D’après l’association Efama des gestionnaires d’actifs européens, les fonds coordonnés européens ont enregistré au premier trimestre 2012 des souscriptions nettes de 91 milliards d’euros contre des remboursements nets en octobre-décembre, ce qui refléterait une confiance croissance des investisseurs après l’octroi de liquidités à long terme par la Banque centrale européenne.Les entrées nettes des fonds coordonnés de long terme ont porté sur 70 milliards d’euros (dont 49 milliards pour les fonds obligataires et 9 milliards pour les fonds d’actions) contre des remboursements nets de 61 milliards le trimestre précédent. Les fonds monétaires ont drainé en net 22 milliards d’euros contre 11 milliards en octobre-décembre.A fin mars, l’encours des fonds coordonnés représentait 5.961 milliards d’euros, soit une augmentation de 5,8 % sur fin décembre. L’ensemble des fonds européens (coordonnés et non coordonnés) s’est accru durant le premier trimestre de 5,3 % à 8.362 milliards d’euros fin mars.
D’une étude réalisée par l’association allemande BVI des sociétés de gestion, il ressort qu’Allianz global investors se classe en tête des acteurs de la gestion et de l’administration de fonds institutionnels (Spezialfonds) de valeurs mobilières avec un encours de 153,5 milliards d’euros à fin 2011, soit 18,9 % de part de marché. Universal-Investment arrive second avec 98,2 milliards, suivi de HSBC Trinkaus & Burkhardt avec 78,3 milliards d’euros, le total du marché représentant 812,8 milliards d’euros contre 782,4 milliards fin 2010.En ce qui concerne les seules prestations de gestion de portefeuille, Allianz GI affiche une part de marché de 25,9 % avec 147,2 milliards d’euros, devant Union Investment (banques populaires, qui pointe à 68,4 milliards, DekaBank (caisses d'épargne) avec 49,1 milliards et l’ensemble Deutsche Bank avec 44 milliards. L’encours total ressort à 567,4 milliards d’euros.Le BVI précise qu’au premier trimestre 2012 les fonds institutionnels de valeurs mobilières ont collecté en net 13,8 milliards d’euros après 42 milliards pour tout 2011 et un pic de 69,4 milliards en 2010, et que l’encours à fin mars se situait à 852 milliards.Les gestionnaires d’actifs avaient fin 2011 la responsabilité de 1.132 milliards d’euros, dont les 812,9 milliards en Spezialfonds de valeurs mobilières, le restant se répartissant entre des mandats et les fonds immobiliers institutionnels.
Le zurichois Stoxx Ltd a annoncé le 24 mai avoir signé les Principes de l’investissement responsable des Nations-Unies (UN-PRI) en tant que prestataire de services.D’autre part, il a lancé quatre indices régionaux des plus grandes capitalisations classées en fonction de leur qualité sous les angles de l’environnement, du social et de la gouvernance (ESG) qui viennent compléter la gamme Stoxx Global ESG Leaders développée avec Sustainalytics. Il s’agit du STOXX Europe ESG Leaders 50, du EURO STOXX ESG Leaders 50, du STOXX Asia/Pacific ESG Leaders 50 et du STOXX North America ESG Leaders 50.Contrairement aux autres indices de la gamme Stoxx Global ESG Leaders, constitués de trois catégories d’indices séparées pour l’environnement, le social et la gouvernance, les indices régionaux coifferont les trois aspects.
HSBC a annoncé le lancement de six nouveaux couples de devises liées au RMB offshore. " La banque propose désormais un flux de taux en continu 24h/24 via sa plateforme bilatérale exclusive API1 tout en participant aux principales plateformes mondiales de négociation multilatérales. Il s’agit du premier flux continu de taux de change sur une plateforme interbancaire pour des couples de devises directs impliquant le yuan offshore (CNH), en dehors de la paire USD/CNH», précise un communiqué.HSBC a sélectionné deux couples de devises pour chacune des trois régions clés : l’Asie, l’Europe et les Amériques. Les nouveaux couples de devises avec le RMB offshore sont :- EUR/CNH (euro)- GBP/CNH (livre sterling)- CNH/HKD (dollar de Hong Kong)- SGD/CNH (dollar de Singapour)- CAD/CNH (dollar canadien)- CNH/MXN (peso mexicain)D’autres paires incluant le CNH seront ajoutées ultérieurement. Directeur Général de HSBC, Hong Kong, Anita Fung a rappelé notamment que «la demande en RMB a fortement augmenté étant donné que la Chine est la premier pays exportateur au monde (...). Le développement de nouveaux couples de devises incluant le RMB offshore et permettant de répondre aux besoins mondiaux de règlement et de couverture est fondamental pour poursuivre l’internationalisation du RMB et renforcer encore la position de Hong Kong en tant que principal centre des échanges mondiaux du RMB offshore».
L’agence de notation Moody’s, pour qui la France bénéficie de la note AAA avec perspective négative, se donne quelques mois pour évaluer la politique économique du gouvernement français dans un environnement économique difficile en zone euro, selon un communiqué publié le 24 mai.Selon l’agence, le nouveau président français François Hollande a montré sa détermination quant à sa volonté de relancer l'économie, mais le chemin pour y parvenir reste incertain.
Deux producteurs américains, Southwire et Red Kite, ont indiqué dans une lettre à la SEC que le projet de JPMorgan de lancer un ETF physique sur le cuivre risque de «dévaster» l'économie américaine et mondiale en provoquant une hausse artificielle des prix du métal, rapporte le Financial Times. Dans sa notification à la SEC, JPMorgan envisage que son ETF pourrait détenir 61.800 tonnes de cuivre, soit 27 % du total stocké dans le réseau mondial des entrepôts du London Metal Exchange. Et BlackRock prévoit un ETF iShares qui détiendrait 121.200 tonnes.Le Financial Times remarque toutefois que les deux ETF sur le cuivre physique lancés ces 18 derniers mois en Europe par ETF Securities (ETFS) et la Deutsche Bank n’ont eu qu’un succès limité. Celuit d’ETFS ne détient par exemple que 3.427 tonnes de métal.
Bradley Katsuyama, ancien directeur du négoce électronique de la Banque Royale du Canada (RBC), a recruté plusieurs de ses anciens collègues ainsi que des spécialistes du négoce à haute fréquence pour monter IEX Group Inc avec l’objectif de lancer en 2013 une plate-forme de transactions destinée aux sociétés de gestion de fonds et qui empêcherait les «high frequency traders» de profiter de leur avantage concurrentiel, rapporte The Wall Street Journal. Le projet est soutenu par RBC et par Janus Capital Group. IEX Group n’utilisera pas la structure de frais utilisée par les Bourses qui paient les opérateurs pour «poster» des ordres d’achat et de vente et qui profite beaucoup aux opérateurs haute fréquence.
Un groupe d’investisseurs a porté plainte contre Facebook et les cinq banques d’investissement ayant piloté son introduction en Bourse ratée, rapporte le Financial Times. Ces investisseurs estiment que ces derniers ont «dévoilé de manière sélective» des révisions sur les perspectives de bénéfices de Facebook à «certains investisseurs privilégiés». Les banques concernées sont : JPMorgan Chase, Morgan Stanley, Goldman Sachs, Bank of America et Barclays.
Les banques italiennes, UniCredit et Intesa Sanpaolo, ont annoncé mercredi avoir cédé leurs parts du groupe boursier britannique London Stock Exchange (LSE), propriétaire des Bourses de Londres et de Milan, représentant environ 11,5% du capital pour 370,1 millions d’euros.Dans deux communiqués distincts, UniCredit a indiqué avoir cédé sa part d’environ 6,1% pour 159,5 millions de livres, soit 197,6 millions d’euros selon la conversion effectuée par la banque, tandis qu’Intesa Sanpaolo a vendu sa part d’environ 5,4% pour 139,3 millions de livres, soit 172,5 millions d’euros. Cette cession a été effectuée à un prix de 960 pence par titre.Les deux plus grandes banques italiennes avaient chargé la banque américaine Morgan Stanley de s’occuper de la vente de leurs parts à des investisseurs institutionnels dont les noms n’ont pas été communiqués.La cession de leurs parts dans le LSE permettra à UniCredit et Intesa Sanpaolo d’engranger respectivement des plus-values d’environ 120 millions d’euros et 105 millions.
Mardi, l’Agence financière de l’Etat fédéral a fixé à 0,00 % le coupon de la nouvelle tranche de bons du Trésor (Bundesschatzanweisungen) à juin 2014 qui sera adjugée ce mercredi: c’est une première historique, le précédant plus bas historique datant de la tranche précédente arrivant à échéance en mars 2014, souligne la Börsen-Zeitung. Si la demande devait excéder les 5 milliards d’euros, il y a un risque que le rendement soit... négatif, ce qui s’est déjà produit en janvier.
L’autorité boursière du Massachusetts a publié une citation à comparaitre à l’attention de Morgan Stanley, dans le cadre d’une enquête autour du fiasco de l’introduction en Bourse de Facebook, rapporte le Financial Times. Le régulateur cherche à savoir si les analystes de la banque ont largement communiqué la révision de leurs prévisions de revenus de la société Internet à leurs clients avant la mise sur le marché. Bien qu’elles aient réduit leurs prévisions de croissance des revenus de Facebook, les banques participant à l’introduction en Bourse ont augmenté la taille de l’offre de 25 % et augmenté le prix de l’action à 38 dollars, soit dans le haut de la fourchette, note le FT.
Selon BarclayHedge, les 2.262 hedge funds qui avaient publié leurs résultats à 8h20 US CST le 22 mai ont enregistré une perte moyenne de 0,50 % en avril, mais ils ont quand même affiché une performance de 4,99 % depuis le début de l’année. Seules cinq stratégies sont demeurées dans le vert le mois dernier, la plus forte performance (3,61 %) étant constatée pour les 5 fonds equity short bias, qui sont par ailleurs les seuls à accuser une perte (de 13,58 %) sur les quatre premiers mois de 2012.La meilleure performance pour janvier-avril est celle du equity long bias (287 fonds) avec un gain moyen de 7,97 %. Dans les «spécialités», toutefois, la stratégie healthcare & biotechnology (21 fonds) affiche une performance encore supérieure, avec 8,14 %.
Selon le Financial Times, la Securities and Exchange Commission (SEC) vient d’autoriser Royal Bank of Canada à placer des covered bonds, soit des titres adossés à des prêts, le plus souvent hypothécaires, auprès de tout type d’investisseurs. Ces titres étaient auparavant réservés aux investisseurs institutionnels qualifiés.
En avril, les marchés d’actions ont perdu 0,65 % tandis qu’après six mois de chute spectaculaire la volatilité implicite s’accroissait en un mois de 1,7 point, à 17,2 %.Dans cet environnement, seules deux des treize stratégies suivies par Edhec-Risk Institute, ont affiché un résultat positif, avec des performances mensuelles de 1,02 % pour les ventes à découvert et de 0,50 % pour l’arbitrage obligataire. La plus forte perte a été accusée par le long/short equity, avec 0,65 %.Depuis le début de l’année, la meilleure performance a été enregistrée pour les distressed securities (6,2 %) et le long/short equity (5,5 %), la plus mauvaise étant le short selling, avec une perte de 11,8 %.D’autre part, depuis début janvier 2001, les deux meilleurs résultats selon l’Edhec sont ceux du distressed securities avec 10,4 % par an (seule stratégie avec un ratio de Sharpe supérieur à 1, à 1,02), juste devant les marchés émergents avec 10,3 % (et un ratio de Sharpe de 0,60).
Interrogé par L’Agefi sur les moyens de la BCE pour faire face à une éventuelle remontée des taux dans les pays périphériques, Sylvain Broyer, adjoint au chef économiste chez Natixis, indique qu’elle peut le faire en injectant des liquidités, pour inciter les banques domestiques à en acquérir pour compte propre. En outre, l’imminence d’une banqueroute grecque a très certainement échaudé la BCE de poursuivre son programme d’achats de titres et a renforcé la probabilité d’une nouvelle injection de liquidités (LTRO) par la banque centrale, précise Sylvain Broyer.
Selon Fernand Grulms, le directeur général de Luxembourg for Finance, le Grand Duché prépare l'émission d’obligations conformes à la charia et a déterminé les actifs sous-jacents pour la structure du sukuk, rapporte L’Agefi. «Il s’agira du premier sukuk triple A émis par un souverain en zone euro», a précisé Fernand Grulms.
En avril, le volume journalier de transactions «on-book» pour les ETF sur les places européennes de NYSE Euronext a augmenté à 297,1 millions d’euros en avril contre 253,3 millions en mars et 237,3 millions en février. Mais il a baissé de 14,8 % par rapport au mois correspondant de l’an dernier. Le volume total des transactions «on-book» a progressé de 1,3 % en un mois, à 5,6 milliards d’euros.Les échanges de bloc ont porté sur 819,9 millions d’euros contre 840,9 millions en mars et 992,6 millions en février, représentant ainsi 12,7 % du volume des échanges contre 13,1 % le mois précédent et 16,6 % en février.Le nombre d’ETF cotés (695) n’a pas changé par rapport à mars (lire Newsmanagers du 12 avril).Quant au spread median, il s’est établi en avril à 29,58 points de base, comme en mars.
Plusieurs transactions importantes ont été abandonnées au cours des dernières semaines, rapporte L’Agefi. Selon les données communiquées par Dealogic, au niveau mondial, les cibles du secteur financier, de la distribution et de l’industrie minière représentent en montant cumulé près de la moitié des 86 milliards de dollars de transactions abandonnées entre le 1er janvier et le 15 mai 2012. Or, les opérations abandonnées impliquant des cibles américaines constituent 63% de ce total, au plus haut depuis la période équivalente de l’année 2004. En outre, les transactions hostiles ont globalement représenté 44% des opérations avortées depuis le 1er janvier, soit 10 points de plus que durant la période comparable de l’an dernier.
L’Association Luxembourgeoise des Fonds d’Investissement (ALFI) a commandé au consultant KPMG un état des lieux de l’investissement responsable en Europe. L'étude arrêtée à fin 2010 a été publiée à l’occasion de la première conférence de l’ALFI sur l’investissement responsable http://www.alfi.lu//sites/alfi.lu/files/files/Publications_Statements/Press_releases/European-Responsible-Investing-Fund-Survey.pdf. Il en ressort que le secteur comportait 1.236 fonds avec un encours de 129,49 milliards d’euros. L’investissement responsable en Europe représente près de 1,6% du marché européen des fonds d’investissement en termes d’actifs et 2,3% en nombre de fonds.Les fonds multi-secteurs ESG (environnement, social et gouvernance) constituent la première catégorie, avec un total de 704 fonds. L’environnement est le thème d’investissement préféré des gérants d’actifs. Quatre sous-catégories – « changement climatique/énergies renouvelables » ; « environnement/écologie » ; « carbone » ; « eau » – représentent 30,49 milliards d’euros d’encours.Les 42 fonds islamiques recensés représentaient pour leur part 0,94 milliard d’euros d’actifs Sur le plan géographique, avec une part de marché de 28% des fonds d’investissement responsable, le Luxembourg est le premier centre de domiciliation en termes de nombre de fonds. La France et le Luxembourg ont ensemble une part de marché de 45%. Le Luxembourg est le second domicile en termes d’encours.
«Avec les ETF, nous avons un produit fantastique, mais ces derniers temps nous avons surtout insisté sur leurs points négatifs. Or, en 2008, aucun ETF n’a fermé. Lors de l’accident de Fukushima, les ETF sont restés ouverts. C’est quelque chose que nous devons mettre en avant. Nous livrons ce que nous promettons, nous sommes diversifiés, nous sommes régulés et nous sommes ouverts aux transactions», a déclaré Thorsten Michalik, responsable de db x-trackers, à l’occasion de la session d’ouverture des journées InsideETFs Europe qui se tiennent mardi et mercredi à Amsterdam.Et pour lui, c’est ce dernier point sur lequel il convient d’insister aujourd’hui. Il estime en effet que le secteur des ETF devrait mettre davantage en avant le fait que les ETF sont aussi des outils de transactions et améliorer le caractère négociable de ces produits, ce qui passe par une baisse des spreads. Ces derniers restent en effet élevés en Europe par rapport aux Etats-Unis, selon lui. Néanmoins, Thorsten Michalik pense que les investisseurs en ETF se servent d’ores et déjà de ces produits comme des outils de transactions. «Depuis 2011, s’agissant des actions, les investisseurs en ETF sont plus actifs que les gérants actifs eux mêmes», détaille-t-il. Par ailleurs, 25 % du turnover en matière d’actions a été fait via des ETF, contre 6 % en Europe.Le potentiel est donc énorme pour le secteur des ETF en Europe dans ce domaine.Pour améliorer la négociabilité, sujet qu’il juge aujourd’hui plus important que celui des coûts de trading, Thorsten Michalik pense que la création d’une association sur les ETF reste nécessaire. «L’Efama, l’association européenne des fonds d’investissement, peut nous aider lorsqu’il y a des problématiques, mais concernant les questions de trading, il faut une association qui nous représente», déclare-t-il. Interrogé plus tard à ce sujet, il confie d’ailleurs qu’une telle structure devrait voir le jour cette année. «Si nous mettons en avant nos atouts, c’est-à-dire le fait que nous sommes diversifiés, fortement et régulés et ouverts à la transaction, les prochaines années seront fantastiques pour les ETF», conclut-il.