Les pays d’Europe méridionale qui ont vu le cours de leurs emprunts souverains chuter sont souvent des économies peu soucieuses du développement durable, montre une nouvelle étude de durabilité de la Banque Sarasin & Cie SA. Cette attitude a un impact négatif sur la performance de leurs emprunts d’Etat, indique la banque. «Les pays concernés vivent depuis des années au-dessus de leurs moyens financiers et écologiques. Le problème est exacerbé par le vieillissement de la population, un phénomène appelé à s’accentuer. Le gaspillage des ressources se traduit en outre par une faible compétitivité. On observe même des déficits au niveau politique et social, par exemple parce que la corruption est très répandue ou en raison des importants écarts de revenu parmi la population», commente la Banque Sarasin & Cie SA.A contrario, les pays riches en ressources qui les utilisent de façon efficiente, comme certains Etats d’Amérique latine, affichent une évolution positive.Banque Sarasin & Cie souligne que la problématique de la raréfaction des ressources va s’aggraver. «C’est pourquoi il est impératif d’utiliser de façon plus efficiente les ressources toujours plus limitées. Dans la concurrence internationale, les nations disposant d’importantes ressources et/ou capables de les utiliser de façon efficiente resteront prospères et performantes. Les gouvernements de pays prospères et performants sont en mesure de remplir leurs obligations – notamment de payer les intérêts de leur dette et de l’amortir. Sur le long terme, cette solidité financière s’accompagne souvent d’un raffermissement de la monnaie. Ces deux arguments devraient fortement intéresser les bailleurs de fonds».
Barack Obama a annoncé tard dimanche soir que les démocrates et républicains s'étaient mis d’accord sur le relèvement du plafond de la dette américaine, écartant le risque d’un défaut de paiement, rapporte Reuters.Cet accord, qui devrait être soumis aux voix des deux chambres du Congrès lundi, porte sur une réduction de 1.000 milliards de dollars environ des dépenses publiques sur dix ans. Une commission bipartisane devra en outre déterminer les moyens de réduire le déficit fédéral d’au moins 1.500 milliards de dollars supplémentaires.
Selon La Tribune, le marché européen de fusions-acquisitions a bondi de 54 % par rapport à l’année dernière à la même période, avec 207 milliards d’euros d’opérations annoncées depuis le début de l’année, indiquent les chiffres du cabinet Allen & Overy. 326 opérations ont été annoncées en Europe dans les six premiers mois de l’année, contre 286 au premier semestre 2010.
Certains acteurs se demandent quel impact aura le mariage Nyse Euronext-Deutsche Börse sur les coûts de négociation des actions en Europe. L’application de la directive Marchés d’instruments financiers (MIF) en novembre 2007 n’a pas permis de réduire la facture, note le quotidien La Tribune. Selon le baromètre Equinox Consulting (en association avec Crédit Agricole Cheuvreux), cité par La Tribune, les coûts de négociation rapportés aux montants exécutés des investisseurs institutionnels sur Nyse Euronext n’ont reculé que de 1 % depuis novembre 2007. «Nyse Euronext-Deutsche Börse représentera plus de 30 % de part de marché sur le trading actions européen, devant le groupe London Stock Exchange (25,9 %) et le futur opérateur boursier Chi-X / Bats (22,8 %), si ce dernier voit le jour. De fait, le marché européen s’en trouverait fortement reconcentré, avec trois acteurs représentant plus des trois quarts des capitaux traités», souligne Gaspard Bonin, directeur associé chez Equinox Consulting. Pour ce dernier, les synergies annoncées par les deux opérateurs pourraient permettre d’assouplir les tarifs.
Stoxx Limited vient de lancer l’indice Stoxx Global Rare Earth, qui suit l'évolution de sociétés qui génèrent au moins 30 % de leurs revenus dans le secteur «terres rares». Les minerais extraits des terres rares sont très utilisés dans la technologie de pointe. L’indice pourra servir de base à des ETF, indique Stoxx.
L’agence de notation Moody’s a abaissé la note la note de Chypre, la ramenant de A2 à Baa1, en raison des craintes sur la situation budgétaire du pays et des conséquences de la destruction accidentelle d’une centrale électrique sur son économie, rapporte La Tribune. La perspective sur cette note est négative.
L’indice mondial de confiance des investisseurs institutionnels établi par State Street Global Markets est en légère hausse en juillet à 101,1 points, soit 2,2 points de plus par rapport au niveau corrigé de 98,9 au mois de juin. L’indice de confiance a baissé de façon marginale pour les investisseurs d’Amérique du nord, connaissant une chute de 1,3 point à 99,2 par rapport au niveau corrigé de juin de 100,5 points. Une chute similaire a été enregistrée par les investisseurs en Asie, l’indice passant de 92,2 (niveau corrigé) à 90,1 points, soit une baisse de 2,1 points par rapport au mois dernier. L’indice de la confiance en Europe continue d’augmenter, en hausse de 10,5 points passant de 87,6 en juin à 98,1 ce mois-ci.
Selon Reuters, l’agence Fitch Ratings a annoncé qu’elle allait «placer la note d'émetteur de la Grèce en défaut partiel au lendemain de l’accord conclu à Bruxelles entre dirigeants de la zone euro sur un nouveau plan d’aide à Athènes». Le précédent créé avec la participation du privé dans le nouveau plan réunissant l’Union européenne et le FMI, tel que décrit par l’Institut de la finance internationale (IFI), constitue un événement «de défaut partiel», estime l’agence.
L’agence Moody’s a abaissé lundi la note souveraine de la Grèce, de «Caa1» à «Ca» avec une perspective en développement, estimant que le pays faisait toujours face à d’importants défis de solvabilité à moyen terme, indique Reuters.
Comme on pouvait s’y attendre, l'étude réalisée par Europerformance SIX Telekurs portant sur l'évolution de la gestion collective française au deuxième trimestre, a mis en évidence le poids de la décollecte sur l’encours global. Sur les trois mois observés, le courant vendeur a atteint 16,8 milliards d’euros soit, sur 12 mois, des rachats nets sur les OPCVM français de 58,5 milliards d’euros.Dans le détail, la faiblesse de la demande a continué de peser sur les encours des fonds de trésorerie régulière. «En dépit d’une allocation cumulée de 7,4 milliards en avril et mai, les opérations de rachats menées en juin ont été plus fortes qu’à l’accoutumée», note Europerformance SIX Telekurs. Résultat : la décollecte sur le trimestre a atteint près de 11,5 milliards portant l’encours de ces fonds à 305,3 milliards (-3,7% sur le trimestre) et -11,8% sur un an.Concernant les fonds investis dans des obligations, ce deuxième trimestre constitue le troisième consécutif où la classe d’actifs enregistre une décollecte (-2 milliards d’euros). Cependant, la situation en détail est plus contrastée. Les fonds composés d’obligations à haut rendement et les fonds investis dans des obligations convertibles ont continué de retenir l’attention des investisseurs. La première catégorie a enregistré des souscriptions nettes de 226 millions d’euros sur le trimestre tandis que la seconde s’est nettement étoffée en avril et mai. «En dépit d’un très net coup d’arrêt en juin, la collecte des fonds d’obligations convertibles rassemble près de 684 millions d’euros sur les trois mois en question, après déjà des souscriptions nettes de 355 millions d’euros au trimestre précédent», précise l'étude qui note, en revanche, que les flux d’investissement destinés aux fonds d’obligations indexées sur l’inflation se sont nettement taris. Ils représentent 9 millions d’euros alloués, contre 281 millions d’euros au premier trimestre.Quant à l’effet marché, il a représenté d’avril à juin 496 millions. L’encours global perd de fait 2,5 % sur le trimestre, à 71,3 milliards d’euros. Depuis le début de l’année, le repli est de 10 %.Du côté des fonds actions, si la tendance n’est pas inversée - les opérations menées sur ces OPCVM font ressortir des rachats nets de 250 millions d’euros - il ressort cependant que la décollecte est inférieure au trimestre précédent. En outre, certaines catégories tirent leur épingle du jeu : les fonds Actions France, Euro et Europe ont enregistré 569 millions d’euros de souscriptions nettes et les fonds Actions Amérique ont rassemblé 227 millions d’euros. A l’inverse les fonds Actions Internationales, les fonds Actions Marchés Emergents, ainsi que les fonds Actions Asie ont été pénalisés avec des décollectes nettes de 573 millions, 104 millions et 273 millions respectivement. On notera que, toujours selon l'étude, le compartiment des fonds Actions Sectorielles a enregistré des rachats nets de 95 millions, dus en grande partie au retournement de juin de la demande en fonds Actions Or et Matières Premières. Cet ensemble perd 136 millions d’euros sur le trimestre contre une allocation nette de 820 millions d’euros en début d’année...Enfin, sur la période d’observation, l’effet marché a été négatif pour la plupart des catégories d’investissement «actions». En chiffres, il fait perdre 1,2 milliard d’euros. «A 207,2 milliards d’euros, l’encours des OPCVM Actions se contracte de -0,9% lors de ce trimestre. Néanmoins, sur un an, sa progression est de 12%», résume l'étude d’Europerformance SIX Telekurs.
Dominique Carrel-Billiard, directeur général d’Axa Investment Managers (500 milliards d’euros d’actifs sous gestion), a annoncé qu’il investirait dans des obligations européennes si celles-ci venaient à voir le jour pour régler les problèmes de dette dans la zone euro, rapporte Reuters. L’idée de l'émission d’obligations européennes garanties par les Etats de la zone euro, ou euro-obligations, afin de sauver la monnaie unique a été émises par des responsables politiques européens et il s’agirait, selon Dominique Carrel-Billiard, de la plus souveraine des dettes souveraines. L’Allemagne a cependant fustigé cette idée, ces obligations avec un taux d’intérêt commun augmentant son propre coût de financement.
L’assurance vie confirme sa place majeure dans le patrimoine financier des ménages français. Dans une étude de l’INSEE parue ce jeudi, l’institut révèle que début 2010, 62 % des ménages résidant en France métropolitaine détiennent de l’assurance vie, soit autant que de propriétaires d’un bien immobilier. 41 % des ménages ont des contrats d’assurance en cas de vie et de capitalisation (contre 34,5 % en 2004) et 39 % des contrats d’assurance décès. Comparé aux autres types de placements, seuls les livrets défiscalisés, détenus par 85 % de la population début 2010, sont encore plus nombreux chez les Français. Les ménages détiennent plus fréquemment de l’assurance vie que de l’épargne logement (31 %), des valeurs mobilières (19 %) ou de l’épargne salariale - y compris le Plan d’épargne retraite collectif (PERCO - 16 %), note l’INSEE. Selon l'étude, les trois principaux motifs de détention d’un contrat d’assurance en cas de vie ou de capitalisation cités par les ménages début 2010 sont « avoir une réserve d’argent en cas d’imprévu » (38 % des ménages détenteurs), « faire bénéficier un proche » (29 %) et « préparer ou compléter la retraite » (27 %). La performance n’est donc pas un critère essentiel. Ainsi, seuls 15 % des ménages déclarent détenir un contrat d’assurance en cas de vie ou de capitalisation parce que « ce produit procure un bon rendement ». Cet argument est néanmoins avancé par toutes les tranches d'âges. Si le taux de détention des contrats augmente avec l'âge et atteint son maximum entre 50 et 59 ans, les populations de moins de 30 et moins de 40 ans s’intéressent aussi de plus en plus à l’assurance-vie.L'étude dans sa totalité est accessible à l’adresse suivante : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1361#inter3
Les gérants ont nettement réduit la voilure sur le Vieux Continent, rapporte Les Echos. Selon le sondage mensuel de Bank of America-Merrill Lynch auprès de 265 professionnels dans le monde, ils sont désormais 22 % à sous-pondérer la zone euro alors qu’ils étaient encore relativement neutres en mai. Les problématiques d’endettement en Europe sont désormais largement en tête des menaces pour les marchés : près des deux tiers des sondés (64 %) estiment qu’il s’agit actuellement d’un risque majeur, contre 43 % le mois dernier et seulement 21 % en avril. De fait, interrogés entre le 8 et le 14 juillet, les spécialistes sont 57 % à sous-pondérer aujourd’hui les banques, un record depuis février 2009. Un cinquième des gérants européens s’attend également à ce que la croissance sur le Vieux Continent s’affaiblisse dans l’année à venir et une majorité (62 %) estime que les anticipations des analystes sur les profits sont trop élevées. En revanche, les marchés émergents attirent toutes les faveurs des investisseurs - 33 % les surpondèrent - sur fond d’une amélioration des prévisions de la croissance chinoise.
D’après un sondage réalisé par Citywire, les sélecteurs de fonds, souvent accusés de se focaliser sur les performances à court terme des OPCVM seraient, en réalité, plus fidèles dans leur choix qu’il n’y parait. Ainsi, à partir d’une population de 80 sélectionneurs, l'étude révèle que 67% seraient prêts à conserver leur confiance à un fonds en dépit de trois trimestres consécutifs de sous-performances. A l’inverse, les 33% restants reverraient leur choix. Cela dit, un éditorialiste chez Citywire, Kai Wiecking, directeur des services de recherche chez FWW, s’est demandé si les 67% qui ont adopté une vision à plus long terme pourrait s’y tenir longtemps compte tenu de la pression des réseaux de ventes ou autres départements commerciaux. Beaucoup n’attendraient pas les trois trimestres en question, prédit l’intéressé...
D’après les données d’iShares pour « L’Agefi », la collecte des ETF sur les obligations souveraines a bondi de 603 millions de dollars le mois dernier, mais les investisseurs ont été sélectifs. Les inquiétudes sur la croissance ont soutenu les expositions aux emprunts d’Etat allemands, américains et britanniques.L’inquiétude sur la zone euro a aussi poussé les investisseurs à se positionner sur les marchés émergents, la collecte des ETF dans ce domaine ayant atteint 1,4 milliard de dollars en juin. Sur le segment des matières premières, l’aversion pour le risque a attiré 564 millions de dollars de nouveaux flux vers les ETP sur les métaux précieux alors qu’ils avaient enduré des sorties de 255 millions en mai.
Une agence de notation européenne devrait voir le jour bien plus tôt que prévu, annonce le mensuel économique allemand Capital dans un article à paraître jeudi. L’article cite les propos de Markus Krall, membre du cabinet de conseil Roland Berger, qui s’efforce d’obtenir depuis un an le soutien des gouvernements et entreprises de l’Union pour la création d’une structure capable de faire concurrence à Standard & Poor’s, Moody’s et Fitch. La nouvelle structure pourrait voir le jour en 2012 et devrait publier les premières notations d’Etats au deuxième trimestre de cette année. Suivront les notations des banques mi 2012 et des produits financiers et des entreprises en 2013. Le coût de création d’une agence européenne s'élèverait à environ 300 millions d’euros, indique Capital. Le capital de départ serait apporté par un consortium «d’au plus 25 participants, et chacun d’entre eux investira 10 millions d’euros», a précisé Markus Krall. Les services de l’agence européenne seraient facturés à moins de moitié du prix exigé aujourd’hui par les agences américaines, ajoute Capital. Autre différence avec les agences traditionnelles, les frais seraient réglés non par les investisseurs et non par les émetteurs de dette.
D’après les données de l’association espagnole Inverco des sociétés de gestion, l’encours à fin juin de 1.277 plans d'épargne retraite individuels (fonds de pension) représentait 51,53 milliards d’euros pour 8,4 millions de comptes. A un an, grâce aux produits actions (+ 13,09 %) et à majorité d’actions (+ 7,47 %), la performance moyenne est ressortie à 2,53 %. Elle se situe à 2,93 % annuels sur 15 ans et 4,61 % sur 20 ans.Le consultant Mercer estime de son côté que, pour l’ensemble du premier semestre, la performance moyenne des fonds de pension espagnols est ressortie à 1 %, grâce notamment aux gains de 1,6 % des produits obligataires et aux 0,5 % gagnés par les fonds en action euro, ce qui a plus que compensé la perte de 2,6 % des fonds d’actions non euro.
Au 30 juin, les actifs gérés par les fonds autrichiens sont ressortis selon l’association VÖIG du secteur à 142,4 milliards d’euros. Cela est certes supérieur aux 141,5 milliards enregistrés douze mois auparavant, mais l’encours a diminué par rapport tant à fin mai (144,1 milliards) qu'à fin décembre 2010 (145 milliards).
Au 31 mai 2011, selon les données de la CSSF, les actifs sous gestion des organismes de placement collectif et des fonds d’investissement spécialisés se sont élevés à 2.219,2 milliards d’euros contre 2.195,4 milliards un mois plus tôt, marquant ainsi une augmentation de 1,08% sur un mois. Sur douze mois glissants, la hausse de l’encours est de 11,38%. Dans le détail, la hausse de mai de 23,8 milliards d’euros s’explique pour 7,9 milliards (+0,36%) à un effet «collecte» et pour 15,99 milliards (+0,72%) à un effet «marché». Le nombre d’organismes de placement collectif (OPC) et de fonds d’investissement spécialisés (FIS) pris en considération est de 3.749 par rapport à 3.736 le mois précédent. «2.374 entités ont adopté une structure à compartiments multiples ce qui représente 11.811 compartiments. En y ajoutant les 1.375 entités à structure classique, ce sont au total 13.186 entités qui sont actives sur la place financière», précise la CSSF.
Concernant le dossier d’un financement efficace des PME et ETI, alors qu’un rapport doit être remis à Bercy avant la fin octobre, plusieurs hypothèses sont déjà envisagées, rapporte L’Agefi. Dont une serait de créer une plate-forme alternative de concert avec Nyse Euronext, qui apporterait les entreprises cotées des compartiments B et C (moins de un milliard d’euros de capitalisation) et d’Alternext. Cette proposition semble actuellement réunir la plupart des suffrages, hormis celui de Nyse Euronext. Seulement 10 % des 4.000 ETI françaises sont cotées. La mission doit absolument arriver à un consensus et proposer un projet précis à Bercy, sous peine d’enlisement du dossier. Or, un autre acteur, comme l’AIM (la Bourse britannique des valeurs moyennes), pourrait profiter de cette inertie pour venir en France et répondre aux besoins des ETI et PME.