Amundi, Groupama Asset Management et Carmignac Gestion en forme. Selon le bilan de la gestion collective en France réalisé par EuroPerformance – a SIX Company, ces trois établissements affichent en 2012, dans leurs catégories respectives, les progressions en termes d’encours et de collecte les plus élevés sur leurs fonds de droit français. Avec parfois des écarts importants vis-à-vis de la concurrence immédiate comme c’est le cas dans l’ensemble regroupant les filiales de banques. Ainsi, Amundi a vu son encours augmenter de 16,053 milliards d’euros tandis qu’en deuxième position BNP Paribas Asset Management n’a enregistré qu’une variation positive de 6,191 milliards d’euros de ses actifs sous gestion. Par ailleurs, la filiale du Crédit Agricole a pu compter sur un effet collecte nette de 6,507 milliards qui la place loin devant ses concurrentes (cf tableau joint). Pour les filiales de sociétés d’assurance, Groupama AM (GAM) ne peut revendiquer un encours aussi important que celui d’Aviva Investors, deuxième au classement des variations d’encours les plus fortes. Pour autant, les actifs sous gestion de Groupama ont bondi de 2,430 milliards d’euros, contre 0,991 milliard pour le suivant. En outre, Groupama AM a collecté en net 1,780 milliards soit, à titre d’exemple, un montant deux fois plus important que celui de Macif Gestion, son concurrent immédiat dans le classement ( 0,934 milliard).Dans la catégorie des sociétés indépendantes, Carmignac Gestion maintient à distance le deuxième au classement, Oddo AM, avec une hausse de son encours de 5,202 milliards d’euros contre 1,306 milliard pour son concurrent. En termes de collecte, la maison de la Place Vendôme persiste et fait plus de deux et demi fois mieux que l’Union Bancaire Gestion Institutionnelle, deuxième au classement (2,465 milliards contre 0,962 milliard respectivement). Dans son étude, Europerformance détaille également les souscriptions nettes par familles de produits souscrits et par type de sociétés de gestion. A elles seules, les sociétés de gestion filiales de réseaux bancaires auront enregistré des sorties nettes de 10,69 milliards d’euros sur un total de sorties de 13,321 milliards d’euros. Les OPCVM actions ont été les plus touchés par ces mouvements. Notamment dans les filiales de banques à réseau, où 4,641 milliards auront été perdus. Dans la famille des produits de taux, la situation est différente. «L’appétit des investisseurs pour les fonds Obligations aura favorisé les produits de filiales de groupes bancaires et de banques privées», indique l’enquête. «Les premières ont collecté en net 2,464 milliards d’euros et les seconds 1,290 milliard d’euros». Dans la gestion de Performance Absolue, quelques structures indépendantes auront aussi réussi à drainer des flux d’investissement sur leur gamme de produits. Les petites structures indépendantes qui, dans ce domaine, représentent 9 % du marché ont enregistré des souscriptions nettes de 341 millions d’euros tandis que les filiales de réseaux bancaires auront perdu dans cette catégorie 1,728 milliard d’euros en 2012. L’intégralité de l’étude est disponible sur www.europerformance.fr L’url suivante sera à activer derrière l’adresse du site : http://www.europerformance.fr/publications/bilan-annuel/16.html