L’agence de notation Standard & Poor’s estime, dans une étude publiée le 23 octobre, que «les bases d’une reprise solide et de long terme ne sont pas encore réunies». Outre certains facteurs cycliques, la croissance au deuxième trimestre reflète celle de la demande publique (+ 0,5%), alors que la demande privée est restée atone. Par ailleurs, des données récentes semblent indiquer un ralentissement de ce mouvement de reprise. L’investissement des entreprises, généralement un indicateur avancé d’une reprise économique, reste bien en deçà du niveau de 2007 (- 6,3% en termes réels), comme dans l’ensemble des pays européens. Après une baisse de 2% en 2013, Standard & Poor’s anticipe une faible reprise de l’investissement en 2014 (+ 1,8%) et 2015 (+ 4%). L’agence prévoit une croissance légèrement positive au second semestre de 2013, et inférieure à 1% en 2014. Fin 2014, l’économie française devrait se situer à 3,5% environ en-deçà de sa croissance potentielle.
S&P Dow Jones Indices a annoncé l’intégration de l’indice S&P MILA 40 à la gamme de Horizons ETF Management afin de servir de sous-jacent pour un nouvel ETF . Cet ETF sera coté sur le Bourse de Colombie, la Bolsa de Valores de Colombia (BVC), et offrira une exposition aux valeurs des sociétés les plus liquides issues de la plateforme Mercado Integrado Latinoamericano, qui compte des valeurs chiliennes, colombiennes et péruviennes.
Etabli entre le 30 septembre et le 14 octobre 2013, le baromètre publié mardi 22 octobre par le cabinet indépendant de conseil en investissements financiers Insti7, met en évidence la surpondération «actions» des 47 sociétés de gestion interrogées. «L’engouement pour cette classe d’actifs se confirme et se renforce même ce mois-ci (86% contre 73?9% en juin)», note l’enquête qui indique que les portefeuilles de référence ressortent en cohérence avec plus de 80% de portefeuilles surpondérés. Même si tous les actifs de cette nature n’ont pas été plébiscités. «Les actions internationales ont ainsi rencontré un engouement plus modéré, explique l'étude. «Tout en restant majoritaires, les anticipations positives accusent un recul de 13,4% en faveur d’anticipations plus neutres voire négatives», ajoute-t-elle. La confiance dans les actions se fait au détriment des obligations, particulièrement en zone euro. En chiffres, les anticipations des gérants sur cette classe d’actifs restent négatives pour 60% d’entre eux et leurs expositions sont sous-pondérées de façon nette (73,8 %). Le baromètre note cependant un regain d’intérêt pour la classe d’actifs des obligations à haut rendement (55,8 % contre 37,2 % en juin) même si les expositions des portefeuilles de référence marquent moins ces convictions (60 % contre 52,3 % en juin). En fait, indique Insti7, la sphère obligataire reste suspendue à la possible diminution des achats de la Réserve Fédérale américaine. Ce mouvement est plutôt envisagé à très court terme. A un horizon de 3 mois pour plus de la moitié des sociétés sondées (57,4 %) et six mois pour près d’un tiers d’entre elles. En matière d’actifs, la plupart des sociétés de gestion considèrent que les obligations américaines et émergentes en seront les premières tributaires (84,4 % et 82,2 % des réponses). Côté actions, les actions émergentes sont considérées comme les plus exposées (60 %) tandis que les actions européennes doivent être les moins touchées (6,7 %). Entre les deux figurent les actions américaines (15,6 %). D’autre part, malgré des indices de volatilité anticipés comme restant proches de leur plus bas historiques, peu de sociétés de gestion estiment la crise des dettes souveraines définitivement terminée. Ils sont 73,9 % à en être convaincus. Par ailleurs, pour 72,7 % des sociétés de gestion interrogées, les banques centrales sont perçues comme les principales sources de flux au sein des marchés financiers, leurs déclarations et actions seront déterminantes pour comprendre les évolutions à venir des actifs financiers, note le cabinet de conseil. Les investisseurs institutionnels arrivent en deuxième position (59,1 %), loin devant les hedge funds (22,7 %).
Le géant de l’agroalimentaire Nestlé est désormais la première capitalisation européenne (164 milliards d’euros) alors qu’il était au 7e rang en 2008, rapporte Les Echos sur la base d’une photographie des 100 plus grosses entreprises européennes en 2008 et 2013 dans une étude de PwC. De leur côté, Roche et Novartis s’octroient les 3e et 5e places du palmarès. Sanofi a grimpé en flèche du 25e rang en 2008 au 9e en 2013. Parallèlement à la montée en puissance des sociétés de la santé et de la consommation, l'énergie a beaucoup perdu de terrain : il n’y a plus que 18 sociétés sur les 100 mastodontes contre 25 précédemment. Sanofi est la seule société française parmi les 10 premières, EDF ayant été relégué à la 49 e place.
NYSE Euronext a annoncé qu'à compter du 22 octobre 2013, la Commerzbank a repris auprès d’Amundi la fonction de fournisseur de liquidité pour 46 ETF supplémentaires. De la sorte, la banque allemande devient le «liquidity provider» pour un total de 230 ETF sur les places européennes de NYSE Euronext et devient ainsi l’un des trois premiers opérateurs dans ce domaine.Actuellement, on recense 23 apporteurs de liquidités pour les ETF sur les marchés européens de NYSE Euronext.
La part des fonds hexagonaux a nettement baissé dans le CAC 40, pour ne représenter qu’un quart du total des fonds, rapporte Les Echos. Ils représentent précisément 26 % du capital du CAC 40, contre 28 % en juin 2012 et même quasiment 34 % il y a deux ans, selon le baromètre F2iC (Fédération des investisseurs individuels et des clubs d’investissement) - FactSet-OpinionWay réalisé pour le quotidien. De même, en valeur absolue, l’analyse du montant investi par ces fonds, prenant en compte à la fois l'évolution des cours et les effets de change, montre également qu’ils n’ont pas augmenté leurs positions dans le CAC 40, voire l’ont légèrement diminué, indique le quotidien.
L’Office of Fair Trading (OFT), l’autorité britannique de la concurrence, a donné le 21 octobre son agrément à la fusion projetée entre les deux chambres de compensation EMCF (ABN Amro Clearing Bank et Nasdaq OMX) et EuroCCP (Depository Trust & Clearing Corporation ou DTCC et BATS Chi-X Europe) pour former une chambre de compensation au comptant pour les actions à l’échelon paneuropéen.Ce projet avait démarré en mars 2013. La nouvelle entité portera le nom d’EuroCCP NV.Les actionnaires d’EMCF et d’EuroCCP détiendront des parts égales dans la nouvelle entité.
Barclays a récemment lancé un indice synthétique répliquant la performance des obligations émergentes en monnaie locale, indique Asian Investor, qui précise que selon la banque britannique, il s’agit du premier indice de ce type. L’indice a été baptisé EM Local Currency Bond Synthetic Replication et permettra à la banque de proposer à ses clients une exposition liquide à une classe d’actif toujours plus demandée, précise Asian Investor.
Le 21 octobre, Credit Suisse a annoncé le lancement du Credit Suisse LGBT Equality Index™ (*) qui, selon le groupe suisse est le premier à répliquer la performance des actions de sociétés menant une politique en faveur de l’égalité pour les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenre (LBGT). Il s’agit d’un indice capi-pondéré ; pour être éligibles, les sociétés doivent justifier d’un score d’au moins 80 à l’échelon du Human Rights Campaign’s Corporate Equality Index (CEI.), qui est l’indice national de référence pour les politiques et pratiques d’entreprises concernant les salariés membres de la communauté LGBT. L’indice a été développé en coopération avec LGBT Capital, un leader d’opinion pour les activités d’investissement responsable liée aux LBGT.D’autre part, le Credit Suisse lance le Credit Suisse LGBT Equality Portfolio, un produit investissable qui n’est accessible qu’aux clients de Credit Suisse Private Banking USA.(*) code mnémonique sur Bloomberg: CSLGBT Index
Durant la semaine au 16 octobre, les fonds d’actions du monde entier suivis par EPFR Global ont affiché des souscriptions nettes de 17,2 milliards de dollars, dont plus de 10 milliards sont allés aux fonds d’actions américaines «parce que», selon le fournisseur de données, «les parlementaires de la plus grande économie du monde se sont mis d’accord pour botter en touche sur les questions du budget fédéral et du plafond de la dette en reportant l’échéance au premier semestre 2014".Cet accord in extremis n’a pas eu d’effet immédiat sur l’exode qui continue de pénaliser les fonds monétaires américaines ou sur l’accélération des flux en direction de fonds focalisés sur l’Europe et la Chine. Les fonds monétaires ont encore subi une hémorragie considérable de 69,7 milliards de dollars tandis que les fonds obligataires supportaient des sorties nettes de 3,25 milliards.A contrario, la quête de marchés où il y a moins de drames politiques a permis une poursuite de flux vers les fonds d’actions japonaises, chinoises et européennes, les souscriptions nettes pour ces deux dernières catégories affichant même leur plus haut niveau hebdomadaire depuis respectivement 36 et 111 semaines.
Funds People rapporte qu’EPFA España, la branche espagnole de l’Association européenne des conseillers financiers, a signé un accord de coopération avec Axa Investment Managers sur la promotion de la formation continue des conseillers financiers par l’organisation de cours, de conférences et de séminaires validants pour l’obtention des certifications de EFPA European Financial Advisor (EFA) et de EFPA European Financial Planner (EFP).
Après une hausse d’un peu plus de 6% en 2012, les encours gérés pour compte de tiers sur le marché français ont encore progressé de 3,3% sur les neuf premiers mois de l’année pour dépasser la barre des 3.000 milliards d’euros et s'établir à fin septembre à 3.036 milliards d’euros, selon les dernières estimations de l’Association française de la gestion financière (AFG). Sur le total, les mandats y compris les OPC de droit étranger affichent une hausse de près de 100 milliards d’euros à 1.529 milliards d’euros, la gestion collective étant stable à 1.507 milliards d’euros.Ce passage de seuil, qui marque une hausse de plus de 20% en cinq ans et de près de 10% depuis fin 2007, est toutefois essentiellement dû à des effets marché positifs, l’ensemble des classes d’actifs d’OPC étant en décollecte depuis le début de l’année, même si les chiffres se sont améliorés depuis l'été.Cela dit, l’activité de gestion d’actifs à Paris reste très dynamique avec, cette année encore, de nombreuses créations de sociétés de gestion. Sans présumer des chiffres définitifs, le solde des créations devrait se situer autour d’une trentaine, a estimé Paul-Henri de La porte du Theil, président de l’AFG, à l’occasion d’un point de presse. On observe toutefois une baisse des créations qui sont passées de 53 en 2010, à 39 l’année suivante et à 34 l’an dernier.
Avec son nouvel outil MSCI ESG DataMetrics, MSCI vient de lancer un service qui fournira aux clients un ensemble complet de notes, d’indicateurs et de données brutes environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) facilitant l’analyse quantitative, le développement de modèles ESG exclusifs, le reporting sur l’ESG et l’analyse de l’empreinte ESG des portefeuilles.L’ESG DataMetrics couvre 174 variables sur huit thèmes ESG pour toutes les entreprises de l’indice MSCI World tels que les émissions de carbone, «water stress», gestion de la main d'œuvre et le gouvernement d’entreprise, avec quatre ans d’historique pour les données brutes et sept ans d'évolution des notations ESG.Outre les huit thèmes ESG, le MSCI ESG DataMetrics offre l’accès à 350 critères sectoriels spécifiques donnant une information sur les principaux sujets liés au modèle de notation de SMCI ESG, MSCI ESG IVA.
Au 1er semestre 2013, les capitaux levés par les acteurs français du capital-investissement se sont élevés à 3,6 milliards d’euros, selon les données publiées par l’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (Afic) et Grant Thornton. Si ce niveau de levées de fonds est en progression, il demeure «très faible et largement insuffisant pour répondre aux besoins de financement en fonds propres des PME et ETI françaises, estimés à 11 milliards d’euros par an», se désole Louis Godron, président de l’Afic. En outre, plus de la moitié de la levée semestrielle a été réalisée par une seule des sociétés de capital-investissement membres de l’AFIC, la société d’investissement Ardian, née de la scission d’Axa Private Equity. Autre élément exceptionnel à noter ce semestre, le pic inhabituel de l’apport des compagnies d’assurance et des mutuelles, apparemment les premiers pourvoyeurs de fonds ce semestre, avec 1,3 milliard d’euros. «Mais trois quarts de ces apports, soit 0,96 milliard d’euros, bénéficient à leurs filiales», note Louis Godron. A 52% seulement, la part des investisseurs français est au plus bas. Cette part était de 73% au 1er semestre 2012, et de 62% en moyenne avant la crise, selon les données de l’Afic. 48% des fonds ont été collectés auprès d’institutionnels étrangers. «Ceci est le fait de quelques sociétés de gestion qui ont historiquement développé des liens forts avec des investisseurs internationaux pour contourner la pénurie de capitaux en France, et continuer à financer malgré tout la croissance des entreprises françaises», précise le président de l’association. Les fonds levés auprès des particuliers et des entrepreneurs français qui réinvestissent leurs avoirs par le biais de family offices ont atteint 575 millions d’euros.
CMC Markets, prestataire spécialisé dans les CFD (contrats sur différence), et Forex (marché des devises) a annoncé mercredi 16 octobre la sortie de sa nouvelle plateforme Next Generation. Le trader a accès au Baromètre Sentiments Clients de CMC Markets, véritable indicateur en temps réel des positions prises par les clients de CMC Markets. Cet outil est une représentation graphique de l’exposition des clients de CMC Markets ayant une position ouverte sur un produit sélectionné, à l’achat et à la vente. Il permet une vue combinée des données sur le nombre de clients acheteurs et vendeurs ainsi que l’exposition totale sur le produit concerné, indique un communiqué.
Le fournisseur d’indices Stoxx et le spécialiste du marché monétaire Eurex Repo ont annoncé le 16 octobre le lancement de 14 nouveaux indices qui vont venir compléter la famille des Stoxx GC Pooling Index. Ces ajouts permettront de couvrir toute la courbe des taux du marché monétaire jusqu'à douze mois.Est également proposé un taux de financement qui mesure le taux de financement interbancaire garanti ainsi que le volume de transactions dans la zone euro sur la partie courte de la courbe du marché monétaire.
L’utilisation répandue de la “value at risk” pour mesurer l’exposition au risque des fonds est une «bombe à retardement» qui pourrait provoquer un crash sévère sur les marchés, selon Jeremy Monk, directeur des investissements d’Akro Investicni Spolecnost à Prague, cité par le Financial Times fund management. Il estime qu’en cas de chute des actions et de hausse de la volatilité, les gérants de fonds seraient obligés de vendre des actions, exacerbant la baisse.
Les gestionnaires allemands ont enregistré en août des souscription nettes de 3,4 milliards d’euros, dont 2875,9 millions pour les fonds institutionnels et 839,2 millions pour les fonds offerts au public, les mandats accusant des sorties nettes de 313,6 millions d’euros. En juillet, la collecte nette avait porté selon l’association allemande BVI des sociétés de gestion sur un total de 17,66 milliards d’euros, dont 9,26 milliards pour les Spezialfonds, 5,29 milliards pour les Publikumsfonds et 3,1 milliards pour les mandats.Néanmoins, pour les huit premiers mois de l’année, les souscriptions nettes totalisent 62,4 milliards contre 48,72 milliards pour la période correspondante de 2012, dont 44,97 milliards contre 40,52 milliards pour les Spezialfonds et 16,87 milliards contre 10,02 milliards pour les fonds offerts au public.Le BVI précise qu'à fin août l’encours des fonds immobiliers offerts au public et institutionnels se montait à 121 milliards d’euros répartis sur 3.300 actifs dans 35 pays. Les portefeuilles comportent environ 1.800 immeubles situés en Allemagne et représentent 63 % des encours des fonds institutionnels contre 42 % de ceux des fonds offerts au public. La France est le premier pays d’accueil à l'étranger, avec 263 immeubles, devant les Pays-Bas, avec 247.Sur le front des maisons, Allianz Asset Management affiche pour les huit premiers mois de l’année une collecte nette de 5.144,7 millions d’euros pour les fonds de valeurs mobilières offerts au public, sur un total de 13.238 millions pour l’ensemble du secteur. L’ensemble Deutsche Bank enregistré pour sa part des rentrées nettes de 3.925,4 millions d’euros, c’est-à-dire moins qu’Universal-Investment, spécialiste des produits à la marque du distributeur, qui a drainé 5.036,4 millions d’euros. Ces trois gestionnaires ont ainsi collecté davantage à eux seuls que l’ensemble de la profession.En revanche, Union Investment ne s’est toujours pas remis du reclassement en avril d’un mandat de 4,4 milliards hors périmètre BVI, et accuse des sorties nettes de 2.167,8 millions d’euros. Quant à Deka, ses remboursements nets des huit premiers mois de l’année baissent à 1.274,1 millions d’euros, contre 1,39 milliard à fin juillet.
Le prix Nobel d’économie a été attribué lundi aux Américains Eugene Fama, Lars Peter Hansen et Robert Shiller «pour leurs analyses empiriques des prix des actifs». L’Académie royale des Sciences de Suède a voulu récompenser des recherches qui permettent d’estimer le cours des actions et des obligations sur trois à cinq ans, alors que de prévisions sont impossibles sur des horizons courts. «Les lauréats ont jeté les bases de la compréhension actuelle des prix des actifs. Elle repose en partie sur les fluctuations du risque et les attitudes envers le risque, et en partie sur les biais comportementaux et les frictions des marchés».
Coface se dit optimiste sur les risques entreprise aux Etats-Unis mais inquiète pour ceux des émergents dont le Brésil et la Thaïlande. Dans ses dernières révisions des évaluations risque pays, Coface a ainsi mis sous surveillance avec implication négative l'évaluation A3 du Brésil. «Le ralentissement de la consommation fragilise les industries et le commerce qui en dépendent : l'électroménager, l’automobile, l'électronique. La hausse des taux et des prix gonflés pour les composants et machines importés, en raison de la dépréciation du real, est aggravée par la fiscalité et par des coûts de production toujours élevés. Les entreprises hésitent dès lors à accélérer leurs investissements. Dans ce contexte, les incidents de paiement des entreprises brésiliennes enregistrées par Coface se maintiennent à un niveau élevé, proche du point haut de 2009", explique Coface dans un communiqué.L'évaluation A3 de la Thaïlande a également été placée sous surveillance négative en raison de l’endettement des ménages. Ce phénomène d’endettement excessif est lié à un accès plus facile au crédit bancaire dans les pays de l’Asie émergente. En 2012, le ratio de dette des ménages par rapport au revenu disponible a atteint 194% en Malaisie, 166% en Corée du Sud, 134% à Singapour et 112% en Thaïlande, alors qu’il était de l’ordre de 130% aux Etats-Unis en 2008, c’est-à-dire au commencement de la crise des « subprimes ». Il en résulte aussi un service de la dette plus élevé qu’aux Etats-Unis en 2008 et qu’en Espagne en 2012 (où il est largement responsable de la récession profonde). L'évaluation A2 des Etats-Unis est en revanche assortie d’une surveillance positive, malgré la paralysie budgétaire. «Certes, la fermeture du gouvernement («governement shutdown») a surpris mais ne devrait pas avoir d’effet significatifs sur l’activité sous réserve qu’elle ne se prolonge pas sur le long terme. Cependant, les incertitudes liées au plafond de la dette publique américaine restent élevées et le risque de son non-relèvement n’est pas à exclure. Dans ce cas, la demande privée pourrait être significativement affectée. Néanmoins, notre scénario principal à ce stade est que cette impasse devrait être évitée in extremis, si bien que la consommation privée et l’investissement resteraient robustes, malgré d'éventuelles nouvelles coupes budgétaires», commente Coface.