La deuxième étude de l’association européenne Inrev des investisseurs dans des véhicules immobiliers non cotés (INREV Fund of Funds Fees Study 2011) montre que les souscripteurs font davantage pression pour obtenir une baisse des commissions de gestion que pour faire diminuer les commissions de performance. Cependant, les deux variétés de frais sont sous pression, souligne Lonneke Löwik, directrice de la recherche et de l’information de marché de l’association.Le niveau des frais varie en fonction du stèle et de la taille des fonds. En moyenne, la commission de gestion assise sur la valeur liquidative se situe à 0,37 %, mais elle atteint par exemple 0,86 % pour les fonds fermés. D’autre part les fonds dont l’encours se situe entre 500 millions et 1 milliard d’euros facturent en moyenne 0,34 % alors que ceux dont les actifs gérés sont inférieurs à 500 millions d’euros affichent une commission moyenne de 0,43 %, ce qui témoigne de l’effet des économies d'échelle.Environ 60 % des 51 fonds de fonds interrogés indiquent payer des commissions de performance, principalement sur les fonds les plus risqués. Cette situation paraît leur convenir tant que les résultats sont au rendez-vous. Il y a cependant une tendance croissante à préférer que la performance soit mesurée en fonction des rendements obtenus plutôt que sur les plus-values.
Trois agences de notation, Fitch, S&P et l’agence japonaise Rating and Investment Information (RII) ont relevé la dérive des déficits du Japon et ses conséquences sur les taux. RII estime même la probabilité d’une dégradation de «50 à 100%» avant la fin de l’année, note L’Agefi. Outre une hausse de l’impôt sur le revenu (de 2,1%) et sur les sociétés censée rapporter 10.000 milliards de yens, le gouvernement prévoit de doubler le taux de TVA, actuellement à 5%, afin de revenir à l'équilibre budgétaire d’ici à mars 2016. Le FMI suggère plutôt une hausse du taux à 15% accompagnée d’une réforme du système des retraites.
Berlin réfléchirait actuellement à «différents scénarios» permettant à l’Allemagne de donner son feu vert à l'émission d’euro-obligations sans perdre la face, rapporte L’Agefi. La chancelière Angela Merkel pourrait proposer, lors du prochain sommet européen du 9 décembre, d’infléchir sa position en échange d’un accord sur une modification des traités européens. A l’issue du mini-sommet d’hier à Strasbourg, Nicolas Sarkozy a affirmé que Paris et Berlin allaient faire «dans les jours qui viennent» des «propositions communes pour modifier les traités et pour empêcher que les pays puissent diverger dans les domaines budgétaire, économique et fiscal».
Depuis le début de cette année, le marché espagnol s’est enrichi de 846 nouveaux fonds ou fonds dont la garantie a été renouvelée, dont 124 émis par des gestionnaires locaux et 722 de maisons étrangères, d’après les calculs de VDOS rapportés par Funds People.Les catégories de produits avec le plus de lancement ont été les fonds garantis, avec 67 fonds, dont 56 obligataires et 11 d’actions.Santander AM s’est révélée la société de gestion la plus active, avec 28 lancements ou renouvellements, devant InverCaixa Gestión (8) et BBVA AM ainsi que Popular Gestión (7 chacun).
A fin juin, l’encours des sicav, le véhicule privilégié des grandes fortunes espagnoles, ressortait à 26,17 milliards d’euros, soit 0,41 % de plus que fin décembre 2010, d’après les calculs de VDOS rapports par Funds People.BBVA Patrimonios reste le gestionnaire le plus important sur ce créneau, avec une part de marché de 10,9 % cependant que la société de gestion affichant les plus fortes rentrées nettes est InverCaixa avec 116 millions d’eurs pour le premier semestre. De son côté, Santander Invest est le numéro des dépositaires, avec une part de marché de 15,53 %.La sicav la plus performante durant les six premiers mois de l’année a été Eikon 99 gérée par BBVA Patrimonios avec un gain de 19,18 %, devant Pando 2000 (DWS Investments) avec 16,99 %.
Fitch Ratings a estimé hier que la note triple A de la France serait fragilisée si la crise de la zone euro s’aggravait, note L’Agefi. «Si la totalité des 158,5 milliards d’euros d’engagements de la France auprès du Fonds européen de stabilité financière (FESF) était déboursée, sa dette publique brute atteindrait 98,2% du PIB en 2014, soit le haut de la fourchette compatible avec son statut de AAA». L’agence précise qu’il ne s’agit pas de son scénario central, précise le quotidien.
L'économie de la zone euro est déjà entrée en récession, a affirmé le 23 novembre l’Institut de finance internationale (IIF), relevant une dégradation de la conjoncture plus rapide que prévu. «La situation en zone euro a pris un tour grave en empirant durant ce mois. L'économie a plongé dans ce que nous considérons comme une récession, qui ne fera qu’accroître les déficits budgétaires», écrit l’organisation bancaire mondiale dans une note de conjoncture."Les données qui nous sont arrivées pour la fin du troisième trimestre et le début du quatrième ont été plus faibles que prévu», ont estimé ses économistes, citant la hausse du chômage en Allemagne et le ralentissement de la production industrielle dans tous les pays de la zone euro. L’IIF table sur un recul du produit intérieur brut de la zone de 2% en rythme annuel au quatrième trimestre 2011, tout comme au premier trimestre 2012. Sur l’ensemble de l’année 2012, sa projection est d’une contraction de 1%.
Pour janvier-septembre, le volume des arbitrages, des transferts de fonds à fonds, en Espagne est ressorti à 22,74 milliards d’euros, ce qui représente environ 16,8 % de l’encours moyen de 135,75 milliards d’euros, a indiqué l’association espagnole Inverco des sociétés de gestion. Le montant annoncé représente aussi 54 % des souscriptions brutes des neuf premiers mois de l’année (41,47 milliards d’euros).
La Chartered Alternative Investment Analyst Association, une association de gestion alternative, ouvre un chapitre en Corée le 24 novembre. Il s’agit du troisième chapitre de la CAIA en Asie, après ceux de Singapour et de Hong Kong.
A fin octobre, l’encours des 196 fonds coordonnés portugais (OICVM) ressortait à 6.496 millions d’euros, en baisse de 1,1 % sur fin septembre tandis que celui des 110 fonds dits «spéciaux» (FEI) marquait un tassement de 0,4 % en un mois, à 4.502,6 millions d’euros. Selon la Commission des valeurs (CMVM), les actifs moyens par fonds se situait à 33,1 millions d’euros contre 33,5 millions pour les OICVM et à 40,8 millions contre 41,7 millions pour le FEI.En d’autres termes, l’encours total de 10.981,1 millions au 31 octobre est inférieur de 22,4 % à ce qu’il était fin décembre 2010. Et l’Association portugaise Apfipp des sociétés de gestion explique cette baisse, au-delà lde l’effet de marché, par des remboursements nets de 181 millions d’euros pour octobre et de 2.561 millions pour les dix premiers mois de l’année.Les quatre premiers gestionnaires du pays sont Caixagest, avec une part de marché de 23,1 %, ESAF (18,5 %), BPI Gestão de Activos (17,4 %) et Santander Asset Management (14,4 %). Crédit Agricole Gestão se classe dixième avec une part de marché de 1,2 %.
D’une étude empirique sur 19 ans (janvier 1990-mars 2009) et 3.571 hedge funds de la base de Barclay, trois chercheurs de l’Université du Texas (Gökce Soydemir, Jan Smolarski et Sangheon Shin) ont tiré la conclusion que les fonds utilisant des taux butoir et/ou high watermark ont tendance à sous performer ceux qui ne les emploient pas.D’expérience, 74,5 % des fonds pratiquant le high watermark ne proposent pas de taux butoir. Par ailleurs les fonds marchés émergents, les fonds d’actions et les fonds de fonds ont tendance à sous-performer significativement les autres types de fonds.Par ailleurs, les fonds qui facturent des commissions de performance élevées ont tendance à surperformer ceux qui font payer des commissions modiques.D’une manière générale, proposer un high watermark ou un taux butoir apparaît insuffisant pour générer une performance plus élevée ; pour contribuer à une performance plus élevée, les stratégies du taux butoir ou du high watermark doivent être accompagnées d’une commission de performance élevée pour permettre d’atteindre plus aisément un rendement ajusté du risque plus élevé.Parmi les données chiffrées accompagnant l'étude, les auteurs soulignent que 855 ou 24 % des hedge funds proposent un taux butoir et 2.974 (83,3 %) un high watermark pour attirer les investisseurs. Parmi ces derniers, 2.215 ou 74,5 %) n’ont pas recours à des taux butoir. Au total 759 fonds (21,3 %) pratiquent à la fois le taux butoir et le le high watermark tandis que 501 (14 %) n’utilisent ni l’un ni l’autre.A noter enfin que les hedge funds qui pratiquent un high watermark élevé facturent en moyenne 15,3 % de commission de performance, ce qui est cinq fois plus que ceux que qui ne l’utilisent pas.
Dans son rapport sur la gestion pour compte de tiers en 2010, l’Autorité des marchés financiers constate une bonne résistance de l’industrie de la gestion d’actifs européenne qui a réussi à faire croître ses actifs de manière sensible, les encours nets sous gestion dépassant en 2010 les niveaux de 2007.Pour réaliser son étude, le régulateur s’est appuyé sur les données de 512 sociétés. Avec, au 31 décembre 2010, un encours brut global de la gestion collective s’élèvant à 1 558 milliards d’euros (dont 193 milliards d’euros de fonds de droit étranger), soit 0,6 % de moins qu’en 2009. Cette légère diminution des encours s’explique par un effet de marché légèrement négatif ainsi que par une décollecte forte sur les OPCVM monétaires (-16 %) qui représentent plus de 30 % des encours OPCVM, précise l’étude. Les faibles rendements de cette classe d’OPCVM en sont la raison principale. Les OPCVM actions et obligations ont quant à eux profité de la réallocation des actifs affichant des progressions d’encours respectivement de 10 % et 11.2 %.De leur côté, les fonds de fonds alternatifs enregistrent une diminution de 7 %, ces actifs continuant à souffrir de la crise. Leur impact reste cependant faible dans la mesure où ils ne représentent que 6.3 % du total des encours OPCVM. Si le marché de la gestion collective reste très concentré (les 20 premiers acteurs concentrant 82 % des encours), cette concentration se réduit, puisque les parts de marché des 10 et des 20 premiers acteurs diminuent respectivement de 3 % et 4 %, note l'étude.Les données collectées au titre de l’exercice 2010 font apparaître un montant brut (y compris fonds nourriciers) d’actifs de 2 905 milliards d’euros, soit une faible hausse (3 %) par rapport à 2009.Si la gestion collective continue de représenter la majorité des encours gérés à raison de 54 %, les encours nets des fonds gérés en France stagnent cette année alors qu’ils augmentaient de 11 % l’an passé, une inflexion expliquée par la baisse des encours des OPCVM généraux gérés et, plus généralement, du reflux sur les fonds monétaires en 2010 sur fond de taux d’intérêt faibles et des premières tensions sur le marché de la dette souveraine. En revanche, les encours nets de gestion sous mandat ont augmenté de 9,7 %, soit un rythme de croissance proche de celui de l’an dernier (+10,5 %), en partie expliqué par la stabilité et l’attractivité de l’activité d’assurance-vie (augmentation de 26 %13 des encours en assurance-vie en 2010).Au titre de 2010, 637 agréments ont été délivrés à des OPCVM à vocation générale, principalement des OPCVM diversifiés (à hauteur de 38 %) ainsi que des OPCVM à formule (22 %). Parmi les variations importantes par rapport à l’année 2009, on remarque un quasi-triplement des créations d’OPCVM obligataires et titres de créances internationaux (alors que les lancements d’OPCVM obligataires libellés en euros chutent de 32 %) ainsi qu’une augmentation de 27 % des fonds à formule.
L’Islamic Interbank Benchmark Rate (IIBR) que propose Thomson Reuters à partir du 22 novembre offre aux banques islamiques tenues de respecter la charia un indice de référence capable de remplacer les «benchmarks» conventionnels comme le Libor qu’ils devaient adopter jusqu'à présent faute d’autre outil, indique la Börsen-Zeitung.Comme l’IIBR respecte la loi islamique, il mesure non des taux d’intérêt mais des gains. Cet indice sera calculé quotidiennement à partir des données fournies par 16 banques islamiques et des départements de banque islamiques de banques conventionnelles. Il sera publié chaque jour à 11 heures, heure de La Mecque (GMT + 3)
Avec effet immédiat, Saxo Bank offre à ses clients la possibilité d’opérer sur 25 places boursières différentes des transactions en ligne sur des actions et des ETF conformes à la loi islamique. Les clients bénéficieront de l’aide de l’américain IdealRatings Inc, une agence spécialiste de la sélection de gestionnaires de fonds et d’instruments financiers répondant aux exigences de la charia. La sélection des produits s’appuie sur des normes islamiques communément acceptées et transparentes retenues par IdealRatings en coopération avec le Shariah Review Bureau implanté en Arabise saoudite et à Bahraïn. Chaque mois, IdealRatings analyse et sélection plus de 12.000 actions et ETF.
Pour octobre, l’indice Lyxor des hedge funds affiche une performance de 0,75 %, tandis que pour novembre (au 14 novembre), il enregistre encore un gain de 0,26 %. De la sorte, la perte se limite à 5,85 % pour janvier-octobre et à 5,61 % depuis le début de l’année jusqu’au 14 novembre.Les plus fortes baisses depuis le début de l’année et jusqu’au 14 novembre sont accusées par les situations spéciales (- 15,14 %) et l’equity short bias - 14,01 %). Seules deux stratégies sont dans le vert pour cette période : le distressed security avec une progression de 0,82 % et surtout le CTA short term, avec une performance de 5,16 %.
L’agence de notation Moody’s a estimé le 21 novembre qu’une hausse des taux des obligations françaises sur les marchés financiers et des perspectives de croissance économique détériorées risquaient d’avoir des conséquences négatives sur la note de la dette de la France."Des coûts de financement élevés et persistants pourraient accroître les difficultés que le gouvernement français rencontre, conjuguées à une perspective de croissance qui se détériore, avec des implications de crédit négatives», selon Moody’s. Mi-octobre, l’agence s’est donné trois mois pour étudier s’il y avait lieu de revoir la perspective «stable» d'évolution de cette note. L’agence rappelle que «la semaine dernière, l'écart de taux entre les titres à 10 ans français et allemands a dépassé 200 points de base, un record depuis la création de la zone euro». L’agence calcule qu’une hausse de 100 points de base des taux d’intérêt entraîne un surcoût de trois milliards d’euros chaque année. «Avec une prévision du gouvernement de croissance du PIB d'à peine 1% en 2012, un taux d’intérêt alourdi rendra plus difficile à atteindre les objectifs de réduction des déficits», selon Moody’s.
Selon les statistiques de la Banque de France citées par Les Echos, les banques françaises ont emprunté 100 milliards d’euros à la banque centrale en octobre, soit plus de trois fois plus qu’il y a deux mois ou qu’il y a un an (36 milliards en août, et 33 milliards en octobre 2010). «Les banques françaises ont mécaniquement plus de liquidité à aller chercher à la BCE. Elles ont été plus touchées que les banques espagnoles par la sortie des fonds monétaires américains pour leur accès en dollars et elles ont plus d’activités à l’international», indique le responsable financier d’un groupe français. «Pour des raisons d’image, elles ne voulaient pas faire appel à la BCE, mais toutes ont fait sauter cette barrière». Différents responsables estiment que les gestionnaires de fonds et les entreprises vont réduire significativement leur exposition aux banques.
D’après l’association allemande BVI des sociétés de gestion, l’encours des plans d'épargne-retraite subventionnés du type Riester en unités de compte se situait à presque 8,07 milliards d’euros fin septembre, pour 2,92 millions de comptes. Cela représente certes une augmentation de près de 10 % par rapport à fin décembre 2010 (7,37 milliards d’euros et 2,81 millions de contrats), mais le volume affiché à fin juin avait été supérieur (8,2 milliards d’euros pour 2,88 millions de contrats).Les plans en unités de compte avaient fin septembre une part de 19,5 % du marché des plans Riester contre 19,6 % neuf mois plus tôt. Les assureurs continuent de dominer la planète Riester, avec près de 10,64 millions de contrats et 70,9 % du marché.
Début 2012, les entreprises pourront faire admettre leurs obligations au segment Prime Standard de la Bourse de Francfort. Cela offrira aux investisseurs institutionnels et aux particuliers (qui investissent au maximum 25.000 euros) un accès peu onéreux au marché primaire ainsi que de la liquidité et de la transparence sur le marché secondaire. Le Prime Standard pour les obligations d’entreprises s’adresse aux grandes entreprises, cotées ou non, qui souhaitent placer des émissions d’un volume supérieur à 100 millions d’euros.Pour accéder au Prime Standard, les émetteurs doivent s’engager à publier un ensemble de 24 indicateurs significatifs sur l’activité de leur entreprise et à tenir au moins une conférence pour les analystes par an.
L’Agefi, qui cite une information de Reuters, rapporte que Deutsche Börse et Nyse Euronext, pour pallier leur position très forte sur les marchés dérivés, envisagent de vendre leurs activités d’options sur actions en Europe et de donner accès à leur concurrents à Eurex Clearing. La date limite de revue de l’opération par Bruxelles est portée du 22 décembre au 23 janvier, précise le quotidien.