Selon l’enquête annuelle de McKinsey & Company sur le secteur de la gestion d’actifs, les encours mondiaux ont progressé de 7% entre 2009 et 2010, à 35.000 milliards d’euros, rapporte L’Agefi. Pour autant, la collecte n’a pas été au rendez-vous l’an dernier : les souscriptions n’ont représenté que 0,2% de l’augmentation des encours, le solde provenant de l’amélioration des marchés financiers. Parmi les raisons expliquant la mauvaise collecte, l'étude avance également les évolutions réglementaires (Bâle 3) qui ont conduit les banques ont intérêt à «rapatrier l'épargne de leurs clients sur des produits de bilan plutôt que sur des OPCVM. De fait, l’industrie perd des parts de marché que ce soit sur la clientèle institutionnelle ou celle des particuliers. En un an, la part des actifs confiés à des gestionnaires a perdu 1.300 milliards d’euros d’encours. Un point positif cependant : l’industrie de la gestion d’actifs parvient à améliorer sa rentabilité grâce «à la part plus importante d’actions et de produits de gestion alternative dans le mix des produits», d’après McKinsey. En outre, les coûts diminuent.Dans ce contexte, les sociétés de gestion indépendantes, orientées vers la clientèle institutionnelle, ont tiré leur épingle du jeu. «Entre 2008 et 2010, plus des deux tiers des acteurs indépendants ont enregistré une collecte nette positive, à comparer avec moins d’un quart des gestionnaires d’actifs captifs», selon McKinsey.
Les difficultés dans l’assurance de personnes sont responsables du recul anticipé du marché, rapporte L’Agefi, avec des prévisions qui font état d’une baisse située entre 2% et 6% en vie/capitalisation cette année et ce, malgré des perspectives pariant sur un redressement du marché au deuxième semestre. Pour les cinq premiers mois de l’année, la Fédération Française des Sociétés d’Assurance (FFSA) fait d’ores et déjà état d’une baisse de 12% des cotisations d’assurance-vie, à 56,8 milliards d’euros. En outre, le montant des prestations a progressé de 15% à 42,7 milliards, provoquant mathématiquement un effondrement de 49% de la collecte nette (à 14,1 milliards). Les encours ont néanmoins progressé de 7% (à 1.374 milliards d’euros) à fin mai, note le quotidien.
Selon les estimations de Swiss Fund Data, l’encours des fonds suisses à fin mai ressortait à 653,6 milliards de francs, dont 231,2 milliards gérés pour des investisseurs institutionnels. Cela représente une diminution de 11,8 milliards de francs sur un mois, malgré des souscriptions nettes sur le mois de 876,2 millions de francs.
Lors des «Entretiens de l’AF2I» qui se sont tenus mercredi à Paris, Francis Weber (directeur financier de Réunica), vice-président de l’Association Française des Investisseurs Institutionnels (AF2i) a indiqué que les encours du secteur s'étaient accrus à 2.107,5 milliards d’euros fin décembre (soit largement plus d’un PIB annuel de la France), contre 1973,3 milliards douze mois auparavant et 1.683,9 milliards fin 2008. Le taux d’accroissement a, néanmoins, diminué à 6,8 % en 2010 contre 12,6 % en 2009.Parallèlement, le processus de concentration s’est poursuivi, avec une baisse de 11 % à 1.129 acteurs contre 1.268 fin 2009. On en recensait encore 1.712 fin 2006.Vincent Ribuot, directeur des investissements de l’Union Mutualiste Retraite et vice-président de l’AF2I, a pour sa part présenté la 6ème enquête annuelle de l’AF2i auprès de ses membres. Cette dernière a obtenu des réponses de 55 d’entre eux, soit un peu plus de 75 % des adhérents représentant plus de 90 % des encours. Selon les estimations de cette étude, l’encours pourrait augmenter cette année, sauf accidents, de 5,2 % à quelque 2.214 milliards d’euros (110 % du PIB de la France).Il ressort de ce sondage que l’allocation aux actions va demeurer stable (pour 84 % des sondés) et que 35 % des responsables interrogés prévoient une diminution de l’exposition aux obligations souveraines tandis que 70 % envisagent de se renforcer sur les obligations d’entreprise. D’autre part, 44 % ont l’intention d’augmenter leur allocation à l’immobilier et 41 % au private equity.Au sein de la classe actions, 65 % du panel prévoient une augmentation de leur exposition ISR et 39 % des montants affectés aux valeurs émergentes.On relèvera aussi que l’allocation stratégique est prioritairement fonction désormais de considérations liées à la réglementation, plus qu’au passif.Lors de l’enquête, les institutionnels interrogés ont indiqué qu’ils délèguent la gestion de 57 % de leurs encours. Au sein de la gestion déléguée, 44 % vont à des mandats, 29 % à des OPCVM et 23 % à des fonds dédiés.Les critères sont en premier lieu la confiance, ensuite le niveau de risque et en troisième position la performance absolue. Comme critères de sélection, les professionnels citent en premier la qualité du reporting et ensuite la diversification des risques.Comme préférence de travail, les institutionnels délèguent à 43 % à des sociétés de gestion indépendantes, à 37 % à des filiales de groupes bancaires et à 29 % à des filiales captives de l’investisseur.
Depuis le début de l’année, le nombre de sociétés dégradées en catégorie spéculative par l’agence Standard & Poor’s a atteint 21, soit un total de» fallen angels» déjà supérieur à celui de l’ensemble de l’exercice 2010. Le japonais Tepco est le dernier, et le plus gros émetteur, à être tombé en catégorie spéculative. Ces 21 «anges déchus» représentent 219, 4 milliards de dollars ( soit quelque 152,2 milliards d’euros) de dette.A l’inverse, les «rising stars» ou émetteurs relevés en catégorie investisseur sont au nombre de 19 et pèsent seulement un peu plus de 60 milliards de dollars de dette.
La zone Asie-Pacifique compte désormais davantage de personnes fortunées que l’Europe. Selon la quinzième édition de l'étude de Merrill Lynch Wealth Management et Capgemini, l’Asie-Pacifique affiche 3,3 millions de millionnaires contre 3,1 millions pour l’Europe. Le nombre de personnes fortunées dans les pays asiatiques a progressé de 9,7% l’an dernier, contre 6,3% dans les pays européens. A Hong Kong, le nombre de millionnaires a bondi de 33,3% en 2010. L’Inde, avec une hausse de 20,8%, fait sa première apparition dans le Top 12 mondial des pays comptant le plus de millionnaires. En France, le nombre de personnes fortunées n’a progressé que de 3,4%. Si l’Europe est revenue peu ou prou à son effectif d’avant-crise, les individus dépassant le million de dollars de patrimoine sont nettement plus nombreux qu’en 2007 dans la zone Asie-Pacifique, qui n’est plus devancée que par l’Amérique du Nord, avec ses 3,4 millions de millionnaires (contre 3,3 millions en 2007 et en hausse de 8,6% sur un an). Globalement, la population des millionnaires dans le monde a progressé de 8,3% l’an dernier à 10,9 millions d’individus. Trois pays -les Etats-Unis, le Japon et l’Allemagne-concentrent encore 53% de la population des millionnaires dans le monde, mais cette proportion a tendance à diminuer. Le patrimoine financier des millionnaires s’est pour sa part inscrit en hausse de 9,7%, à 42.700 milliards de dollars, après une progression de 18,9% en 2009 et a permis de dépasser le pic de 2007 (40.700 milliards). Dans ce contexte, l’analyse de Merril Lynch souligne la nécessité pour les sociétés de gestion d’offrir désormais un ensemble plus large et plus intégré d’instruments pour répondre aux besoins complexes des particuliers fortunés. Des instruments transversaux qui, vu la complexité des besoins à prendre en compte, ne sont pas seulement le produit de la gestion privée mais de plusieurs divisions ou entités telles que la banque d’investissement et le corporate banking. Les sociétés en mesure de proposer ces leviers de valorisation seront mieux en mesure de se différencier et de répondre aux besoins d’une clientèle dont la fortune est de plus en plus liée au monde de l’entreprise. Fin 2010, les personnes fortunées détenaient 33% du total de leurs investissements en actions, contre 29% un an plus tôt, la part du fixed income revenant à 29% contre 31% précédemment. Les matières premières ont également eu la faveur des HNWI qui devraient continuer d’accroître leurs allocations actions et matières premières en 2012 tout en réduisant parallèlement les poches dédiées à l’immobilier et au monétaire.
Le suisse Alix Capital a publié le 20 juin son UCITS Alternative Index Industry Survey sur le deuxième trimestre avec 118 réponses au questionnaire parvenues le 9 juin. Il s’agissait pour 40 % de gérants de fonds de hedge funds et pour 16 % de gérants de hedge funds, pendant que 17 % étaient des investisseurs directs et 12 % des prestataires de services.Il ressort principalement du sondage que 77 % des personnes interrogées ont déjà investi dans des hedge funds coordonnés et que 32 % d’entre eux n’investissent plus que dans ce genre de produit. 82 % de ceux qui sont déjà investis dans ces fonds au deuxième trimestre comptent augmenter leur allocation dans ces véhicules au troisième trimestre.Les stratégies privilégiées sont le long/short equity, le CTA et le macro ; les investisseurs souhaitent davantage de hedge funds coordonnés événementiels ou matières premières.D’autre part, un tiers du panel estime que la structure OPCVM n’est pas plus onéreuse que celle de l’offshore.
Le fournisseur d’indices Stoxx Limited a annoncé, mardi 21 juin, le lancement de l’indice Stoxx Europe 600 couvert en euros. Le nouvel indice est destiné aux investisseurs souhaitant bénéficier de l’exposition au Stoxx Europe 600 Index, sans pâtir des fluctuations des différentes monnaies en circulation dans l’univers d’investissement.La composition de l’indice STOXX Europe 600 est revue chaque trimestre en mars, juin, septembre and décembre.
Selon une étude du Boston Consulting Group (BCG), 52 % des 1.960 milliards d’encours déposés fin décembre par des clients étrangers auprès des banques suisses provenaient de pays émergents, ce qui constitue un record, souligne Die Welt. La proportion n'était que de 37 % en 2007. Ces clients ont remplacé les Américains et les Européens qui ont rapatrié leurs avoirs par peur de leur fisc.
En avril 2011, l’encours de parts émises par les OPCVM non monétaires de la zone euro était supérieur de 34 milliards d’euros à celui enregistré le mois précédent, selon les statistiques communiquées par la Banque centrale européenne. L’encours de parts émises par les OPCVM non monétaires de la zone euro est ressorti en hausse à 5790 milliards d’euros en avril 2011, contre 5756 milliards en mars 2011. Sur la même période, l’encours des parts émises par les OPCVM monétaires de la zone euro a diminué, revenant de 1077 milliards d’euros à 1071 milliards. Les souscriptions nettes de parts d’OPCVM non monétaires de la zone euro sont ressorties à 26 milliards d’euros en avril 2011, tandis que les souscriptions nettes de parts d’OPCVM monétaires se sont établies à 6 milliards. En ce qui concerne la ventilation par stratégies de placement, le rythme de progression annuel des parts émises par les fonds «obligations» est ressorti à 5,5% en avril 2011 et les souscriptions nettes se sont élevées à 6 milliards d’euros. S’agissant des fonds «actions», le taux de croissance annuel est ressorti à 2,9% et les souscriptions nettes à 12 milliards d’euros. Pour les fonds «mixtes», le taux de croissance s’est établi à 5,8% et les souscriptions nettes à 5 milliards d’euros.
Le 21 juin, Stoxx Ltd a annoncé l’introduction du STOXX Europe 600 Hedged EUR Index. Il s’agit d’une version couverte du risque de change de l’indice Stoxx Europe 600 qui est destinée à servir aussi bien de «benchmark» pour des fonds gérés activement que de sous-jacent pour des ETF et d’autres produits investissables.
Les problèmes liés à la dette grecque ont exacerbé l’aversion au risque des investisseurs qui ont abandonné le secteur des obligations à haut risque à la mi-juin au profit des fonds dédiés aux actions américaines.Durant la semaine au 15 juin, les fonds obligataires high yield ont ainsi subi une décollecte nette record de 2,09 milliards de dollars, selon les dernières statistiques hebdomadaires communiquées par EPFR Global. Les fonds obligataires dans leur ensemble ont toutefois enregistré une collecte nette de 679 millions de dollars durant la semaine sous revue. Les fonds actions ont drainé plus de 6 milliards de dollars, la collecte d’un groupe d’ETF américains, stimulés par le débouclage d’options arrivant à échéance le 17 juin, ayant très largement compensé les rachats réalisés par les principaux groupes de fonds actions. Les fonds dédiés aux actions européennes ont terminé la semaine sur une décollecte de 741 millions de dollars. A noter aussi que les fonds monétaires ont subi leur plus forte décollecte depuis plus de quatre mois. Du côté sectoriel, les fonds dédiés à la santé et aux biotechnologiques ont continué d’enregistrer des souscriptions si bien que la collecte depuis le début de l’année s’inscrit à plus de 3 milliards de dollars.
Selon le Wealth Management Report 2011 de PricewaterhouseCoopers (PwC) que cite la Börsen-Zeitung, 30 % des 275 dirigeants de banques et de groupes financiers de 67 pays s’attendent à une forte concentration dans le secteur de la gestion de fortune durant les deux prochaines années. Ce mouvement sera le résultat tardif de la crise financière et en particulier du durcissement de la réglementation avec ses implications financières pour les entreprises du secteur. Cependant, la rentabilité de cette activité devrait quand même augmenter.
L’agence de notation Moody ‘s a relevé d’un cran la note du Brésil de Baa3 à Baa2 en notant que le profil de crédit souverain était compatible avec des notes à un niveau supérieur. Les perspectives sur la note reste également positive. Dans le détail, Moody’s a précisé que les ajustements de politique récents devraient aboutir à un scénario macroéconomique durable, avec des perspectives à moyen terme des indicateurs budgétaires et de croissance en amélioration.
L’Observatoire du financement des entreprises par le marché, qui présentait hier son premier rapport annuel, suggère de développer les obligations émises par les PME, indique Les Echos. Fondé par plusieurs acteurs de la place, l’Observatoire a pour ambition de promouvoir le développement d’obligations groupées ou individuelles, spécifiquement pour les PME, et de trouver des établissements susceptibles de monter de telles opérations. Le projet s’appuie notamment sur Oséo, qui dispose d’un fonds de garantie pour des obligations groupées depuis 2009. De son côté, Accola, une société de conseil britannique, en collaboration avec Middlenext, est en train de monter un fonds commun de placement, qui achèterait les obligations groupées des PME.
Selon les statistiques de Morningstar reprises par InvestmentNews dans une enquête parue dimanche 19 juin, seuls 40 % des gérants sont investis dans leurs fonds. Et parmi ces 40 %, 60 % sont des gérants actions. Morningstar a pu établir que plus un gérant investit dans son fonds, le mieux ce dernier performe. Ainsi, pour les fonds dans lesquels leur gérant a investi plus d’un million de dollars, la notation moyenne est de 3,5 étoiles. Quant à la durée moyenne du «pilote» à la tête du fonds, elle se situe à plus de 12 ans.Inversement, les fonds où leur gérant n’investit pas ou peu ont une note moyenne de 2,9 étoiles et la durée moyenne en place du gérant se situe à 4,6 ans.La plupart des sociétés de gestion n’ont pas de règles formelles quant à la question de savoir si les gérants doivent investir dans les fonds qui leur sont confiés. Royce & Associates (groupe Legg Mason) par exemple impose à ses gérants principaux d’investir au moins 1 million de dollars dans leur fonds, les co-gérants devant y placer pour leur part au moins 500.000 dollars. A l’inverse, dans 81 des 114 fonds de Vanguard, le gérant n’y est pas investi.
Selon les estimations de Hedge Fund Research (HFR), les lancements de hedge funds ont atteint au premier trimestre 2011 et sur les quatre trimestres à fin mars leur plus haut niveau depuis 2007. Le «Market Microstructure hedge fund industry report» recense la création de 298 fonds en janvier-mars, ce qui représente un taux de lancements de 3,3 %, tandis que les encours totaux ont dépassé les 2.000 milliards de dollars pour la première fois.Cela posé, les liquidations ont été aussi les plus nombreuses des douze derniers mois, avec 181 fermetures en janvier-mars, ce qui représente un taux d’attrition de presque 2 %. Sur les douze mois à fin mars, 684 fonds ont été liquidés, de sorte que les créations nettes durant cette période ont porté sur 295 unités, ce qui est aussi le niveau le plus élevé depuis 2007.En matière de performances, la dispersion a continué de s’amenuiser durant le premier trimestre, avec un écart de 55,3 points de pourcentage entre le premier décile (+ 41,3 %) et le dernier décile (- 14 %) sur douze mois. Cet écart est le plus faible observé depuis 2005 et il a diminué de moitié par rapport à 2009 (116 points de pourcentage). Pour les douze mois à fin mars, le HFRI Fund Weighted Composite Index a affiché une performance de 9,4 %.L’analyse de la structure des frais fait apparaître une divergence entre les commissions de gestion et celles de performance. En moyenne, les commissions de gestion sont demeurées inchangées à 1,58 % (lire notre article du 4 mars), mais elles sont remontées à 1,67 % pour les fonds lancés durant les quatre derniers trimestres. D’autre part, les commissions de performance ont baissé au premier trimestre à 18,85 % contre 18,95 % en octobre-décembre. Elles ont baissé de presque 50 points de base depuis le premier trimestre 2008, et les données fournies par les fonds lancés durant les douze derniers mois indiquent que la tendance s’est poursuivie, avec un taux qui a baissé à 17,2 % en moyenne.
L’Agefi rapporte que selon le baromètre semestriel de Coller Capital conduit par IE Consulting auprès de 110 investisseurs (limited partners, ou LP) en mars et avril 2011, ceux parmi ces derniers qui envisagent d’accroître leur exposition au capital-investissement représentent plus du double de ceux qui veulent la réduire (27% contre 12%). Cet optimisme se traduit notamment par une volonté de recrutement chez les investisseurs selon François Aguerre, directeur d’investissement chez Coller Capital. 32% d’entre eux l’envisagent au cours des deux prochaines années. Cela dit, tirant les leçons de la crise et du durcissement de la réglementation financière, les LP continuent de reconfigurer leurs portefeuilles. Les fonds affichant de mauvaises performances ou responsables de mauvaises pratiques (pendant la période faste comme pendant la crise) devraient en subir les conséquences : 43% des LP interrogés estiment ainsi que plus de 20% des équipes n’arriveront pas à lever des fonds.
Thierry Giami, président de l’Observatoire du financement des entreprises par le marché qui présente son premier rapport annuel ce matin, a indiqué à L’Agefi vouloir inciter les investisseurs institutionnels à investir dans les valeurs petites et moyennes. Pour ce faire, certains acteurs de Place militent pour la mise en oeuvre de moyens supplémentaires par Nyse Euronext en faveur des PME tandis que d’autres souhaitent la création d’une plate-forme spécialisée, avec des prix et services adaptés. MiddleNext déclare déjà ouvertement travailler sur une plate-forme alternative.Christine Lagarde attend avant la fin octobre les conclusions du rapport confié à Thierry Giami, et au médiateur du crédit, Gérard Rameix, sur le «financement efficace et disponible des PME et ETI par les marchés dans le contexte d’internationalisation croissante des bourses», ajoute le quotidien.
Après une période d’attentisme pendant la crise, les entreprises françaises montrent un net regain d’intérêt pour le M&A, qui apparaît comme un des leviers privilégiés pour se renforcer géographiquement, ou favoriser au sein d’un groupe le développement de nouvelles technologies ou de nouveaux métiers.Selon une enquête réalisée conjointement pas PwC et l’Association des responsables de fusions-acquisitions en entreprises (Arfa), plus de 80% des entreprises interrogées estiment qu’une accélération de l’activité M&A est prévisible dans leur secteur d’activité. Plus précisément, pour la majorité des entreprises interrogées, les acquisitions qui seront réalisées au cours des cinq prochaines années pourraient représenter entre 10% et 25% de leur chiffre d’affaires. Cette accélération s’explique par le retard pris pendant la crise, qui a obligé les entreprises à être particulièrement sélectives et prudentes dans leurs projets d’acquisiton. Par conséquent, et contrairement aux idées reçues, la crise n’a pas accéléré la consolidation de leur secteur d’activité pour 61% des entreprises interrogées. De même, concernant les cessions, les comportements attentistes en période de crise s’estompent au profit d’une politique dite «normale» (59% des répondants), voire volontariste (22%), qui se traduit par des programmes de désinvestissement déjà engagés pour 31% des entreprises interrogées. En période de sortie de crise, les entreprises cherchent en priorité à réaliser l’acquisition de sociétés de petite ou moyenne taille revêtant une importance stratégique (59% des répondants). «De plus en plus d’entreprises privilégient l’approche «string of pearls» consistant à réaliser successivement plusieurs acquisitions de taille relativement modeste, plutôt qu’une seule opération d’envergure susceptible de modifier de manière significative leur organisation», explique Stéphane Meffre, associé PwC responsable du pôle Transactions.