L’institut munichois Ifo a chiffré à 47 milliards d’euros par an les coûts de financement supplémentaires du fait d'émissions d’euro-obligations, rapporte L’Agefi. Selon Standard & Poor’s (S&P), une obligation commune à la zone euro prendrait pour modèle les émissions jumbo-Pfandbriefe allemandes où chaque Land garantit sa partie. Et dans cette perspective, c’est la note du pays le moins bien noté qui primerait. «Si nous avons une euro-obligation où l’Allemagne garantit 27%, la France 20% et la Grèce 2%, sa note sera CC, la notation de la Grèce», a expliqué samedi le responsable des notations souveraines en Europe de S&P, Moritz Krämer, lors d’un forum en Autriche.
Selon une étude de Vanguard sur les statistiques de ces 20 dernières années publiées par Morningstar, les deux tiers des fonds obligataires gérés activement aux Etats-Unis ont sous-performé les obligations, constate The Wall Street Journal.Il y a 20 ans, selon l’Investment Company Institute, un fonds obligataire coûtait en moyenne 100 dollars pour 10.000 dollars investi, un montant qui générait un revenu annuel moyen de 825 dollars s’il était investi en obligations du Trésor à 10 ans et 1.050 dollars s’il été placé en obligations d’entreprises notées Baa par Moody’s. En 2010, la commission moyenne facturée par les fonds obligataires se situait à 70 dollars pour 10.000 dollars investis. Mais le même montant placés dans les Treasurys à 10 ans ou les obligations d’entreprise Baa ne produisent plus respectivement que 220 dollars et 540 dollars de revenu annuel.Toutefois, observe The Wall Street Journal, les investisseurs peuvent trouver moins cher, en souscrivant des actions d’ETF. Ceux qui investissent entre autres dans des produits comme le Vanguard Total Bond Market ETF, le iShares Barclays Aggregate Bond Fund ou le SPDR Barclays Capital Aggregate Bond ETF ne doivent acquitter que 11 à 22 dollars annuels pour 10.000 dollars investis.
Si les gestions misaient au début de l'été sur un CAC 40 à 4.150 points fin 2011, elles ont réduit de 13% leurs prévisions à six mois à 3.606 points, indique L’Agefi dans le cadre de son panel «actions». Certaines sociétés comme Cholet Dupont, CM-CIC et Lazard ont même abaissé leurs objectifs de près de 18%. Ces révisions restent cependant inférieures à la chute de 18,6% du CAC 40 sur juillet-août. Les gestions misent désormais sur une progression de près de 15% à six mois et de 20% à un an de l’indice parisien, note le quotidien. Néanmoins, sur les douze prochains mois, les gestions les plus optimistes espèrent un rebond de 34% du CAC 40 à 4.200 points (Lazard Gestion), et de 29% de l’EuroStoxx50 à 3.000 points (Aberdeen AM et Lazard). Pour les plus prudents, la hausse prévue n’est que de 10% de l’indice parisien (Global Equities) et de 15% de l’indice paneuropéen (Cholet Dupont et Global Equities).
La collecte des contrats d’assurance vie en unités de compte (UC) s'élève à 1,9 milliard d’euros au mois de juillet 2011, selon une étude de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) et du Groupement des entreprises mutuelles d’assurances (GEMA). Comme annoncé récemment (voir Newsmanagers du 31 août), la collecte atteint 12,6 milliards d’euros cumulés sur les sept premiers mois de l’année, en baisse de 1 %.En termes de performances, les contrats UC ont affiché des résultats négatifs en juillet (- 2,5 %) et sur les sept premiers mois de l’année (- 0,8 %). Ces données sont à rapprocher de celles du Cac 40 qui perd sur les deux périodes 7,8 % et 3,5 % respectivement.
Les actions de la banque Natixis vont quitter le CAC 40 à partir du 19 septembre et seront remplacées par celles de l'équipementier Safran, a décidé le 2 septembre le Conseil scientifique des indices de Nyse Euronext, alors que l’indice vedette parisien était inchangé depuis un an.Un an tout juste après avoir validé l’entrée de Natixis au CAC 40, il a ainsi décidé de donner sa place à l'équipementier aéronautique et de défense Safran. Ce dernier, actuellement valorisé 11,3 milliards d’euros en Bourse, avait décidé il y a un mois d'élargir la part flottante de son capital. Il avait ainsi cédé en placement accéléré sur le marché 6,5 millions d’actions autodétenues qui représentaient 1,56% de son capital pour un montant de près de 190 millions d’euros. Au terme de l’opération, la part flottante du capital du groupe est désormais supérieure à 50%, ce qui permettra donc de rendre le titre plus échangeable sur le marché.Dernièrement, certains analystes avaient déploré le poids excessif des banques au sein du CAC 40, ce qui aurait contribué à sa volatilité, en pleine tourmente boursière et alors que les banques sont sur la sellette en raison de leur sensibilité à la crise de la dette souveraine en Europe.Le Conseil scientifique des indices annonce également que Wendel (société d’investissement) et Bureau Veritas (certification) font, avec Natixis, leur entrée dans le CAC Next 20, antichambre du CAC. En revanche, Dexia en sort. De leur côté, Bull (informatique), Eurofins (services d’analyses) et Virbac (médecine vétérinaire) vont entrer dans l’indice SBF 120, d’où est exclu Stallergenes (pharmacie). Le CAC 40 n’avait pas connu de changements depuis septembre 2010, lorsque Dexia (banque) et Lagardère (médias) avaient été remplacés par Natixis et Publicis (publicité).
L’enquête trimestrielle de Forsa auprès des particuliers pour le compte d’Union Investment fait ressortir que, pour juillet-septembre, 30 % des ménages allemands s’attendaient entre le 1er et le 9 août à une faible baisse du cours des actions, contre 14 % pour le deuxième trimestre. De plus, 14 % contre 4 % prévoyaient une forte chute des actions. Au total, 44 % du panel (au total 500 personnes de 20 à 59 ans) tablaient ainsi sur un recul des Bourses, ce qui est le niveau le plus élevé depuis janvier-mars 2003 (l'étude a commencé début 2001).
L’action Crédit Agricole SA a reculé de presque 30% depuis le début de l’année, rapporte L’Agefi, tandis que l’indice Stoxx Europe 600 Banks (hors établissements britanniques) s’est replié de 26% dans le même laps de temps. La capitalisation boursière de la banque verte ayant fondu pour avoisiner les 16,7 milliards d’euros, elle sera exclue de l’Euro Stoxx 50 à compter du 19 septembre, au même titre que l’industriel Alstom. Ces titres seront remplacés par Volkswagen et le groupe de confection textile espagnol Inditex (Zara). La Société Générale va de son côté quitter l’indice Stoxx Europe 50, ajoute le quotidien, suivie des italiennes UniCredit et Intesa Sanpaolo.
Le nombre de Britanniques envisageant de prendre leur retraite entre 66 et 70 ans a doublé depuis l’an dernier, passant de 5% à 11% cette année, selon une étude réalisée par ICM (1) pour le compte de Baring Asset Management. L’enquête révèle également que 10% de la population active, l'équivalent de quelque 3,5 millions de personnes, ne prévoient pas de partir en retraite alors que 36% d’entre eux (12,8 millions de personnes) sont incapables de préciser à quel âge ils souhaiteraient se retirer de la vie active.Plus du tiers des Britanniques en activité (37%) envisagent de prendre leur retraite après 61 ans. Une augmentation de 11% par rapport aux chiffres de l’an dernier. Parallèlement, le nombre de personnes envisageant de se retirer de la vie active entre 56 et 60 ans a encore diminué cette année, à seulement 11% alors qu’ils étaient plus de 30% à envisager cette hypothèse en 2008, avant le séisme financier déclenché par la faillite de Lehman Brothers. Une évolution plutôt préoccupante, parmi la population active âgée de 65 ans et au-delà, un quart d’entre eux, soit près de 260.000 personnes, indiquent qu’ils excluent de prendre leur retraite et 10% de la tranche 55-64 ans (514.000) estiment que partir en retraite est une «impossibilité». Le nombre de femmes envisageant de prendre leur retraite entre 66 et 70 ans a plus que doublé entre 2010 et 2011, passant de 4% l’an dernier à 9% cette année. L’allongement de la durée de la vie n’est certainement pas étranger à ces évolutions que l’environnement économique a probablement accentué. «Le coût de la vie continue d’augmenter, ce qui renchérit le coût de la retraite et pousse une population plus importante à repousser la retraite de de quelques années», commente Marino Valensise, CIO de Barings qui estime que cette tendance devrait se poursuivre. (1) : enquête réalisée par ICM auprès de 1589 Britanniques adultes en activité enre les 1er et 3 juillet 2011.
A fin août, les actifs gérés par les fonds espagnols de valeurs mobilières ressortaient à un peu plus 130,9 milliards d’euros, soit 3,25 milliards ou 2,42 % de moins qu'à fin juillet. Les encours se situaient fin décembre à 138,08 milliards d’euros.Cette diminution s’explique en partie par de nouvelles sorties nettes de 699 millions d’euros, pour le cinquième mois consécutif, après des remboursements nets de 570 millions en juillet et de 1,19 milliard pour juin. Tous les mois de l’année 2010 avaient été marqués par des sorties nettes, alors qu’en 2011 des rentrées nettes ont été constatées pour février et mars.Les plus forts remboursements nets ont été accusés par Mutuactivos (230,94 millions d’euros), Santander Asset Management (148,77 millions) et Invercaixa Gestión (105,97 millions), devant BBVA Asset Management (85 millions). En revanche, les deux seuls gestionnaires à enregistrer des souscriptions nettes dans le groupe des neuf premiers par les encours sont Bankia Fondos, avec 23,84 millions d’euros, et Bansabadell Inversion, avec 38,5 millions.Les trois premières maisons par les actifs gérés, Santander AM (21,92 milliards d’euros), BBVA AM (20,23 milliards) et Invercaixa Gestión (15,92 milliards) pesaient à elles seules 44,4 % de l’encours total des fonds de valeurs mobilières fin août.
Au premier semestre 2011, les capital-investisseurs ont placé plus de 3,13 milliards d’euros dans des entreprises allemands, contre 2,32 milliards pour chacun des deux semestres précédents, indique l’association allemande BVK du private equity.La hausse s’est d’ailleurs poursuivie tout eu long de la période sous revue, puisque les investissements ont atteint 1,84 milliard d’euros pour avril-juin contre 1,29 milliard pour janvier-mars.
Dans un entretien à L’Agefi Hebdo, Bruno Cavalier, chef économiste d’Oddo Securities, indique prévoir une croissance pour l’an prochain de 1,5 % à 1 % en zone euro. Il exclut toutefois un scénario comme celui de 2008 avec à la clé une violente récession. «Je n’exclus pas la possibilité d’une récession de type classique définie techniquement comme deux trimestres négatifs pour le PIB ou ressentie comme une croissance voisine de zéro. Mais tomber à nouveau dans le piège de 2008, je n’y crois pas», insiste Bruno Cavalier. A cette époque, rappelle l'économiste, «nous sommes passés d’une récession classique visible dans les comptes trimestriels dès la fin 2007- début 2008, à une récession extraordinaire après la faillite de Lehman Brothers avec des contractions de PIB de 5 % et plus sur plusieurs trimestres. La vie économique s’était arrêtée brutalement et avait dû faire face à un gel de la liquidité bancaire pendant plusieurs mois». Une telle crise de liquidité ne devrait pas se reproduire, prévoit-il.Par ailleurs, sur la possibilité de voir la Banque centrale européenne interrompre la hausse des taux, voire de baisser le refi, le chef économiste d’Oddo Securities considère que la porte s’est effectivement fermée pour des hausses du taux directeur. Cela étant, pour une baisse, Bruno Cavalier estime qu’il faudrait une correction de marché supplémentaire et une crise de liquidité plus importante.
Au total, les encours gérés par les ETF européens ressortaient fin juillet à 324,4 milliards de dollars, soit 1 % de plus qu’un mois plus tôt (321,2 milliards), la hausse par rapport au 31 décembre 2010 ressortant à 14,2 % ou 40,4 milliards de dollars, dont 27,1 milliards de dollars de souscriptions nettes, selon le BlackRock Investment Institute.Dans ce contexte, iShares continue de faire très largement la course en tête : la filiale de BlackRock, dont les actifs sous gestion se situaient fin juillet à 119,2 milliards de dollars, soit une part de marché de 36,7 %, a capté 5,2 milliards de dollars de souscriptions nettes en juillet, sur un total de 7,9 milliards, et 14,6 milliards de dollars sur un total de 27,1 milliards pour les sept premiers mois de l’année.Une modification est en revanche intervenue dans le trio de tête : fin juillet, le deuxième est désormais db x-trackers, avec 52,1 milliards de dollars et 16,1 % de part de marché, tandis que Lyxor se classe troisième avec 50,1 milliards de dollars et 15,4 % du marché. Fin juin, Lyxor Asset Management (Société Générale) arrivait encore en deuxième position pour les encours, avec 53,5 milliards de dollars et 16,7 % de part du marché européen, devant db x-trackers (Deutsche Bank) avec 51 milliards de dollars et 15,9 % du marché. Le recul de Lyxor AM s’explique entre autres par le fait que ce gestionnaire est celui qui a subi les plus fortes sorties nettes aussi bien en juillet (1,1 milliard de dollars) que pour les sept premiers mois de l’année (3,6 milliards). En revanche, db x-trackers a enregistré des souscriptions nettes de 2 milliards pour juillet et de 2,5 milliards en janvier-juillet.
A fin juillet, les actifs gérés par les ETF dans le monde ressortaient à 1.444,8 milliards de dollars contre 1.442,7 milliards fin juin, progressant ainsi de 0,1 % en un mois, selon les statistiques du BlackRock Investment Institute. L’encours total affiche une hausse de 10,2 % par rapport aux 1.311,3 milliards de fin décembre.Au total, BlackRock recensait au 31 juillet 2.847 ETF cotés 6.370 fois sur 51 Bourses et lancés par 148 émetteurs. Le nombre d’ETF en préparation ressortait à 1.051, contre 1037 fin juin et 970 un an auparavant.Depuis le début de cette année, le nombre d’ETF s’est accru de 15,7 %, avec 419 lancements, 12 radiations et 20 fusions.Le trio de tête des promoteurs reste bien sûr inchangé. iShares (BlackRock) alignait fin juillet 475 ETF contre 474 fin juin, avec un encours total de 618,1 milliards de dollars contre 620,7 milliards et une part de marché de 42,8 % contre 43 %. State Street Global Advisors (SSgA) s’inscrit toujours en deuxième position, avec un nombre inchangé d’ETF (137), des actifs gérés de 204 milliards de dollars contre 204,2 milliards un mois auparavant et une part de marché de 14,2 % contre 14,1 %. Quant au troisième, Vanguard, sa gamme comporte toujours 69 fonds, mais son encours a baissé d’un milliard de dollars, à 174,5 milliards et sa part de marché s’est située à 12,1 % contre 12,2 %.
Les groupes du CAC ont publié un bénéfice net de 46,2 milliards au titre du premier semestre, en croissance de 9,5%, rapporte Les Echos. Les investissements ont de leur côté augmenté de 26% par rapport au premier semestre 2010 à 41,3 milliards d’euros, selon le pointage de Ricol-Lasteyrie pour Les Echos. Les analystes prévoient autour de 94 milliards d’euros de bénéfices récurrents (hors exceptionnels) en 2011, soit une hausse de plus de 9%. Ils anticipent quelque 104 milliards en 2012, un montant tout proche du record de 2007 (106,5 milliards), selon le consensus FactSet retraité par PrimeView. L’augmentation globale des bénéfices est moins forte que par le passé (un quasi-doublement des profits au premier semestre 2010), mais plus des deux tiers des groupes ont encore amélioré leur résultat. La «palme» revient encore à Total, qui affiche le plus gros profit. Les pays émergents ont de nouveau été des soutiens pour les entreprises bien développées à l’international. Seules deux sociétés sont en perte (Carrefour et Veolia).
La Place de Paris entend jouer un rôle moteur dans le développement de la microfinance, rapporte L’Agefi alors que le secteur draine 7 milliards de fonds privés dans le monde et que Paris n’en collecte que 1%. Pour l’heure, la plateforme de refinancement Microfis offre aux institutions de microfinance (IMF) un accès direct aux marchés obligataires. La première institution cambodgienne Prasac a été choisie comme figure de proue à la création d’un fonds commun de titrisation ouvert aux investisseurs institutionnels et émettra des obligations cotées sur Nyse Euronext. Le montant de l'émission devrait être compris entre 10 et 20 millions de dollars pour un taux de rentabilité (TRI) cible de 6%. Les gérants d’actifs pourront bénéficier du label ISR afin de diversifier leur portefeuille.
La plateforme américaine de négoce BATS Global Markets a annoncé le 30 août que son projet de se lancer dans la cotation d’actions avait reçu le feu vert du régulateur boursier américain, la SEC.BATS «a reçu l’approbation de la Securities and Exchange Commission pour les règles encadrant son activité de cotation d’actions, qui sera lancée en décembre 2011", indique la plateforme dans un communiqué. BATS s’est déjà imposée comme la troisième plateforme d'échanges d’actions du pays, mais elle ne permet jusqu'à présent que de vendre ou d’acheter des titres de sociétés cotées soit sur le NYSE, soit sur le Nasdaq. Si le projet aboutit, elle offrira donc un nouveau choix aux entreprises qui souhaitent s’introduire en Bourse. Elle acceptera aussi le transfert des sociétés déjà cotées chez ses concurrents et la double cotation.
Selon les données de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA), avec un mois de juillet en diminution de 16 %, le montant des cotisations collectées sur les sept premiers mois de l’année s’élève à 80,6 milliards d’euros, marquant une baisse de 12 % par rapport à la même période de l’année 2010. L’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques et provisions pour participation aux bénéfices) progresse de 6 % sur un an, à 1 379,4 milliards d’euros.Dans le détail, les versements sur les supports euros s’affichent en net recul (- 13 %) avec 68 milliards d’euros collectés tandis que les versements sur les supports en unités de compte (UC) diminuent très légèrement (-1 %) avec 12,6 milliards d’euros collectés, précise la FFSA. De fait, la part des UC dans l’ensemble des cotisations est de 16 % à fin juillet 2011, soit deux points de plus qu’à fin 2010.
A fin juin, le nombre de contrats d'épargne retraite subventionnés Riester en unités de compte atteignait les 2,88 millions contre 2,71 millions douze mois plus tôt et 2,48 millions fin juin 2009, rapporte l’association allemande BVI des sociétés de gestion. En l’espace de ces deux dernières années, l’encours des fonds Riester a plus que doublé, passant de 3,54 milliards à 8,2 milliards d’euros. Cependant, le nombre de comptes n’a doublé que sur les quatre dernières années, puisqu’il se situait à 1,48 million à la fin du premier semestre 2007.L’augmentation du nombre de contrats Riester s’essouffle, puisque l’augmentation de 170.000 unités sur la dernière année fait suite à des hausses de 230.000 entre juin 2009 et juin 2010, de 360.000 entre juin 2008 et juin 2009 et de 640.000 entre juin 2007 et juin 2008. Le ralentissement que traduisent ces chiffres ne laisse pas d’inquiéter le BVI, pour lequel l'évolution démographique prévisible de l’Allemagne exigerait que les Allemands investissent davantage dans leur prévoyance vieillesse individuelle.
Au 30 juin, les 363 fonds développement durable recensés dans l’espace germanophone (Allemagne, en Autriche et en Suisse) par le Sustainable Business Institute (SBI) géraient environ 34 milliards d’euros, soit autant que les 354 fonds enregistrés au début de l’année. Au total, 23 fonds d’un volume de 2 milliards d’euros ont été nouvellement admis dans la base SBI pendant que 14 autres ont été fermés ou ont fusionné.Le gros des encours à la fin du premier trimestre, avec 22 milliards d’euros, revient aux 205 fonds d’actions. Ceux qui étaient déjà en activité à fin décembre ont affiché pour le premier semestre des performances allant d’un gain de 5 % à une perte de 22 %L’autre gros contingent est fourni par les 55 fonds obligataires, avec 6 milliards d’euros et des performances comprises entre + 6 % et - 6 %.Le SBI a aussi comptabilisé 4,7 milliards d’euros pour les 65 fonds diversifiés et 150 millions pour les 15 fonds de fonds. Les 20 ETF durables géraient 697 millions et les trois fonds de micro-finance réunissaient 484 millions d’euros d’encours.