A fin novembre, les actifs gérés dans le monde par les ETP avaient baissé à 1.543 milliards de dollars contre 1.578 milliards fin octobre, soit une diminution de 35 milliards en un mois, mais ils ont augmenté de 61 milliards ou de 4,1 % sur les onze premiers mois de l’année (1.482 milliards fin décembre 2010).Dans la version préliminaire de son bulletin ETF Landscape pour novembre, BlackRock précise que les ETP ont subi en novembre des sorties nettes de 0,6 milliard de dollars après des souscriptions nettes de 26,5 milliards en octobre. Sur les onze premiers mois de l’année, ces produits ont enregistré des rentrées nettes de 137,6 milliards de dollars contre 145,5 milliards pour la période correspondante de l’an dernier.Cela posé, la composition de ces flux par classes d’actifs a beaucoup évolué : par exemple, les ETP spécialistes des marchés émergents ont accusé des remboursements nets de 0,5 milliard contre des souscriptions nettes de 39,9 milliards de dollars pour janvier-novembre 2010. On note en revanche une très forte hausse des souscriptions nettes pour les ETP actions Amérique du Nord, à 43,6 milliards de dollars contre 25 milliards. Quant aux ETP sur l’or, ils ont drainé 12,1 milliards de dollars depuis le début de l’année alors que les ETP sur toutes les autres matières premières subissaient des rachats nets de 1,7 milliard de dollars.Parmi les dix premiers acteurs mondiaux du secteur des ETP, seuls db X-trackers/db ETC et Lyxor Asset Management ont supporté une contraction de leurs encours durant les onze premiers mois de l’année, respectivement de 4,4 milliards de dollars (à 45,8 milliards) et de 16,3 milliards (à 37 milliards). Les deux grands gagnants sont Vanguard (+ 25,8 milliards, à 174,3 milliards) et State Street Global Advisors (+ 19,3 milliards à 268,5 milliards). iShares demeure le leader incontesté avec un encours de 597,7 milliards fin novembre, soit 1 milliard de plus que fin décembre 2010.
L’indice Bloomberg des hedge funds a perdu 1% au mois de novembre pour s'établir à 116,03 contre 117,22 en octobre, selon les données communiquées par l’agence. Depuis le début de l’année, l’indice de référence accuse un repli de 3,8%. L’indice marque un repli de 11% par rapport à son pic de juillet 2007.Les fonds multi-stratégies ont reculé de 1% en novembre et de 1,8% sur onze mois, les fonds macro ont perdu 1,5% sur un mois et 4,8% depuis le début de l’année tandis que les fonds long/short equity cédaient 2,1% sur un mois et 3,8% sur onze mois.
Va-t-on vers une disparition des actionnaires ? Une interrogation peut-être exagérée mais que soulève néanmoins le quinzième rapport annuel de Proxinvest sur les assemblées générales. On observe en effet en France un certain retrait de la participation des actionnaires en nombre (16.309 contre 17.411 sur le CAC 40) avec un taux de contestation des résolutions en baisse qui reste néanmoins parmi les plus élevés d’Europe. Au sein du CAC 40, ce taux reflue à 5,9% contre 6,3% en 2010. Dans les sociétés de l’indice SBF 250, il est de 4,79% contre 5% en 2010, 4,6% en 2009 et 4,1% en 2008.Le nombre de résolutions non adoptées contre l’avis du conseil, qui avait atteint le score record de 64 rejets en 2010, n’est plus que de 44 en 2011, nombre inférieur au niveau atteint en 2007. Les actionnaires critiquent tout d’abord les dispositifs de protection des dirigeants en période d’OPA (taux de contestation moyen de 35,3%) avec deux rejets très visibles chez Essilor International et Publicis Groupe. Ils parviennent à rejeter également la privation de leurs droits préférentiels de souscription dans 21 cas dont Air France-KLM, GFI Informatique, Publicis Groupe, Rubis, Saft Groupe, et SOI TEC. Ils savent désormais rejeter individuellement certains administrateurs avec 7 rejets en 2011 dont Altran Technologies ou Gascogne ; ils contrôlent sérieusement les plans d’options ou actions gratuites avec 7 rejets (dont Saft Groupe, Seb, Rubis et Ubisoft Entertainment), tout comme les conventions réglementées surtout lorsqu’elles concernent un élément de rémunération différée de dirigeant (Alten, César, Delachaux, Groupe Gorgé, Risk Group, Theolia). Le nombre de propositions de résolutions externes comme chez GDF Suez, Safran ou Total, retombé de 62 à 24 en 2010, recule encore en 2011 à seulement 12 initiatives, niveau proche du nombre des 11 de 2005. La première résolution à contenu environnemental jamais présentée en France portant sur l’exploitation des sables bitumineux d’Alberta n’a pas été portée à l’ordre du jour par le Conseil de Total. Proxinvest déplore qu’il faille aller devant les tribunaux comme on l’a vu ces dernières années chez Total, Lagardère ou Société Générale, pour présenter une résolution non agrée par le conseil.
Les actions Proservia ont été radiées de NYSE Euronext - Alternext le 10 novembre, date à laquelle l’AMF a fait connaître la date du retrait obligatoire des actions Proservia, annonce un communiqué de Manpower France Holding.L’ensemble des actions concernées par cette procédure de retrait obligatoire ayant été à ce jour indemnisé, Manpower France Holding détient 100% des titres Proservia. L’opération publique d’achat est donc désormais finalisée.
Le gestionnaire helvétique Partners Group (environ 20 milliards d’euros d’encours) a annoncé le 6 décembre avoir été inclus depuis le 30 novembre Dans l’indice MSCI Switzerland après avoir été inclus Dans l’indice SMIM (Swiss Small & Mid Cap Index) qui couvre les 50 plus grandes sociétés cotées de Suisse.Le MSCI Switzerland fait partie du MSCI World Index (developed markets) et donc du MSCI All Contry World Index, qui entre donc dans la composition du MSCI All Country World & Frontier Markets Index.Partners Group indique que son intégration dans l’indice MSCI Switzerland s’est traduit par une demande notable de la part de véhicules d’investissement actifs et passifs.
Selon L’Agefi qui reprend une information du Monde mardi, les autorités européennes de la concurrence sont prêtes à empêcher la fusion entre Nyse Euronext et Deutsche Börse si les deux opérateurs boursiers ne consentent pas à de nouvelles cessions d’actifs. La direction européenne de la concurrence considère qu'à ce stade, le projet déboucherait «sur un double monopole: sur le marché des dérivés en Europe et sur celui du règlement livraison».
Dans le cas où un ou plusieurs Etats de la zone euro viendraient à perdre leur triple A, l’agence Standard & Poor’s (S&P) envisage d’abaisser également la note du Fonds européen de stabilité financière (FESF), si les chefs d’Etat et de gouvernement n’arrivent pas à s’entendre lors du sommet de jeudi et vendredi sur une solution à la crise, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung.Actuellement, le FESF bénéficie d’une note triple A. Un de ses porte-parole a indiqué qu’une dégradation de cette note ne signifierait pas que le Fonds ne pourrait plus émettre d’emprunts, mais que les coûts de ce financement augmenteraient fortement.
Dans un communiqué commun cité par le Handelsblatt, MSCI, S&P Indices et FTSE indiquent avoir évoqué la possibilité de créer une association professionnelle des fournisseurs d’indices, mais précisent que les discussions n’en sont qu'à leur début.Cette organisation serait en principe ouverte à tous les fournisseurs d’indices, et ce serait donc probablement une association à l'échelon mondial, parce que la plupart des acteurs opèrent à l’international.
Le suisse Stoxx Limited a annoncé qu'à compter du 19 décembre l’action d’Imperial Tobacco Group sera intégrée à l’indice Stoxx Europe 50 tandis qu’Axa en sortira. En ce qui concerne les indices Stoxx Asia-Pacific 50 et Stoxx global 150, Nissan Motor Co remplacera Nippon Steel Corp.
Sur le mois de novembre, les indices immobiliers de l’IEIF sont dans le rouge. La performance globale est de - 6,68% pour l’indice Euronext IEIF SIIC France et de - 4,24 % pour l’indice Euronext IEIF REIT Europe. Sur douze mois, la baisse est respectivement de 16,87 % et de 10,29 %. Dans ce contexte, «le travail de fond sur les portefeuilles et le contrôle des coûts opérationnels est plus que jamais d’actualité pour les SIIC et les REIT qui, assez largement désendettées, disposent de la marge de manœuvre nécessaire pour mieux valoriser leurs portefeuilles», précise l’IEIF.
Le marché de la gestion collective en Chine pèse 2.100 milliards de yuans (245 milliards d’euros) et pourrait plus que tripler à 6.900 milliards à l’horizon 2016, selon le consultant indépendant Z-Ben basé à Shanghai cité par L’Agefi. Trente-six acteurs étrangers sont aujourd’hui présents dans le pays au travers de coentreprises détenues jusqu'à une limite réglementaire de 49%. L’intérêt des acteurs ne se tarit pas, note le quotidien, comme en témoigne les nombres records de 200 fonds lancés et de 7 licences opérationnelles accordées cette année, portant le total des gestionnaires à 69.
L’agence de notation Standard & Poor’s a revu les notes attribuées à plusieurs banques suisses. Ces révisions sont intervenues après l’examen des notes de 14 banques suisses et liechtensteinoises, à l’aune des nouveaux critères de notation annoncés début novembre, précise S&P dans un communiqué publié le 5 décembre.La note d'émetteur de la Banque cantonale de Genève a été relevée à «A+" de «A» avec perspective «stable» et celle de la Banque cantonale vaudoise à «AA» de «AA-", avec perspective «stable» également.La note de Vontobel Holding a été maintenue à «A» et la perspective abaissée à «négative» de «stable». Pour Bank Vontobel AG, la perspective a aussi été abaissée à «négative» de «stable» pour une note inchangée à «A+".S&P a aussi maintenu la note et la perspective pour la Banque cantonale de Zurich, ainsi que pour LGT Bank in Liechtenstein et VP Bank Verwaltungs- und Privatbank.La note de J. Safra Holding AG, qui vient de racheter à Rabobank sa participation majoritaire dans Sarasin, a été revue à la baisse de «A-" à «BBB+" avec perspective «stable» et celle de Banque Safra-Luxembourg de «A» à «A-" avec perspective «stable».
L’autorité européenne des marchés financiers (Esma) a émis ce lundi une mise en garde à destination des particuliers, indique La Tribune. Le régulateur souligne les risques associés à des investissements dans des produits liés aux devises (contrat avec paiement d’un différentiel, le CFD, ou opérations avec effet de levier).
L’agence d'évaluation financière Standard & Poor’s a annoncé le 5 décembre qu’elle envisageait d’abaisser la note de solvabilité à long terme des six pays de la zone euro notés AAA et celles de neuf autres pays de la zone. S&P a indiqué qu’elle comptait achever son examen des éléments soutenant la notation des quinze pays européen concernés aussi vite que possible après le sommet européen du 9 décembre. S&P indique dans un communiqué avoir placé sous surveillance négative les notes d’endettement à long terme de quinze pays de la zone euro, dont celles qu’elle attribue à l’Allemagne, à l’Autriche, à la Finlande, à la France, au Luxembourg et aux Pays-Bas, six pays notés AAA. La note de la France est menacée d’un abaissement de deux crans, à AA. Pour les cinq autres pays notés AAA, l’agence ne prévoit, dans le pire des cas, qu’un abaissement d’un cran, à AA+.Les mises sous surveillance sont motivées par la conviction de l’agence selon laquelle les tensions systémiques dans la zone euro ont augmenté ces dernières semaines jusqu’au point de faire pression à la baisse sur le degré de solvabilité de la zone euro dans son ensemble.S&P écrit que les tensions systémiques qu’elle a identifiées découlent de cinq facteurs interdépendants: une restriction de l’accès au crédit pour tous les pays de la zone euro, une hausse prononcée des taux d’emprunts pour un nombre croissant de pays, dont ceux notés actuellement AAA, la poursuite des désaccords entre les dirigeants européens sur les moyens de s’attaquer à la crise de confiance actuelle des marchés, le niveau élevé de l’endettement des Etats et des ménages dans une grande partie de la zone euro et enfin, le risque croissant de récession pour l’ensemble de la zone euro en 2012. Sur ce dernier point, l’agence précise qu’elle évalue ce risque à 40%, et qu’elle prévoit une récession en Espagne, au Portugal et en Grèce en 2012.
Le 5 décembre, Stoxx Ltd a présenté son nouveau produit, le STOXX Europe Maximum Dividend 40 Index. Comme son nom l’indique, cet indice comprend 40 valeurs européennes sélectionnées en fonction du rendement élevé de leur dividende et de leur liquidité, avec une pondération plafonnée à 10 % par titre.Pour pouvoir figurer dans cet indice, les sociétés doivent faire partie du Stoxx Europe 600 et servir un dividende durant le trimestre suivant, afficher une capitalisation minimale d’un milliard d’euros (pour le flottant) et justifier d’un volume journalier de transactions d’au moins 4 millions d’euros sur les trois mois précédant la sélection.Avec ce nouveau produit, Stoxx fournit au marché un sous-jacent pour de nouveaux ETF et autres supports investissables. L’indice sera calculé en versions cours, net return et gross return. Il sera disponible en euros et en dollars avec une rétropolation au 20 mars 2000.
En novembre, le nombre moyen journalier de transactions (on-book trades) pour les ETF sur les places européennes de NYSE Euronext a encore diminué à 10.965, contre 11.250 en octobre, 13.070 en septembre et 14.658 en août. Il est cependant supérieur de 14,2 % au niveau de novembre 2010.Quant au volume journalier moyen de ces transactions, il a baissé à 405,8 millions d’euros contre 433,6 millions le mois précédent. Il avait été de 558 millions en septembre et de 618,2 millions en août. Par rapport à novembre 2010, il marque un recul de 8,4 %. Pour les onze premiers mois de l’année, toutefois, le volume de transactions a augmenté de 24,7 %.NYSE Euronext rapporte aussi que le négoce de blocs a porté sur 975 millions en novembre contre 1,1 milliard en octobre 2011 et 352,7 millions pour le mois correspondant de l’année dernière.Fin novembre, la cote des marchés européens de NYSE Euronext comportait 694 références correspondant à 596 ETF contre 593 un mois plus tôt.Le spread moyen pour novembre s’est situé à 40 points de base contre 36,3 en octobre, 38,83 en septembre et 28,5 en août.
Ahorro Corporación indique que novembre a été le pire mois de l’année pour le secteur espagnol de la gestion de fonds, avec des sorties nettes de 1,25 milliard d’euros, alors que l’association Inverco des sociétés de gestion estimait les remboursements nets à 850 millions (lire Newsmanagers du 2 décembre). C’est l’hémorragie la plus importante depuis celle de 5,5 milliards d’euros constatée pour novembre 2010.Funds People rapporte qu’Ahorro Corporación estime l’encours total à 130,33 milliards d’euros fin novembre, soit 3,2 % de moins que fin octobre et 10,3 % de moins qu’au 31 décembre 2010. En onze mois, l’actif des fonds espagnols s’est contracté de 15 milliards d’euros.
Novembre aura été le huitième mois de sorties nettes pour les fonds espagnols de valeurs mobilières, avec 850 millions d’euros, contre 891 millions en octobre, 681 millions en septembre et 699 millions en août, selon les premières estimations de l’association Inverco des sociétés de gestion.Quant à l’encours total, il a baissé en novembre de 3,3 % sur octobre pour ressortir au 30 novembre à 125.156 millions d’euros. Cette fois, la baisse est imputable seulement à hauteur d’environ 20 % aux remboursements nets, les 80 % l'étant à l’effet de marché négatif.Sur les douze plus grandes maisons par le volume des actifs gérés, seul Bestinver Gestión et Popular Gestión affichent des souscriptions nettes, de 236 millions pour la première et de 6,5 millions pour la seconde.En revanche, les deux leaders du secteur, Santander Asset Management et BBVA Asset Management ont subi des sorties nettes de respectivement 346,83 millions er de 182,5 millions d’euros. InverCaixa Gestión a accusé des remboursements nets de 84,49 millions et Bansabadell Inversión des sorties nettes de 73,19 millions d’euros.
L’indice CAC 40 devrait progresser d’environ 9% entre son niveau actuel et la fin de l’année 2012, une croissance toutefois insuffisante pour effacer les pertes de cet été alors que la situation des finances publiques restera au cœur des préoccupations, selon une enquête publiée le 1er décembre par Reuters.Le sondage trimestriel réalisé auprès d’une trentaine d’analystes et gérants de fonds sur la semaine écoulée montre que l’indice phare de la place parisienne devrait atteindre 3.425 points d’ici à fin décembre 2012, contre 3.154,62 points enregistrés le 30 novembre à la clôture et 3.671,28 points fin juillet. Le nouveau sondage montre que le CAC 40 devrait en revanche rester pratiquement stable d’ici fin juin 2012, date à laquelle il est vu à 3.200 points, contre 3.450 points visés lors de la précédente enquête Reuters. Cette tendance est bien meilleure que celle observée sur le marché des contrats à terme puisque les futures sur le CAC 40 à échéance juin se négociaient mercredi à 3.062 points.
Le conseil scientifique des indices de Nyse Euronext a annoncé le remplacement de Suez Environnement par Legrand dans la composition de l’indice CAC 40. Cette modification sera effective à compter de la séance de Bourse du lundi 19 décembre.