«Tout le monde voudrait un marché unique européen pour négocier les fonds. Mais nous ne sommes pas aux Etats-Unis», déclare Clemens Reuter, responsable global d’UBS ETF dans un entretien à Plus, le supplément de Il Sole – 24 Ore.UBS ETF vient de lancer 61 ETF à la Bourse de Milan. La société a aussi créé une équipe de support dédiée aux clients italiens.
En un peu moins de quatre ans, l’indice S&P GSCI des matières premières a progressé de 39 %, mais 2012 a été une année quasiment blanche. En fait, depuis deux ans, la tendance est plutôt à une stabilité des prix après plus de dix ans de hausse.Jeff Currie, le responsable de la recherche matières premières de Goldman Sachs, est convaincu que cette période de hausse généralisée des prix est révolue, rapporte Les Echos. «Oui, il va y avoir un coup d’arrêt, mais il restera des opportunités pour les investisseurs», estime-t-il. «Les matières premières, c’est différent des actions que vous achetez et que vous gardez en portefeuille. Là, vous achetez des contrats future qui arrivent à expiration, ce qui vous pousse à les vendre, les racheter, les revendre etc., durant toute la durée de la courbe. Ce trading rapporte beaucoup plus qu’un environnement de prix toujours porteur». D’où l’idée de «renaissance» pour le secteur puisque ces conditions de trading prévalaient déjà dans les années 1980 et 1990.
Le CEBR (Centre for Economics and Business Research) estime que le total des bonus de la City sera plus que divisé par deux à 1,6 milliard de livres (1,9 milliard d’euros), rapporte L’Agefi. 22% des banquiers à Londres s’attendent à ne recevoir aucune rémunération variable au titre de l’année dernière, un niveau deux fois plus élevé qu’il y a un an selon un sondage réalisé par le spécialiste du recrutement dans les services financiers Astbury Marsden.
L’Edhec a publié le 18 janvier son estimation des performances des hedge funds et fonds de hedge funds pour décembre et l’ensemble de 2012. Le mois dernier, seuls les fonds spécialistes de la vente à découvert ont été dans le rouge, avec une perte de 3,94 %. Et, pour l’ensemble de 2012, cette stratégie perd 19,3 % tandis que les CTA accusent une perte de 2,3 %. Pour rappel, l’indice S&P 500 a enregistré pour l’an dernier un gain de 16 %.En revanche, les autres catégories se situent donc toutes dans le vert tant pour décembre que pour l’ensemble de l’année, les meilleures ayant été pour tout 2012 le distressed securities et les marchés émergents avec des performances respectives de 13,2 % et de 9,9 %, devant l’événementiel (+ 9,6 %) et la valeur relative (+ 9,2 %).Au total, donc, la performance maximale sur l’an dernier ressortant à 32,5 points de pourcentage. L’Edhec précise aussi que, depuis janvier 2001, les distressed securities et les marchés émergents ont affiché une performance annuelle moyenne de 10,4 % et 10,1 %, seules les ventes à découverte étant en perte (de 0,8 % en moyenne). L’unique stratégie qui affiche un ratio de Sharpe supérieur à 1 est celle des distressed securities (1,03) pendant que deux catégories souffrent d’un ratio négatif, les ventes à découvert (- 0,35) et les fonds de fonds (- 0,09).
L’amélioration de la situation dans la zone euro et aux Etats-Unis encourage les investisseurs à prendre davantage de risques. Selon L’Agefi, ils se tournent à nouveau vers les obligations souveraines et corporate des pays périphériques. «Les obligations allemandes sont excessivement chères et ne présentent aucune protection en cas de remontée des taux», souligne Gaëlle Malléjac, directrice de la gestion taux chez Groupama AM. «Les Bunds devraient être les plus affectés ce trimestre, la quête de rendement, l’amélioration du sentiment économique, l’assouplissement réglementaire et les nouvelles liquidités fournies aux banques espagnoles étant susceptibles d’alimenter l’appétit pour le risque ces dernières semaines», explique Société Générale CIB. Dans ce contexte, certains estiment même que la remontée des taux core pourrait se traduire par des pertes sur le Bund et l’OAT française sur l’ensemble de 2013.
Equiduct, la jeune plate-forme de trading qui veut offrir le meilleur prix aux particuliers sur les marchés actions européens, chercherait en vain de nouveau investisseurs, selon Reuters cité par L’Agefi.L’agence de presse va même jusqu'à affirmer que le conseil du groupe qui s’est réuni il y a quelques jours et devrait le faire de nouveau début février, pourrait décider de mettre la clé sous la porte.Une autre source a affirmé à L’Agefi que cette annonce était excessive et que, commercialement parlant, Equiduct se porte bien. Equiduct se refuse à tout commentaire, tout comme Börse Berlin, le marché réglementé où sont conduites ses activités.
Interrogé par L’Agefi dans le cadre de ses panels, Pierre Guillemin, directeur gestion diversifiée et actions chez Swiss Life AM, se montre plus optimiste sur le CAC 40 que sur les autres marchés actions. Car les sociétés de l’indice réalisent les deux tiers de leur activité à l'étranger. «Dire aujourd’hui que le CAC 40 devrait valoir 4.100 entre 6 et 12 mois, n’est que le fruit d’un effet de rattrapage compte tenu de l’impact de la croissance mondiale et son effet d’entraînement sur les valorisations», explique-t-il. Ce niveau était celui du marché en mai 2011 et le vrai risque aujourd’hui pour Pierre Guillemin, est de ne pas être investi.
A fin décembre, les actifs gérés par les fonds de pension individuels espagnols se situait à 51,75 milliards d’euros, contre 49,9 milliards un an auparavant. Ils ont subi des sorties nettes de 824,75 millions d’euros, mais l’effet de marché a été positif de plus de 2,67 milliards, si bien que l’augmentation des encours, avec presque 1,85 milliard a représenté 3,71 % sur l’ensemble de 2012, selon les statistiques de VDOS Stochastics.Comme pour les fonds d’investissement, les trois premières maisons par le montant des encours sont le BBVA, avec 9,14 milliards d’euros (+ 8,6 % sur l’année), le Santander, avec 7,33 milliards (+ 5,1 %) et la Caixa, avec presque 7,13 milliards (- 3,6 %).En revanche, si le BBVA affiche des rentrées nettes de 309,3 millions d’euros, le Santander a subi des sorties nettes de 57 millions alors que la décollecte de la Caix ressortait à 664,3 millions d’euros.VDOS fait aussi ressortir que deux produits du BBVA sont en tête, l’un pour l’encours, avec le BBVA Proteccion 2015 (1,71 milliard d’euros), l’autre pour les souscriptions nettes, le BBVA Tranquilidad 16C, avec 110,2 millions. Cependant, le BBVA Proteccion 2013 est aussi le fonds qui a supporté les plus fortes sorties nettes (192,9 millions).
La France a perdu de son attractivité pour les fonds de capital-investissement, rapporte L’Agefi. Selon une étude du Center for Management Buy-out Research (CMBOR), 95 opérations ont été enregistrées totalisant 6,2 milliards d’euros, contre 15 milliards en 2011. A l'échelle européenne aussi, le marché s’est replié. Le nombre de transactions a baissé de 11% (de 610 à 544) et leur valeur a chuté de 21 %, à 49,5 milliards d’euros. Le Royaume-Uni revient à la première place européenne des rachats par effet de levier (LBO), précise le quotidien. Avec 189 transactions pour 19,4 milliards d’euros, il a concentré 39 % de l’activité, contre 23 % en 2011.
Selon L’Agefi, les plates-formes électroniques vont devenir de plus en plus incontournables pour les intervenants des marchés, notamment de la dette. C’est du moins l’avis des panélistes réunis lors des quatrièmes Rencontres des professionnels des marchés de la dette et du change qui se tenaient le 17 janvier à Paris. Le développement de plates-formes électroniques est encouragé par la régulation. En Europe la révision de la directive MIF (MIF 2) va notamment encadrer les échanges obligataires. «Ces plates-formes (électroniques) sont un outil absolument incontournable», affirme Vincent Cornet, directeur de la gestion chez La Banque Postale Asset Management. A ses yeux, elles permettent d’avoir de la liquidité et une formation des prix moins opaque.
Goldman Sachs a mis un frein à ses bonus au quatrième trimestre, rapporte le Financial Times. La banque a réduit ses rémunérations de 11 % à 1,98 milliard de dollars, aidée en cela par des centaines de suppressions d’emplois. Au sein de la division banque d’investissement de JPMorgan, les rémunérations ont augmenté de 21 % à 2,2 milliards de dollars par rapport au trimestre de l’année dernière. Mais la banque a diminué de moitié le bonus 2012 de Jamie Dimon à 10 millions de dollars. La rémunération en pourcentage des revenus est restée stable à 29 %.
Le suisse Stoxx Ltd a annoncé le 16 janvier le lancement des indices Dynamic VSTOXX and Dynamic VSTOXX Net Of Costs qui reproduisent le concept «d’indices d’indices». Ils répliquent l'évolution des EURO STOXX 50 Volatility Short-Term Futures (VSTOXX Short-Term Futures) et EURO STOXX 50 Mid-Term Futures (VSTOXX Mid-Term Futures). La licence de ces produits a été consentie à la banque d’investissement de Barclays.
Le Japon a perdu deux rangs à la 35ème place selon le dernier indice trimestriel du risque souverain calculé par BlackRock (BSRI), en raison de la détérioration de sa situation budgétaire. Mais les choses peuvent évoluer dans le courant de l’année compte tenu de l’arrivée d’un nouveau gouvernement et d’un nouveau gouverneur de la banque centrale.Les Etats-Unis se maintiennent pour leur par à la quinzième place en raison de l’accord budgétaire conclu début 2013, qualifié de «mieux que rien» par les stratégistes du BlackRock Investment Institute qui s’attendent malgré tout à quelques turbulences supplémentaires en raison de la portée limitée dudit accord. La France occupe la 27ème place derrière la Pologne et devant la Colombie et le Brésil. Les trois premières places sont occupées par la Norvège, Singapour et la Suisse. BlackRock propose en outre un indice BSRI interactif qui permet notamment de comparer les notes de deux pays.
Le fournisseur d’indices Russell Indexes et Nyse Euronext, ont annoncé le 15 janvier avoir conclu une alliance internationale qui devrait couvrir plusieurs pôles des deux groupes.L’accord couvre notamment l’intégration sur le Global Index Feed (GIF) de Nyse Technologies du flux en continu RussellTick (les indices américains de Russell). L’accord prévoit également l’introduction de nouveaux produits aux Etats-Unis et en Europe dont par exemple les options sur indices.
Après un record de près de 100 milliards de dollars, les pays émergents pourraient lever 77 milliards en devises fortes (dollar, euro...) en 2013, selon Barclays Capital. Soit 15 milliards d’appel net au marché, c’est-à-dire une fois retraité des remboursements et versements de coupons. L’Indonésie devrait être le plus gros émetteur cette année, selon Barclays. Le pays devrait lever environ 4 milliards de dollars en net. Les Etats ayant bénéficié d’un programme de soutien du FMI et de l’Union européenne, comme la Hongrie, la Lettonie ou la Roumanie seront aussi d’importants contributeurs. En termes de régions, l’Europe émergente étendue au Proche-Orient et à l’Afrique (Eemea) restera largement en tête du classement des émetteurs, devant l’Amérique latine et l’Asie.
L’agence d'évaluation financière Fitch Ratings a menacé le 15 janvier de revoir à la baisse la note des Etats-Unis, auxquels elle attribue actuellement sa note maximale «AAA», si aucun accord n'était trouvé au Congrès sur un relèvement du plafond de la dette du pays."Un échec à relever le plafond de la dette en temps et en heure entraînera un examen formel des notes souveraines des Etats-Unis», a prévenu Fitch, tout en soulignant que la probabilité d’un défaut du pays sur ses engagements était «extrêmement faible».
Les pays en développement, Chine en tête, resteront les principaux moteurs de la croissance mondiale en 2013 face à une Europe et à des Etats-Unis encore convalescents, selon un rapport de la Banque mondiale publié le 15 janvier.Pour cette année, l’institution abaisse sa prévision de croissance mondiale à 2,4% contre 3% attendus jusque-là, jugeant que la conjoncture restait sujette à de nouvelles déceptions malgré la diminution des risques financiers. Les pays riches devraient voir leur produit intérieur brut (PIB) croître péniblement de 1,3% en 2013, alors que les pays émergents devraient se montrer bien plus dynamiques (+5,5% attendus), après avoir toutefois connu en 2012 leur plus faible croissance depuis dix ans. En tête de peloton, la Chine devrait atteindre 8,4% de croissance après avoir montré quelques signes de ralentissement en 2012 en passant sous la barre des 8%. La Banque mondiale prédit également un rebond du Brésil (+3,4%) après une croissance atone l’année dernière (moins de 1% attendu).
La valeur des introductions en Bourse en Europe a bondi de plus de 700 % sur un an au quatrième trimestre 2012, atteignant un niveau inégalé depuis le troisième trimestre 2011, durant lequel avaient été enregistrées 121 introductions pour un montant de 9,3 milliards d’euros, selon des statistiques communiquées par PwC. Au quatrième trimestre 2012, 70 introductions en Bourse ont permis de lever 7,5 milliards d’euros, contre 78 introductions et 0,9 milliard d’euros un an plus tôt.Le trimestre a été dominé par les introductions en Bourse de Direct Line et Megafon à Londres et de Talanx et Telefónica Deutschland en Allemagne qui ont représenté 57% des montants levés. Leurs performances se sont maintenues à un bon niveau sur le marché secondaire.Si l’on considère l’année 2012 dans son ensemble, les introductions en Bourse accusent un repli par rapport à 2010 et 2011, avec 263 opérations pour 10,9 milliards d’euros levés, contre 430 introductions et 26,5 milliards d’euros l’année dernière. Plusieurs signes sont toutefois encourageants pour 2013.Selon Philippe Kubisa, associé marchés de capitaux de PwC, «la situation économique et politique a beau rester tendue en Europe, cela faisait longtemps que les perspectives n’avaient pas été aussi favorables pour les introductions en Bourse, si l’on en juge par les fortes performances du dernier trimestre de 2012. Les introductions en Bourse sont de retour sur plusieurs grands marchés européens en fin d’année. Des montants appréciables ont ainsi pu être levés à Londres, Francfort, Varsovie, Luxembourg, Zurich et Oslo».Londres est restée la première place boursière pour les introductions en Europe en 2012 avec 73 introductions et 5,1 milliards d’euros levés, contre 101 introductions et 14,1 milliards d’euros levés en 2011, montant gonflé par l’introduction géante de Glencore de 6,9 milliards d’euros. Après un été calme, Londres a fini l’année en force, avec 26 introductions et 3,9 milliards d’euros levés entre octobre et décembre, contre 17 introductions et 0,8 milliard d’euros au quatrième trimestre 2011.
Selon L’Agefi, les émissions obligataires sont reparties sur les chapeaux de roue en ce début d’année en Europe. La tendance s’est notamment observée sur le segment «high yield» en passe de réaliser un montant record d'émission pour un mois de janvier, selon les anticipations de S&P LCD. Le précédent record date de 2010 avec 5,7 milliards d’euros de levées de fonds pour la dette à haut rendement. Près de 750 millions d’euros de dette high yield ont déjà été émis depuis le début de l’année.
Parmi les dix plus grandes sociétés de gestion espagnoles par l’encours, seule la basque Kutxabank affiche des rentrées nettes pour l’an dernier, à hauteur de 53,66 millions d’euros. Les plus fortes souscriptions nettes ont été enregistrées l’an dernier par Aviva Gestión (392,96 millions, March (269,46 millions) et Caja Laboral Gestión (206,32 millions), selon les calculs VDOS Stochastics.En revanche, les trois premières maisons par les actifs gérés affichent des remboursements nets pour 2012. Santander Asset Management a subi des sorties nettes de 3.837,6 millions d’euros, BBVA Asset Management accuse des rachats nets de 1.586 millions et le champion des souscriptions pour les années précédentes, Invercaixa, a souffert d’une hémorragie de 1.278,4 millions d’euros. Ahorro Corporación Gestión; pour sa part, a enregistré des remboursements nets de 1.425,6 millions.Toujours dans le top 10 pour les encours en fonds de droit espagnol, deux opérateurs seulement sont parvenus à augmenter leurs actifs sous gestion. Il s’agit d’Allianz Gestión (+ 56,6 millions d’euros) et de Kutxa Gestión (+ 30 millions). En revanche, Santander Asset Management a vu ses encours baisser en un an de 3.063,4 millions, à 21.174,5 millions d’euros) pendant que ceux de BBVA AM reculaient de 727,12 millions, à 19.139,2 millions. Les actifs d’InverCaixa ont diminué pour leur part de 425,6 millions pour revenir à 17.174,1 millions.Au total, l’encours des fonds de droit espagnol a baissé de 4,49 % sur les douze mois à fin décembre, à 126.839,12 millions d’euros, tandis que les remboursements nets ont totalisé 11.868,47 millions d’euros pour l’ensemble de 2012.