La Bourse des produits structurés, Scoach, a réalisé l’an dernier un volume de transactions de 62 milliards d’euros à Zurich et Francfort, se positionnant ainsi en leader sur le plan européen. Avec un total de plus de 800.000 produits négociables, Scoach détient même l’offre la plus complète à l'échelon international, souligne la société dans un communiqué publié le 3 janvier.A Francfort, 19,6 milliards d’euros ont été réalisés en 2011, le nombre de transactions exécutées dépassant de 8,6% celui de 2010, à 2,7 millions. Une nouveauté: le dollar hong-kongais (HKD), devise de négoce, a entre autres été introduit en 2011. Sur le marché allemand, le nombre de produits cotés s’est inscrit à la hausse à la fin 2011, à 780.000 (+50% par rapport à la fin 2010). Chaque jour, jusqu’à 6.000 papiers sont admis au négoce, dont – fait nouveau – une part croissante de Collateral Secured Instruments (COSI), lesquels minimisent le risque lié à l’émetteur pour les investisseurs. Le chiffre d’affaires du marché a pour sa part augmenté de 31% à 51,8 milliards de francs suisses, soit 42,4 milliards de d’euros. Les gestionnaires de fortune et les clients institutionnels essentiellement ont de plus en plus recours au négoce boursier réglementé. Le nombre des cotations s’est accru de 27%, passant à plus de 52.000 produits, un record au même titre que le nombre de produits négociables, lequel a entre-temps dépassé les 40.000. Depuis octobre, Scoach Suisse est la première Bourse au monde à soutenir le négoce de produits structurés dans la devise de négoce or (XAU), élargissant de ce fait le plus grand choix au monde de devises de négoce, qui se monte désormais à 24. «Nous entendons maintenant renforcer le caractère international de Scoach à l’avenir de manière encore plus systématique. A l’heure d’aujourd’hui, des investisseurs de 18 pays peuvent déjà être actifs parmi nous. De plus, les discussions en vue d’acquérir de nouveaux acteurs du marché de Hong Kong se déroulent de manière prometteuse et nous sommes confiants dans le fait que les premières transactions sur notre plateforme auront lieu au cours des mois à venir», indique Christian Reuss, CEO de Scoach Suisse SA, cité dans le communiqué.
Selon Bolsas y Mercados Españoles (BME), en 2011, les échanges concernant les ETF ont chuté de 41,4 % à presque 3,5 milliards d’euros. Sur ce total, 305 millions d’euros ont été réalisés en décembre, soit 67 % de plus que pour le mois correspondant de l’année dernière. Le volume total des transactions sur la Bourse espagnole est ressorti en baisse de 10,8 % par rapport à l’année précédente, à 925,33 milliards d’euros et ce malgré une hausse de 13,2 % du nombre de transactions, à 45,8 millions. Quant au nombre de transactions sur les ETF, il a diminué pour l’ensemble de l’année dernière de 31,1 % à 43.461 unités, dont 2.848 comptabilisées en décembre (- 6,6 %).
Les gérants de fonds et les conseillers financiers devraient être obligés d’étudier l’histoire de la finance pour réduire la probabilité de futures paniques sur les marchés et de crash, montre une étude de la Chartered Financial Analyst Society au Royaume-Uni, citée par le Financial Times. Cette étude condamne «l’amnésie financière» des investisseurs institutionnels, et avance que l’incapacité à tirer les leçons des bulles passées est un facteur clé expliquant la crise financière mondiale.
Compte tenu des cinq défaillances de la deuxième semaine de décembre, le taux de défaut d'émetteurs à haut rendement devrait passer de 1,7 % sur douze mois à fin novembre à 1,9 % en 2011 à l'échelle mondiale, rapporte L’Agefi. «Ceci marque une rupture avec la baisse continue du taux de défaut sur les huit derniers mois», soulignent les analystes de l’agence de notation Standard & Poor’s. Toutefois, les spécialistes ne sont pas inquiets. D’après Deutsche Bank, le taux de défaut ressortira à un niveau inférieur ou égal à la moyenne historique, qui est d’environ 5%. SG CIB prévoit même une stabilité des défauts, à 2,5%.
Certaines banques utilisent encore largement la facilité de prêt marginal de la BCE, rapporte L’Agefi. 14,8 milliards d’euros y ont été empruntés le 30 décembre dernier, un niveau inédit depuis mars 2011. Selon les données publiées par la Banque de France, une banque utilise la facilité de prêt marginal depuis septembre pour un total de 2,2 milliards d’euros. Il s’agit sans doute de Dexia pour sa partie française, sans que cela puisse cependant être vérifié, précise le quotidien.
La crise actuelle risque de donner le coup de grâce à l’industrie italienne de la gestion d’actifs, estime Massimo Greco, administrateur délégué de J.P. Morgan Asset Management Italia, interrogé par Plus, le supplément argent d’Il Sole-24 Ore. Pour lui, seuls les opérateurs intégrés verticalement sur la production et la distribution, comme Azimut et Mediolanum, ont un avenir. De son côté, Ennio Doris, président de Banca Mediolanum, pense que les petits acteurs de la gestion disparaîtront, car ils ne pourront supporter les dépenses importantes qu’il faudra engager dans la formation et l’information des conseillers financiers. Enfin, selon Alessandro Baldin, administrateur délégué d’Azimut, la gestion d’actifs aura comme concurrence dans les années qui viennent les bons du trésor italien.
Les secteurs professionnels voient démarrer avec appréhension la nouvelle année, selon Les Echos. Bâtiment et travaux publics anticipent un très net recul de leur activité. La crise des dettes et les mesures de rigueur ont «fracassé» le mouvement de reprise économique, regrette la fédération du bâtiment. Certains secteurs tirent néanmoins leur épingle du jeu, comme la chimie, la mécanique et l’informatique, avec une activité certes ralentie, mais qui devrait continuer de progresser.
Près de 6.300 milliards de dollars sont partis en fumée sur les marchés en 2011, rapporte le Financial Times. La capitalisation mondiale a chuté de 12,1 % à 45.700 milliards de dollars selon Bloomberg. Dans le même temps, l’euro terminait l’année comme la pire devise majeure. Vendredi, il atteignait son plus bas niveau depuis 10 ans contre le yen.
Dans un entretien aux Echos, Ronan Carr, stratégiste européen chez Morgan Stanley, estime que les profits européens devraient baisser de 8% en Europe, en 2012. «Compte tenu de la valorisation actuelle (avec un multiple cours-bénéfice autour de 9), le marché semble encore relativement confiant, ne prévoyant qu’un recul de 4% des bénéfices l’an prochain, d’où des surprises négatives à attendre. Parallèlement, il faut s’attendre à de nombreuses révisions en baisse des analystes, qui vont, là aussi, pénaliser le marché. Dans cet environnement, nous tablons sur un MSCI Europe à 870 points, soit un recul d’environ 15%. Mais nous n’excluons pas un repli plus marqué -de près de 40%-, si la récession devait être plus forte», explique Ronan Carr.
Au premier trimestre, les marchés surveilleront les émissions obligataires, les opérations de refinancement de la BCE et les réunions des politiques pour sortir de la crise de la dette souveraine, prévient L’Agefi. Sur les marchés obligataires, les émissions souveraines de l’Italie qui doit émettre au minimum 32 milliards d’euros d’obligations à 3,5 et 10 ans retiendront l’attention. Pour sa part, l’Espagne placera des titres les 12 et 19 janvier. Enfin, sur les marchés monétaires, les analystes surveilleront de près les prochaines réunions de la BCE qui sont planifiées pour le 12 janvier et le 9 février.
C’est la fin de l’année boursière 2011. Qualifiée par de nombreux gérants comme «annus horribilis», sur fond de crise de la dette dans la zone euro, elle a vu les principales places boursières européennes finir dans le rouge. La Bourse de Paris s’est certes octroyé un gain de 1,03% vendredi à 3.159,81 points, mais sur l’ensemble de l’année, l’indice vedette parisien dévisse de 16,95%, sa plus mauvaise performance depuis 2008. L’indice FTSE-100 de la Bourse de Londres, qui clôturait vendredi à +0,10% par rapport à jeudi, à 5.572,28 points, a perdu 5,5% en 2011. L’indice phare de la Bourse de Francfort, le Dax, a pour sa part terminé la dernière séance de l’année sur une hausse de 0,85% à 5.898,35 points. Sur l’année, sa performance est de -14,69%.
A fin décembre 2011, les actifs gérés par les fonds espagnols de valeurs mobilières ressortaient à un peu moins de 127,6 milliards d’euros, ce qui représente une progression de 0,9 % par rapport à fin novembre mais une contraction de 12,1 % sur les 145,2 milliards constatés à fin 2010. D’après l’association Inverco des sociétés de gestion, l'évolution positive des marchés obligataires a permis aux fonds de renouer avec les niveaux d’encours de fin octobre.En matière de flux, 2011 s’est soldé par des remboursements nets de 8,95 milliards d’euros (dont 1,05 milliard en décembre), contre des sorties nettes de 14,95 milliards l’année précédente. Depuis le début de 2010, les fonds espagnols n’ont enregistré que deux mois de souscriptions nettes, mars et avril 2011. Juin et juillet 2010 avaient été marqués par des sorties record de plus de 3 milliards d’euros à chaque fois.
Selon les indices établis par EFFAS / Bloomberg, et cités par La Tribune, le cours des obligations d'État américaines de maturité supérieure ou égale à 10 ans a bondi de plus de 21 % depuis le début de l’année. Il s’agit de la meilleure performance enregistrée depuis 1995.
Le président du directoire de la Compagnie Financière Edmond de Rothschild, Michel Cicurel, ne cache pas son inquiétude pour les premiers mois de l’année 2012. «Je ne suis pas un maniaque de la fin du monde, mais je pense que nous n’en avons jamais été aussi proches», déclare-t-il dans un entretien aux Echos. «La seule chance de ne pas tomber dans l’abîme, c’est de s’en rapprocher suffisamment pour que les décisions difficiles soient prises. L’année qui vient ne sera pas grise, elle sera noire et blanche. Noire jusqu’au bord de l’abîme, puis blanche parce que nos dirigeants finiront par s’accorder in extremis pour éviter le pire. Depuis deux ans ont été accumulées une série de négligences et d’erreurs ahurissantes», estime Michel Cicurel pour qui «la plus grande erreur a été de vouloir faire payer les banques dans la restructuration de la dette grecque».
L’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a achevé la journée du 30 décembre, dernière séance de 2011, sur un gain de 0,67%, mais il s’est néanmoins affiché à son plus bas niveau de fin d’année depuis celui observé en 1982. L’indice Nikkei des 225 valeurs vedettes a rebondi de 56,46 points pour terminer à 8455,35 points à la clôture, grâce à de bons indicateurs aux Etats-Unis, mais il a perdu quelque 17,3% durant l’année 2011 entamée au dessus de 10.000 points.
Selon L’Agefi, le département américain de la Justice a donné son feu vert au mariage de Nyse Euronext et Deutsche Börse. Ce feu vert a été accordé à la condition que l’ISE (International Securities Exchange), le marché d’options sur actions local de Deutsche Börse, cède sa part de 31,5% au capital de Direct Edge, quatrième opérateur du pays. La fusion reste en effet toujours soumise à la bénédiction de la Commission européenne, note le quotidien.
Mardi soir, l’agence de notation Moody’s a lancé un avertissement sur la pérennité du Aaa britannique, rapporte Les Echos. La notation maximale de la Grande-Bretagne n’est pas à l’abri des remous provoqués par la crise de la dette souveraine de la zone euro, a prévenu l’agence américaine qui a souligné que d’autres chocs économiques remettraient en question les efforts de Londres pour assainir ses finances. «La perspective actuellement stable de la note de crédit britannique, Aaa, dépend en partie du postulat selon lequel le gouvernement restera sur la voie de la consolidation budgétaire», a expliqué Moody’s.
Les taux longs des obligations souveraines des pays de la zone euro comme l’Italie ou la Grèce ne baisseront pas tant que des réformes structurelles n’auront pas été menées dans chacun des pays concernés, a estimé Philippe Delienne, président de Convictions Asset Management, au cours d’un point presse mercredi.En revanche, il espère que l’opération exceptionnelle de la Banque centrale européenne (BCE) au cours de laquelle 489 milliards d’euros ont été prêtés à 523 banques européennes permettra de faire baisser les taux courts. Cette opération inédite de financement à trois ans a dépassé toutes les attentes. «L’enjeu pour la BCE est de transmettre sa politique monétaire à l’économie sans acheter massivement des titres d’Etat», commente Philippe Delienne. «Mais cela va dépendre de ce que les banques vont faire de cet argent». Il estime qu’elles pourraient l’utiliser pour acheter des obligations d’Etat de court terme de leurs pays respectifs. Il est peu probable en revanche qu’elles achètent des obligations d’autres pays ou de la dette à long terme.
L’agence de notation Fitch a répété hier que le niveau élevé de la dette des Etats-Unis n'était pas compatible avec le maintien d’une note AAA, «en dépit d’autres points forts fondamentaux de la signature du crédit du pays», rapporte L’Agefi. Toutefois, un éventuel abaissement de cette notation ne sera pas décidé avant 2013.Le mois dernier, Fitch a abaissé de stable à négative la perspective de la note de Etats-Unis, sur fond d'échec du comité spécial du Congrès destiné à trouver un accord sur des mesures de réduction du déficit. 3.500 milliards de dollars de réductions au minimum seront nécessaires selon l’agence pour stabiliser la dette fédérale autour de 90% du PIB d’ici 2020.
La collecte de l’assurance vie est ressortie à 8,2 milliards d’euros au mois de novembre, selon les chiffres de l’assurance vie publiés sur le site de la Fédération Française des Sociétés d’Assurances mercredi 21 janvier. Une fois prises en compte les sommes versées par les assureurs ce même mois - 11,4 milliards d’euros - la collecte nette est donc négative de 3,2 milliards d’euros. Si on compare ces chiffres à ceux de septembre et octobre, deux mois durant lequels la différence entre les cotisations versées par les épargnants et les sommes versées par les assureurs ont été aussi négatives - de respectivement de 1,8 milliard et 1,5 milliard - les sorties nettes ont donc plus que doublé. Rapporté aux onze premiers mois de l’année, le montant des cotisations collectées sur les 11 premiers mois de l’année 2011 se monte à 115,1 milliards d’euros. Les prestations s'élevant à 100,7 milliards d’euros. La collecte nette depuis janvier 2011 reste donc positive à 14,4 milliards d’euros. Dans le détail, depuis le début de l’année, les versements s'élèvent à 98,4 milliards d’euros sur les supports euros et 16,7 milliards d’euros sur les supports en unités de compte. Soit pour ces derniers une part de 15 % dans l’ensemble des cotisations à fin novembre 2011, en progression d’un point par rapport à fin 2010. L’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) progresse de 3 % sur un an et s'établit à 1 370,8 milliards d’euros.