers mois, de nombreux hedge funds ont fait leur apparition sur les marchés de Hong Kong et de Singapour. Hong Kong, qui a démarré un an avant Singapour, est actuellement le plus grand centre asiatique pour les hedge funds. Cela dit, Singapour rattrape son retard assez rapidement. Les actifs sous gestion dépassent largement la barre des 60 milliards à Hong kong alors qu’ils s’inscrivent à moins de 50 milliards à Singapour.Dans les deux pays, le secteur est concentré autour de quelques grands acteurs. A Hong Kong, une vingtaine de fonds représentent 56% des actifs sous gestion alors qu'à Singapour, les sept principales sociétés ont 20% de l’encours. Hong Kong attire des fonds plus importants (100 à 500 millions) tandis que Singapour attire les fonds plus modestes (jusqu'à 50 millions de dollars), ceux de moins de 183 millions de dollars n’ayant pas besoin de licence.
Le prix de l’or va continuer à augmenter, selon GFMS, un consultant londonien spécialisé dans les métaux précieux cité par le Financial Times. Il prédit que des vagues d’achats par les investisseurs vont pousser le prix du métal jaune à 1.600 dollars l’once d’ici à la fin de l’année. Lundi, le cours de l’or avait atteint un niveau record de 1.476,21 dollars l’once.
Les pays émergents comptent pour 31% des chiffres d’affaires des sociétés européennes et des entreprises qui composent l’indice CAC 40, selon les estimations de la Société Générale, rapporte Les Echos. Les analystes prévoient que les pays émergents totaliseront plus d’un tiers du chiffre d’affaires (37%) des entreprises de l’indice parisien d’ici trois à cinq ans.
Dow Jones Indexes et Credit Suisse viennent de lancer le Dow Jones Credit Suisse Core Hedge Fund Index. Cet indice utilise plusieurs plates-formes de comptes gérés (managed accounts) pour suivre l’univers des hedge funds liquides et investissables. Repondéré tous les trimestres, l’indice est conforme à la directive OPCVM III et inclut 40 fonds de style différent.
L’indice HSBC des marchés émergents, le HSBC EMI, a reculé à 55 au premier trimestre 2011 après avoir atteint 55,7 au quatrième trimestre 2010. Cet indice est basé sur les indices PMI de l’Afrique du Sud, de l’Arabie saoudite, du Brésil, et de la Chine, de la Corée du Sud, des Emirats Arabes Unis, de Hong Kong, de l’Inde, d’Israël, du Mexique, de la Pologne, de l République tchèque, de la Russie, de Singapour, de Taiwan et de la Turquie.« Paradoxalement, le ralentissement de la croissance au premier trimestre 2011 dans les pays émergents est une bonne nouvelle pour la croissance mondiale et celle de la zone euro. En effet, il montre que les autorités monétaires parviennent à refroidir leurs économies. L’effet est particulièrement important en Chine où non seulement la croissance a fortement ralenti au premier trimestre mais surtout c’est le seul pays émergent à avoir vu les prix à la production comme à la consommation ralentir selon l’indice HSBC EM», estime Mathilde Lemoine, directeur des études économiques de HSBC France.
Ce n’est un secret pour personne que les taux sont bas (alors que le taux technique d’actualisation est fixé à 4 %) et que l’espérance de vie augmente, sans compter que les cas d’invalidité sont de plus en plus fréquents. Pour les caisses de pension du deuxième pilier en Suisse, cela signifie qu’il va falloir prendre davantage de risques pour augmenter la performance «normale» des portefeuilles et continuer de servir les prestations. En dehors d’espérer une remontée des taux, les solutions semblent assez évidentes, a souligné Olivier Vaccaro (Aon Hewitt, président de la Chambre suisse des actuaires conseil) lors d’une plénière du troisième salon PPS de Genève. On peut ainsi demander aux assurés d’accepter une majoration des cotisations ou bien de travailler plus longtemps, de l’ordre de 9 à 12 mois de plus (si les entreprises l’acceptent), ou bien enfin d’avaliser une réduction des prestations, ce qui pourrait passer par une réduction du taux de conversion à 64 % au lieu des 68 % pour 2014 qui ont été confirmés par la votation de mars 2010 malgré les recommandations de tous les experts.Olivier Vaccaro signale de surcroît que les réserves sont maigres, car «rares sont les caisses de pension dont les réserves de fluctuation de valeur sont complètement dotées».Cela posé, toutes les institutions ne sont pas nécessairement logées à la même enseigne. Ainsi, Jean-Rémis Roulet, directeur de la Caisse de prévoyance professionnelle de l’industrie et de la construction (CPPIC), a souligné que l’objectif de son établissement est de parvenir en 10 ans à un taux de couverture de 115 %, alors qu’il était de 102 % fin 2010. Pour atteindre ce but, la CPPIC doit générer une performance de 4,46 % par an sur huit ans, alors que son modèle prévoit un rendement de 4,61 %. Cependant, Jean-Rémis Roulet a accordé à son auditoire que le résultat escompté s’appuie sur une allocation relativement élevée à l’alternatif (depuis 2003-2005) et à l’immobilier. Le tableau des projections comporte un nombre élevé de classes d’actifs «parce que le secret consiste à diversifier au maximum, vu la rotation rapide des meilleures performances par type d’investissement au fil des ans. Mais en maintenant le cap général avec une gestion rigoureuse capable de supporter tous les temps, donc avec un minimum de paris tactiques.»
Dans les derniers Cahiers de la Recherche d’UFG-LFP, une étude sur l’ISR (investissement socialement responsable) et les sociétés foncières cotées européennes, qui se base sur la méthodologie de notation de la Banque Sarasin, met en exergue trois catégories : les « best of ISR», « average » et « worst of ISR », rapporte La Tribune. Parmi les meilleurs (56 % de l’indice EPRA Europe se retrouve dans la partie « best of ISR »), on retrouve essentiellement des entreprises britanniques, françaises (Unibail-Rodamco, Klepierre) mais aussi suédoises (Fabege, Castellum). L’enquête souligne que l’approche ISR ne permet pas aux premiers de la classe d’afficher des performances financières de meilleure qualitésque celles dégagées par les mauvais élèves, mais les mieux notés surperforment en terme de rendements et de performances boursières.
Début 2011, parmi les ETP sur matières premières, les investisseurs ont favorisé les ETP (Exchange Traded Products) diversifiés de matières premières - ces produits qui répliquent les rendements de «futures» sur une gamme de matières premières agricoles, énergétiques, de métaux précieux et industriels. C’est ce qui ressort du rapport trimestriel d’ETF Securities «Le Marché des ETP sur les matières premières – Q1 2011". A l’origine de cette forte demande, la capacité de ces produits de protéger les investisseurs contre les risques d’inflation, de s’exposer à la forte croissance économique des pays émergents et de diversifier leur portefeuille. Résultat, les encours mondiaux des ETP sur les matières premières diversifiées ont augmenté de prés de 5,2 milliards de dollars au cours du premier trimestre 2011, soit une augmentation trimestrielle - jamais égalée - de 51% de la croissance des encours totaux des ETP sur les matières premières sur cette période.En pratique, l’augmentation des prix alimentaires et énergétiques est jugée responsable d’environ 50% de l’augmentation des taux d’inflation des deux principales économies mondiales, les Etats-Unis et la Chine. Les niveaux de stocks des matières premières agricoles avoisinent leurs plus bas niveaux et les événements climatiques ont sévèrement affecté l’offre émanant des principaux pays producteurs. Cette situation a fortement bénéficié aux cours des matières premières agricoles qui affichent une tendance à la hausse depuis l’année dernière. En outre, les événements en Afrique du Nord et au Moyen-Orient ont propulsé les cours du pétrole encore plus haut. Dans ce cadre, les investisseurs semblent utiliser les ETP sur les matières premières pour se protéger contre de nouvelles hausses des cours, indique un communiqué.
Pour la plupart des sociétés européennes de l’Eurostoxx 50, la mise en place de politiques de responsabilité sociale des entreprises (RSE) est née de la volonté de structurer les moyens et actions qui existaient déjà, montre une nouvelle étude de Macif Gestion, le pôle de recherche ISR du groupe OFI, réalisée auprès de 22 entreprises non françaises de l’indice européen. «Cette approche pragmatique diffère de la motivation des entreprises du CAC 40, où les politiques de responsabilité sociale des entreprises sont nées du désir de fédérer les salariés», a déclaré Eric Van La Beck, directeur de la recherche et du développement de Macif Gestion, citant une étude similaire menée en 2009 uniquement sur les sociétés françaises. Il en découle deux organisations différentes. Ainsi, dans les entreprises européennes, à dominante allemande, les nouvelles directions développement durable sont rattachées aux directions transversales et principalement aux directions de la communication ou des relations extérieures, alors que dans les entreprises françaises, elles sont plutôt unies à la direction générale. Par ailleurs, les sociétés européennes ont donné naissance à des «sustainability board» qui n’existent pas dans les entreprises du CAC 40. Et pour cause, ces structures, qui complètent généralement l’existence d’un département de développement durable, font le lien entre la direction du développement durable et le conseil d’administration. En revanche, elles ne fonctionnent pas encore comme les comités de soutien du conseil d’administration (type comité de rémunérations). Néanmoins ces démarches différentes aboutissent au même résultat décevant pour entreprises européennes et françaises, puisque les directions opérationnelles et transversales ne sont pas intégrées lors des différentes phases de structuration de la politique de RSE. Côté stratégie, la nouvelle étude de Macif Gestion montre que l’ensemble des entreprises budgétise la RSE. De plus, des objectifs extra-financiers sont fixés aux managers pour l’obtention d’une part de leur rémunération variable et ces objectifs font partie intégrante de leurs objectifs globaux, ce qui est en totale rupture par rapport au panel français, selon Eric Van La Beck qui a néanmoins reconnu que des progrès avaient peut-être été faits depuis 2009.Par ailleurs, 72 % des entreprises interrogées ont un système de remontée organisé des bonnes pratiques. Mais tout n’est pas rose, et malgré une volonté des entreprises d’intégrer la RSE dans leur stratégie, les moyens consacrés ne sont pas toujours mis en place. Les politiques de RSE souffrent ainsi encore d’un manque de formation et d’information des collaborateurs en charge de l’application, résume Eric Van La Beck. Et même si son importance est reconnue, les moyens pour rendre le reporting efficace sont encore insuffisants. Cette étude, qui a vocation à être renouvelée, est utilisée par Macif Gestion pour approfondir sa connaissance des entreprises sur le volet RSE et aller plus loin que les données livrées par les agences de notation, sachant que le groupe OFI gère en ISR 2 milliards d’euros.
La société Europerformance SIX Telekurs a annoncé, lundi 4 avril, la prise en compte, dans sa base, de la réorganisation par NYSE Euronext de la gamme d’indices du marché français. Dans ce cadre, la composition et le nom de certains d’entre eux pourront être modifiés, précise la société (voir la liste des indices concernés en pièce jointe). A noter que le code ISIN des indices n’est pas modifié. L’harmonisation de la gamme d’indices à Paris a été approuvée par le Conseil Scientifique des Indices de NYSE Euronext à Paris le 3 mars dernier et a pris effet le 21 mars 2011. Elle consiste à appliquer les règles de gestion du CAC 40 à l’ensemble des indices globaux du marché français de NYSE Euronext.