Les 875 fonds alternatifs identifiés par l’allemand Absolut Research ont enregistré en 2011 une perte moyenne de 4,5 % alors que les indices Dax et EuroStoxx 50 accusianet des pertes de 13 et 15 %. Ils ont aussi moins souffert que les hedge funds offshore.A fin décembre, les fonds alternatifs coordonnés affichaient un encours de l’ordre de 118 milliards d’euros, ce qui représente une augmentation de 25 % sur un an. Les stratégies les plus importantes ont été les obligataires (40 milliards), les actions et le multi-classes d’actifs avec environ 30 milliards chacune.Au total, environ 30 % des fonds alternatifs coordonnés sont parvenus à réaliser des gains l’an dernier, sachant que le meilleur produit de cet univers, le Credit Suisse Custom Marktes Global Carry Selector, un fonds volatilité qui a affiché une performance de 40,82 %. Le meilleur dans la classe actions a été le long/short C-Quadrat IQ European Equity ETF avec 19,12 %.A l’inverse, seuls 10 % de ces fonds ont sous-performé le Dax ou l’Euro Stoxx 50, le plus mauvais étant le Huserinvest New Horizon (L/S Equity) avec une perte de 53 %.
Entre janvier 2002 et octobre 2011, l’encours des hedge funds coordonnés (alternative UCITS funds) est passé de 5,40 milliards à près de 150 milliards d’euros, constate PerTrac dans une étude de 30 pages publiée le 23 janvier.Cette analyse montre que plus de 80 % des 1.210 fonds de cet univers sont domiciliés dans trois pays : le Luxembourg (49,92 %), l’Irlande (18,84 %) et la France (11,90 %).En matière de typologie, la stratégie la plus répandue est le long/short equity, avec plus d’un quart du total, devant le global macro, le CTA/managed futures et le multi-stratégies avec chacun 11 %. L’obligataire représente 11 % du total.
Selon une étude réalisée par les Universités de Yale et Maastricht pour le Financial Times, le private equity a davantage enrichi les gestionnaires des fonds que les fonds de pension américains. De 2001 à 2010, les fonds de pension américains ont tiré un rendement de 4,5 % par an de leurs investissements en private equity, mais ils ont payé durant cette période 4 % par an de commissions de gestion. De plus, les fonds de private equity facturent de nombreux autres frais et prélèvent 20 % sur la performance.D’après Martijn Cremers (Yale), si l’on prend comme base une commission de performance «normale» de 20 %, environ 70 % de la performance brute ont été payés sous forme de frais ces dix dernières années.
Les actionnaires des sociétés cotées en Suisse ont élevé le ton lors des dernières assemblées générales (AG), en s’opposant davantage aux propositions du conseil d’administration, d’après la Fondation Ethos.Comme l’année précédente, poursuit Ethos «les résolutions les plus contestées ont été les augmentations de capital, le rapport de rémunération, les réductions de capital, les modifications statutaires et le quitus aux organes de la société. On constate que le taux de contestation est en hausse pour toutes ces catégories de résolutions. Dans quatre cas, les propositions du conseil d’administration ont même été refusées».En ce qui concerne les rémunérations des instances dirigeantes, «le taux moyen d’approbation de 87% reflète le désaccord d’une part significative des actionnaires avec la politique du conseil d’administration, ce qui est un signal fort envoyé au management. En s’opposant au rapport de rémunération, les investisseurs contestent notamment des rémunérations déconnectées de la performance et jugées excessives, particulièrement en période de crise et d’augmentation des pertes d’emplois».S’agissant du taux de participation aux assemblées générales de sociétés cotées en Suisse, il est resté stable entre 2010 et 2011 (56%), précise encore Ethos.
En 2011, la part de l'épargne financière des Allemands allouée aux actions, aux obligations, aux parts de fonds d’investissement et aux participations dans des sociétés non cotées a diminué d’un point sur l’année précédente à 23,5 %. Quant au nombre de détenteurs de parts de fonds d’investissement, il a également diminué, selon une étude réalisée par Allianz Global Investors (AGI).James Dilworth, CEO d’AGI Europe, souligne que les sociétés de gestion doivent capitaliser sur le besoin de sécurité des épargnants et proposer des produits avec des profils de risque asymétriques qui permettent d’accompagner la hausse des marchés et de protéger efficacement les placements en période baissière. AGI constate en tous cas chez ses clients une demande croissante de supports d’investissement associés à des systèmes intelligents de gestion du risque, précise le manager.Dans l’ensemble, l'épargne financière brute des ménages allemands s’est accrue l’an dernier d’environ 1 % (après des hausses de 4,9 % en 2010 et de 3,8 % en 2009) à 4.740 milliards d’euros, soit 57.900 euros par tête, contre 4.690 milliards et 57.300 euros en 2010. En net, l'épargne financière ressortait à 3.180 milliards d’euros contre 3.150 milliards.
Les spécialistes attendent un rebond des émissions convertibles de groupes de la catégorie haut rendement qui devront refinancer d’ici à 2015 d’importantes lignes arrivant maturité, note L’Agefi. Pour l’heure, les obligations convertibles sont plutôt bon marché en Europe et en Asie. Mais une incertitude plane sur la classe d’actifs. Le gisement est en train de se réduire, ce qui crée certes un effet rareté, mais préoccupe les gestionnaires. Sur l’année 2011, alors que l’indice actions MSCI World reculait de 7,8 %, l’indice d’UBS sur ces titres hybrides à l'échelle mondiale n’a perdu que 3,32 %.
Les hedge funds clients de Credit Suisse affichent actuellement un levier de 2,5 fois, contre 2,4 fois au plus bas juste après la crise et leur poche de cash est revenue à 22 % contre 25 % l'été dernier, rapporte le Financial Times. Cependant, les deux tiers des hedge funds sont encore en-dessous de leur high watermark et 13 % n’ont pas perçu de commission de performance depuis au moins 2007.
Sur les douze mois à fin novembre, les souscriptions nettes enregistrées par les fonds luxembourgeois ont porté sur pratiquement 17 milliards d’euros et le nombre de fonds a progressé de 4,8 % à 3.833 unités. Cependant, selon les statistiques de l’Association Luxembourgeoise des Fonds d’Investissement (ALFI), l’encours à fin novembre ressortait à 2.059,52 milliards d’euros, ce qui représente une diminution de 101,45 milliards en un an, en raison de la baisse des marchés.L’ALFI précise dans sa présentation annuelle que «la hausse des émissions nettes et du nombre de fonds a permis au Luxembourg de poursuivre la création d’emplois en 2011. La place financière du Luxembourg, dans laquelle le secteur des fonds joue un rôle clé, reste l’un des moteurs de l’économie luxembourgeoise avec plus de 43 000 emplois directs dans les entreprises du secteur financier. A cela il faut ajouter les nombreux emplois indirects générés dans les sociétés fournissant des biens et services aux acteurs de la place financière», précise un communiqué.
Selon le cercle CyclOpe, en 2012, les prix des matières premières devraient baisser de 5% à 10% en moyenne annuelle hors pétrole et métaux précieux, rapporte Les Echos. Mais les matières premières resteront chères en raison des niveaux très élevés atteints l’an dernier. Les prix ont bondi de 35% en 2011 et de 30% en 2010. En tête des hausses attendues cette année, le palladium, le WTI et l’or. Le coton serait en net repli (-37%).
Cinquante-trois offres publiques ont été recensées en France en 2011, soit presque deux fois plus que les 27 opérations comptabilisées en 2009 et 2010, et plus que les 40 opérations de 2008, selon la troisième édition annuelle de l’Observatoire des Offres publiques du cabinet Ricol Lasteyrie. Après deux années de très faible activité, le marché des fusions-acquisitions est reparti.Le montant de capital acquis au cours de ces opérations s’élève à 7,7 milliards d’euros à comparer avec 1,13 milliard en 2010 (x7), 491 millions en 2009 (x15). C’est moins cependant que les 12,28 milliards enregistrés en 2008 (- 37,3 %).Dans 29 cas (54,12 %), les offres sont lancées par des tiers tandis que dans 24 cas (45,28%), ce sont les actionnaires de l’entreprise ou l’entreprise elle-même qui prennent l’initiative de l’offre. Comme en 2010, seules deux opérations peuvent être qualifiées d’hostiles.La prime moyenne offerte aux détenteurs d’actions est de 31,1 % par rapport au dernier cours de bourse. Mais elle n’est que de 9,87 % par rapport à la valeur intrinsèque des entreprises cibles évaluée par les experts indépendants. Cet écart reflète la faiblesse des valorisations boursières, surtout au cours de la deuxième partie de l’année.On observe en 2011 plusieurs OPA lancées par des fonds d’investissement américains sur des sociétés de technologie françaises. Un certain nombre de sociétés internet ont également été vendues l’an dernier.Vingt-quatre sociétés ont été retirées de la Bourse à la suite d’offres publiques contre neuf sociétés en 2010. Un certain nombre d’acquéreurs n’ont pas réussi à atteindre le seuil des 95 % du capital, nécessaire pour effectuer un retrait obligatoire, en raison d’offres jugées trop faibles.
Lors de la soirée marquant jeudi soir le cinquantenaire de la Société Française des Analystes Financiers (SFAF), la présidente Marie-Pierre Peillon (Groupama AM) a déroulé le programme de travail de l'équipe qu’elle dirige et annoncé notamment la réactivation d’une commission des valorisations parce que la notion d’actif sans risque s’est évaporée avec les turbulences sur les marchés depuis le début de la crise de la dette souveraine.Parmi les groupes de travail de la SFAF, Marie-Pierre Peillon a particulièrement cité aussi ceux consacrés à la refonte des normes IASB, au développement durable, à la valorisation de l’immatériel et aux valeurs moyennes.La SFAF se veut un centre de réflexion de la place de Paris capable de se faire entendre sur des questions majeures, y compris la taxe sur les transactions financières.Au-delà de l’accompagnement des émetteurs, notamment ceux qui ont le plus besoin des analystes financiers (donc les valeurs moyennes), la SFAF continuera d’attacher une grande importance à son rôle d’acteur incontournable de la formation des acteurs de la finance, qu’il s’agisse des analystes sell-side, buy-side ou extra financiers, des conseillers en gestion de patrimoine, ou des gérants.
Standard & Poor’s a relevé hier son estimation de taux de défaut pour les émetteurs européens non financiers en catégorie spéculative cette année mais cette hausse devrait s’avérer «modeste», rapporte L’Agefi. Le taux de défaut grimpera en 2012 de 1,3 point à 6,1%, selon le scénario de base de S&P. 41 émetteurs seraient alors concernés au sein des trente pays scrutés, les Vingt-Sept et l’Association européenne de libre-échange (Norvège, Suisse, Islande). L’agence accorde une probabilité de 60% à ce scénario. En cas de contraction économique «profonde et prolongée», le taux de défaut pourrait atteindre 8,4%, voire davantage. Loin des 14,7% observés sur douze mois à l’automne 2009, note le quotidien.
La police italienne a effectué le 19 janvier des perquisitions au siège de Standard and Poor’s à Milan dans le cadre d’une enquête pour manipulation de marché ouverte en 2010 contre sa rivale Moody’s et élargie ensuite à S&P, rapporte L’Agefi suisse. Le parquet de Trani (sud) a ouvert fin 2010 une enquête pour manipulation de marché à la suite d’une plainte déposée par des associations de consommateurs contre un rapport de Moody’s, daté de mai 2010. L’enquête a ensuite été élargie à Standard and Poor’s. Le parquet estime que les rapports et communiqués émis par les deux agences contiennent des jugements infondés sur la péninsule ayant eu un effet négatif sur les marchés.
La petite agence américaine Egan Jones a abaissé à AA- contre AA la note souveraine de l’Allemagne, rapporte le Handelsblatt. Cette dégradation est imputée d’une part au fardeau financier de la participation de l’Allemagne au sauvetage des pays en crise de la zone euro et, d’autre part, au caractère préoccupant de la politique budgétaire allemande.
En moyenne, les 1.312 fonds de pension espagnols du régime des particuliers (51 milliards d’euros d’encours) ont affiché pour 2011 une perte de 1,17 %, ce qui s’explique principalement par les contre-performances des produits investis en actions (ils ont perdu 10,40 %) et de ceux principalement investis en actions (- 7,01 %).L’association Inverco des sociétés de gestion précise que les fonds investis en obligations à long et court termes ont en revanche affiché des performances respectives de 1,39 % et 1,38 %.Sur cinq ans, les fonds de pension perdent en moyenne 0,75 %, à cause principalement des fonds investis en actions, qui ont accusé une perte de 6,07 % par an. Sur 10 ans, la performance moyenne s'établit à 0,78 % par an.
Selon l’association des sociétés de gestion (APFIPP, pour Associação Portuguesa de Fundos de investimento, Pensões e Patrimónios), l’encours liquide des fonds immobiliers portugais se situait fin décembre à 11.267,2 millions d’euros, soit 1,1 % de plus que fin novembre et 2 % de moins que les 11.491,8 millions douze mois auparavant. L’encours immobilier ressortait pour sa part à 14.328,3 millions en progression de 1,2 % surf in novembre et de 1,5 % par rapport à fin décembre 2010.Les trois plus grandes maisons sont Fundimo, avec 1.565 millions (- 7 % en un an), Interfundos, avec 1.129,5 (+ 0,6 %) et ESAF-FI, avec 1.110 millions (- 14 %).
A fin décembre, les fonds autrichiens géraient 134,59 milliards d’euros contre 145 milliards un an auparavant. L’encours a ainsi diminué en 2011 de 10,66 milliards d’euros ou de 7,34 %, dont 4,68 milliards imputables à des remboursements nets, 2,2 milliards de dividendes et 3,79 milliards de moins-values (effet de marché), indique l’association VÖIG des sociétés de gestion.Les 24 sociétés de gestion du pays affichaient à la fin de l’année 2.159 fonds de valeurs mobilières, dont 1.137 offerts au public, 265 fonds dédiés à des clubs de gros investisseurs et 757 fonds institutionnels. Au total, 131 fonds ont été liquidés et 20 ont fusionné pendant que 122 étaient lancés.En ce qui concerne les encours des cinq sociétés de gestion de fonds immobiliers, ils ont augmenté l’an dernier de 478,42 millions ou d’environ 20 % pour ressortir à un peu plus de 2,9 milliards d’euros. Les souscriptions nettes sont ressorties à 427 millions tandis que les dividendes ont représenté 47 millions d’euros et que la performance annuelle moyenne se situait à 3,1 %.
Thomson Reuters GFMS, qui a publié hier son rapport 2011 sur l’or, parie sur de nouveaux plus hauts historiques cette année, rapporte Les Echos. Les cours de l’or pourraient dépasser les 2.000 dollars l’once plus tard dans l’année voire début 2013. A court terme, pourtant, l’institut est plus prudent car après une hausse moyenne de 28% en 2011, les cours de l’or pourraient consolider. Il table sur des cours moyens sur le premier semestre à 1.640 dollars l’once.
En dépit des dégradations de Standard & Poor’s vendredi dernier, la Banque européenne d’investissement (BEI) a vu sa note AAA confirmée lundi soir, rapporte L’Agefi. L’agence l’avait mise sous surveillance négative en décembre. le maintien du AAA pourrait conforter le futur Mécanisme européen de stabilité attendu en juillet 2012, qui aspire à obtenir un AAA. La structure du MES est en termes de capital similaire à celle de la BEI, précise le quotidien. Il disposera d’un capital total de 700 milliards d’euros dont une partie appelable.
Le Royaume-Uni a signé le 16 janvier un accord avec Hong Kong pour que la City de Londres devienne un jour une véritable place financière extraterritoriale pour le yuan, la devise chinoise. Londres renforcerait ainsi sa place de leader sur le marché des changes et cela signifierait des revenus et des emplois supplémentaires. Le chancelier britannique George Osborne, en voyage en Asie, et Norman Chan, le patron de l’Autorité monétaire de Hong Kong, ont mis en place un forum pour réfléchir aux synergies entre les deux places dans les domaines du règlement-livraison et de la liquidité, mais aussi pour imaginer des nouveaux produits libellés en renminbi, le nom officiel de la monnaie chinoise.