IPD, société dédiée à la mesure et à l’analyse de performance pour l’immobilier d’investissement et d’exploitation, vient de publier son indice de la performance des OPCI RFA pour le second semestre 2011. Son rendement global est ressorti a 1,6 % (soit 6,2 % sur un an). Elaboré avec l’Aspim, l’indice reprend notamment les résultats des fonds spécialisés, c’est-à-dire dont l’exposition à un secteur particulier est de plus de 70 % (au nombre de 41 au 31 décembre 2011). Ces derniers enregistrent une performance de 2,6 % sur la période considérée (7,5 % sur un an). Par défaut de profondeur d’échantillon sur ce semestre, la performance des véhicules diversifiés, qui représentent 10 % en valeur de l’échantillon total n’a pas été calculée. D ’un point de vue méthodologique, le périmètre de l’indice a connu une forte croissance. La performance affichée traduit ainsi l’évolution de l’Actif Net Réévalué (ANR), nette de dépenses en capital et distribution qui s'élevait à 6 297 millions d’euros à fin décembre 2011 contre 4 864 millions à fin juin 2011. Soit une augmentation de 30 % du périmètre analysé. La valeur d’expertise des actifs immobiliers sous-jacents, à fin 2011, s’élève 10 148 millions d’euros, précise un communiqué. Sur les 45 véhicules présents à la fin de l’année dernière, 32 sont des OPCI RFA dédiés, représentant ainsi 87 % de l’ANR total. De fait, 13 sont des OPCI RFA non dédiés. Enfin, parmi les sociétés de gestion d’OPCI qui contribuent à l’indice, CORUM Asset Management et STAM-Europe ont rejoint l’échantillon pour cette quatrième publication.
Dans l'édition de mars de son magazine Finanztest, l’association allemande de défense des consommateurs Stiftung Warentest a analysé 2.850 des 10.000 fonds commercialisés en Allemagne. Et elle n’en retient que 170, soit moins de 6 % comme pouvant être recommandés parce qu’ils affichent un profil de rendement/risque meilleur qu’un ETF de la même catégorie, souligne Das Investment.Parmi les fonds d’actions, seuls 36 sur 539, soit 6,68 %, sont retenus dans la liste des recommandations car ils affichent de meilleurs résultats que l’ETF iShares MSCI World. Le M&G Global Basics de Graham French est le fonds qui affiche la meilleure performance tandis que le R+P Universal (Universal Investment) affiche le risque le moins élevé. Et le fonds le plus «efficace» est le Uni Global d’Union investment, qui affiche une performance légèrement supérieure à l’ETF de référence avec un risque moindre.
Avec SwapEx, State Street Corp vient d’ajouter la plate-forme de négoce SwapEx à son processus de traitement intégré des dérivés. Ce lancement coïncide avec l’entrée en vigueur de nouvelles réglementations aux Etats-Unis (Dodd-Frank) et en Europe (EMIR) qui imposent de faire migrer les contrats de swaps OTC vers des plates-formes électroniques multipartites. SwapEx se veut le premier pas vers une solution mondiale intégrale (end-to-end) qui réduit les risques opérationnels en automatisant les différents stades de traitement des dérivés, couvrant l’exécution, la compensation, la gestion du collatéral, les flux de numéraire et de titres entre les middle et back offices, les coûts de transaction, le reporting du risque, les valorisations et l’apariement des positions.State Street indique qu’il va demander l’enregistrement de swapEx auprès de la Commission Futures Trading Commission (CFTC) dès que la fenêtre sera ouverte cette année. En attendant State Street a passé un accord avec la National Futures Association (NFA) qui prendra en charge la surveillance réglementaire de SwapEx.
HFR estime la performance des hedge funds pour le premier mois de l’année à 2,63 %, tandis que Hennessee l’annonce à 2,51 % et que Lyxor la donne à 1,30 %. BarclayHedge, pour sa part, a rapporté que les 1.671 fonds ayant publié leurs résultats au 15 février ont gagné en moyenne 2,98 %. Seuls les quatre fonds equity short bias ont été dans le rouge avec une perte de 10,48 %. En revanche, l’equity long bias (223 fonds) affiche un gain de 4,93 % tandis que la stratégie marchés émergents (280 fonds) gagne 4,47 %.
L’Association française des investisseurs institutionnels (Af2i) a indiqué, mardi 14 février, que «la décision de la Commission européenne de mettre fin au projet de rapprochement entre NYSE Euronext et Deutsche Börse afin de constituer « le premier opérateur boursier mondial » ne règle pas les problèmes liés aux besoins impératifs de mettre en place une structure de marché permettant aux émetteurs de disposer d’un grand marché européen autonome». Ce dernier, ajoute l’association, doit être capable de fournir un outil puissant pour la mise en place de sources stables de financement long terme et aux investisseurs, gérants ou institutionnels, de bénéficier d’un marché transparent où l’information concernant les offres pré trade, les transactions (prix et volumes) seraient largement accessibles et pertinentes.Dès lors, l’Af2i souhaite que la Commission européenne et les régulateurs poursuivent leurs réflexions sur ces questions et se dit prête à y contribuer.
Selon un sondage effectué en décembre par SCM Private auprès de 1.000 personnes, 63 % des Britanniques seraient prêts à investir davantage dans des fonds si les promoteurs fournissaient davantage de détails sur les frais, les stratégies et les portefeuilles, rapporte le Handselsblatt.89 % veulent que les gestionnaires publient le justificatif de chacune des commissions qu’ils facturent tandis que 83 % souhaiteraient avoir des renseignements plus complets sur la manière dont les gérants placent les capitaux qui leur sont confiés. Seuls 19 % savent exactement à quoi correspondent les commissions de gestion et d’administration qu’ils paient.
L’indice général des hedge funds de Lyxor Asset Management (Société Générale) a affiché pour janvier une performance de 1,30 % depuis le début de l’année (et de 1,67 % au 7 février) pour ressortir à 952.Sur les 15 stratégies couvertes par l’indice global, seules quatre sont dans le rouge, notamment le long/short equity short bias, avec une perte de 5,83 %,.et le CTA short term, qui recule de 1,02 %.Les stratégies les plus rentables ont été le long/short equity long bias (+ 4,76 %) et le special situations (+ 4,54 %).
En 2011 pour la première fois, les marques sont devenues l'élément décisif pour les sélectionneurs de fonds en Europe et cela représente un gisement de 2.000 milliards d’euros. Le berlinois Fund Buyer Focus (FBF) vient de publier son palmarès pan-européen Fund Brand 30 (voir document joint) qui rend compte des préférences de ces intermédiaires. BlackRock et Carmignac Gestion ont tous deux gagné une place sur l’année dernière et se classent respectivement premier et deuxième, détrônant JPMorgan.Pour BlackRock, FBF estime que la taille a été l'élément déterminant, tandis que Carmignac Gestion a bénéficié d’une remontée vers les intermédiaires d’une demande des investisseurs finaux. BNP Paribas et Amundi dévissent en revanche de respectivement 18 et 16 places aux 27ème et 29ème rangs.Plus généralement, les auteurs de l'étude pensent que ces prochaines années la modicité des tarifs sera de plus en plus une variable différenciante. D’autre part, les sélectionneurs de fonds attachent une importance croissante à la connaissance des marchés locaux et à la capacité de répondre aux évolutions de ces marchés, ce qui devrait profiter aux boutiques de gestion.
La progression de 9,7% attendue aujourd’hui par les analystes financiers pour les profits 2012 de l’EuroStoxx paraît beaucoup trop optimiste à Jean-Luc Buchalet et Pierre Sabatier, co-fondateurs de PrimeView, un cabinet indépendant de recherche économique et financière dans l’Agefi. Des révisions baissières devaient intervenir pour les mois à venir. Pour la première fois depuis plus de trois ans, la microéconomie devrait alors jouer défavorablement sur les bourses européennes, estiment les deux responsables. «Ainsi, si nous nous trouvons dans un «bull market rally» traduisant l’affaissement brutal du stress chez les investisseurs depuis le début de l’année, nous restons en Europe dans un «bear market» de long terme à l’image du marché actions japonais depuis 20 ans», ont-ils ajouté.
Dans un document de travail, la Banque centrale européenne a analysé l’impact de la retransmission des matches de la coupe du monde de football en Afrique du Sud sur l’activité boursière dans quinze pays. Lors des matches de l'équipe nationale du pays concerné, le nombre de transactions en Bourse diminue de 45 % et le volume d'échanges plonge de 55 %. En cas de but marqué, le nombre de transactions baisse de 5 % supplémentaires. Et, durant le match, le flux de nouvelles s’avère de 20 % moins important qu’entre les matches.
Selon les chiffres de Thomson Reuters, le mois de janvier a été le pire depuis 2003 en termes de volumes d’opérations annoncées de fusions-acquisitions au niveau mondial, rapporte Les Echos. Sur un an, les volumes, qui ont atteint 120 milliards de dollars, ont chuté de 62%, dans la droite ligne des chiffres de la fin 2011. Les volumes américains ont perdu 68% et l’activité en Europe a reculé de 67%, tombant à un plus bas depuis... 1996. Cela dit, le marché ne s’est pas effondré et les chefs d’entreprise travaillent à des transactions.
L’agence d'évaluation financière Moody’s a annoncé le 13 février qu’elle attribuait désormais une perspective négative au «Aaa» de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Autriche. L’agence a en outre abaissé la note de six autres pays européens en raison des «risques financiers grandissants émanant de la crise de la zone euro»."La perspective négative associée à la note de ces trois pays tient compte de la présence d’un certain nombre de pressions de crédit susceptibles d’exacerber la sensibilité des finances publiques de ces Etats et leurs programmes d’austérité à toute nouvelle dégradation de la conjoncture économique et de la situation financière européennes», écrit l’agence. Moody’s a indiqué également avoir abaissé la note de solvabilité de l’Italie d’un cran, à «A3», celle du Portugal d’un cran à «Ba3», et celle de l’Espagne de deux crans à «A3». La Slovaquie et la Slovénie sont, elles, sanctionnées par un abaissement de note d’un cran, à «A2», et Malte voit sa note abaissée d’un cran également, à «A3». Moody’s ajoute qu’elle envisage d’abaisser encore à moyen terme les notes des six pays dont elle vient de diminuer la notation de crédit. Moody’s relève toutefois que «l’engagement des autorités européennes à préserver l’union monétaire et à mettre en oeuvre toutes les réformes nécessaires pour restaurer la confiance des marché est un facteur important ayant limité l’ampleur des ajustements de notes» annoncés lundi.En France, François Baroin, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, a pris acte de la confirmation par l’agence Moody’s de la notation « AAA » de la dette souveraine française ainsi que la révision de sa perspective de long terme de stable à négatif. Dans un communiqué, Bercy note que «le AAA de la France selon l’agence est soutenu par la taille de son économie, sa productivité élevée, sa diversification, l’importance de l’épargne de son secteur privé, l’endettement relativement modéré des agents économiques privés (ménages et entreprises)».Le ministre souligne par ailleurs que l’agence Moody’s confirme le statut d’émetteur souverain de référence de la France, et rappelle que la politique économique du gouvernement s’inscrit dans un cadre et une méthode de long terme. «Le gouvernement est déterminé à poursuivre son action au service de la croissance, de la compétitivité avec notamment la réforme de financement de la protection sociale, de l’emploi et de la réduction des déficits publics» est-il précisé.
Dans une étude publiée lundi, Credit Suisse considère que l’environnement dans lequel évolue le secteur européen des ETF demeure difficile en raison des incertitudes conjoncturelles à l'échelon mondial et de la crise de la dette européenne, rapporte le Handelsblatt.Néanmoins, le groupe helvétique, qui se targue d'être le quatrième promoteur d’ETF en Europe, estime que cette année les régulateurs occasionneront moins de difficultés aux acteurs de la branche. Le projet présenté fin janvier par l’AEMF (ESMA) est nettement moins sévère que ce qu’attendaient nombre d’experts, ce qui devrait en partie dissiper les préventions des investisseurs.
Pour le premier mois de l’année, les fonds monétaires ont attiré l’essentiel de la collecte. Un cran nettement en deçà, les fonds obligataires ont, eux aussi, enregistré une collecte nette, ce qui n’est pas le cas des fonds investis en actions pris dans leur ensemble. Tel est le bulletin de santé des fonds de droit français en janvier 2012 relevé par Europerformance-SIX Telekurs. En chiffres, les fonds monétaires ont capté 7,12 milliards d’euros entraînant une variation de leur encours de 2,6 %. Pour leur part, les catégories obligataires ont toutes collecté en net. Les fonds investis dans des titres de la zone euro ont attiré, à eux seuls, 790 millions d’euros, soit l’essentiel de la classe d’actifs, tandis que les fonds d’obligations à haut rendement ont capté 210 millions d’euros et la catégorie de fonds investis en obligations internationales, 10 millions d’euros. En revanche, les variations de l’encours sont spectaculaires pour les deux dernières catégories. De 14 % pour les fonds à « haut rendement » et de 11,7 % pour les fonds d’obligations internationales alors que la catégorie de fonds investis sur la zone euro progresse de 3,9 %. L’effet « marché » a joué à plein. Les fonds de la zone euro ont, en moyenne, affiché un gain de 1,65 %, ceux sur le « haut rendement », de 5,05 % et ceux à l’international de 2,87 % - sachant que l’encours des deux dernières catégories représentent respectivement 2,61 milliards et 8,67 milliards d’euros. La situation pour les fonds actions est plus contrastée. En matière de collecte, trois catégories de fonds enregistrent des sorties nettes : ceux investis en actions françaises (-480 millions d’euros), ceux investis sur l’Europe (-260 millions d’euros) et sur l’Asie/Pacifique (-10 millions d’euros). Toutes les autres catégories sont dans le vert : les OPCVM investis sur la zone euro (30 millions d’euros), à l’international (340 millions) et sur le marché américain (220 millions). Quoi qu’il en soit, l’encours de toutes les catégories varie positivement et parfois de façon nette comme pour les fonds investis en Asie/Pacifique (+7,7 %), à l’international (+6,6 %), les fonds sur le marché américain (+6,2 %) ou sur la zone euro (+5,6 %). Pour les actifs sous gestion des fonds investis sur l’Europe et sur la France, la progression est respectivement de 4,4 % et 3,9 %. L’explication tient dans la nette reprise des marchés d’actions. Résultat, les fonds investis en Asie/Pacifique ont progressé en moyenne de 6,76 %, à l’international de 5,82 %, sur la France de 5,42 %, sur la zone euro de 5,37 %, sur l’Europe de 4,81 % et sur le marché américain de 3,93 %.
Dans une interview donnée à L’Agefi, Gaëlle Malléjac, responsable de la gestion taux chez Groupama AM, revient sur la réunion de la BCE et relève que les signes de stabilisation des indicateurs économiques sont mis en avant ainsi que les effets bénéfiques attendus des opérations de refinancement à 3 ans (LTRO). La banque centrale attend les résultats de l’utilisation qui sera faite par les banques des nouvelles liquidités, notamment en matière de distribution de crédit, le credit crunch. La responsable table également sur une probable baisse des taux, mais pas avant mai, dans un contexte de faiblesse prolongée de l’environnement économique.
Selon Les Echos, un rapport rédigé par Thierry Giami et Gérard Rameix sur le financement des PME par les marchés « dans le contexte d’internationalisation des Bourses» pointerait des lacunes dans le système mis en place par Nyse Euronext et rapporterait les mécontentements d’un certain nombre d’acteurs de la place. Des professionnels ont le sentiment que les PME ne sont pas la priorité pour l’opérateur transatlantique. Le document explore différentes solutions, notamment la création d’une nouvelle Bourse, en partenariat ou non avec l’opérateur historique.
A fin décembre, les fonds classés «développement durable» en Allemagne par Ecoreporter affichaient des actifs de 28,1 milliards d’euros, ce qui représente une contraction de 12 % par rapport à fin 2010, rapporte la Börsen-Zeitung. Le nombre de ces fonds a d’ailleurs diminué à 289 contre 306 douze mois plus tôt.
L’indice de prix EDHEC IEIF Immobilier d’Entreprise France commence l’année par une progression de 0,4% en janvier suivant la hausse de 2,1% en décembre, indique L’Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière. Sur douze mois, l’indice est néanmoins en baisse de 3,3%. Le rendement du dividende de l’indice sur le quatrième trimestre 2011 s'élève à 5,7%.
Les souscriptions nettes des ETP (1.244 ETF, et 544 ETC ou ETN) en Europe se sont montées à 3,3 milliards de dollars, d’après BlackRock.Ce total correspond exactement à la collecte des trois premiers promoteurs, puisque iShares (BlackRock) a drainé 1,7 milliard de dollars tandis que db x-trackers/db ETC (Deutsche Bank) collectait 1,1 milliard et que Lyxor Asset Management (Société Générale) enregistrait des rentrées de 0,5 milliard de dollars.Les encours de ces trois acteurs ressortent à respectivement 113,4 milliards, 47,2 milliards et 40,7 milliards de dollars.
Dans sa rubrique du lundi chez Cinco Días, Juan Manuel Vicente Casadevall, ancien directeur de l’analyse chez Lipper Thomson Reuters en Espagne, souligne que le secteur de la gestion d’actifs est l’un des moins compétitifs de l'économie espagnole notamment parce qu’il a été pendant des années privé de concurrence. Il a été très longtemps dominé par les banques à réseau, de sorte qu’on peut parler d’architecture hermétique plutôt qu’ouverte. En outre la législation espagnole n’a pas favorisé l’ouverture. Les résultats sont dévastateurs. En utilisant les données de Lipper, on constate que sur les dix dernières années, les fonds espagnols (fonds de pension ou fonds traditionnels) affichent en moyenne, sur l’ensemble des catégories, un retard de performance de 1,5 à 3 points de pourcentage par an par rapport aux fonds étrangers.