La Chine est de plus en plus tentée de déprécier son taux de change, rapporte L’Agefi. Fan Jianping, chef économiste du State Information Center, «think-tank» chinois proche du gouvernement central, a indiqué que les récentes sorties de capitaux hors du territoire chinois pourraient sonner le glas de la politique d’appréciation du yuan. Après l’adoption par le Sénat américain d’un projet de loi qui autoriserait des taxes compensatoires sur les produits importés de pays sous-évaluant leur monnaie et notamment la Chine, Pékin avait réagi en fixant la parité de son taux de change contre dollar à des niveaux inférieurs. Mais le premier ministre Wen Jiabao avait alors prévenu que le pays ne comptait pas abandonner son poids dans le commerce international en gardant un renminbi «relativement stable».
Les bonus à Wall Street vont cette année diminuer de 20 % à 30 % en moyenne par rapport à l’an passé, selon les prévisions de Johnson Associates citées par le Wall Street Journal. La baisse sera encore plus forte pour les traders obligataires. Le managing director empochera en moyenne 900.000 dollars contre 1,2 million en 2010.
Sur les sept pays pour lesquels l’allemand Feri établit un palmarès des sociétés de gestion avec plus de 25 fonds notés et avec la plus forte proportion de fonds notés A et B au 30 septembre, Threadneedle arrive en tête en France en Allemagne, au Royaume-Uni, en Italie et en Autriche avec des scores respectives de 57,4 %, 61,7 %, 63,2 %, 69 % et 46,7 % (voir tableau joint).Fidelity se classe en deuxième position dans trois pays : la France (51,9 %), l’Italie (57,8 %) et l’Autriche (45,5 %).Parmi les gestionnaires avec 8 à 24 fonds notés, la palme revient à Janus Group, qui figure en bonne place dans pratiquement tous les pays.Janus est ainsi : - premier en Suède (81,3 %) et en Italie (84,6 %), - deuxième au Royaume-Uni (76,5 %) derrière Royal London (87,5 %) et en Autriche (68,8 %), derrière Banque de Luxembourg (73,3 %), - troisième en Suisse (70,6 %, derrière JO Hambro (75 %) et Baldifor (73,3 %), et en France (64,7 %), derrière Carmignac Gestion (70 %) et Financière de l’Echiquier (69,2 %)- quatrième en Allemagne (70,6 %) , derrière First State (87,5 %), DJE (76,9 %) et JO Hambro (75 %).Carmignac Gestion, premier en France (70 %), arrive en deuxième position en Italie (77,8 %), au cinquième rang en Allemagne (66,7 %) et au sixième en Suisse (62,5 %)
BofA Merrill Lynch Global Research a annoncé le lancement d’un nouvel indice «Dim Sum» dont l’objectif est de suivre la performance des obligations offshore à Hong Kong libellées dans la devises chinoise.L’indice couvre environ la moitié de l’encours de dette libellée dans la monnaie chinoise disponible à Hong Kong (CNH, renminbi offshore).
Comme celle de Francfort depuis quelques mois, la Bourse de Suttgart ouvre depuis ce lundi les transactions sur les ETF, les ETC et les ETN dès huit heures du matin au lieu de 9 heures, rapporte le Handelsblatt. La clôture reste fixée à 20 heures.
Depuis le début de 2010, les indices de référence de 77 ETF ont été changés aux Etats-Unis, selon IndexUniverse. Et, dans 44 cas, ces changes ont été substantiels en termes de composants ou de pondération, rapporte The Wall Street Journal.Souvent, ces changements se traduisent dans un premier temps par une baisse de la commission de gestion, ce qui a par exemple été le cas lorsque State Street Global Advisors (SSgA) a remplacé les indices capi-pondérés KBW de cinq de ses ETF par des indices S&P équipondérés. Ce changement a obligé SSgA a vendre les actions de grandes banques de son SPDR S&P Bank ETF, ce qui a substantiellement changé le fonds. En réponse, Invesco a lancé quatre ETF PowerShares utilisant les indices financiers KBW rejetés par SSgA et offre 3 mois gratuits avant de prélever une commission de 0,35 %... comme les fonds de State Street.De même, Russell Investments a réduit les frais sur 13 ETF volatilité, beta et momentum parce que plusieurs concurrents, dont Direxion, ont lancé des produits similaires.Ces réductions de commissions montrent simplement que les gestionnaires d’ETF sont prêts à faire des sacrifices tarifaires pour retenir leurs investisseurs ou pour les inciter à essayer quelque chose de nouveaux lorsque apparaissent des ETF ou des indices concurrents.
L’optimisme de courte durée suscité la semaine dernière par les efforts européens pour contenir la crise de la dette a malgré tout redoré le blason des actions.Les fonds d’actions ont ainsi réalisé une collecte nette de 4,9 milliards de dollars durant la semaine au 2 novembre, selon les estimations d’EPFR Global. Les fonds d’actions émergentes ont représenté 70% de ce total, enregistrant leur plus forte collecte depuis le mois d’avril. Dans le sillage des deux semaines précédentes, les fonds high yield ont encore drainé plus de 2,75 milliards de dollars. Les fonds obligataires ont enregistré une collecte nette de 1,6 milliard de dollars. En revanche, les fonds monétaires ont subi des rachats nets pour un montant de plus de 25 milliards de dollars, ce qui porte la décollecte depuis le début de l’année à plus de 218 milliards de dollars contre 518 milliards pour la période correspondante de 2010.
Parmi les analystes du Panel Taux de L’Agefi, ceux de Barclays, BNP Paribas, La Banque Postale, La Française AM, Natixis, Robeco, Swiss Life et UBS estiment que les taux de la Banque Centrale Européenne seront encore abaissés de 25 points de base dans les trois prochains mois. D’autres parient sur un nouvel assouplissement dans les six mois, à l’exception de Dexia AM pour qui le «refi» restera à son niveau actuel. Outre-Manche, alors que la Banque d’Angleterre a décidé de relancer son programme d’assouplissement quantitatif le mois dernier, relève le quotidien, Swiss Life AM, reste, comme en octobre, le seul panéliste à parier sur un relèvement des taux à 0,75% d’ici à trois mois.
Selon le palmarès exclusif de Funds People, les gestionnaires espagnols affichent actuellement un encours de 3,29 milliards d’euros dans leurs fonds enregistrés au Luxembourg et en Irlande. A fin septembre, le Santander arrivait en tête, avec 1,08 milliard d’euros, suivi d’A&G avec 853 millions et du BBVA avec 846 millions. Cela posé, le Santander et le BBVA ont transféré ces derniers mois tous leurs fonds irlandais à Luxembourg, et d’autres maisons ont déjà décidé de faire de même.
D’après une étude d’ETF Securities, l’encours mondial des ETF matières premières s’est accru de 3,7 milliards de dollars au troisième trimestre pour atteindre un record historique de 178,2 milliards de dollars au 30 septembre.Cette hausse masque des évolutions divergentes, avec un gonflement de 11,8 milliards de dollars pour les ETF sur les métaux précieux, tandis que les ETP sur les autres matières premières accusaient une baisse d’encours de 8,1 milliards de dollars. En ce qui concerne les ETP sur l’or, leurs actifs ont augmenté en juillet-septembre de 13,7 milliards, pour atteindre 121,7 milliards de dollars. Ils ont enregistré des souscriptions nettes de 5,8 milliards de dollars durant la période sous revue.
La forte expansion des actifs gérés dans les produits indiciels cotés (ETP) en pleine crise des marchés a valu à ces produits, pour l’essentiel des ETF, une déferlante d’interrogations de la part du Conseil de stabilité financière (FSB et de plusieurs régulateurs nationaux quant à leur lisibilité réelle. SPDR, Lyxor, db x-trackers, se sont lancés dans une campagne d’explications, rejoints par le leader mondial du secteur, iShares. A la mi-octobre, l'équipe SPDR de State Street Global Advisors (SSgA) a publié une étude de 10 pages «ETF Trading and Execution in the European Markets», expliquant le mécanisme de formation des prix et des échanges d’ETF en Bourse et de gré à gré. iShares publie un vademecum pour l’investisseur professionnel, «ETP Due Diligence» (lire Newsmanagers du 19 octobre), avec une check-list des «bonnes questions» à se poser avant d’acquérir ou après avoir acheté un ETP et un rappel des meilleures pratiques auxquelles devraient se tenir les promoteurs.Pour Joe Linhares, managing director d’iShares, EMEA, et David Benmussa, directeur à la succursale parisienne, la question primordiale est de bien classifier les différentes catégories d’ETP (ETF, à réplication physique ou synthétique, ETN et ETC, produits de banque d’investissement, et enfin les ETI, qui s’appuient sur des dérivés).Ensuite, hormis la transparence et la surcollatéralisation, qui valent à des stades divers pour les deux catégories d’ETF, iShares recommande pour les ETF à réplication synthétique l’indépendance entre le promoteur et la contrepartie au swap, et des contreparties multiples.Le prêt de titres, une pratique très encadréeParmi les questions à clarifier avant d’investir, iShares insiste non seulement sur l'écart de suivi (tracking error) mais aussi sur l'écart de performance (tracking difference), ont expliqué Joe Linhares et David Benmussa le 3 novembre à Paris.De même, le coût total de détention ne comporte pas que le TFE : il faut y intégrer le spread, les différences de fiscalité (notamment sur les dividendes), les coûts de transaction et le profit tiré du prêt de titres.Chez iShares, ce dernier est clairement réparti : 60 % pour le fonds, 40 % pour BlackRock. A titre d’illustration pour les produits sur l’Euro Stoxx 50, le gain pour l’investisseur chez iShares a été de 19,2 points de base sur les douze mois à fin juin. La gestion du risque lié au prêt de titres est centralisée pour iShares dans le pôle Risk & Quantitative Analysis (RQA) de BlackRock et il n’y a jamais eu de défaut jusqu'à présent. La surcollatéralisation s’est échelonnée durant la période sous revue entre 102,8 et 129,8 %, mais n’a concerné que 39 fonds sur 150, bien que tous soient statutairement autorisés à pratiquer cette activité. Rappelons que le prêt de titres n’est pas une spécialité restreinte aux ETF à réplication physique : il peut aussi être pratiqué par ceux à réplication synthétique.
A fin septembre, l’encours des fonds chinois ressortait à 2.100 milliards de yuans, ce qui représente une contraction de 9,8 % en un trimestre, largement à cause d’un effet de marché négatif de 251 milliards de yuans, le plus élevé depuis le deuxième trimestre 2010, selon Z-Ben Advisors.A l’exception des fonds monétaires, tous les segments accusent des pertes pour juillet-septembre, avec un recul de 11,76 % pour les fonds d’actions et même une chute de 22,4 % pour les fonds QDII.D’autre part, les souscriptions sont tombées en moyenne sous la barre d’un milliard de yuans et le nombre de nouveaux lancements a diminué à 58 unités contre 63 pour le trimestre précédent.Les sorties «organiques» ont diminué à 27,25 milliards de yuans contre 61 milliards en avril-juin, probablement parce que l’indice CSI a chuté de 15,2 % au troisième trimestre, ce qui aurait incité les investisseurs retail à retarder leurs rachats.
Le plan européen n’a pas réduit les tensions sur les taux italiens, rapporte L’Agefi. Hier, ils ressortaient à 6,17%, un niveau proche des 6,28% atteints début août. Si les taux italiens restent aussi élevés, le coût pour l’Etat risque de devenir insoutenable en 2012, note le quotidien. L’Italie devra alors refinancer 285 milliards d’euros de titres d’Etat qui arriveront à maturité, d’après les estimations de CA Cheuvreux. «En supposant une hausse de 100 pb du coupon des billets de trésorerie et des dettes à taux variable et de 200 pb de celui des obligations à taux fixe de plus de trois ans, les intérêts à payer augmenteraient de 60 %», selon Marco Baccaglio, l’auteur d’un rapport sur l’Italie chez CA Cheuvreux.
En octobre, les fonds espagnols de valeurs mobilières ont encore subi des remboursements nets de 891 millions d’euros après 681 millions en septembre et 699 millions en août. C’est ainsi le septième mois consécutif de sorties nettes pour ces fonds, d’après l’association espagnole Inverco des sociétés de gestion.En revanche, l’encours total au 31 octobre est ressorti à un peu plus de 129,48 milliards d’euros, demeurant stable par rapport à la première estimation d’Inverco pour fin septembre (lire newsmanagers du 3 octobre), mais affichant une progression de 241 millions en un mois sur le vu du total révisé au 30 septembre.Sur les douze plus grandes maisons par le volume des encours, dix ont subi des remboursements nets en octobre, les plus fortes sorties affectant Santander Asset Management (239,6 millions d’euros), BBVA Asset Management (183 millions) et CatalunyaCaixa Inversió (127,6 millions).Dans le groupe de tête, les deux gestionnaires ayant affiché des souscriptions nettes sont Ahorro Corporación, avec presque 1,5 million d’euros, et Barclays Wealth Management, avec 10,25 millions.
L’association ABI des assureurs britanniques prépare une demande pour exclure les sociétés nouvellement cotées des indices tels que le FTSE 100, et ce pendant une période de trois mois. Une telle règlementation empêcherait les ETF d’investir dans ces sociétés. ABI estime selon Money Marketing, qui cite des informations de The Mail on Sunday, que les ETF ont récemment fait gonfler les prix des titres de sociétés fraichement arrivées sur le marché. Il s’agissait de sociétés minières qui ont directement rejoint le FTSE 100 une fois cotées à Londres.
Alors que les charges salariales des entreprises ont dans l’ensemble augmenté de 4 % en 2010-2011 par rapport à 2009-2010, les rémunérations dans la gestion d’actifs se sont accrues en moyenne de 18 % (les bonus ont même bondi de 30 %). L'édition 2011 du Asset management reward survey de PricewaterhouseCoopers (PwC), montre d’ailleurs que, dans la gestion d’actifs, les rémunérations (salaires de base et primes) ont augmenté plus rapidement pour les spécialistes de l’investissement que pour ceux de la distribution. Le niveau moyen de rétribution des directeurs de l’investissement (CIO) a augmenté plus vite également que celui de tous les cadres dirigeants, y compris les directeurs généraux (CEO).Le sondage fait ressortir au demeurant que les rémunérations s’accroissent à un rythme plus rapide encore en Asie, où la gestion d’actifs est en croissance et où l’inflation est élevée, mais aussi dans certaines niches de produits comme les ETF, les marchés émergents mondiaux et les actions internationales.PwC souligne que la concurrence pour s’assurer le concours de gérants de fonds talentueux, en une période où l'évolution ultérieure des bénéfices dépend tout particulièrement de la capacité à fournir durablement une performance élevée, s’est traduite par des augmentations significatives des rémunérations.D’autre part, l'étude met en évidence que si la troisième directive européenne sur les fonds propres réglementaires (Capital Requirements Directive ou CRD III en anglais) n’est pas aussi restrictive qu’on le redoutait initialement, elle désavantage les gestionnaires d’actifs européens, notamment par rapport à leurs concurrents asiatiques. 85 % des personnes interrogées pour l'étude PwC ont d’ailleurs indiqué être préoccupées par la nouvelle réglementation, notamment à cause des difficultés pratiques lorsqu’il s’agit de recruter de bons éléments face à la concurrence extra-européenne.
En octobre, il s’est investi dans le monde 796 millions de dollars dans des ETF focalisés sur la Chine, un montant inégalé depuis 2009. Fondsprofessionell, citant Bloomberg Businessweek, explique cet engouement d’un côté par le fait que le marché juge les actions chinoises sous-évaluées et de l’autre par les attentes des opérateurs qui voient Pékin libéraliser sa politique monétaire.TrimTabs rapporte en outre que les rentrées nettes des ETF spécialistes des marchés émergents ont porté sur 1,5 milliard de dollars en octobre, leur niveau le plus élevé des six derniers mois. Depuis mars 2009, creux de la vague, il s’est investi chaque mois en moyenne 1,4 milliard de dollars dans des ETF marchés émergents.
Le nombre d’emplois à la City de Londres devrait chuter de 27.000 en 2011 à 288.225 postes au total, et retrouver ainsi son niveau de 1998, selon les prévisions du Center for Economics and Business Research (CEBR), rapporte Les Echos. Ce calcul fait écho au récent pessimisme affiché par de nombreuses banques d’investissement qui ont annoncé des réductions de leur force de travail. A l’origine de cette évolution, la perspective d’un resserrement de la réglementation et la crise de la zone euro. Le CEBR n’est pas non plus très optimiste pour l’avenir. En 2012 et 2013, une stagnation devrait être observée et, en 2014, 2015 et 2016, le nombre d’emplois devrait s’accroître chaque année entre 3.000 et 4.000 postes.
Nyse Euronext annonce de nouvelles mesures en faveur des PME et ETI (Entreprises de taille intermédiaire), rapporte L’Agefi. L’entreprise de marché va créer un Comité d’orientation stratégique dédié aux PME-ETI présidé par Fabrice Demarigny, auteur du «Small Business Act boursier européen». Objectif de la structure: améliorer la visibilité des valeurs moyennes et attirer la liquidité. Nyse Euronext va également se doter de deux segments distincts, l’appel public à l'épargne et le placement privé. En outre, une plate-forme dédiée aux obligations des PME-ETI, cotées ou non, va être créée. Enfin, Nyse Euronext prévoit de communiquer davantage avec les entreprises non cotées en vue de les attirer en Bourse.
La capacité des banques à émettre de la dette senior non sécurisée, par opposition aux covered bonds, sera un élément clé du retour de la confiance, note L’Agefi. Or, ce retour n’est pas garanti. Les marchés de la dette souveraine ont réagi de façon beaucoup plus mitigée aux résultats du sommet. Hier soir, le rendement à 10 ans italien ne s’est détendu que de 3 points de base, à 5,86%. Il est le reflet des interrogations sur la puissance de feu réelle de la Facilité européenne de stabilité financière (EFSF) mais aussi de la capacité de l’Italie à tenir, d’ici huit mois, les engagements de réforme qu’elle a pris cette semaine dans une lettre d’intention envoyée à ses partenaires.