Le classement des sociétés de gestion pour le mois de mai au sein des différents mandats d’amLeague s’inscrit dans des marchés nettement baissiers. Résultat, tous les portefeuilles affichant des bêtas inférieurs à un figurent en tête. Dans ce contexte, la gestion quantiative a su tirer son épingle du jeu. Sur la zone euro, Aberdeen AM , Tobam et Dexia AM forment le tiercé de tête avec des pertes respectives de 4,09 %, 4,40 % et 5,88 %. Pour leur part, avec des expositions nettes aux marchés - bêtas supérieurs à un - CCR AM, Invesco AM et Federal Finance occupent les dernières places, en baisse de 9,60 %, 9,08 % et 9,04 % respectivement. Avec dix portefeuilles qui battent l’indice de référence (l’Eurostoxx Net Return) en recul de 7,05 %, tandis que sept n’y parviennent pas, la gestion active n’a pas déméritée. Et ce d’autant que sur les trois derniers mois, les choix de valeurs ont été particulièrement profitables pour des sociétés de gestion comme Aberdeen AM, Allianz GI et Ed. de Rothschild AM (avec des alphas de 4,38, 3,42 et 2,34 respectivement). Comme les analyses de bfinance le confirment systématiquement lors des tables rondes Newsmanagers-amLeague, l’univers d’investissement européen est nettement plus différenciant : alors que 5,51 points de pourcentage séparent le premier du dernier dans la zone euro, l'écart entre le premier et le dernier sur le continent atteint 8,83 points de pourcentage. En termes de performances, le tiercé de tête en mai consacre également la gestion quantitative : SwissLife AM (-0,8 %) dont le bêta est de 0,53 sur les trois derniers mois, est suivi par Ossiam qui gère des ETF de stratégie (-1,20 %) et par Invesco AM (-2,69 %). Contrairement à son homologue sur la zone euro – ce portefeuille d’Invesco AM investi en Europe suit une gestion quantitative, piloté par Martin Kolrep. Le portefeuille se caractérise également par un bêta sur trois mois de 0,61. Avec de surcroit un choix de valeurs positifs (4,2 ). A l’inverse, en bas de classement, les sociétés de gestion Bestinver (-9,73 %), la Française AM (-9,16 %) et OFI AM (-8,70 %) affichent tous des bêtas supérieurs à un et des choix de valeurs négatifs sur trois mois. Par rapport au marché, la gestion active a été moins à la fête que sur la zone euro : dix sociétés de gestion battent la référence – l’indice Stoxx 600 net return(-6,03 %) - et dix affichent des résultats en deça. Du côté du mandat global equities, la donne ne change pas vraiment : les gestions quantitatives de Tobam (3,10 %), Theam BNP Paribas (2,85 %) et SwissLife (0,76 %) se signalent sur trois mois par des bêtas modestes (0,44 , 0,31 et 0,68 respectivement) et des alphas positifs (5,44, 5,23 et 1,79 respectivement). Enfin, leurs volatilités figurent parmi les plus faibles de l’ensemble. A l’opposé dans le classement, à l’exception d’AllianceBernstein, les portefeuilles affichent une surexposition au marché et dans tous les cas un choix de valeurs négatif. La gestion active est d’une façon générale, à la peine : cinq sociétés sur douze seulement ont réussi à faire mieux que l’indice de référence (le Stoxx 1 800 net return) en baisse de 1,06 %. Cela étant, comme les premiers résultats de ce mandat l’ont déjà démontré, en dépit d’un écart comparable en matière de performances avec les autres mandats, les performances des portefeuilles sont plus élevées dans leur ensemble. Les quatre premiers du classement sont même parvenus à afficher des gains. Avec Sycomore AM dans le mandat d’Asset Allocation (0,14 %), ce sont les seuls à obtenir un tel résultat en mai.