Le fonctionnement du nouveau programme de participation du secteur privé (PSI) prévoyant une décote de 50% sur leurs obligations grecques devrait être différent de celui de juillet, rapporte L’Agefi. Cette fois, contrairement au premier plan, qui ne portait que sur les obligations détenues par le privé arrivant à maturité d’ici à 2020 (environ 145 milliards d’euros), il portera sur toutes les obligations grecques soit près de 210 milliards d’euros. Le PSI sera complété par une rallonge de 100 milliards d’euros de la part du Fonds monétaire international et de l’Union européenne dont l’objectif est notamment de recapitaliser les banques hellènes (pour 30 milliards d’euros) jusqu’en 2014, précise le quotidien.
Nyse Euronext annonce de nouvelles mesures en faveur des PME et ETI (Entreprises de taille intermédiaire), rapporte L’Agefi. L’entreprise de marché va créer un Comité d’orientation stratégique dédié aux PME-ETI présidé par Fabrice Demarigny, auteur du «Small Business Act boursier européen». Objectif de la structure: améliorer la visibilité des valeurs moyennes et attirer la liquidité. Nyse Euronext va également se doter de deux segments distincts, l’appel public à l'épargne et le placement privé. En outre, une plate-forme dédiée aux obligations des PME-ETI, cotées ou non, va être créée. Enfin, Nyse Euronext prévoit de communiquer davantage avec les entreprises non cotées en vue de les attirer en Bourse.
La capacité des banques à émettre de la dette senior non sécurisée, par opposition aux covered bonds, sera un élément clé du retour de la confiance, note L’Agefi. Or, ce retour n’est pas garanti. Les marchés de la dette souveraine ont réagi de façon beaucoup plus mitigée aux résultats du sommet. Hier soir, le rendement à 10 ans italien ne s’est détendu que de 3 points de base, à 5,86%. Il est le reflet des interrogations sur la puissance de feu réelle de la Facilité européenne de stabilité financière (EFSF) mais aussi de la capacité de l’Italie à tenir, d’ici huit mois, les engagements de réforme qu’elle a pris cette semaine dans une lettre d’intention envoyée à ses partenaires.
Depuis le 30 juin, la banque privée Hauck & Aufhäuser (H&A) et son partenaire Portfolio Consulting n’ont recensé que cinq lancements de fonds «produit blancs (private label funds) sur le marché allemand. D’après les auteurs de l'étude trimestrielle «Der Private Label Fonds Markt» ce phénomène s’explique par le fait que la nouvelle loi sur les fonds d’investissement entrée en vigueur au 1er juillet a ralenti le processus d’agrément par le régulateur, la BaFin.Sur les neuf premiers mois de 2011, il y a eu 57 liquidations et 21 lancements, ce qui a réduit le total à 943 fonds véritablement actifs (contre 979 fin décembre 2010), avec un encours total de 42,9 milliards d’euros contre 46,5 milliards fin juin.Les principaux promoteurs sur le marché sont Universal, avec 166 fonds et un encours total de 5,9 milliards d’euros pour cette activité, et IP Concept/DZ Bank avec 126 produits et presque 9,43 milliards d’euros. Cette année, les deux maisons les plus actives ont été Universal, avec six lancements et H&A avec 4 nouveaux produits.Les banques dépositaires avec le plus grand nombre de clients dans la catégorie produits blancs sont DZ Privatbank avec 9,37 milliards d’euros et 125 fonds, devant H&A, avec 4,56 milliards et 166 fonds.La taille moyenne d’un fonds «blanc» se situait fin septembre à 45,5 millions d’euros contre 47,3 millions fin juin. Mais le plus gros produit de la catégorie pèse 2,5 milliards d’euros.
MTS, la plate-forme de trading obligataire en Europe, lance une nouvelle gamme d’indices. L’offre EuroMTS Macro-Weighted AAA Government Bond doit donner aux investisseurs des références reflétant au plus près la situation économique des pays de la zone euro. Les indices sont calculés en utilisant une méthode de pondération basée sur une sélection d’indicateurs mesurant la performance économique à court et long termes des pays membres de la zone euro bénéficiant de la meilleure notation, précise un communiqué. En détail, la gamme inclut un indice global et six sous-indices par tranches de maturité. Afin d’établir le poids de chaque pays dans l’indice, la méthodologie utilise différents indicateurs économiques :- Dette souveraine en pourcentage du PIB- Balance courante en pourcentage du PIB- Croissance trimestrielle du PIB- Taux d’intérêt à long termeLes poids des pays seront revus tous les trimestres alors que les obligations sous-jacentes et leur poids sont révisés chaque mois. MTS table sur le fait que ces indices pourront être à la fois utilisés comme mesures des portefeuilles et répliqués très prochainement par des instruments tels que les ETF.
Avec les Manager Access Indices, Barclays Capital (BarCap) vient de lancer une gamme d’indices investissables destinés à fournir des instruments de mesure d’une exposition liquide à certaines stratégies spécifiques de hedge funds. Le premier produit de cette série se focalise sur les stratégies long/short.Chacun des indices permet une exposition à une stratégie de single hedge funds de même qu’une exposition à un gérant direct. L’objectif est de référencer des comptes gérés sur plusieurs plates-formes spécialisées de comptes gérés plutôt que des hedge funds traditionnels, ce qui permet d'élargir l’univers des composantes de l’indice et permet d’accéder à une liquidité au pire hebdomadaire.Pour résumer, Anthony Lazanas, managing director, index, portfolio and risk solutions chez BarCap, souligne que cette nouvelle gamme d’indices permet aux investisseurs d’accéder à des fonds mettant en œuvre des stratégies d’investissement spécifiques tout en bénéficiant de la transparence et de la diversification de plates-formes de comptes gérés multiples.Quant à Arik Ben Dor, director, quantiative portfolio strategy group, il précise que la méthodologie de construction des indices se fonde sur la capacité d’identifier la persistance des performance des fonds, grâce à un outil de mesure exclusif. Le mécanisme de repondération confère un poids supérieur aux fonds qui sont le plus susceptibles de surperformer durablement leurs pairs, avec un ensemble de contraintes destinées à limiter les risques de concentration et les queues de distribution.
Selon une étude réalisée par Cerulli pour le compte de Citi et de Mirae Asset que rapporte Asian Investor, les actifs sous gestion ont presque doublé depuis 2006 à 1.170 milliards de dollars. Mais il s’agit avant tout d’une croissance liée aux performances. En 2009 et 2010, les mutual funds ont d’ailleurs subi une décollecte nette. Cerulli estime que le développement des ETF, notamment en Chine, pourrait constituer un levier significatif pour la croissance de la gestion d’actifs en Asie. Actuellement, Hong Kong est le premier marché de la région, avec 28 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Les ETF de la zone Asie-Pacifique hors Japon représentaient à fin avril un encours de près de 60 milliards de dollars.
Les ETF investis sur les actions émergentes ont subi une décollecte nette de 1,9 milliard de dollars en septembre, ce qui ramène les flux d’investissement depuis le début de l’année sur cette catégorie à 394 millions de dollars, rapporte L’Agefi. Ces titres paient le renforcement de l’aversion au risque des investisseurs.
Au mois d’octobre, l’indice de confiance des investisseurs State Street Investor Confidence Index s’affiche en hausse, passant de 90,0 (niveau corrigé) en septembre à 96,7 points. C’est en Amérique du Nord et en Europe que la confiance des investisseurs a enregistré les plus fortes hausses. Ainsi, l’indice de la confiance nord-américain a enregistré une progression de 6,6 points, passant de 85,1 (niveau corrigé) en septembre à 91,7 points en octobre. L’indice européen a augmenté de 3,4 points, passant de 95,9 points (niveau corrigé) en septembre à 99,3 ce mois-ci. En Asie, la tendance est inverse, l’indice de la confiance s’affichant en légère baisse, de 1,8 point à 98,7 points par rapport au mois précédent (100,5 en niveau corrigé).
D’une manière générale, les salariés des sociétés de gestion de hedge funds, toutes qualifications confondues, ont subi cette année une diminution moyenne de 10 % de leur rémunération par rapport à 2010, d’après le Glocap Hedge Fund Compensation Report 2012. Pour les gérants de hedge funds senior, la dispersion a été importante, entre une stabilité au niveau de l’an dernier et une chute de 30 %. Pour les «mid- to junior levels», les rémunérations ont évolué dans une bande de + 7 % à - 10 %. Celles des spécialistes des «opérations» (marketing, service clientèle, comptabilité et conformité) sont demeurées stables ou ont affiché une modeste progression.
Selon un rapport publié par Citigroup et Mirae Asset Global Investments sur la base des données de Cerulli Associates, le volume d’actifs du secteur de la gestion d’actifs en Asie hors Japon pourrait bien doubler à 4.000 milliards de dollars d’ici 2015, rapporte L’Agefi. Qui plus est, selon un promoteur du rapport, les gestionnaires asiatiques vont partir à la conquête du monde, note le quotidien.
Au mois de septembre, les Français ont retiré 11,5 milliards d’euros de leurs contrats d’assurance vie, ce qui a entraîné une collecte nette négative (cotisations-prestations) de 1,8 milliard d’euros, indiquent les derniers chiffres de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA). Sur les 9 premiers mois de l’année 2011, les souscriptions enregistrées par les contrats d’assurance vie s'élèvent à 98 milliards d’euros, avec une collecte de 9,7 milliards d’euros en septembre, soit une baisse de 11 % par rapport à la même période de l’année précédente, selon la FFSA. La collecte nette depuis le début de l’année s’établit à 19,2 milliards d’euros (- 57 % par rapport à la même période de l’année précédente).Depuis le début de l’année, les versements sur les supports euros représentent 83,4 milliards d’euros et 14,6 milliards d’euros sur les supports en unités de compte, soit respectivement une baisse de - 13 % et - 4 % par rapport à la même période de 2010. La part des unités de compte dans l’ensemble des cotisations s’affiche toujours à 15 % à fin septembre 2011, soit un point de plus qu’à fin 2010. L’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques et provisions pour participation aux bénéfices) progresse de 4 % sur un an, à 1 367,7 milliards d’euros.
Parmi les 127 investisseurs institutionnels allemands gérant 750 milliards d’euros interrogés par le cabinet de conseil Kommalpha, 60,3 % utilisent déjà des plates-formes pour leurs placements en parts de fonds offerts au public. 58,9 % indiquent recourir aux services d’une KAG (société d’investissement collectif de droit allemand), 28,8 % indiquent se fier à leur banque-maison tandis que seulement 9,7 % investissent directement.Parrainée par DAB-bank, l'étude de 24 pages (Wahrnehmung von Fondsplattformen 2011) publiée pa Kommalpha montre que l'étendue de la gamme d’une plate-forme de fonds est le critère décisif de choix pour plus de 90 % des institutionnels interrogés, cependant que 73 % apprécient la souplesse (en fait, la modicité des coûts) offerte par ce support. Les plates-formes les plus fréquemment utilisées sont Metzler Fund Exchange, Frankfurter Fondsbank, dwp, Augsburger Aktienbank et DAB Bank, citées chacune dans plus de 33 % des cas, les deux dernières de la liste étant CortalConsors (qui est pourtant considérée la moins chère par le plus grand nombre, 34 %) et comdirect avec chacune moins de 23 % des citations.Cela posé, Kommalpha constate qu’aucun des acteurs sur le marché n’est manifestement parvenu à une notoriété déterminante à l'échelon de sa clientèle-cible. Le sondage montre qu’il subsiste un grand potentiel de positionnement sur ce marché.
Le 8ème baromètre des décideurs de l’assurance d’Eurogroup Consulting réalisé auprès d’une trentaine de sociétés, mutuelles et institutions de prévoyance et cité par L’Agefi indique qu’une grande majorité des professionnels s’attendent désormais à une dégradation des revenus tirés de l’assurance vie, en unités de compte ou en euros, pour la période 2011-2012. L’an passé, ils étaient majoritairement optimistes. En 2011, 55% des professionnels prévoient une baisse de la rentabilité sur ce marché. Outre la situation des marchés et la forte concurrence qui conduit à une réduction des marges, les réformes prudentielles devraient contribuer à faire reculer les revenus issus de ces produits.
L’Agefi rapporte que Nyse Euronext a connu vendredi à la mi-séance un incident ayant entraîné la suspension de la diffusion des indices CAC 40 et BEL 20 pendant vingt minutes, portant à sept le nombre de problèmes techniques rencontrés par l’opérateur boursier depuis le mois de juin. Après avoir été suspendu vers 12h10, le CAC 40 a repris sa diffusion à 12h30, note le quotidien.
Les gestionnaires de hedge funds sont nerveux actuellement : compte tenu du préavis de 45 à 60 jours en vigueur pour les rachats, ils ne tarderont pas à savoir combien d’argent les investisseurs vont leur retirer à la fin de cette année, note The Wall Street Journal. Les deux mois qui viennent promettent d'être les plus critiques à cet égard depuis les journées les plus sombres de la crise financière. Un sondage de Barclays Capital le 12 octobre auprès de 150 investisseurs a montré sur 35 % du panel ont déjà demandé le remboursement de leurs parts ou vont le faire très prochainement, tandis que 20 % étaient encore hésitants. Cela dit, sur les trois premiers trimestres, les hedge funds ont perdu en moyenne 5,4 %, selon Hedge Fund Research, surperformant ainsi l’indice S&P 500, qui a chuté pour sa part de 10 %.Le journal rapporte aussi que Paulson & Co a indiqué que si tous les investisseurs «éligibles» se faisaient rembourser, cela porterait sur 20 à 25 % de l’encours, mais qu’elle n’aurait aucune difficulté à fournir les liquidités demandées.
La banque espagnole Santander a annoncé vendredi que les sociétés Sponsor Auto Finance Holdings Series et Dundon DFS avaient accepté de souscrire à une augmentation de capital de 1,15 milliard de dollars de sa filiale de crédit automobile aux Etats-Unis, Santander Consumer USA, selon L’Agefi. Cette opération va permettre à la banque de renforcer ses fondspropres. Le consortium Sponsor Auto Finance Holdings Series, qui réunit les fonds de capital investissement KKR, Warburg Pincus et Centerbridge Partners, paiera un milliard de dollars pour détenir 25% du capital de Santander Consumer USA, ce qui la valorise 4 milliards.
Les 2.255 hedge funds qui avaient publié leurs résultats de septembre au 20 octobre ont enregistré selon BarclayHedge une baisse moyenne de 3,96 %. La perte cumulée depuis le début de l’année se situe à 6,60 %.A l’exception de l’equity short bias, neuf fonds qui gagnent en moyenne 8,26 %, et des 29 fonds arbitrages de fusions, qui progressent de 0,08 %, toutes les stratégies sont en perte, la plus forte étant celle de 7,71 % subie par les 337 fonds marchés émergents.Pour les neuf premiers mois de l’année, trois stratégies sont dans le vert : les fonds equity short bias opèrent un bond de 14,57 % pendant que les fonds d’arbitrages de fusion gagnent 1,41 % et que les 25 fonds d’arbitrage de convertibles progressent de 0,31 %.Deux stratégies ont supporté des pertes supérieures à 10 % pour janvier-septembre : les marchés émergents (- 12,36 %) et l’equity long bias (293 fonds) qui chute de 11,81 % et qui a perdu 6,18 % en septembre.
L’agence d'évaluation financière Moody’s a annoncé le 19 octobre avoir abaissé d’un cran les notes de cinq grandes banques espagnoles.Les établissements visés par cette mesure, rendue publique 24 heures après que Moody’s eut abaissé de deux crans, à «A1», la note de solvabilité de l’Espagne, sont Banco Santander, BBVA, CaixaBank, La Caixa, et la confédération de caisses d'épargne CECA.Moody’s Investor Services estime que Santander, BBVA et CaixaBank, restent des émetteurs de haute qualité, mais leur attribue désormais la note «Aa2» et non plus «Aa1». La Caixa, maison mère de CaixaBank, et la CECA, restent dans la catégorie des émetteurs solides mais susceptibles d'être affectés par des changements de la situation économique, leur note étant abaissée de «A1» à «A2», indique Moody’s dans un communiqué.