Au 30 avril, l’encours total des organismes de placement collectif et fonds d’investissements spécialisés (FIS) au Luxembourg ressortait à 2.225,6 milliards d’euros , marquant ainsi une progression de 0,38 % sur fin mars où le niveau enregistré était augmentation de 0,64 % sur fin février, d’après la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF). Sur les douze mois à fin avril, les actifs gérés se sont accrus de 1,38 % par rapport à un montant de 2.195,4 milliards au 30 avril 2011.L’augmentation de 8,39 milliards d’euros en avril s’explique par un effet marché positif de 4,03 milliards d’euros et par des souscriptions nettes de 4,36 milliards.
L’agence Moody’s a dégradé dans la nuit de mardi à mercredi les trois plus grandes banques autrichiennes (Erste Bank, Raiffeisen Bank International (RBI) et Bank Austria, filiale du groupe italien UniCredit) en raison essentiellement de leur exposition à la crise financière dans des pays d’Europe de l’est.Moody’s souligne dans un communiqué que le groupe Erste Bank est fortement exposé en Europe de l’est, notamment en Hongrie et Roumanie, tandis que la dégradation de Bank Austria est justifiée en raison de la situation précaire de sa maison-mère italienne, UniCredit. La note du groupe Erste Bank a été dégradée de deux crans, à A3, et celles de RBI (cotée en Bourse et filiale du groupe autrichien Raiffeisen et de Bank Austria) d’un cran à A2 et Bank Austria à A3. Pour Erste Bank et Bank Austria, la perspective est de surcroît «négative», alors qu’elle est «stable» pour RBI.
Après plus d’un an de préparation, la China Fund Association (CFA) a été officiellement créée. Les sociétés de gestion de fonds, les conservateurs, les distributeurs et les spécialistes du règlement étaient invitée à la première assemblée générale annuelle sur deux jours à partir du 5 juin.Les sociétés de gestion de fonds devront acquitter un droit d’adhésion (registration fee) de 100.000 yuans plus , annuellement, une part de 0,2 % de leur bénéfice de l’année précédente, avec un plancher de 20.000 yuans et un plafond de 600.000 yuans, indique Z-Ben Advisors.La présidence de la CFA devrait échoir à Sun Jie, l’ancien directeur de la surveillance des fonds à la Commission des valeurs (CSRC) tandis que Fan Yonghong, l’ancien directeur général de China AMC serait vice-président. Les nominations seront effectuées par la CSRC.
L'épargne financière des particuliers a augmenté de 1,9 % dans le monde en 2011, à 122.800 milliards d’euros, mais cela recouvre des réalités très différentes : l’encours a ainsi baissé de 0,9 % en Amérique du Nord, de 0,4 % en Europe occidentale et de 2 % au Japon, mais il a gonflé de 18,5 % dans les pays BRIC (Brésil, Russie, Inde Chine), indique Boston Consulting Group (BCG) dans la dernière édition de son rapport Global Wealth 2012.La hausse la plus rapide par segment de clientèle a été enregistrée pour la catégorie des particuliers très haut de gamme (UHNW), ceux dont la fortune dépasse les 100 millions de dollars, où l’augmentation a été de 3,7 %, contre une moyenne de 1,7 % pour tous les autres segments.Tandis que l’on constate une baisse de 182.000 unités aux Etats-Unis et au Japon, le nombre de ménages millionaires en dollars a augmenté l’an dernier de 175.000 dans les pays en développements, notamment en Chine et en Inde. A fin 2011, le nombre de ménages millionnaires en dollars atteignait 12,6 millions, soit 0,9 % de l'échantillon du BCG. Le nombre le plus élevé de millionnaires (5,1 millions) reste celui observé aux Etats-Unis, devant le Japon (1,6 million) et la Chine (1,4 million). La plus forte densité de millionnaires a été constatée pour Singapour avec plus de 17 % des ménages, devant le Qatar (14,3 %), le Koweit (11,8 %) et la Suisse (9,5 %). Mais les Etats-Unis sont le pays avec le plus grand nombre de ménages millionnaires (2.928) et milliardaires (363).Cela posé, rapport à la taille de la population, la Suisse affiche le plus grand nombre de ménages très haut de gamme tandis que Hong Kong est le pays avec le plus grand nombre de milliardaires, dans les deux cas en raison de l’immigration.
Trois des plus grandes banques portugaises vont être recapitalisées par l’Etat à hauteur de 6,65 milliards d’euros, afin d'être en conformité avec les exigences nationales et européennes de fonds propres, rapporte Les Echos. Le ministère des Finances portugais a annoncé, hier, qu’il injecterait 1,65 milliard d’euros dans la banque publique Caixa Geral de Depositos (CGD), 3,5 milliards d’euros dans Banco Comercial Portugues (BCP) et 1,5 milliard d’euros dans Banco BPI. Cela leur permettra de respecter le niveau de fonds propres de 9 % exigé par l’Autorité bancaire européenne avant le 30 juin ainsi que le ratio de 10 % imposé par l’Union européenne et le FMI dans le cadre du plan d’aide.
SIX Swiss Exchange a annoncé le 4 juin l’introduction prochaine des indices SMI Risk Control, reflétant un portefeuille hypothétique qui vise à diversifier le risque inhérent au SMI. Ce portefeuille contient un placement dans le SMI et un placement sur le marché monétaire au taux overnight. L’allocation d’actifs sous les nouveaux indices est contrôlée chaque jour afin de maintenir le niveau de risque voulu.Avec les nouveaux indices SMI Risk Control, les participants au marché peuvent avoir part au SMI sous-jacent. L’allocation dynamique entre le placement à risque dans le SMI et le placement sur le marché monétaire tient ainsi compte des différents profils de risque des investisseurs.Les indices SMI Risk Control reflètent chacun un portefeuille pour lequel le risque est maîtrisé grâce à une pondération réactive entre le taux sans risque sur le marché monétaire (Saron) et le placement à risque plus élevé (SMI). Les quatre options de calcul prévues dans ce contexte visent le maintien d’une volatilité cible de 5, 10, 15 ou 20%. Si le niveau de risque d’un indice SMI Risk Control baisse au-dessous de ces paramètres cibles, l’allocation est automatiquement adaptée en direction du SMI. Si le niveau de risque dépasse la valeur cible correspondante, la pondération de l’élément sans risque (Saron) est augmentée.Afin d’éviter les positions à effet de levier extrême, l’engagement dans le SMI est en outre limité à 150% maximum. Les indices SMI Risk Control existent dans les variantes Total Return (TR) et Excess Return (ER). L’indice Excess Return mesure le rendement de l’indice SMI Risk Control (TR) après déduction des résultats Saron. L’indice est calculé en francs suisses. L’historique des données quotidiennes remonte jusqu’au 17 mai 2000.
Les créances internationales des banques ont enregistré au quatrième trimestre leur plus importante chute depuis celle qui avait suivi la faillite de Lehman Brothers en 2008, principalement dans la zone euro sous pression de la crise des dettes publiques, selon un rapport de la Banque des règlements internationaux (BRI) publié le 3 juin.Les créances transfrontalières ont reculé globalement de 799 milliards de dollars (642,9 milliards d’euros), soit de 2,5%, au quatrième trimestre 2011, a précisé la BRI qui assemble les statistiques d’une soixantaine de banques centrales. Cette baisse a en grande partie été le fait d’une réduction de 637 milliards de dollars, soit un recul de 3,1%, des prêts entre banques, a souligné l'établissement de Bâle.Même si cette baisse résulte principalement d’une réduction de l’endettement des banques ayant leur siège dans la zone euro, cette tendance a touché le monde entier. Selon la BRI, les banques actives au niveau international ont réduits leurs prêts aux établissements de la zone euro, mais aussi dans une moindre mesure aux banques dans les pays en développement.Les prêts à destination des banques dans la zone euro ont ainsi reculé de 364 milliards de dollars, soit un recul de 5,9%. Les établissements situés dans la périphérie de l’union monétaire ont particulièrement souffert de cette tendance. Les crédits à destination des banques en Italie ont ainsi baissé de 9,8%. Les prêts ont baissé de 8,7% pour leurs homologues situés en Espagne et se sont fortement contractés pour les banques en Grèce, en Irlande et au Portugal.Les principales économies de la zone euro n’ont pas échappé à cette tendance au désendettement, les prêts à destination de l’Allemagne ayant reculé de 8,7%, tandis que ceux destinés aux établissements français ont baissé de 4,2% pendant la période sous revue. Les difficultés dans la zone euro ne se sont pas seulement répercutées sur les prêts interbancaires, mais aussi sur les bilans des établissements qui ont fortement réduit leurs actifs étrangers, a poursuivi la BRI. Les banques d’Europe de l’Ouest ont ainsi réduit de 466 milliards de dollars, soit de 2,3%, leurs actifs internationaux, avec un recul particulièrement fort (-5,3%) pour les banques françaises.
La 12ème édition du Global Wealth Report de Boston Consulting Group (BCG) fait ressortir que le patrimoine financier mondial des particuliers a augmenté en 2011 de seulement 1,9 % à 122.800 milliards de dollars après des hausses de 6,8 % en 2010 et de 9,6 % en 2009. Le BCG souligne notamment que les gestionnaires de fortune devront trouver de manière proactive de nouveaux moyens pour combattre les tendances adverses s’ils veulent améliorer leur performance.Une analyse portant sur 130 gestionnaires de fortune dans le monde (banques privées ou département de gestion de fortune de banques universelles) montre que l’encours géré est resté stable en 2011 après avoir augmenté de 11 % en 2010, ce qui est principalement imputable à la baisse des marchés qui n’a pas été compensée par des rentrées nettes d’argent frais.Le rapport souligne que les gestionnaires de fortune doivent continuer à réduire leurs coûts et le prix de leurs services, à se recentrer sur l’identification de nouveaux clients, maîtriser un environnement réglementaire en perpétuelle mutation, muscler leur gestion du risque et trouver des moyens pour utiliser à leur avantage des business models différents.
Selon une étude effectuée en mars par l’Institut de démoscopie Allensbach auprès de 1.613 personnes, 57 % des Allemands se préparent à bénéficier d’un héritage et, dans les deux tiers des cas, cet héritage comportera un ou des bien(s) immobiliers. Une personne interrogée sur cinq s’attend à hériter au minimum de 100.000 euros, précise l'étude, commandée par la Deutsche Postbank.
L’agence d'évaluation financière Fitch a annoncé le 31 mai l’abaissement des notes de huit régions espagnoles, dont celle de Madrid, entre un et trois crans, invoquant leurs déficits budgétaires structurels qui plombent les comptes du pays en pleine tourmente financière. Outre Madrid (un cran à A-), les régions concernées sont la Catalogne (deux crans à BBB-), les Asturies (2 crans à BBB+), l’Andalousie (3 crans à BBB), le Pays Basque (2 crans à A+), Murcie (3 crans à BBB), les Canaries (3 crans à BBB) et la Cantabrie (2 crans à BBB+). Toutes ces notes sont assorties d’une perspective négative.La révision à la baisse des notes régionales reflète l’environnement économique et de marché négatif en Espagne, qui s’est traduit par des recettes fiscales moindres, et les déficits budgétaires structurels des administrations qui demanderont des efforts supplémentaires considérables pour être réduits.
L’Institut de l'épargne immobilière et foncière (IEIF) en collaboration avec l’AFG et l’ASPIM vient de publier la quatrième édition de «L’Année des OPCI». L’ouvrage comprend notamment les chiffres clés du secteur, les principales notions à connaître sur son fonctionnement, les règles qui s’appliquent aux différents types d’OPCI, etc. A cela s’ajoutent des fiches détaillées sur les sociétés de gestion d’OPCI agréées (dirigeants, activité, produits) ainsi que sur les produits agréés (stratégies de gestion, données financières, allocation d’actifs...), précise un communiqué.
Comme annoncé récemment dans Newsmanagers, Europerformance, l’agence dédiée à la collecte de statistiques sur les fonds d’investissements européens (OPCVM) vient d'élaborer une nouvelle classification – auxquels s’ajoutent les nouveaux indices de performances correspondants. Avant son lancement officiel fixé en juin et basé sur les données mensuelles du mois de mai, la société a repris les statistiques du mois précédent des fonds de droit français pour «mettre en situation» sa nouvelle grille. En pratique, nettement plus fine, la nouvelle classification permet d’analyser des tendances spécifiques concernant des catégories de fonds tels que les fonds de performance absolue et leurs diverses stratégies, les fonds d’obligations convertibles, obligations pays émergents, etc (voir pièce jointe)."Par ailleurs», prévient un communiqué, «les statistiques mensuelles vont proposer désormais une analyse par sociétés de gestion, et non plus par enseignes commerciales, ce qui peut faire varier légèrement les chiffres agrégés». En outre, la variation des chiffres peut également s’expliquer par la comptabilisation des encours des fonds maître - nourriciers. «Ainsi», explique-t-on chez Europerformance, «si le fonds nourricier a pour fonds maître, un fonds commercialisé ayant la même société de gestion, alors le fonds nourricier est retiré de l’encours de la société de gestion. En revanche, si le fonds a pour fonds maître, un fonds ayant une société différente, alors le fonds nourricier est conservé dans l’encours de la société. En cas de double compte, il est pertinent de conserver le fonds maître qui peut être commercialisé en direct indépendamment de ses nourriciers."La nouvelle classification et les statistiques d’avril «retravaillées» figurent en pièce jointe.
La vague attendue de fusions/acquisitions tarde à se matérialiser, selon un rapport publié le 30 mai par la société de gestion RW Baird sur l’activité de M&A en Europe, aux Etats-Unis, en Asie et dans le monde.Sur les quatre premiers mois de l’année, le nombre de transactions dans le monde affichait un recul de 5,4% par rapport à son niveau de 2011. En Europe, le nombre de transactions accusait même une baisse de 22,9% en avril à 706 transactions, son plus bas niveau depuis août 2009. L’attrait des entreprises pour les fusions/acquisitions tend malgré tout à se renforcer. En dépit d’une économie instable au second semestre 2011 affectant principalement le secteur bancaire et la zone euro, une étude de Grant Thornton publiée le 30 mai également (International Business Report) souligne le regain d’intérêt des chefs d’entreprises pour les fusions-acquisitions, aujourd’hui perçues comme l’un des outils de croissance essentiels pour atteindre les objectifs d’expansion fixés.La proportion mondiale d’entreprises ayant en projet une opération de fusion-acquisition est passée de 26 % en 2010 à 34 % en 2012. Ce pourcentage concerne à la fois les fusions-acquisition nationales et transfrontalières. La France s’aligne sur cette moyenne mondiale puisque 34 % des entreprises françaises planifient une telle opération dans les trois années à venir. Au niveau international, le Canada (42 %), le Brésil (40 %) et les Etats-Unis (37 %) sont les pays où le plus grand nombre de dirigeants envisagent une croissance de leur activité par fusion ou une acquisition d’ici 2015. Seules 28 % des entreprises ont ce projet en Europe et 25 % en Asie-Pacifique. Ce taux faiblit d’autant plus dans les pays où l’économie reste incertaine, tels que la Grèce, l’Irlande et l’Espagne, où seuls 16 % des chefs d’entreprise envisagent éventuellement un rapprochement dans un avenir proche.L’International Business Report révèle également que parmi les entreprises désireuses de croître via une acquisition, 33 % d’entre elles songent à le faire hors de leurs frontières, contre 28 % en 2010 (moyenne mondiale). Les entreprises européennes sont les plus désireuses de réaliser une opération à vocation internationale (44%) afin d’acquérir de nouveaux marchés.
Selon le rapport annuel de la CNMV, l’encours des sociétés de gestion de fonds d’investissement espagnoles ressortait fin décembre à 132.369 millions d’euros, soit 8 % de moins que fin 2010. Sur les 11.256 millions de baisse des actifs gérés, 10.853 millions sont imputables à des remboursements nets et 673 millions seulement à des moins-values sur les portefeuilles.Au total, 207 fonds ont disparu, dont 204 ont été absorbés par d’autres fonds. A la fin de 2011, la profession comptait 2.341 fonds, soit 88 de moins qu’un an auparavant. L’encours moyen a diminué à 56 millions d’euros contre 59 millions en 2010.Le bénéfice des 114 sociétés de gestion espagnoles a baissé de 6,5 % l’an dernier à 194 millions d’euros contre 207,5 millions, à cause d’une contraction de 8 % des recettes de commission de gestion à 1,61 milliard d’euros, compensée en partie par la réduction de 3,8 % des charges de personnel à 188,26 millions d’euros.
D’après VDOS Stochastics relayé par Cotizalia, les fonds d’investissement espagnols ont subi une baisse de leur encours de 2,53 milliards d’euros en mai, à cause principalement de pertes de 1,58 milliard et de remboursements nets de 956 millions.
Les fonds domiciliés au Royaume-Uni ont enregistré pour avril des souscriptions «retail» nettes de 2,07 milliards de livres contre 1,4 milliard pour mars et 3,21 milliards un an plus tôt, d’après les statistiques de l’Investment Management Association (IMA). C’est le montant le plus élevé depuis avril 2011.Cependant, les investisseurs institutionnels ont retiré dans le même temps pour 1,31 milliard de livres après des souscriptions nettes de 231,7 millions le mois précédent et de 536,7 millions pour avril de l’an dernier.L’encours total des fonds retail domiciliés au Royaume-Uni a pour sa part diminué à 607,3 milliards de livres au 30 avril, contre 613,3 milliards fin mars, même s’il a augmenté par rapport aux 605,2 milliards enregistrés douze mois auparavant.Parallèlement, les actifs gérés par des fonds domiciliés à l'étranger représentaient fin avril 36,8 milliards de livres contre 37,1 milliards un mois plus tôt et 34,7 milliards au 30 avril 2011. Quant aux souscriptions nettes, elles ont porté sur 592,5 millions de livres contre 282,4 millions en avril et 418,8 millions pour le mois correspondant de l’année dernière.
La chute de la monnaie européenne reflète clairement la méfiance des investisseurs internationaux pour la zone euro, rapporte L’Agefi. Le gérant américain Merk, spécialisé dans les devises, a ainsi annoncé avoir cédé l’intégralité des avoirs en euro de son fonds Merk Hard Currency. D’autres, comme Amundi, reconnaissent une extrême sélectivité dans la zone euro. La semaine dernière, l’agence de notation Fitch indiquait que les MMF money market funds (MMF) avaient réduit en un an de 63% leur exposition à la zone euro. Enfin, hier, la Banque nationale suisse a indiqué que les banques du pays ont déposé 16,7 milliards de francs suisses à son guichet la semaine dernière, portant à plus de 171 milliards de francs suisses (145 milliards d’euros) leurs dépôts. Un record depuis le mois de janvier, note le quotidien.
Le 4ème sondage annuel effectué par Morningstar et Barron’s en janvier 2012 auprès de 264 investisseurs institutionnels et 365 conseillers financiers montre que les mutual funds alternatifs aux Etats-Unis ont continué de collecter en 2011 (23,2 milliards de dollars nets) alors que les mutual funds d’actions subissaient des sorties nettes de 84,7 milliards de dollars.Cependant, les souscriptions nettes se sont limitées à 11,6 milliards de dollars pour les ETF alternatifs, leur plus bas niveau depuis 2006, tandis que celles des mutual funds alternatifs diminuaient de 1,8 milliard de dollars par rapport à 2010.En outre, 26 % des membres du panel ont indiqué qu’il envisagent d’affecter plus d’un quart de leurs encours à des investissements alternatifs, contre 37 % lors du sondage précédent.Les fonds de managed futures et de devises ont enregistré des rentrées nettes respectives de 3,6 milliards et 3,4 milliards de dollars l’an dernier, bien que les premiers aient accusé une perte de 6,9 % en 2011 tandis que les fonds de devises perdent de l’argent chaque année depuis 2008.
Fearghal Woods, senior vice president du pôle global fund services de Northern Trust, a indiqué que les souscriptions nettes enregistrées par les fonds coordonnés de droit irlandais ont représenté 31,1 milliards d’euros au premier trimestre. L’Irlande est le pays avec la croissance la plus rapide pour les fonds coordonnés retail, avec une expansion de 500 % sur les onze dernières années, rapporte Investment Europe.D’autre part, l’Irlande est le numéro un mondial des services aux hedge funds et la barre des 2.000 milliards d’euros pour les actifs sous administration vient d'être franchie.
Un sondage mené au premier trimestre par RBC Dexia et Accenture auprès de 33 gestionnaires d’actifs espagnols représentant 65 % de l’encours total du secteur a montré que les professionnels s’attendent à une profonde mutation de leur secteur, avec une poursuite du processus de concentration, une spécialisation croissante des gestionnaires et une focalisation plus forte sur l’efficacité et la performance. Ils estiment aussi que le succès dépendra de progrès technologiques et que la tendance à l’externalisation continuera de s’accentuer.L'étude fait ressortir que si les trois principaux gestionnaires d’actifs contrôlent à eux seuls 45 % des encours totaux, la taille moyenne des fonds en Espagne n’est que de 57 millions d’euros, ce qui se compare à 262 millions au Royaume-Uni ou 300 millions en Suisse. Sur les trois dernières années, pourtant, le nombre de fonds en Espagne s’est contracté d’environ 20 % à 2.500 unités.