Quelles perceptions ont les investisseurs de la liquidité d’un placement ? A la lumière de l'étude réalisée par la société Image & Finance pour le compte d’Aberdeen AM, - et dont un résumé figure dans L’Agefi Hebdo de ce jeudi 27 juin - il ne peut y avoir une seule réponse. Car si la définition de la liquidité est aisée à appréhender par tous, la façon dont elle est perçue diffère largement en fonction de la nature de chaque investisseur. L’enquête qui se présente comme un état des lieux des réflexions des institutionnels sur le sujet de la liquidité et des risques liés, a été menée auprès d’un panel d’investisseurs représentatifs, affichant des actifs gérés pour compte propre de plus de 400 milliards d’euros et une allocation d’actifs équivalente à celle de l’ensemble du marché. De cet ensemble, trois groupes d’investisseurs ont été distingués.par Image & Finance. «Tout d’abord, les compagnies d’assurance et les institutions concernées par la liquidité car gérant des passifs longs», indique l'étude, «puis des institutions pour qui ce risque est appréhendé au travers du prisme réglementaire (Bâle III, Solvency II) ; Enfin un troisième groupe composé d’investisseurs, faiblement concernés a priori par la problématique, si ce n’est lorsqu’ils sont amenés à souscrire des supports d’investissement». Au travers de multiples témoignages d’institutionnels, l’enquête établit également une hiérarchie entre classes d’actifs en fonction de ce paramètre clé. Il est aussi question de la liquidité des OPCVM et de la stratégie des investisseurs. «Bien que les investisseurs partent du principe que les OPCVM correspondent à des actifs liquides, une vigilance accrue dans leur processus de sélection a été mise en place via des règles prudentielles, indique Image & Finance. « Le postulat étant que l’on puisse les céder à horizon d’un jour », résume un investisseur, sachant que qu’une pratique fréquemment utilisée consiste à limiter le ratio d’emprise, généralement à 10% du passif. «Mais après la crise, note l'étude, certains investisseurs ont fait le choix de n’investir qu’en produits dédiés (ou fonds « club ») et ne plus dépendre des sorties d’autres investisseurs."Une dernière partie est consacrée à la prime de liquidité comme déterminant de l’investissement institutionnel. D’où il ressort que les actifs dits « illiquides » sont loin d'être bannis des actifs des professionnels interrogés. Parmi les motivations qui ont prévalu, outre la recherche de rendement, il est question de participation au financement de l'économie réelle ou de décorrélation de placements par rapport aux variations des marchés d’actifs cotés. Enfin, Image & Finance a également relevé l’estimation par les investisseurs de la prime de liquidité sur des actifs comme la dette privée (immobilière, privée corporate, infrastructure). D’où il ressort des écarts très importants - de un à huit par exemple pour la dette privée corporate ! - selon les sondés. Des résultats somme toute parfaitement en phase avec la diversité des perceptions...
En mai, la collecte nette sur les contrats d’assurance vie a atteint 200 millions d’euros. Depuis le début de l’année, selon les chiffres de la FFSA, elle représente 8,1 milliards d’euros - contre une décollecte de 6,5 milliards en 2012. Cependant, à l’exception du mois d’avril où 1,7 milliards d’euros ont été investis en net, la collecte en 2013 n’a cessé de décroître au fil des mois. Elle était de 3,4 milliards en janvier, 2 milliards le mois suivant et de 800 millions en mars.
L’Institut de la finance internationale (IIF) a alerté hier sur les conséquences du processus de normalisation de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine sur les économies émergentes, rapporte L’Agefi. Les fonds actions dédiés aux marchés émergents ont d’ores et déjà subi une décollecte nette de 18 milliards de dollars sur le mois écoulé, les fonds obligataires pâtissant de retraits nets pour plus de 7 milliards.Sur l’ensemble de l’année 2013, l’association anticipe un recul de 36 milliards de dollars des entrées nettes de capitaux privés sur les marchés émergents, à 1.145 milliards. Un assèchement du financement extérieur serait susceptible de plonger des pays comme la Turquie, la Roumanie, la Pologne ou le Maroc dans des situations délicates de liquidité ou de solvabilité. Les puissances pétrolières (Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis ou Russie), la Chine ou la Corée du Sud, apparaissent davantage à l’abri, car indépendants.
Les investissements étrangers directs (IED) des fonds souverains en 2012 n’ont pas dépassé 20 milliards de dollars, tout en ayant été multipliés par deux par rapport à l’année précédente, selon le Rapport sur l’investissement dans le monde 2013 publié par la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement). Les IED cumulés des fonds souverains sont estimés à 127 milliards de dollars, et concernent en majorité le secteur financier, l’immobilier, la construction et les services publics de distribution.Le rapport souligne par ailleurs que les investissements passant par des places financières extraterritoriales (centres financiers offshore) et des structures de titrisation (entités ad hoc) ont atteints des niveaux historiques. Les flux financiers vers ces places financières extraterritoriales restent proches des niveaux records atteints en 2007. Bien que la plus grande partie des efforts internationaux de lutte contre l’évasion fiscale soit concentrée sur les places financières extraterritoriales, les flux financiers passant par des structures de titrisation ont été presque sept fois plus importants en 2011. Le nombre de pays offrant des conditions fiscales favorables à ces structures de titrisation ne cesse d’augmenter.A noter aussi que pour la première fois, les pays en développement recueillent plus de 50 % des investissements étrangers directs. Le rapport fait observer que les flux d’IED vers ces pays ont néanmoins légèrement diminué (de 4 %), pour s’établir à 703 milliards de dollars − deuxième niveau record jamais enregistré.Cela dit, les flux mondiaux d’IED ont diminué de 18 % en 2012, pour s’établir à 1 350 milliards de dollars. Une véritable reprise de ces flux prendra plus de temps qu’escompté en raison de la fragilité de l’économie mondiale et du climat d’incertitude générale, d’après l’enquête annuelle de la CNUCED sur les tendances de l’investissement.D’après les prévisions de la CNUCED, l’IED en 2013 devrait rester proche du niveau enregistré en 2012, dans une fourchette haute de 1 450 milliards de dollars. Si, à moyen terme, les conditions macroéconomiques s’améliorent et les investisseurs reprennent confiance, les sociétés transnationales (STN) pourraient convertir une partie de leur liquidités pléthoriques en nouveaux investissements. Les flux d’IED pourraient alors se chiffrer à 1 600 milliards de dollars en 2014 et 1 800 milliards de dollars en 2015. Toutefois, des facteurs tels que les faiblesses structurelles du système financier mondial, une possible détérioration de l’environnement macroéconomique et un lourd climat d’incertitude dans des domaines d’une importance cruciale pour la confiance des investisseurs pourraient conduire à un nouveau recul des flux d’IED,
Dans une contribution publiée dans L’Agefi, Sylvain Broyer, économiste à Natixis revient sur la forte réaction des marchés mondiaux à l’annonce de sortie progressive du QE américain. Depuis, la Fed, la BCE et la Banque de Chine s'évertuent à les calmer au moyen d’interventions verbales répétées. «Mais jusqu’où les banques centrales doivent-elles se plier aux réactions des marchés ?», s’interroge-t-il. La décision de la Fed se justifie au regard des fondamentaux américains, selon Sylvain Broyer. Il estime que du point de vue des banques centrales, il vaut peut-être mieux accepter aujourd’hui un réalignement des marchés.
La Convention Patrimonia dont ce sera la 20ème édition au mois de septembre prochain réunira plus de 230 exposants, a annoncé l’organisateur qui a prévu quatre grandes conférences au cours des deux journées et 55 ateliers tables rondes s’articulant autour de thèmes différents (marchés financiers, économie ; investissements, placements ; placements immobiliers et crédits ; assurance, retraite, prévoyance ; fiscalité et transmission ; métiers).(*) Jeudi 26 septembre 9 h 15 : La France des bonnes nouvelles ou comment identifier et tirer parti des opportunités générées par la crise. Intervenant : Michel Godet, Professeur au Conservatoire National des Arts et Métiers (titulaire de la Chaire de Prospective Stratégique), Membre élu de l’Académie des Technologies, Membre du Comité directeur de l’Institut Montaigne, Créateur du Cercle des Entrepreneurs du Futur. 15h30 - La philanthropie : une réponse forte et mondiale à l’échec de l’Etat ProvidenceIntervenant : Xavier Delsol, Avocat associé cabinet Delsol Avocats, Responsable du département « Associations et économie sociale », Fondateur de la revue « juris-associations » Vendredi 27 septembre9h30 - Fiscalité et coopération entre générations : une équation urgente à résoudreIntervenants : Akim El Karoui, Partner Roland Berger Strategy Consultants – Guillaume Sainteny, Président de G.S Conseil, Maître de Conférences à l’Ecole Polytechnique – Philippe Tibi, Président Pergamon Campus, Président Amafi 15h15 - Nos élites politiques ont-elles pris la mesure de la mondialisation ? Intervenants : Patrick Artus, Chef économiste, Directeur de la recherche et des études de Natixis - Marc de Scitivaux, Economiste Fondateur des Cahiers Verts de l’Economie
Avec 8,7 milliards d’euros contre 6,9 milliards en avril, les rentrées nettes de la gestion italienne ont atteint leur niveau mensuel le plus élevé depuis 14 ans (mai 1999 : 11 milliards), rapporte Assogestioni. Il s’agit du cinquième mois consécutif de souscriptions nettes, et le total depuis le début de l’année ressort à 35,83 milliards d’euros. Cela permet aux encours d’atteindre le record historique de 1.264,4 milliards d’euros au 31 mai, contre 1.256,1 milliards un mois plus tôt.Pendant que les gestions collectives drainaient en net 8,88 milliards en mai, les gestions de portefeuille subissaient des sorties nettes de 178 millions. Toutes les grandes catégories de fonds ont bénéficié de rentrées nettes : 5,7 milliards d’euros pour les produits obligataires, 3,6 milliards pour les fonds d’actions, 329 millions pour les monétaires, 6,4 milliards pour les fonds de droit étranger et 2,5 milliards pour les fonds de droit italien.Les trois gammes ayant le plus collecté en mai sont celles de Pioneer (UniCredit), avec près de 2,43 milliards d’euros en net, Intesa Sanpaolo (1,59 milliard) et Franklin Templeton (1,36 milliard).
Selon une étude empirique effectuée par l’Université de la Ruhr à Bochum pour le compte de Fidelity Worldwide Investment, sur la base d’une série de sondages auprès de 20.000 personnes, il manquera en moyenne aux retraités allemands 350 euros mensuels de plus qu’on ne l’envisageait communément pour s’assurer un niveau de vie correct après leur cessation d’activité professionnelle.En effet, au lieu d’un taux de 70 % du dernier salaire net, estimation communément utilisée jusqu'à présent, les besoins réels seraient de 87 %, et le «déficit» total est ainsi estimé au total à 650 euros mensuels nets, sachant que le taux de remplacement se situe actuellement à 55 % seulement. Sur ces 55 %, 90 % des prestations proviennent actuellement de la retraite légale par répartition et 4 % de la retraite d’entreprise.
Pour les sociétés de gestion, le segment de l’épargne salariale et retraite dans les grandes entreprises peut représenter un relais de croissance appréciable. Dans l'étude (*) qu’elle vient de réaliser, la société Image & Finance spécialisée dans les prestations d’analyse et de conseil dans le domaine de la gestion d’actifs et de l’épargne financière a mis en lumière l’émergence d’un marché concurrentiel, «certes polarisé, mais dynamique et de taille conséquente». Dans ce cadre, l'étude examine les facteurs de succès pour les sociétés de gestion.Estimé à 86 milliards d’euros fin 2012 contre 66 milliards d’euros fin 2009, le marché accessible aux sociétés de gestion se présente non seulement comme significatif mais affichant une croissance de l’ordre de 9 % par an en moyenne sur les trois dernières années, note Images & Finances. Plus précisément, du fait des spécificités des dispositifs analysés, le marché concurrentiel en « architecture ouverte » accessible à tous les prestataires est estimé à 73 milliards. Dans ce cadre, il ressort de l’enquête que le marché devrait continuer à offrir de multiples opportunités. Deux raisons sont invoquées: «en premier lieu, les multinationales françaises poursuivent une stratégie de centralisation de la gestion des actifs de couverture des régimes de retraite de leurs filiales à l’international, sous l’égide de la Direction financière. Par ailleurs, cette tendance s’inscrit dans un mouvement plus général de maîtrise des risques financiers. Deuxièmement, ajoute Images & Finances, au plan national, une majorité d’entreprises du panel étudié témoigne d’une prise de conscience accélérée du rôle de stabilisateur qu’elles sont appelées à jouer concernant la retraite de leurs salariés.Anticipant l’émergence d’un éventuel deuxième pilier (régimes professionnels par capitalisation), elles se disent prêtes à étendre le champ de leurs responsabilités et leur contribution financière en vue de cet objectif. Via notamment la création de nouveaux contrats « article 83 » et PERCO ou l’extension des dispositifs existants – ce qu’un tiers environ du panel étudié a indiqué. A titre de conclusion, l'étude avance, entre autres, que le segment des grands comptes devrait rester l’apanage des acteurs domestiques leaders, seuls à même de déployer une offre intégrée, que ce soit au plan administratif ou de concert avec leur compagnie d’assurance affiliée. Pour autant, est-il toutefois noté, les outsiders de ce marché pourront profiter de nouvelles perspectives. En outre, en raison d’une centralisation accrue du pilotage des actifs hors de France, la présence internationale et une taille suffisante apparaissent comme des facteurs primordiaux. Auxquels s’ajoutent la compétitivité tarifaire ainsi que la richesse et la qualité de l’offre pour les plans à contributions définies...Enfin, l’enquête indique que les prestataires de gestion sont soumis à une pression sur leurs tarifs. Dans ce cadre, indique l'étude, «une stratégie de développement offensive en matière de services pourrait contrebalancer cette érosion progressive des marges. L’accompagnement des grands comptes dans la mise en place de solutions de pooling ou de plates-formes de sélection, à l’instar de modèles internationaux aboutis, représente des gisements sous-exploités à ce jour. Une stratégie de développement offensive en matière de services pourrait contrebalancer cette érosion progressive des marges.» (*) L'étude 2013 analyse le marché de la gestion financière des actifs afférents aux dispositifs d’épargne salariale, de passifs sociaux et de retraite complémentaire (en France et à l’international) de 62 grands comptes corporate, en tant que principaux employeurs en France. Ainsi, ces entreprises emploient plus de 80% des salariés des émetteurs inclus dans les indices boursiers CAC 40 et SBF 120 hors financières
Le 24 juin, BNY Mellon Asset Servicing a annoncé que son pôle BNY Mellon Beta & Transition Management a créé un «registered investment advisor» pour pouvoir offrir ses services de gestion de transition à de grands investisseurs, comme les assureurs, qui utilisent les services de gestionnaires externes pour tout ou partie de leurs stratégies d’investissement.BNY Mellon propose déjà des services de gestion de transition à des fonds de pension, des fonds souverains, des fondations et d’autres clients institutionnels depuis 1983.
Au niveau mondial, selon Dealogic, le volume d'émissions obligataires toutes notations confondues s’est chiffré à 66,7 milliards de dollars la semaine dernière, soit la troisième plus mauvaise performance hebdomadaire depuis le début de l’année, rapporte L’Agefi. En Europe, depuis une semaine, les émetteurs de dettes toutes notations confondues sont en «stand by» en raison de la fin annoncée du programme «QE3» de la Réserve fédérale américaine et dans la perspective d’une future remontée des taux. Cependant, contrairement à ce qui s’est passé aux Etats-Unis, il n’y a pas eu dernièrement d'énormes sorties de capitaux sur la dette high yield sur le marché européen. On comptait 840 millions d’euros de flux négatifs au total sur les quatre dernières semaines, selon JPMorgan, soit 4% du marché, ce qui reste assez peu significatif.
L’annonce par Ben Bernanke de la fin prochaine du programme de soutien de la Fed (QE 3) a pesé sur les cours de l’or, déjà en chute libre, rapporte L’Agefi. Côté investisseurs, les hedge funds et les produits indexés ont diminué leurs positions sur l’or.SPDR Gold Trust, le plus important ETF du marché, vient de voir ses stocks passer sous la barre des 1.000 tonnes à 999,56 tonnes, soit leur plus bas niveau depuis 2009.Les courtiers estiment que le mouvement de décrue des avoirs des fonds indiciels cotés devrait se poursuivre d’ici à la fin de l’année et même au-delà. des économistes voit désormais l’once d’or à 1.200 dollars au quatrième trimestre 2013
Dans une interview donnée à L’Agefi, Vincent Guenzi , directeur de la stratégie chez Cholet Dupont, indique que Ben Bernanke a été plus précis qu’attendu en indiquant que la diminution des achats obligataires pourrait intervenir vers la fin de l’année et s’arrêter vers mi-2014 si «les prévisions économiques de la Fed se réalisaient». Les marchés ont rapidement tranché par des réactions très négatives, a noté le responsable qui penche pour une progression plus modérée des taux longs aux Etats-Unis et table ensuite sur un retour au calme sur les marchés. De son côté, la Banque centrale européenne n’est pas dans la même situation que son homologue américaine (Fed). «la BCE s’est montrée plutôt préoccupée par la situation économique alors que l’inflation a même baissé et ne devrait pas durcir sa position pendant plusieurs trimestres», a relevé Vincent Guenzi
Pour les institutionnels, la Deutsche Börse a conçu le nouvel indice Dax ex-Financials 30 qui regroupe les actions cotées sur le segment prime standard de la Bourse de Francfort des trente plus grandes entreprises allemandes hormis celles du secteur «FIRE», celui des banques, des prestataires de services financiers et des assurances.Ces valeurs représentent environ 80 % de la capitalisation totale des entreprises allemandes cotées. Le Dax ex-Financials 30 index comporte actuellement des actions de 25 sociétés du Dax et de 5 du MDax.La composition du nouvel indice sera actualisée trimestriellement et les données sont disponibles en rétropolation jusqu’au 20 mars 2003. La pondération de chaque valeur est plafonnée à 10 %.
Les ventes qui touchent les obligations ont provoqué la chute de nombreux ETF en deçà de la valeur de leurs actifs sous-jacents, rapporte le Financial Times. Les ETF marchés émergents ont été les plus affectés. Par exemple, le cours de la part du iShares MSCI Emerging Markets Index a atteint une décote de 6,5 % par rapport à la valeur sous-jacente. La baisse des marchés a aussi provoqué des problèmes dans la « plomberie » derrière plusieurs ETF, note le FT. Citigroup a ainsi cessé d’accepter les ordres pour rembourser les actifs sous-jacents venant des émetteurs d’ETF, après qu’un trading desk ait atteint les limites en termes de risque alloué.
NYSE Euronext (NYX) a annoncé en milieu de semaine le lancement d’un nouvel indice boursier : le CAC 40 ® Ext. Ce dernier a pour objectif de suivre sa référence, le CAC 40, mais avec un calcul étendu au delà des heures d’ouvertures de la référence de la Place de Paris. La plage horaire passe de 9 heures à 17:30 heures à 8 heures à 18:30 heures. Le CAC 40 Ext est également calculé à partir du cours du contrat à terme sur le CAC 40 ajusté des dividendes et des taux. Le nouvel indice doit répondre à la demande de nombreux émetteurs de produits structurés qui veulent l’utiliser comme un indice sous-jacent.
Sur la zone euro, l’encours de titres émis par les OPCVM non monétaires a progressé en avril de 104 milliards d’euros par rapport à mars 2013. Selon un communiqué de la Banque Centrale Européenne (BCE), cette augmentation résulte à parts quasiment égales de la hausse de la valeur des titres et de celle des émissions nettes. L’encours de titres émis par les OPCVM non monétaires de la zone euro est ressorti en hausse à 6 991 milliards d’euros en avril 2013, contre 6 888 milliards en mars 2013. Les souscriptions nettes sur ces fonds se sont inscrites à 58 milliards d’euros en avril 2013. Le rythme de progression annuel des émissions de titres d’OPCVM non monétaires de la zone euro, calculé sur la base des souscriptions nettes, s’est établi à 7,2 % en avril 2013. Sur la même période, l’encours des titres émis par les OPCVM monétaires de la zone euro a diminué, revenant à 898 milliards d’euros, après 908 milliards, tandis que les souscriptions nettes de titres d’OPCVM monétaires sont ressorties à zéro. Toujours pour les OPCVM monétaires, le taux de variation annuel est ressorti à 6,3 %. Par ailleurs, la Banque de France a publié le 20 juin, sur son site, l’encours des OPCVM non monétaires et monétaires au mois d’avril. Les actifs sous gestion des OPCVM non monétaires s'élevaient à 905 milliards d’euros, en hausse de 7,3 milliards. La progression des valeurs liquidatives de toutes les catégories de fonds est de 1,1 %. Cette hausse intervient alors que les rachats nets en avril ont atteint 3,5 milliards d’euros - en données cvs. En mars, la décollecte atteignait 3,4 milliards en mars. Pour les OPCVM monétaires, l’encours global est de 324 milliards d’euros : les rachats nets du mois (-6,9 milliards en données cvs) sont surtout le fait des entreprises d’assurance et des investisseurs non résidents (respectivement -5,4 et -2,5 milliards d’euros), indique la Banque de France. En revanche, les sociétés non financières effectuent des souscriptions nettes positives (+1,8 milliard).
78 % des épargnants allemands interrogés par le BVI rejettent la taxe sur les transactions financières (TTF) au cas où les particuliers seraient concernés par cette dernière, indique l’association allemande des gestionnaires de fonds. Une grande majorité des personnes interrogées étaient spontanément pour une taxe, quand il n'était pas question qu’ils la paient (73 %). Malgré le fort rejet d’une éventuelle TTF financée par les épargnants particuliers, seulement 22 % des personnes interrogées ont déclaré suivre les débats autour de la TTF et de son application.
Dans une atmosphère de hausse de la Bourse et de baisse des taux, l’encours des placements des investisseurs institutionnels français ressortait fin 2012 à 2.203 milliards d’euros, soit 10 % de plus que les 2.008 milliards atteints douze mois auparavant, selon les statistiques de l’Observatoire européen de l’Epargne présentés le 19 juin durant les Entretiens de de l’Af2i (Association française des investisseurs institutionnels). Cela est dû à l’effet de marché, puisque le plus gros segment du secteur, l’assurance vie, a été en collecte nette négative durant une bonne partie de l’an dernier.Sur le total, les actifs placés par les sociétés d’assurances se sont accrus également de 10 %, à 1.881 milliards contre 1.704 milliards, dont 1.687 milliards contre 1.522 milliards pour les compagnies d’assurance vie et mixtes.La dixième enquête auprès des adhérents de l’Af2i a par ailleurs logiquement montré qu’en 2012 l’allocation aux obligations est demeurée de loin la plus importante (72 % contre 71 % en 2011), devant les actions avec 12 % contre 11 % en 2011 et 13 % en 2011, ce qui pourrait refléter une certaine anticipation de Solvabilité II de la part des assureurs. Géographiquement, les institutionnels prennent peu de risques et investissent, pour les actions, à environ 75 % en titres de la zone euro. Cela posé, on constate chez les assureurs une certaine désaffection à l’encontre des obligations souveraines et au profit des obligations d’entreprises. Au total, les institutionnels sont investis à 45 % environ en «govies» et à 48 % en «corporates».En matière d’allocation stratégique, les membres du panel sont à 46 % disposés à augmenter à l’avenir leur exposition aux actions, mais peu enclins à investir en matières premières et en devises.On notera enfin que 96 % des institutionnels se disent satisfaits ou très satisfaits de leur gestionnaire d’actifs externe.
Fitch Ratings a lancé un nouveau portail Internet dédié à la notation des fonds et des sociétés de gestion, a annoncé mercredi l’agence de notation. Ce site se trouve à l’adresse http://fundmanagement.fitchratings.com.