A fin 2012, l’encours total des sociétés de gestion allemandes ressortait à 2.036,68 milliards d’euros contre 1.783,27 milliards un an auparavant. Sur ces 257,41 milliards de hausse, les souscriptions nettes ont représenté 102,88 milliards d’euros tandis que l’effet de marché comptait pour 151,53 milliards d’euros. Les apports nets des institutionnels ont représenté environ 75 milliards d’euros, un record historique alors que le retail collectait 25 milliards (contre des sorties de 15 milliards en 2011).Des statistiques publiées le 6 février par l’association allemande BVI des sociétés de gestion, on retiendra principalement que les fonds institutionnels (Spezialfonds) ont atteint un volume de 981,58 milliards d’euros fin décembre contre 964,58 milliards douze mois auparavant, tandis que les fonds offerts au public progressaient seulement à 729,66 milliards contre 723,44 milliards et que les mandats hors fonds arrivaient à 325,44 milliards contre 322,15 milliards.En outre, on remarque que, pour les fonds offerts au public, les produits obligataires ont collecté en net pour 31,92 milliards d’euros contre des sorties nettes de 5,8 milliards en 2011 alors que les fonds d’actions ont subi des sorties nettes de 4,62 milliards contre 2,2 milliards. Les remboursements nets des fonds garantis ont atteint 4,61 milliards d’euros contre 2,56 milliards l’année précédente et les fonds monétaires ont subi une hémorragie de 3,14 milliards contre des souscriptions nettes de 0,98 milliard en 2011.Dans le détail, si l’an dernier, les souscriptions nettes des fonds allemands offerts au public (hors fonds immobiliers) ont totalisé 21.667,5 millions d’euros, le groupe Allianz affiche à lui seul 27.073,8 millions de rentrées nettes, dont 21.802,4 millions pour Pimco, qui draine davantage de capitaux que toutes les maisons fournissant leurs statistiques à l’association allemande BVI des sociétés de gestion...L’autre grande maison qui affiche des rentrées nettes est Union Investment (banques populaires), avec des souscriptions de 3.173,1 millions d’euros.Les deux autres acteurs majeurs subissent des sorties nettes importantes : Deka (caisses d'épargne) a souffert des remboursements nets de 4.478,2 millions d’euros et le pôle gestion d’actifs de la Deutsche Bank enregistre une hémorragie de 3.188,8 millions d’euros.Sur le front des ETF, seul ETFlab (Deka) a bénéficié de souscriptions nettes (477,6 millions d’euros). En revanche ComStage (Commerzbank), iShares (Blackrock) et db x-trackers sont dans le rouge avec des sorties nettes respectives de 1006,8 millions, 629,6 millions et 573,9 millions d’euros en 2012.