D’après les statistiques publiées vendredi par la Bundesbank, l'épargne financière des Allemands a atteint un nouveau record de 4.824 milliards d’euros fin mars, soit 40 milliards ou 0,8 % de plus que fin décembre 2010 et 203 milliards ou 4,4 % de plus qu’un an auparavant.Cependant, la Banque centrale précise qu’au premier trimestre les fonds d’investissement ont subi des sorties nettes de presque 3,5 milliards d’euros et sont revenus à 585,1 milliards contre 587,4 milliards trois mois plus tôt, après déjà des remboursements nets de 1 milliard en octobre-décembre. Les rachats ont surtout affecté les fonds obligataires.
Le directeur général du Fonds européen de stabilité financière (FESF), Klaus Regling, estime que la zone euro va surmonter sa crise actuelle de la dette d’ici 2014. «On peut légitimement s’attendre à ce que la crise soit surmontée d’ici deux à trois ans», a-t-il déclaré dans la dernière livraison de l’hebdomadaire Der Spiegel."Dans tous les pays de la zone euro, les fondamentaux s’améliorent», a-t-il dit. Tous les pays de la zone euro ont commencé à mettre leurs finances en ordre et déjà quelques uns des pays les plus affectés par la crise, tels que l’Irlande par exemple, plongée dans une crise économique et budgétaire majeure provoquée par l’effondrement du secteur bancaire national, sont en train de se remettre sur pied, a-t-il fait valoir.
Soutenue par l'évolution de la réglementation, la prise d’indépendance de Barclays Private Equity, rebaptisée Equistone Capital Partners, confirme la tendance générale dans les banques : la scission de leurs filiales de capital-investissement. Les transactions sont multiformes. Elles peuvent consister en une scission pure et simple de l'équipe, avec, parfois, une participation de l’ancienne maison mère dans la nouvelle entité. Autre cas de figure, la vente par la banque de ses participations dans des fonds gérés par des firmes de capital-investissement extérieures. La tendance est loin de s’éteindre, précise le quotidien, et la société de conseil Preqin a recensé 136 sociétés de capital-investissement, appartenant à 39 banques qui ont collecté 264 milliards de dollars de capital.
A fin juin, les actifs gérés par les hedge funds focalisés sur les marchés émergents ont atteint un nouveau record de 123 milliards de dollars, selon Hedge Fund Research (HFR). Le deuxième trimestre 2011 a été le quatrième consécutif de souscriptions nettes et de hausses pour cette catégorie de fonds.En avril-juin, l’encours s’est accru de 1,4 milliard de dollars grâce à un effet performance de 1,1 milliard et à des souscriptions nettes de plus de 300 millions.
L’indice des OPCI RFA (*) d’IPD et de l’Aspim, qui reflète la performance de 40 produits, affiche au premier semestre 2011 un rendement global de 4,73 %. Parmi ces véhicules, les 36 fonds spécialisés, c’est-à-dire dont l’exposition est de plus de 70 % sur un secteur particulier, enregistrent un gain de 5,1 %. Les 4 fonds diversifiés progressent plus faiblement de 2,34 % au cours du premier semestre 2011. L’actif net réévalué total de l’échantillon est de 4.854 millions d’euros à fin juin 2011 contre 4.517 millions à fin décembre 2010. La valeur des actifs sous-jacents est de 7.675 millions d’euros au 30 juin 2011. Sur les 40 véhicules analysés, 27 sont des OPCI RFA dédiés et 13 sont donc des OPCI RFA non dédiés. A noter que deux nouvelles sociétés de gestion d’OPCI ont rejoint l’échantillon de l’indice : BSG France et Perial. Les autres sont AEW Europe SGP, Amundi Immobilier, Archon Group, Axa Real Estate SGP, BNP Paribas REIM, Ciloger, GE Rem, Paref Gestion, Sofidy, UFG LFP, et Viveris Reim. Union Investment France n’a pas été en mesure de fournir les données nécessaires à son maintien dans l’indice. (*) Organismes de placement collectif immobilier à règles de fonctionnement allégées
Entre le 1er et le 12 août, les volumes journaliers sur les principaux indices européens locaux ont bondi de 79% par rapport à juillet, à 41 milliards d’euros, rappelle L’Agefi qui cite les études mensuelles de TAG et CA Cheuvreux. Selon Pablo Garmon, Europe business development manager chez Tag, «les facteurs soutenant l’idée de la prédominance de l’arbitrage et du trading haute fréquence au cours des deux premières semaines n’ont pas manqué». D’après lui, le trading algorithmique, l’arbitrage et les market-makers ont représenté une grande partie de la hausse des volumes de transactions, ce qui n’a pas été le cas des investisseurs institutionnels. Pour autant, le trading haute fréquence n’est pas, selon lui, la cause de la débâcle boursière même si il en a compliqué les conséquences via une volatilité accrue et une activité boursière soutenue.
Les maisons de gestion étrangères gagnent de l’audience auprès des investisseurs institutionnels allemands, révèle une étude commandée par Axa Investment Managers à Telos et Kommalpha, «Spezialfondsmarkt 2011", auprès de 170 investisseurs. Même si le panel continue de privilégier globalement les gestionnaires allemands, 18 % des personnes interrogées peuvent concevoir de travailler à l’avenir avec des sociétés de gestion étrangères, contre 14 % l’année dernière pendant que la proportion d’institutionnels désireux de privilégier les maisons allemandes a diminué à 36 % contre 44 %.D’après Axa IM, les opérateurs étrangers sont mieux acceptés par les investisseurs allemands parce que ces derniers, confrontés à des taux allemands faibles et donc à une pression accrue pour afficher des performances, se sont tournés de manière croissante vers les classes d’actifs plus risquées et internationales, comme les obligations émergentes, qui exigent des ressources importantes en matière de recherche, d’analyse, de gestion de portefeuille et de connaissances approfondies des marchés locaux. Ces caractéristiques sont souvent l’apanage des grandes maisons de gestion étrangères.Axa IM note à l’inverse que les promoteurs étrangers désireux de s’implanter sur le marché allemand ont quelques difficultés à s’imposer contre des concurrents locaux déjà très présents et mettant en œuvre une stratégie de croissance bien pensée.Comme le souligne Frank Richter, head of institutional sales pour l’Allemagne et l’Autriche chez Axa IM, il est indispensable pour les opérateurs étrangers désireux de s’imposer auprès des institutionnels allemands de connaître en profondeur les particularités du marché allemand, les exigences spécifiques des différents groupes d’investisseurs institutionnels ainsi que l’environnement réglementaire local, sans oublier une équipe de professionnels confirmés… et germanophones.
Le palmarès annuel d’IPE fait ressortir que les actifs institutionnels des gestionnaires au Royaume-Uni ont augmenté de 11 % durant les douze mois à fin mars, pour atteindre 2.100 milliards d’euros, ceux des dix plus grosses maisons s’accroissant de 11,3 % à 1.380 milliards.BlackRock arrive en première position, avec 331 milliards d’euros, devant LGIM avec 40 milliards de moins et BNY Mellon avec 137 milliards. Aviva Investors se classe quatrième avec 133 milliards d’euros, précédant Insight Investment et State Street Global Investors (SSgA, 105 milliards).Le septième rang revient à Standard Life, devant Axa Invesment Manargers, Scottish Widows Investment Partnership (SWIP) et Aberdeen Asset Management.
Selon L’Agefi qui cite une étude de la Société Générale, les positions vendeuses («short») sur les marchés actions ont atteint des niveaux jamais constatés depuis 2008. Se référant à des données de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), le nombre de contrats misant sur une baisse du S&P 500, proche de zéro en juillet, est passé à 71.000. Dans le même temps, ajoute le quotidien, les hedge funds ont dû racheter leurs positions vendeuses sur les obligations américaines et ont fermé leurs contrats à la baisse sur les indices de volatilité.
L’assombrissement des perspectives économiques mondiales a mis sens dessus dessous les monnaies des pays émergents, note The Wall Street Journal. Ces dernières semaines, la Turquie, la Corée du Sud et quelques autres Banques centrales, dont celle d’Indonésie, ont adopté des mesures ou ont annoncé qu’elles en prendraient pour bloquer la chute de leur monnaie dans un environnement où les investisseurs fuient les actifs risqués… dont les actions et les devises émergentes.Les analystes estiment toutefois que sur le long terme les devises émergentes vont tendanciellement se renchérir parce que les pays en voie de développement connaissent une forte croissance. Les mesures en vue de soutenir les monnaies ne devraient donc être que temporaires et une stabilisation des marchés pourrait les rendre inutiles.
Le palmarès établi par Morningstar pour Fidelity (lire notre article du 18 août) fait ressortir que les fonds de fonds allemands sont enclins à investir surtout dans des fonds de gestionnaires étrangers. En 2010, seul Allianz Global Investors est en effet parvenus à hisser l’un de ses produits, le Allianz RCM US Equity cinq premiers fonds en multigestion, au quatrième rang comme en 2009. Ce véhicule était utilisés fin décembre par 67 fonds contre 66 un an plus tôt.Les trois fonds les plus populaires auprès des sélectionneurs ont été le M&G Global Basics de Graham French, présent dans 101 fonds de fonds, le Magellan C (de Comgest) géré par Vincent Strauss avec 82 citations et le BlackRock BGF World Mining (Evy Hambro) dans 71 portefeuilles (il était premier fin 2009 avec 89 citations).Le Templeton Global Funds de Michael Hasenstab se classe cinquième avec 66 citations contre 19 l’année précédente.On note que le Carmignac Investissement arrive en 11ème position (il était septième fin 2009) car il figurait dans 47 fonds contre 57.
Bien qu’ils les jugent majoritairement toujours trop chers, les investisseurs institutionnels interrogés par Preqin sont 70 % à envisager d’augmenter leurs placements dans des fonds d’infrastructures durant les douze prochains mois, révèle l'étude Infrastructure Spotlight de l’institut de recherches et fournisseur de données britannique.Par rapport à l'édition de 2010, les spécialistes interrogés sont moins nombreux (51 % contre 72 %) à juger que les intérêts des gérants de fonds et des investisseurs ne sont pas convenablement alignés.De plus, les investisseurs potentiels sont 62 % à estimer que les frais de gestion, malgré la tendance générale à la baisse, demeurent aux alentours de 2 % pour environ les deux tiers des fonds d’infrastructure et sont trop élevés (72 % du panel jugeaient en 2010 que ce point posait problème).Par ailleurs, l'étude Preqin montre que 28 % des investisseurs institutionnels souhaiteraient voir les gestionnaires placer davantage de capitaux dans leurs fonds, contre 45 % l’an dernier.
D’après les statistiques de la CNMV, les investisseurs étrangers détenaient fin décembre pour 2.447 millions d’euros de parts de fonds espagnols, sur un encours total de près de 144 milliards. Cette proportion minime de 1,7 % met en évidence la difficulté pour les maisons espagnoles de vendre leurs produits à l’exportation, pour l’essentiel en raison d’obstacles d’origine fiscale et réglementaire.
D’après les calculs de CB Richard Ellis relayés par Fondsprofessionell, les investissements dans l’immobilier en Allemagne se sont montés au premier semestre à 11,1 milliards d’euros, soit 28 % de plus que pour janvier-juin 2010, dont 4,2 milliards provenant d’investisseurs étrangers.Du fait que certaines transactions ont atteint des volumes importants, les gestionnaires d’actifs et de fonds ont constitué la catégorie d’investisseurs la plus importante, avec près de 2,6 milliards d’euros, soit 23 % du volume total, devant celle des fonds immobiliers offerts au public et des fonds institutionnels (Spezialfonds), avec plus de 2,3 milliards d’euros ou 21 % du total.
Selon l’association VGF (Verband Geschlossene Fonds e.V.) des gestionnaires allemands de fonds fermés, les 45 sociétés affiliées ont déclaré pour le deuxième trimestre 2011 des souscriptions de 1,06 milliard d’euros contre 803,2 millions pour janvier-mars et plus de 1,18 milliard pour la période correspondante de l’an dernier.Les investisseurs institutionnels ont contribué pour 86,9 millions aux rentrées totales contre 48,2 millions durant les trois mois précédents et 226,5 millions au deuxième trimestre 2010.Le gros des nouvelles souscriptions est allé aux fonds spécialistes de l’immobilier en Allemagne, avec 531 millions d’euros contre 248,3 millions au premier trimestre et 346,7 millions en avril-juin 2010.
Graham Neilson, stratégiste en chef du gestionnaire alternatif londonien Cairn Capital, estime que le coût élevé des sauvetages de la Grèce, du Portugal et de l’Irlande risque de faire perdre leur triple A à la France et à Allemagne, rapporte Expansión. S’il faut abonder le fonds de sauvetage européen, la dette de ces pays atteindra 120-125 % du PIB, ce qui ne correspond à un triple A.
Au deuxième trimestre 2011, la demande d’or générée par les ETF est ressortie à 51,7 tonnes contre une moyenne de 41,4 tonnes sur les douze trimestres précédents hormis les deux trimestres record, janvier-mars 2009 et avril-juin 2010, indique le Conseil mondial de l’or dans son rapport Gold Demand Trends. La demande mondiale d’or pour la période sous revue s’est élevée à 919,8 tonnes.De fait, le total enregistré pour avril-juin de cette année est nettement inférieur à celui de la période correspondante de 2010 (291,6 tonnes), marquée par la crise de la dette en Europe. Cette année, la demande s’est concentrée sur l’Europe, une fois de plus en raison des inquiétudes concernant la stabilité de la zone euro et le risque de contagion d’un potentiel défaut de la Grèce, et sur l’Inde, où les ETF gagnent rapidement en popularité.
Dans une interview conjointe au journal belge Le Soir et au quotidien suisse Le Temps, l’ancien président de la Commission européenne, Jacques Delors, dénonce la réaction trop timide des dirigeants européens alors que l’euro et l’Union européenne sont «au bord du gouffre». «Ouvrons les yeux: l’euro et l’Europe sont au bord du gouffre. Et pour ne pas tomber, le choix me paraît simple: soit les Etats-membres acceptent la coopération économique renforcée que j’ai toujours réclamée, soit ils transfèrent des pouvoirs supplémentaires à l’Union», affirme l’ancien ministre de l’Economie et des finances de François Mitterrand. Jacques Delors estime par ailleurs que «la mutualisation partielle des dettes, c’est la pompe pour éteindre le feu et redonner un sens à la coopération communautaire. Les Etats-membres, simultanément, doivent lever leurs dernières objections aux six projets de directives sur la gouvernance économique, dont le Parlement européen a logiquement durci le contenu pour rendre plus automatique les sanctions en cas de dérapage budgétaire».
Le rally de la livre sterling cette semaine prouve l’intérêt croissant des investisseurs pour de nouvelles devises refuge en dehors du franc suisse et du yen, analyse le Wall Street Journal. D’autres monnaies connaissent le même sort, comme les dollars australien et canadien et le real brésilien.
Andrew Bosomworth, chez Pimco (groupe Allianz Global Investors), juge que l’idée des «eurobonds», pour l’instant écartée du langage officiel franco-allemand, est très intéressante, car ces titres constitueraient le noyau d’un marché obligataire européen de grande taille, rapporte le Financial Times Deutschland.Johannes Müller, chef économiste de DWS (Deutsche Bank) estime qu’avec le temps ce segment pourrait atteindre un volume de 5.000 milliards d’euros alors que le marché des obligations fédérales allemandes (bunds) ne représente que 1.100 milliards d’euros, soit 12 % du marché des Treasurys américains.Le spécialiste de DWS a calculé que le rendement moyen de tous les emprunts d’Etat de la zone euro se situe actuellement à 3,1 %, pour une échéance moyenne comprise entre 8 et 10 ans. Sur la même période, le rendement des Bunds n’est que de 1,7 %... alors que l’inflation allemande est de 2,4 %.La mise en place éventuelle des eurobonds induirait donc mécaniquement une hausse des rendement pour les obligations des pays les mieux notés, comme l’Allemagne.