Les banques européennes et américaines doivent se réformer, rapporte L’Agefi qui reprend la première étude annuelle sur le secteur bancaire réalisée par McKinsey & Company. En 2010, le rendement du capital (RoE), à 9,3% aux Etats-Unis et 9,2% en Europe, reste 1,5 point inférieur au coût du capital, qui a atteint en moyenne 12% l’année dernière, selon le rapport. Côté banques européennes, les profits devront passer de 166 à 328 milliards. Ce sont donc 350 milliards de profits supplémentaires qui devront être générés, en plus des 1.500 milliards nécessaires pour couvrir les besoins pour se conformer aux nouvelles réglementations de Bâle 3.Les établissements devront aussi opérer une mutation géographique de leurs activités, rappelle le quotidien. En effet, selon l'étude, les marchés émergents devraient contribuer à hauteur de 60% aux résultats des banques internationales dans les dix prochaines années, contre environ 30% aujourd’hui.
Sous le titre «sombre mois d’août pour les hedge funds», Edhec-Risk résume bien la situation, soulignant dans son bulletin mensuel que la plupart des stratégies ont été négativement affectées par la chute des marchés d’actions. Sur les 13 catégories de hedge funds régulièrement suivies, seuls les ventes à découvert, qui ont gagné en moyenne 6,97 % et les CTA Global, qui ont progressé de 0,27 % affichent des résultats positifs.En revanche, le long/short equity et le distressed securities ont accusé des pertes respectives de 4;07 % et de 4,08 %.Huit stratégies sur treize sont cependant dans le vert pour l’ensemble des huit premiers mois de l’année, les ventes à découvert caracolant en tête avec une performance de 5,2 %, devant l’arbitrage obligataire (+ 3,8 %). Les catégories dans le rouge sont principalement les marchés émergents (- 3,7 %) et le long/short equity (- 3,2 %).
Selon La Tribune, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé lundi 19 septembre avoir acquis pour 9,79 milliards d’euros d’obligations d’Etat pour la période se terminant au 14 septembre, soit un montant en retrait par rapport aux 13,96 milliards et 13,3 milliards d’euros annoncés les deux semaines précédentes.
Selon le Financial Times, Siemens a retiré plus d’un demi milliard d’euros de dépôts d’une grande banque française il y a deux semaines pour le transférer à la Banque centrale européenne. Le groupe industriel allemand aurait retiré cet argent en partie en raison d’inquiétudes sur la santé financière de l’établissement et en partie pour profiter des taux d’intérêt plus élevés versés par la BCE, selon une personne connaissant bien le dossier. Siemens disposerait de 4-6 milliards d’euros en dépôt à la BCE, avant tout en dépôt à une semaine.
A l’occasion de la publication de son indice France pour le premier semestre 2011, basé sur 1.452 immeubles tertiaires représentant 32,9 milliards d’euros, la société IPD, dédiée à la mesure de performance pour l’immobilier institutionnel, constate qu’après deux semestres de reprise, l’évolution des valeurs de l’immobilier tertiaire marque le pas.Affichant un rendement en capital sur les six premiers mois de 2011 à 1,1%, l’immobilier tertiaire en France voit son rendement global porté à 4,0%. Le rendement en locatif est stable (2,9% sur six mois à décembre 2010 tout comme à juin 2011).L’indice semestriel IPD France au 30 juin 2011 montre que l’appréciation de valeur la plus élevée a concerné les bureaux parisiens situés en dehors du Quartier Central des Affaires (QCA), segment de marché dont le rendement en capital s’est élevé à 2,8% contre 1,0% pour les bureaux situés dans le QCA.La logistique et les locaux d’activité ont quant à eux enregistré un septième semestre de baisse consécutive, le rendement en capital pour ce premier semestre 2011 s’élevant à 0,6%, soit une baisse cumulée de 20% sur les 7 derniers semestres.
Les flux d’investissement sur les fonds actions européens domiciliés aux Etats-Unis sont repassés en territoire positif durant les deux dernières semaines, note L’Agefi. Cela dit, l’indice Euro Stoxx accuse une baisse de 14% sur les deux derniers mois, contre un recul de 8% sur le S&P 500, «montrant ainsi que les investisseurs américains ont certainement procédé à des retraits significatifs dans les dernières semaines», estiment les analystes de Deutsche Bank. Ces derniers notent que la récente intervention concertée des Banques centrales destinée à offrir des liquidités en dollars à 3 mois aux banques européennes a certainement contribué à rassurer les investisseurs américains.
D’après la Börsen-Zeitung, même si les statistiques d’août ne sont pas encore prêtes, les spécialistes de l’association BVI des sociétés de gestion d’actifs estiment que les turbulences sur les marchés pourraient s'être traduites pour les fonds allemands par des sorties nettes comprises entre 3 milliards et 4 milliards d’euros.
«Il existe un décalage de plus en plus marqué entre l'évolution de l’indice ESRI du climat des affaires au Japon et la performance des marchés d’actions», relève Nuno Teixeira, directeur général adjoint chez Schroders dans L’Agefi. Car le Japon s’est installé depuis deux ans sur un rythme de reprise économique nettement supérieur à sa tendance estimée à long terme. La hausse du PIB devrait donc être proche de zéro cette année, contre une progression de 4% en 2010 et un consensus qui s’attend à un rythme de croissance de près de 3% en 2012."Plus que par la demande extérieure, cette évolution sera tirée par les dépenses de reconstruction, mais aussi par la reprise de l’emploi et la demande des entreprises», note Nuno Texeira
Sept noms sont retirés de l’indice iTraxx Europe en raison d’une dégradation de la liquidité et de notations en catégorie high yield, relève L’Agefi. L’indice iTraxx Crossover passe de quarante à cinquante émetteurs. Rhodia et Tomkins sont retirés de la liste, tandis que douze noms sont font leur entrée. Enfin, huit émetteurs, dont BAE Systems et Ahold, sont remplacés au sein de l’indice iTraxx HiVol.
Selon la dernière étude du cabinet McKinsey, les allocations plus prudentes des investisseurs et l’environnement plus contraignant en termes réglementaires ont pour conséquence une moindre profitabilité des banques privées, ce qui pourrait accentuer les mouvements de consolidation, rapporte L’Agefi. Même si les marges opérationnelles se sont améliorées grâce à une baisse des coûts de 4 points de base (pb) en 2010, à 24 pb, elles restent inférieures de 11 pb à leurs niveaux d’avant la crise. Selon Sébastien Lacroix, directeur associé chez McKinsey, les banques privées adossées à des banques universelles qui viennent s’implanter sur des marchés étrangers sans réseau souffrent beaucoup depuis deux ou trois ans. Et les banques gérant moins de 5 milliards d’euros ont en moyenne une base de coût de 20 pb supérieure (à 80pb) à celles dont les actifs dépassent 10 milliards (60 pb). Néanmoins, le fait que les activités de banque privée soient peu gourmandes en fonds propres et génératrices de liquidités devraient limiter la consolidation, ajoute l’expert. En 2010, les actifs sous gestion en banque privée ont progressé de 9% en Europe et la collecte nette a augmenté de 2%, relève McKinsey.
L’Agefi rapporte que selon le responsable de la gestion des actions chinoises chez BNP Paribas Investment Partners, Patrick Ho, les actions chinoises cotées sur les marchés de Hong Kong et Shanghai pourraient gagner 15% sur les 12 prochains mois, le prix des titres suivant la croissance des profits.
L’Agefi rappelle qu’au 1er septembre, sur le marché de l’investissement dans l’immobilier d’entreprise en France, le volume ressort à 5,9 milliards d’euros, en hausse de 13% par rapport à l’an dernier, d’après le conseil en immobilier CB Richard Ellis. En 2011, le marché devrait cependant faire un peu moins bien que l’an dernier. Le volume pourrait atteindre 10 milliards d’euros contre 11 milliards en 2010. Les acheteurs sont très prudents, à la recherche d’actifs ‘zéro défaut’. Dans ce contexte, des dossiers représentant au total 1,3 à 1,5 milliard d’euros ont été abandonnés cette année.La demande placée a progressé de 3% sur les huit premiers mois de l’année à 1,48 million de m² mais CB Richard Ellis s’attend à une stabilisation de la demande placée en 2011 tout en notant l’existence d’un risque de baisse pour 2012, corrélé à l’ampleur de la correction économique.
A fin 2010, l'épargne financière brute des ménages dans le monde s’est accrue de 6,2 % pour atteindre 95.264 milliards d’euros, ce qui est supérieur au record historique de 2007, selon la dernière livraison du Global Wealth Report d’Allianz *. Sur les dix dernières année, la hausse moyenne a été de 4,1 % et même de seulement 3,2 % sur une base par tête.L’augmentation de l'épargne financière brute dans les pays industrialisés a été inférieure à celle enregistrée à l'échelon mondial, de sorte que le stock à fin 2010 était encore légèrement inférieur au niveau d’avant la crise. En revanche l'épargne financière brute des pays émergents d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe orientale a enregistré des taux de croissance à deux chiffres sur la dernière décennie, et dans les deux premières régions, même la crise financière n’a pas fait baisser l'épargne financière. Dans les pays les plus pauvres, l'épargne financière par tête se situe déjà à un niveau supérieur de plus de 50 % à celui d’avant la crise.En termes nets, les statistiques d’Allianz font ressortir que le pays où l'épargne financière par tête est la plus élevée est la Suisse (135.558 euros), devant le Japon (84.267 euros) et les Etats-Unis (79.165 euros). Le Royaume-Uni se classe huitième (52.719 euros), la France, onzième (41.550 euros) et l’Allemagne, treizième (41.402 euros).*https://www.allianz.com/static-resources/en/press/media/documents/v_1315928633000/110905_global_wealth_report_europe_2011_e.pdf
Même si l’horizon reste obscurci pour les bourses européennes et américaines, qui devraient évoluer selon une trajectoire de tôle ondulée à l’image des bourses japonaises des années 90, l’ampleur de la baisse de cet été ouvre désormais de franches opportunités à court terme de retour sur les marchés actions européens, explique-t-on chez PrimeView, cabinet indépendant de recherche économique et financière, dans L’Agefi. «En effet, nos indicateurs d’opportunités affichent des niveaux historiques pour l’EuroStoxx 50", précisent-ils : «la probabilité pour que l’indice de la zone euro poursuive sa baisse est désormais quasiment nulle à court, moyen et long terme. Dans cette phase de rebond, les secteurs qui surperformeront le plus seront ceux ayant été littéralement massacrés durant la correction, à savoir les cycliques et surtout les financières.»
Les sociétés basées en Grèce, en Irlande et au Portugal ont assisté à une forte montée du mécontentement des actionnaires cette année, montre une étude européenne des votes en assemblées générales sur les six premiers mois de l’année d’Institutional Shareholder Services citée par le Financial Times Fund Management. Cela s’explique par les turbulences économiques dans ces pays, qui poussent les investisseurs à voter et être plus actifs, selon Jean-Nicolas Caprasse, responsable de la gouvernance d’ISS.
Le gouvernement italien de centre droit se tourne vers la Chine dans l’espoir que Pékin l’aidera à se sortir de la crise en investissant dans des obligations souveraines et des sociétés stratégiques, rapporte le Financial Times. Lou Jiwei, le président du China Investment Corp, l’un des principaux fonds souverains du monde, s’est rendu à Rome la semaine dernière pour discuter avec Giulio Tremonti, le ministre italien des Finances, et la Cassa Depositi e Prestiti, une entité contrôlée par l’Etat qui a créé un fonds stratégique d’investissement ouvert aux investisseurs étrangers.
Pour sa première conférence annuelle en Europe depuis cinq ans, qui a lieu à Paris (12-14 septembre, lire notre article du 8 septembre), l’International Corporate Governance Network (ICGN) va notamment s’attacher à faire progresser le gouvernement d’entreprise dans le domaine des moyennes capitalisations et à promouvoir un surcroît de transparence pour les votes en assemblée générale, a indiqué Carl Rosén, executive director et ancien directeur général du fonds de pension suédois AP2. L’ICGN s’attachera aussi à développer le dialogue entre les entreprises et les investisseurs et à améliorer la gestion du risque en affinant les outils disponibles et en favorisant des procédures d'évaluation et de formation des administrateurs. De plus, l’ICGN s’efforcera de promouvoir des mesures en faveur du respect des principes éthiques et pour éviter les conflits d’intérêt.Christianna Wood (ex-CalPERS), «chairman», a précisé que l’ICGN, un réseau de 520 membres qui pèse 18.000 milliards de dollars d’encours, a l’intention de se mobiliser pour faire adopter dans le monde entier des directives régissant les donations aux partis politiques ainsi qu’un «mandat modèle» qui corresponde véritablement à une relation de long terme entre les détenteurs de capitaux et les gestionnaires d’actifs.L’ICGN a aussi l’intention de promouvoir le «reporting intégré» qui insère des éléments extra-financiers, ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance), dans les documents normalisés produits par les sociétés. En cela, l’ICGN soutient l’initiative de l’International Integrated reporting Committee (IIRC).Carl Rosén a enfin précisé que l’ICGN attend de la Commission européenne qu’elle privilégie la responsabilité des actionnaires par rapport à des réglementations très détaillées. Il serait bon dans ce contexte que Bruxelles appuie ainsi l’adoption de codes de gouvernement d’entreprise dans les vingt-sept pays membres.
L’Autorité fédérale de surveillance des services financiers (BaFin) a annoncé le 12 septembre qu’elle donne son agrément au projet de fusion entre la Deutsche Börse et NYSE Euronext.La BaFin autorise ainsi également le nouveau holding néerlandais (Holdco) à prendre des participations importantes dans les filiales de la Deutsche Börse, notamment la chambre de compensation Clearstream Banking AG et la contrepartie centrale Eurex Clearing.La transaction reste suspendue à l’obtention d’autres autorisations, notamment celles des autorités de la concurrence de l’UE ainsi que des autorités de surveillance boursière compétentes.
La dette publique en zone euro devrait atteindre un pic en 2012 et s'établir à 88,7% du PIB, selon un rapport sur les finances publiques dévoilé le 12 septembre par la Commission européenne. En 2007, la dette publique était de 66,3% en zone euro et de 59% dans l’ensemble de l’Union européenne. Elle devrait être de 83,3% en 2012 pour les 27. «La dette devrait continuer à croître l’année prochaine malgré un retour de la croissance, un retrait au fur et à mesure des mesures de soutien à l'économie et un début de consolidation», indique le rapport. «Une fois le pic atteint, le problème ne sera pas réglé», avertit toutefois le document, selon lequel le débat sur la soutenabilité de la dette devrait s’intensifier dans les décennies à venir en raison notamment du vieillissement des populations en Europe.
La composition des indices FTSE4Good a fait l’objet de sa 21ème actualisation en 10 ans, au cours desquels les titres de 290 sociétés ont été radiés et 815 nouvellement admis.Cette fois, le britannique FTSE Group indique avoir décidé d’inclure 22 entreprises supplémentaires, dont quatre australiennes et deux françaises (Atos Origin et Ipsen). Parallèlement quatre valeurs ont été radiées, dont la française JC Decaux.Ces modifications issues du réexamen semestriel entreront en vigueur à la clôture des marchés le 16 septembre.