Le comportement des places financières au mois de décembre aura, une fois de plus, servi la gestion active. Plus précisément, les sociétés de gestion dont les portefeuilles sont les plus fortement exposés au marché. Dans le détail, au sein du mandat actions de la zone euro, six sociétés sur dix-huit ont fait mieux que la référence - l’Eurostoxx Net Return (2,44 %) - les trois premiers - ING IM, Mandarine Gestion et Invesco AM - affichant, sur les trois derniers mois, des bétas supérieurs à un. Leurs gains respectifs sont de 4,49 %, 3,76 % et 3,74 %. Le choix de valeurs a également eu son rôle, notamment pour les portefeuilles de Mandarine Gestion ou d’AllianceBerstein (3,35 %).L’histoire se répète avec quelques nuances cependant au sein du mandat actions Europe. Parmi les huit portefeuilles qui ont fait mieux que le Stoxx 600 Net return (1,48 %), sur les vingt-et-un concurrents, les trois plus performants – Bestinver (4,69 %), Mandarine Gestion (3,67 %) et AllianceBernstein (2,24 %) – n’affichent pas tous un béta supérieur à un sur les trois derniers mois. En revanche, le «stock picking» a eu un pôle prépondérant, notamment pour Bestinver. Pour les concurrents du mandat Actions Internationales où sept sociétés de gestion sur treize ont fait mieux que le Stoxx 1800 Net Return (0,60 %), la donne est également légèrement différente : dans le trio de tête, AllianceBernstein (2,04 %) est le seul établissement dont le portefeuille affiche à la fois sur trois mois une surexposition au marché d’actions et un choix de valeurs nettement positif. Les deux suivants – Ecofi Investissements et Petercam – avec des gains de 1,48 % et 1,21 % respectivement, se singularisent par un béta inférieur à un mais un «stock picking» payant.Au sein des trois mandats, des similitudes peuvent être également relevés en bas de tableau, comme c'était déjà le cas au cours des mois précédents. Compte tenu d’une exposition marché nettement moins forte, la gestion quantitative développée par Ossiam, Tobam ou Theam dans leurs mandats respectifs est à la peine. Par ailleurs, à l’heure des bilans, l’année 2012 pourra être qualifiée de très satisfaisante pour la gestion active. Chiffres à l’appui. Neuf portefeuilles sur treize au sein du mandat Actions Zone euro et onze sur dix-sept dans le cadre du mandat Actions Europe ont fait mieux que leur indice de référence respectif. Le mandat Actions Internationales se montre un peu plus difficile. Sur dix établissements ayant concouru durant l’année 2012, quatre seulement ont battu le marché.
A fin décembre 2012, les actifs gérés par les ETF et autres ETP dans le monde ont atteint un nouveau record historique de 1.950 milliards de dollars contre 1.530 milliards douze mois plus tôt, ce qui représente un gonflement de 27,6 % en un an, rapporte ETFGI. Les trois premiers acteurs du secteur affichaient fin décembre des encours représentant 68,9 % du total, dont 760 milliards de dollars pour iShares (BlackRock), 337 milliards pour SPDR ETF (State Street Global Advisors ou SSgA) et 246 milliards pour Vanguard. En d’autres termes, les 205 autres émetteurs d’ETF affichent tous des parts de marché inférieures à 4 % chacun.En matière de flux, les trois premières maisons ont drainé en 2012 environ 179,5 milliards de dollars ou 67,6 % des souscriptions nettes totales de 265,3 milliards de dollars (contre 170,1 milliards pour 2011). iShares s’est classé en tête avec 87 milliards de dollars, devant Vanguard (54,2 milliards) et SPDR ETF avec 38,3 milliards. Les ETF et ETP d’actions ont enregistré des rentrées nettes de 167,3 milliards de dollars, alors que les produits obligataires attiraient 62,9 milliards et les produits matières premières captaient 23,1 milliards.Les trois premiers fournisseurs d’indices ont été l’an dernier S&P Dow Jones avec 1.103 produits d’un encours total de 481,9 milliards de dollars et qui ont attiré 59,9 milliards de dollars de souscriptions nettes, devant MSCI (572 produits, 405,4 milliards d’actifs gérés et 56,9 milliards de souscriptions nettes) et Barclays Capital (185 produits, 180,7 milliards d’encours).
Le métal jaune vient d’aligner sa sixième semaine d’affilée de baisse, ce qui ne lui était pas arrivé depuis 2004, rapporte Les Echos. En six semaines, l’once a chuté de près de 5,5 % et est même retombée en dessous de sa moyenne mobile à 200 jours à 1.661 dollars, un mauvais signe en termes graphiques. «C’est la fin du marché haussier», soupçonnent des prévisionnistes interrogés par l’association professionnelle London Bullion Market. Ils anticipent un prix moyen de 1.600 dollars l’once cette année contre un niveau record de 1.668 dollars l’an dernier. Le changement de tendance a commencé à se dessiner au milieu du mois de décembre, après la publication des prévisions pour 2013 de Goldman Sachs qui commence à parier sur la fin de l'âge d’or, après douze ans de progression. Certains estiment toutefois qu’il est un peu tôt pour enterrer l’or, même si ses perspectives sont moins attrayantes.
Le coût d’emprunt à 10 ans de la Grande-Bretagne a brièvement dépassé vendredi celui de la France, pour la première fois depuis 2011, les investisseurs anticipant une dégradation de la note de crédit de la Grande-Bretagne et une fin du programme d’assouplissement quantitatif (QE) de la Banque d’Angleterre. Selon une dépêche Reuters, à 11h07, le taux d’emprunt d’Etat britannique à 10 ans s'élève à 2,09%, après avoir atteint 2,16%, contre 2,12% pour l’OAT française de même maturité.
La grande majorité des membres du Panel Taux de l’Agefi s’attend à ce que la Banque centrale européenne (BCE) abaisse son taux directeur de 25 points de base dans les trois prochains mois. Deutsche Bank, qui pariait encore sur un refi maintenu à 0,75% le mois dernier, a rejoint les 8 panélistes sur les 20 que compte l'échantillon et qui prévoient que le taux descendra à 0,50% d’ici à la fin du trimestre.
En ce début d’année 2013, les membres du Panel Actions montrent un élan soudain d’optimisme pour les marchés actions, relève L’Agefi. Ils ont relevé leurs prévisions à horizon 6 et 12 mois tout même si ils ne tablent que sur une progression annuelle de 10% du CAC 40 et de l’EuroStoxx 50.A l’heure des bilans des gestions en matière de prévisions, L’Agefi note que sur le CAC 40, la palme revient sans contestation possible à CM-CIC AM, qui anticipait un CAC 40 fin 2012 à 3.640 points : l’indice a effectivement clôturé l’année à 3.641,07 points. Sur l’EuroStoxx 50, Aberdeen AM et La Française AM qui visaient 2.600 points, pour 2.635,93 points réalisés, ont été les plus perspicaces.
Seule une minorité d’entreprises semble traiter efficacement du problème du stress au travail, estime Vigeo dans une nouvelle étude sur le niveau d’attention et l’approche de 700 grandes entreprises européennes et nord-américaines à l’égard du stress professionnel. Ainsi, 19% des entreprises ont affiché un engagement public en faveur de la prévention du stress, et seulement la moitié d’entre elles ont fait état d’actions concrètes, ces mesures de prévention restant elles-mêmes très limitées dans la plupart des cas. Le secteur automobile et les industries électriques et gazières apparaissent comme les plus avancés, intégrant explicitement la gestion du stress à leur politique de santé-sécurité. Les entreprises les plus attentives à ce risque et les plus engagées à y faire face se situent en France, en Allemagne et au Royaume Uni.Le stress au travail est un défi à la responsabilité sociale des entreprises. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) reconnaît cette pathologie qui constitue désormais une épidémie mondiale, source de préoccupation croissante y compris dans les pays en développement, commente Vigeo.
L’accord budgétaire conclu mardi aux Etats-Unis est loin de régler la question du poids, insoutenable à long terme, de la dette publique américaine, ont estimé le 2 janvier les agences de notation financière Moody’s et Standard and Poor’s.Le compromis auquel sont parvenus républicains et démocrates «ne fournit pas la base d’une amélioration sérieuse des ratios d’endettement de l’Etat à moyen terme et au-delà», écrit Moody’s dans un communiqué. «L’accord d’hier ne fait pas grand-chose pour remettre les finances publiques américaines sur une trajectoire plus viable à moyen terme», estime de son côté S&P, dans un communiqué distinct. Moody’s estime que d’autres mesures de réduction du déficit sont nécessaires et pense que celles-ci seront décidées «dans les mois qui viennent» à l’issue de nouvelles négociations entre les deux camps. Du résultat de ces négociations, rappelle l’agence, dépendra l'évolution de la note de solvabilité qu’elle attribue ou pays : maintien du «Aaa», ou abaissement de cette note maximale à «Aa1», conformément à l’avertissement qu’elle avait lancé aux élus en septembre. S&P, qui avait abaissé la note des Etats-Unis à «AA+" en août 2011 à l’issue du débat sur le relèvement de la limite légale de la dette publique du pays, indique que cette notation, assortie d’une perspective négative, reste valide. Le Fonds monétaire international (FMI) estime pour sa part que l’accord budgétaire validé par le Congrès est bienvenu mais insuffisant. «Il faut en faire davantage pour remettre les finances publiques américaines sur la voie de la viabilité sans nuire à la reprise économique, fragile», estime un porte-parole du FMI, Gerry Rice, dans un communiqué publié le 2 janvier. «Il faudrait en particulier», note le porte-parole du Fonds, «que soit adopté aussi vite que possible un plan complet permettant d’assurer à la fois une hausse des ressources de l’Etat et une maîtrise des dépenses de protection sociale à moyen terme».
Après une année 2011 calamiteuse, les marchés émergents ont terminé 2012 sur une progression de 15,27% sur l’ensemble de l’année alors que les marchés développés affichent un gain de 13,91%, selon les statistiques communiquées par S&P Dow Jones Indices.Toutefois, sur les deux dernières années, les marchés développés inscrivent une progression de 4,58% alors que les marchés émergents restent dans le rouge vif avec un recul de 11,15%, en raison des mauvaises performances de 2011. Les marchés dans leur ensemble ont dégagé une progression de 14,07% en 2012 alors qu’ils avaient perdu 10,67% en 2011. L’examen des performances des marchés émergents durant l’année écoulée montre des différences de taille, les performances négatives étant toutefois l’exception (trois dont le Maroc qui accuse une baisse de 14,70% et la République tchèque, qui recule de 3,23%). Les gains s'échelonnent de 2,81% pour l’Indonésie à plus de 60% pour la Turquie en passant par 44,38% pour les Philippines, 42,18% pour l’Egypte, 39,61% pour la Thaïlande ou encore 34,12% pour la Pologne. Sur trois ans, les deux grands gagnants sont les Philippines avec une hausse de 126,68% et le la Thaïlande avec un gain de 102,35%.
Alors que BNP Paribas dominait depuis 2009 le classement national des banques conseils en fusions-acquisitions (M&A) réalisé par L’Agefi, Rothschild profite cette année d’un marché en chute libre pour en prendre la tête. Du fait de délais de bouclage qui s’allongent, ce classement sur les opérations conclues bénéficiait d’une bonne période en 2011. En 2012, les grandes transactions ont été très peu nombreuses en France. La collecte aboutit à seulement 113 milliards d’euros de transactions, contre plus de 190 milliards en 2011 et 100 milliards en 2010. Derrière Rothschild et BNP Paribas, également en tête du classement par montants de commissions estimés du cabinet américain Freeman Consulting, Lazard complète le podium avec une certaine avance sur un autre trio composé de Morgan Stanley, SG CIB et Barclays
Selon L’Agefi,, le marché européen du primaire actions (Equity Capital Market, ECM) a connu en 2012 sa plus mauvaise année depuis 2002. Dealogic estime qu’un peu moins de 134 milliards d’euros ont été levés ou placés par les groupes européens, contre 147 milliards en 2011 et 173 milliards en 2010. Pourtant, à en croire les différents responsables des activités ECM des banques, l’accélération des opérations fin 2012, portée par la stabilisation de la situation en Europe, laisse entrevoir quelques signes d’optimisme pour les prochains mois.
Pour un montant non divulgué, Morgan Stanley a pris une participation stratégique dans la place de marché Eris Exchange, spécialiste des swaps de futures sur les taux d’intérêt. Le groupe a aussi l’intention de participer aux activités d’Eris en tant qu’apporteur de liquidité et fournisseur de services de compensation.La transaction sera bouclée début 2013 et Morgan Stanley sera représenté au sein du conseil d’administration.Eris Exchange est régulé par la CFTC et son contrat en dollars fait l’objet d’une compensation chez CME Clearing.
Les sociétés chinoises ont levé 103,4 milliards de yuans sur le marché local sur les dix premiers mois de l’année, 60% de moins qu’en 2011, selon les chiffres de la CSRC que cite L’Agefi. Un record de 800 sociétés chinoises attendent d'être cotées, mais les places mondiales sont loin de pratiquer la politique de bras ouverts alors que les autorités de régulation chinoises ont abrogé les règles contraignantes pour les sociétés locales cherchant à s’introduire en Bourse à l'étranger. C’est notamment le cas à Hong-Kong où les autorités ont récemment mis un tour de vis drastiques aux nouveaux projets de cotations afin de restaurer la confiance des investisseurs, écornée par des scandales visant de nombreuses manipulations comptables de sociétés cotées sur la place.
Dans un «avis d’expert» daté de vendredi dernier, Frédéric Picard, fondateur de MyFlow, une entreprise dédiée aux conseillers en gestion de patrimoine indépendants, revient sur l’avenir de la profession. «Il semble acquis maintenant que le modèle actuel de partage des frais de gestion entre les sociétés de gestion, les plateformes et les conseillers indépendants vit ses derniers moments», explique-t-il.La France puis L’Europe dans le cadre de MIF2 s’intéresse à la distribution des produits et donc à la rémunération des intermédiaires. Le tout dans un contexte de crise financière exceptionnelle. Le problème dépasse de loin la simple question de la rémunération des conseillers qui ne pèse pas lourd, ajoute-t-il, face à la nécessité de réduire le coût de la distribution dans une perspective de rendements plus faibles que dans la décennie passée. Tout le monde va faire des efforts, insiste Frédéric Picard qui prédit aussi des remises en question chez les assets managers. Ces derniers, relève le fondateur de MyFlow, ont mis en place ce modèle de distribution donnant 50% des frais aux plateformes qui en reversent 85% aux conseillers. Les temps changent et les rentes de situation ne durent pas. Faut-il pour autant abandonner le métier comme certains le font actuellement, s’est interrogé le responsable. Pour ce dernier, les conseillers doivent profiter de ce répit pour se préparer à des lendemains peut-être plus difficiles mais surement pas moins intéressants. Certains pourront être tentés par l’arrêt du métier, via la vente de leur cabinet à un collègue ou à des sociétés de type Primonial ou Vendyssée finance. Mais d’autres pourront opter pour l’intégration verticale consistant à regrouper les activités de gestion et de distribution dans une même entité ou au sein du même groupe du type du groupe Primonial. Enfin, une dernière stratégie consistera à choisir l’intégration horizontale regroupant les compétences. De quoi élargir sa base de clientèle et de mutualiser ses coûts, note Frédéric Picard, qui insiste sur le fait que ce modèle permet de conserver son indépendance, d’élargir son domaine d’expertise et de migrer plus aisément vers une rémunération en honoraires. Il y a encore d’autres solutions en jouant des niches plus ou moins importantes (l’épargne salariale, la prévoyance et santé, …), explique le professionnel. En tout cas, assure-t-il, le changement de mode de rémunération n’est pas obligatoirement la fin des indépendants. L’indépendance va évoluer vers diverses formes d’associations qui ne sont pas antinomiques avec la notion d’indépendance, prédit également Fréderic Picard. Les groupements auront donc un rôle prépondérant dans les années à venir, ils sont une des possibilités du nouveau logiciel des indépendants. A titre de conclusion, Frédéric Picard reconnait que les discussions autour d’un changement de rémunération des conseillers permettent de rebattre les cartes entre les acteurs. Les asset managers sont mis sous pression par la croissance exponentielle des ETFs qui ont des frais beaucoup plus faibles. Comme par ailleurs, la gestion active peine à prouver sa valeur ajoutée par rapport à la gestion passive, diminuer le coût de distribution devient un enjeu important même si de nombreuses sociétés de gestion vivent avec la distribution externe. Il n’en reste pas moins que peu de sociétés se sont mobilisées pour défendre le système actuel et que du côté des plateformes, une évolution de la profession vers les honoraires et la possibilité ainsi d’abaisser le coût d’acquisition d’un distributeur n’est pas une mauvaise nouvelle...
Pour le mois de novembre, l’assurance vie a enregistré une décollecte nette de 200 millions d’euros, portant pour les onze premiers mois année le montant des rachats nets à 3,6 milliards d’euros d’après les chiffres de l’Association Française de l’Assurance. De fait, le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances au cours des onze premiers mois de 2012 s’est établi à 103,5 milliards d’euros - contre 114,8 milliards sur les onze premiers mois de l’année 2011. Au 30 novembre, les prestations versées par les sociétés d’assurances en 2012 s’élèvent à 107,1 milliards d’euros (102,7 milliards sur les onze premiers mois de l’année 2011). Enfin, l’encours des contrats d’assurance vie (prenant en compte les provisions mathématiques et les provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1.385,5 milliards d’euros, soit une progression de 3% sur un an.
L’ Agefi rapporte qu’en mettant la main sur les activités de l’opérateur historique Nyse Euronext, et notamment celles de sa filiale spécialisée sur les dérivés, Liffe, le groupe américain Intercontinental Exchange (ICE), qui a présenté hier une offre de rachat de 8,2 milliards de dollars, va devenir un géant de la négociation et de la compensation des produits dérivés listés et échangés de gré à gré. ICE élargit surtout son portefeuille de produits dérivés, notamment en s’implantant sur le marché des dérivés de taux, le plus gros au monde. Le futur groupe devrait avoir un chiffre d’affaires de 3,8 milliards de dollars et tirer environ 44% de ses revenus des futures et options, avant les services technologiques (16%), les données de marchés (13%), les cotations (12%) et le cash (11%).
Le régulateur chinois a publié de nouvelles dispositions concernant les demandes d’introduction sur des marchés étrangers par les sociétés chinoises, rapporte L’Agefi. Pékin espère ainsi réduire le volume de candidats à une IPO en Chine. Les sociétés devront désormais avant tout respecter les standards du marché étranger qu’elles visent pour obtenir l’approbation du régulateur.
Dans les secteurs de la banque et de la finance en France, la tendance des recrutements est au «clonage» révèle FinancialCareers.fr dans sa dernière enquête. En clair, les entreprises privilégient un candidat type, possédant des expériences similaires au poste en question, à un profil plus atypique. Pourtant, «le diplôme ne fait pas tout», répètent de nombreux experts de cabinets de recrutement. Ce choix a cependant un prix : le profil du candidat est moins sécurisant et ce d’autant que les entreprises ont besoin de recruter des personnes très rapidement opérationnels dans leurs équipes. Il n’en reste pas moins que les entreprises qui prennent le risque de recruter un «outsider» peuvent dénicher la perle rare, explique l'étude du site d’offres d’emploi en finance. Aujourd’hui, de nombreux critères peuvent faire la différence lors des sessions de recrutement, au même titre que la qualité d’un diplôme. Des expériences autres que purement professionnelles, la connaissance des évolutions qui touchent les domaines d’activité de l’entreprise, la maîtrise de nouvelles technologies ou de langues, des séjours à l’étranger ou l’intégration dans des tissus associatifs semblent être des atouts indéniables aux yeux des recruteurs. Ensuite, une fois les CV sélectionnés et les vérifications d’usage effectuées, c’est l’entretien qui permettra de cerner le potentiel des candidats retenus, constate eFinancialCareers.fr. Dans le cas contraire, un bon moyen de départager plusieurs personnes consiste à tester en situation chacune d’entre elles. «Les présenter aux autres membres de l’équipe et observer leur façon d’interagir permet d’avoir un aperçu très parlant de la façon de fonctionner de chacun et de ce que pourrait donner une éventuelle collaboration», conclut eFinancialCareers.fr.
JP Morgan est en train de revoir sa définition des marchés émergents, ce qui affectera le calcul de ses indices obligataires émergents, rapporte Asian Investor. Les changements devraient être annoncés début 2013.La motivation de la banque serait d’éviter que la composition des indices change en gardant dans la catégorie marchés émergents les pays qui seraient autrement promus au statut de marchés développés.
Comme l’an dernier, Saxo Bank a identifié dix événements imprévisibles et ayant une faible probabilité de se produire, mais qui s’ils se réalisaient auraient des conséquences d’une portée considérable et exceptionnelle, en vertu de la théorie du cygne noir (black swan) développée par Nassim Nicholas Taleb. “Ces dix prévisions ne doivent pas être prises comme les estimations officielles de Saxo Bank pour 2013. Toutefois, elles pourraient se révéler bien plus pertinentes à prendre en compte pour les investisseurs en raison de l’impact immense que chacune d’entre elles pourrait avoir si elle se réalisait dans l’année à venir”, explique Steen Jakobsen, chef économiste de Saxo Bank.Ces prévisions «choc» sont les suivantes : Le DAX plonge de 33% à 5 000 pointsLes principales sociétés d'électronique japonaises sont nationaliséesLes cours du soja grimpent de 50%Chute de l’or, à 1 200 dollars l’onceLe baril de brut WTI touche les 50 dollarsLe dollar/yen (USD/JPY) tombe à 60Désarrimage franc suisse/euro : la parité EUR/CHF atteint 0,95Hong Kong délaisse le change fixe avec le dollar US, pour arrimer sa monnaie au renminbiL’Espagne fait un pas de plus vers le défaut, avec le bond des taux d’intérêt à 10%Doublement du taux du 30 ans américain