Le quartier de West End à Londres reste le marché de bureaux le plus cher du monde devant le quartier central des affaires de Hong Kong. Selon l’étude Office Space Across the World 2014, réalisée par Cushman & Wakefield et qui compare les coûts d’occupation des bureaux dans 143 métropoles de 67 pays, Londres a profité en 2013 d’une demande soutenue des utilisateurs et de la raréfaction de son offre de bureaux de qualité disponible pour consolider sa première place. «Accentuant la concurrence entre entreprises pour s’implanter dans les sites les plus prisés de la capitale britannique, cette rareté explique la hausse de 5 % des loyers dans le West End en 2013», souligne Ludovic Delaisse, directeur du département Bureaux de Cushman & Wakefield France. Cette augmentation lui a permis de creuser l’écart avec les valeurs des meilleures offres de bureaux du quartier central des affaires de Hong Kong, qui sont elles restées stables. À Paris, troisième marché de bureaux le plus cher d’Europe derrière le Royaume-Uni et la Russie, les loyers accusent une légère baisse d’une année sur l’autre reflétant, principalement, le nombre très limité de transactions portant sur des actifs haut-de-gamme. «L’offre de qualité demeure relativement rare dans les beaux quartiers de la capitale, incitant les utilisateurs de secteurs à forte valeur ajoutée, comme le luxe, le conseil et les avocats à payer un prix élevé pour y saisir les biens les plus prestigieux et les mieux situés. C’est pourquoi la livraison prochaine de biens emblématiques dans le quartier habituellement très peu offreur de l’Etoile aura valeur de test, et pourrait permettre de renouer avec des niveaux de loyer plus élevés», explique Ludovic Delaisse. Toutefois, le marché des biens d’exception est loin d’être représentatif des tendances observées dans le reste de l’Ile-de-France. La grande hétérogénéité des valeurs locatives y demeure plus que jamais la règle, celles-ci pouvant varier fortement dans un même secteur tertiaire en fonction de la localisation du bâtiment, de sa qualité intrinsèque et de la stratégie de commercialisation du propriétaire. De façon générale, les mesures d’accompagnement sont toutefois un élément plus déterminant des relations entre preneurs et propriétaires. Révélant l’octroi de franchises de loyer plus importantes, les utilisateurs profitent ainsi de conditions de bail souvent plus avantageuses.Sur l’ensemble de la planète, les loyers de bureaux ont augmenté en moyenne de 3 % sur un an, soit un rythme similaire à celui enregistré en 2011 et 2012. La progression des valeurs reste généralement mesurée, expliquant le nombre relativement limité de changements dans le classement des marchés de bureaux les plus chers du monde. Parmi les évolutions les plus significatives, Moscou – où les loyers de bureaux sont pourtant restés inchangés d’une année sur l’autre – gagne trois places en un an à la faveur d’une baisse des valeurs dans certains sous-marchés (Zona Sul à Rio de Janeiro, qui perd quatre places) et d’une variation des taux de change. La dépréciation de la roupie face au dollar américain et à l’euro – deux monnaies servant de référence pour établir notre classement – explique ainsi le recul du marché de Connaught Place à New Delhi même si le loyer des meilleures offres de bureaux y est resté stable d’une année sur l’autre.
Boost ETP a annoncé, le 26 février, le lancement de six nouveaux ETP (exchange-traded product) liés aux actions américaines, à l’argent et au gaz naturel sur Borsa Italiana, l’opérateur boursier italien, portant ainsi à 20 le nombre de ses produits cotés en Italie. Au total, Boost ETP compte 64 ETP cotés au Royaume-Uni et en Italie.Les six nouveaux ETP sont les suivants:- Boost Nasdaq 100 3x Short Daily ETP (Code ISIN : IE00B8VZH32) - Boost NASDAQ 100 3x Leverage Daily ETP (Code ISIN : IE00B8W5C578) - Boost US Large Cap 3x Short Daily ETP (Code ISIN : IE00B8K7KM88) - Boost US Large Cap 3x Leverage Daily ETP (Code ISIN : IE00B7Y34M31) - Boost Natural Gas 2x Short Daily ETP (Code ISIN : IE00B94QL251) - Boost Silver 2x Short Daily ETP (Code ISIN : IE00B94QL921)L’émetteur indépendant d’ETP souligne que la demande pour ce genre de produits n’a cessé d’augmenter, à tel point que les actifs sous gestion mondiaux des «short and leverage ETPs» ont atteint un niveau record de 56 milliards de dollars à fin janvier 2014. Boost a pleinement profité de cette tendance, ses encours ressortant à près de 78 millions de dollars, soit une croissance de 200 % au cours des quatre derniers mois!
La société de gestion estime que les valorisations encore faibles et l’amélioration des fondamentaux macroéconomiques et microéconomiques vont assurer une solide performance au compartiment cette année
Aberdeen Asset Management accélère son développement dans la région Asie-Pacifique. Le gestionnaire d’actif d’origine écossaise a en effet annoncé, le 26 février, l’acquisition de 80 % du capital de la société indonésienne PT NISP Asset Management (NISPAM), filiale du groupe financier PT NSIP Sekuritas, révèle Asia Asset Management. Le montant de la transaction, réalisée via la filiale régionale Aberdeen AM Asia, n’a pas été dévoilé.NISPAM gère environ 300 millions de dollars d’actifs pour le compte de clients institutionnels, entreprises ou particuliers en Indonésie. Aberdeen gère, pour sa part, quelque 2,8 milliards d’actions indonésiennes pour le compte de ses clients à l’échelle mondiale. A l’issue de l’opération, la compagnie adoptera le nom et la marque « Aberdeen ». Outre son siège régional à Singapour, Aberdeen dispose également de bureaux à Bangkok, Hong Kong, Kuala Lumpur, Sydney, Taipei et Tokyo.
Andrew Formica n’a pas caché sa satisfaction. «Je suis ravi d’annoncer des bénéfices record», a déclaré hier le directeur général d’Henderson lors de la publication de ses résultats annuels. De fait, les chiffres lui donnent raison. Son bénéfice avant impôt atteint 190,1 millions de livres fin 2013, soit une croissance de 24,2 % par rapport aux 153 millions de livres enregistrés en 2012. Après impôt, ses profits enregistrent également une progression de l’ordre de 17,8 % pour ressortir à 125,1 millions de livres en 2013, contre 106,4 millions de livres un an plus tôt.Les actifs sous gestion du groupe ont, quant à eux, connu une croissance de 14,6 %, à 75,2 milliards de livres fin 2013 contre 65,6 milliards fin 2012. Cette évolution a été portée à la fois par un effet marché positif et, surtout, par une collecte nette de 2,5 milliards de livres. Toutefois, l’essentiel de ces souscriptions sont arrivées au dernier trimestre. De fait, après avoir connu une décollecte de 210 millions de livres sur les neuf premiers mois de l’année, Henderson a engrangé 2,7 milliards de livres au quatrième trimestre, dont 2,5 milliards auprès de la clientèle retail et 197 millions auprès des clients institutionnels. Au total, sur la seule clientèle institutionnels, la société de gestion a subi une décollecte de près de 2 milliards de livres sur l’ensemble de l’exercice 2013. Une hémorragie largement compensée par sa collecte nette sur le segment retail qui s’élève à 4,4 milliards de livres.Désormais, le groupe britannique a les yeux tournés vers l’avenir et entend bien continuer à creuser son sillon, notamment à l’international où il a renforcé ses capacités de distribution en 2013. De fait, Henderson a étoffé sa gamme de produits absolute return avec l’acquisition de 50 % du gérant américain Northern Pines Capital début 2013. En outre, le groupe a acquis une équipe crédit aux Etats-Unis et a installé son activité en Australie, notamment via les acquisitions de Global Advisors, un gérant spécialisé sur les matières premières, et de 33 % du capital de 90 West, une boutique actions dédiée aux ressources naturelles. Henderson n’entend visiblement pas s’arrêter en si bon chemin. «Alors que regardons maintenant les cinq prochaines années, nous allons continuer nos investissements dans nos marchés internationaux afin de nous assurer que Henderson soit bien positionné et reconnu comme un vrai gestionnaire d’actifs d’envergure mondiale», a commenté Andrew Formica qui n’a pas caché son intérêt pour acquérir un gérant d’actifs aux Etats-Unis affichant entre 15 et 20 milliards de dollars d’encours.
Le paysage européen du financement d’acquisition change considérablement en raison d’une augmentation de la liquidité et de l’afflux rapide des sources alternatives de capital proposant de nouveaux produits, selon le rapport 2014 de DLA Piper sur le Financement d’Acquisition Européen, qui a sondé plus de 250 fournisseurs de dettes, conseils, sponsors et sociétés actifs sur les marchés européens du financement.Au début de l’année 2014, les perspectives pour le marché européen du financement d’acquisition semblent beaucoup plus optimistes qu’il y a 12 mois, avec 70% des personnes interrogées s’attendant à une augmentation de l’activité transactionnelle pour cette année, contre 51% l’année dernière. En sus de l’amélioration progressive de la liquidité par les prêteurs traditionnels, les sponsors ont maintenant accès à un plus large éventail de fournisseurs de dette tels que des fonds de dette privée, des fonds obligataires et des investisseurs institutionnels. Comme l’explique Alexander Griffith, associé Debt Finance de DLA Piper à Londres, «c’est la cinquième année que nous menons cette enquête. Pour la première fois au cours de l’enquête de l’an dernier, l’essor du secteur des fonds de dette privée et des produits novateurs de financement avait été évoqué par les personnes interrogées. Un an plus tard, et alors que les signes de reprise commencent à apparaître dans les principales économies européennes, l’impact réel peut vraiment commencer à se faire sentir puisque le marché est de plus en plus actif ».Les fonds de dette privée ont eu en effet un impact profond sur le marché européen, en participant à plus de 50 deals en 2013, une augmentation significative comparée à 2012. Étant donné le volume des fonds privés levés et en cours - plus de 30 ont soit déjà levé des fonds, soit sont en train de le faire selon les gestionnaires de fonds interrogés pour l’enquête - cette tendance devrait s’accélérer en 2014. En conséquence, 71% des sondés cette année attendent une augmentation de leurs objectifs de financement d’acquisition en 2014. Cela crée de nouveaux challenges et opportunités pour les prêteurs traditionnels. Toutefois, les banquiers interrogés pour l’enquête ne considèrent pas que la présence actuelle de prêteurs alternatifs s’inscrit dans le long terme.Près d’un tiers des répondants (28%) s’attendent à ce que les structures unitranches, qui au sein d’un même instrument combinent les dettes senior et subordonnées (en termes de pricing et de risque), soient le mode de financement d’acquisition non bancaire le plus répandu en 2014. L’avantage de l’unitranche est clair : un effet de levier plus élevé, des parts finales plus importantes, peu d’amortissement et une plus grande flexibilité. Pourtant, ce n’est pas sans inconvénient – les personnes interrogées font état d’une certaine incertitude dans la communauté des sponsors sur la façon dont les fonds de dette privée se comporteront face à une entreprise en difficulté. En raison de l’afflux de liquidité, les marges et les commissions d’arrangement ont considérablement diminué au cours des 12 derniers mois. En 2014, l’environnement de marché de plus en plus concurrentiel devrait conduire à encore plus d’agressivité en termes de pricing et de levier : 60 % des sondés s’attendent à des commissions d’arrangement inférieures à 4% pour la dette senior cette année, contre 11% des sondés en 2013; 23% s’attendant à des niveaux de levier supérieurs à 4, contre 16% l’an dernier et 1 % en 2012.
L’année 2014 commence sur une bonne note pour le marché français de l’assurance vie. Selon des données publiées ce 25 février par la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) et le Groupement des entreprises mutuelles d’assurance (GEMA), la collecte nette s’établit à 1,4 milliard d’euros pour le mois de janvier. Un chiffre qui contraste avec la décollecte nette de 1,6 milliard d’euros enregistrée en décembre dernier. Le chiffre de janvier 2014 est toutefois bien loin de celui de janvier 2013, mois au cours duquel la collecte nette avait atteint 3,6 milliards d’euros.Dans le détail, les cotisations brutes ressortent à 11,3 milliards d’euros en janvier (contre 12,9 milliards sur le premier mois de 2013) tandis que les prestations versées s’élèvent à 9,9 milliards d’euros (contre 9,3 milliards sur le premier mois de 2013). A fin janvier, l’encours des contrats d’assurance vie en France s’élève à 1.465,4 milliards d’euros, soit une progression de 4% sur un an.
Le montant des opérations de fusions-acquisitions impliquant au moins un acteur chinois a atteint un niveau record de 260milliards de dollars en 2013, en hausse de 28%, avec 43transactions supérieures à 1milliard de dollars, contre 30 en 2012, selon la dernière étude du cabinet d’audit et de conseil PwC . Le nombre de transactions a enregistré une forte progression sur les six derniers mois de l’année, avec une augmentation de plus de 40% par rapport au premier semestre.Selon Hélène Rives, avocate associée, responsable du China Desk chez PwC France : «L’activité dynamique de fusions-acquisitions traduit un retour de la confiance sur le marché, et nous estimons que ces fortes tendances haussières devraient se poursuivre au cours du premier semestre 2014. Cette croissance sera notamment portée par la libéralisation plus poussée des marchés, la réforme des entreprises publiques, le soutien du gouvernement aux fusions-acquisitions, notamment à l'étranger, et le redressement des marchés de capitaux propres. Les sociétés cotées en actions de catégorie A joueront également un rôle important, entraînant des regroupements dans de nombreux secteurs d’activité».Les opérations chinoises de fusions-acquisitions à l'étranger ont connu une forte reprise, avec un nombre de transactions annoncées au second semestre 2013 supérieur aux différents semestres depuis 2008. L’activité des entreprises à capitaux privés a été étonnamment basse au premier semestre2013 mais a connu un rebond au second semestre avec 88transactions. Ces entreprises ont réalisé des investissements variés, ciblant notamment les technologies industrielles, le secteur de la consommation et les technologies. L’activité des entreprises publiques est restée solide tout au long de l’année, avec une concentration des transactions dans les secteurs de l'énergie.L’activité stratégique de fusions-acquisitions réalisées en Chine s’est rétablie au second semestre2013 après un premier semestre atone, nettement marqué par des incertitudes économiques et politiques, et qui réduit la croissance sur l’ensemble de l’année. Le nombre de fusions-acquisitions réalisées par des acquéreurs étrangers sur le territoire chinois est resté stable, avec un recul marqué des investissements provenant du Japon et des Etats-Unis.Au second semestre 2013, les nouvelles opérations en capital-investissement ont affiché un net rebond avec 205transactions, soit une progression de 27% par rapport au premier semestre. Sur une base annuelle, les transactions ont connu une légère augmentation en valeur pour s'établir à 35milliards de dollars.
Les actions ont créé davantage de valeur au cours des deux derniers siècles que les emprunts d’État les mieux notés et les instruments monétaires. À partir d’une analyse des données relatives au marché américain, Allianz Global Investors est en effet parvenu à la conclusion, dans une étude, que les actions ont généré des performances réelles positives sur chaque période glissante de 30 ans depuis 1801. Les actionnaires ont ainsi bénéficié en moyenne d’un rendement annuel net d’inflation de 6,94%, avec un point bas de 2,81% entre 1903 et 1933 et un plus haut de 10,63% entre 1857 et 1887. A titre de comparaison, la politique de taux zéro américaine s’est traduite par un rendement de 7,44% en moyenne sur les bons du Trésor entre 1981 et 2011, mais ces titres ont donné lieu à une perte de 2% entre 1950 et 1980. Cependant, les actions restent plus risquées sur des périodes courtes, ou lorsque elles sont mesurées en termes de fluctuation annuelle ou de volatilité. «L’équation est assez simple : plus l’horizon d’investissement est long et plus le couple rendement/risque des actions est supérieur à celui des obligations. En outre, le risque associé aux positions sur les dépôts à terme et les emprunts d’État de haute qualité ne fait qu’augmenter dans un contexte de répression financière et de perspective de remontée des taux d’intérêts», estimeJames Dilworth, le CEO d’Allianz Global Investors Europe.
La situation financière des retraités est de plus en plus fragile, tant dans les pays développés que dans les pays en voie de développement. C’est ce qui ressort du second rapport annuel sur l’indice mondial des retraites (Global retirement index) publié ce mardi 25 février par Natixis Global Asset Management (voir en pièce jointe). «L’environnement financier des retraités est en train de se fragiliser dans de nombreux pays développés, où les gouvernements doivent gérer de forts niveaux d’endettement et une pression budgétaire accrue», note Natixis Global AM. Avec le vieillissement de la population, ces retraités sont amenés à consommer une part de plus en plus importante des ressources publiques. «Cette situation contribue à rendre la gestion de la crise mondiale du financement des retraites plus complexe, et souligne la nécessité de disposer de sources de financement plus diversifiées et plus stables - notamment l’épargne et les investissements personnels», souligne Christophe Point, directeur distribution France de Natixis Global AM. La France se place en 15e position de l’indice, sur 150 pays étudiés, entre le Canada en 14e position et la République Tchèque, 16e. Comme de nombreux pays développés, la France doit faire face aux contraintes de passif de son système de retraite. Les retraités souffrent particulièrement de l’inflation, l’accroissement de la pression fiscale, et le non financement de la dépendance due au grand âge, présents dans le sous-indice «Financement des retraites». La France se maintient dans les 15 premiers de l’indice grâce au sous-indice «Santé», où elle est 2e, " avec une mention spéciale pour le niveau d’espérance de vie et la qualité du système de sécurité sociale», précise Natixis Global AM. Globalement, c’est en Europe que les populations bénéficieront de la meilleure sécurité financière au moment de prendre leur retraite. Parmi les 150 pays analysés, 12 des 15 premiers pays du classement sont européens. La Suisse, la Norvège, et l’Autriche occupent les 3 premières places avec un score global supérieur à 80%, les autres pays Européens affichant pour la plupart des scores supérieurs à 75% (score de la France). Dans ce contexte, Natixis Global AM souligne l’importance de préparer sa retraite en collaboration avec son conseiller financier. «En rendant l’investissement plus personnel, et en renforçant l’idée que les individus sont des acteurs clés du processus, leur engagement en matière de planification, d’épargne et de gestion pourrait se voir renforcé », souligne Christophe Point. « Pour que les particuliers parviennent à atteindre les objectifs qu’ils s’étaient fixés pour leur retraite, ils devront s’intéresser en priorité au risque, et construire des portefeuilles durables et diversifiés : des portefeuilles capables de gérer la volatilité à court-terme, de générer des performances dans la durée, de rester exposés au travers des cycles de marché et ainsi d’exploiter pleinement le potentiel de l’épargne».
Interrogé par l’Agefi, Jean-Antoine Breuil, gérant chez La Française AM, considère que la prime de valorisation du marché nord-américain sur le marché européen est justifiée. Il avance plusieurs éléments : le différentiel de croissance macroéconomique, l’absence d’incertitude sur le calendrier et le montant du tapering indiqué par la Fed. «Enfin, les niveaux de croissance attendus des résultats des entreprises aux Etats-Unis en 2014 (+10%) nous semblent réalisables», note Jean-Antoine Breuil. Le gérant s’attend en revanche à ce que le consensus des résultats 2014 des sociétés européennes révise à la baisse sa prévision positive de 13% à environ 8-9% compte tenu des résultats mitigés du quatrième trimestre 2 013 publiés à ce jour et de la poursuite des dérèglements des changes émergents. «Il convient de privilégier en ce début d’année les modèles de croissance plus domestique en Europe», a indiqué Jean-Antoine Breuil.
Durant la troisième semaine de février, les institutionnels ont continué d’investir dans les fonds d’actions et les fonds obligataires, avec toujours une préférence marquée pour les actions japonaises, américaines et européennes. Parallèlement, la désaffection pour les fonds émergents a encore diminué. Le fait nouveau est que les engagements de la clientèle retail ont fortement augmenté dans les fonds actions mais surtout dans les fonds obligataires et tout particulièrement dans les fonds obligataires globaux et le high yield.Les fonds actions dans leur ensemble ont collecté 13,3 milliards de dollars durant la semaine au 19 février, et les fonds obligataires 2,58 millliards de dollars, selon les estimations communiquées par EPFR Global. Les fonds monétaires ont terminé la semaine sur une décollecte de 44,5 milliards de dollars.
State Street Global Exchange vient de lancer FundConnect, une plateforme en ligne de négociation des fonds indiciels cotés (ETF) pour les participants autorisés en Europe, la première du genre, selon un communiqué. « FundConnect permet aux participants autorisés de négocier de nombreux produits par le biais d’une interface en ligne sécurisée, explique State Street. Ce système est une révolution sur le marché européen des ETF ; la plateforme électronique permet en effet d’exécuter des ordres en temps réel, d’une manière plus efficace et moins risquée que le processus traditionnel qui repose sur l’utilisation du fax. »Le premier promoteur à négocier sur la plafeforme est sans surprise SPDR ETF, qui fait partie de la maison State Street. « En intégrant FundConnect dans le flux d’ordres, le temps nécessaire pour traiter un ordre a été réduit de manière significative, détaille State Street. Les participants autorisés et les promoteurs de fonds ETF bénéficient désormais d’une vue globale de leurs ordres en temps réel et peuvent consulter l’historique des transactions sur la plateforme. »FundConnect a déjà été lancé aux États-Unis en 2008. Avec la croissance du marché européen des ETF, la plateforme a depuis été améliorée pour prendre en compte la complexité croissante des marchés hors-US, en incluant notamment des caractéristiques telles que les différents lieux et types de règlement-livraison, et la valeur estimée de la transaction.
Business Wire, qui publie des informations sur les entreprises aux Etats-Unis depuis 50 ans, va cesser de vendre des flux directs aux traders haute fréquence, s’inquiétant du fait que ces pratiques donnent à ces derniers un avantage injuste par rapport aux autres investisseurs, rapporte le Financial Times. Warren Buffett, dont le conglomérat Berkshire Hathaway détient Business Wire, est intervenu personnellement pour étudier ces ventes directes, craignant que la récente publicité autour de cette pratique puisse nuire à la réputation de la société.
L’agence d'évaluation financière Standard & Poor’s a annoncé le 21 février sa décision d’abaisser la note de l’Ukraine après les violences des derniers jours, qui risquent de remettre en cause l’aide financière russe et la solvabilité du pays.La note du pays passe à CCC, ce qui correspond à un pays proche du défaut de paiement, et elle est assortie d’une perspective négative. S&P explique sa décision par la dégradation substantielle de la situation, estimant qu’après les affrontements de ces derniers jours un compromis politique est désormais hors d’atteinte.
Lombard Odier Investment Managers a annoncé le 20 février la publication sur Bloomberg de ses indices propriétaires FWD Smart Beta, calculés de façon indépendante.Depuis le lancement il y a quatre ans de stratégies smart beta sur l’obligataire, Lombard Odier IM a investi d’autres classes d’actifs. A fin décembre 2013, les actifs gérés dans le cadre de stratégies obligataires, actions et matières premières s'élèvent à 5 milliards de dollars.Les 14 stratégies désormais disponibles sur Bloomberg sont les suivantes: Obligataire (calculé par Bloomberg Indexes) LOIM FWD Global Government (code Bloomberg LOFEOEC ) LOIM FWD Global Corporate (LOFGUIGH ) LOIM FWD Global BBB-BB (LOFGU5BH ) LOIM FWD Euro Government (LOFEURG ) LOIM FWD Euro Responsible Corporate (LOFEIGR ) LOIM FWD Euro BBB-BB (LOFE5B ) LOIM FWD Emerging Local Currency Bond (LOFEMLU ) Actions (calculé par Russell Investments) LOIM FWD Global Equity Risk Parity (LOGLORPN ) LOIM FWD Emerging Equity Risk Parity (LOGEMRPN ) LOIM FWD European Equity Risk Parity (LOEURRPN ) LOIM FWD North American Equity Risk Parity (LONAMRPN ) LOIM FWD Asia Pacific Equity Risk Parity (LOAPARPN ) Matières premières (calculé par BNP Paribas) LOIM FWD Commodities Risk Parity (LOIMCOTR ) LOIM FWD Commodities Risk Parity ex-Agri (LOIMCXTR )
Le gestionnaire lance en France la commercialisation de Clearbridge Tactical Dividend Income Fund , Le produit est investi sur les actions à haut rendement, les infrastructures énergétiques et l’immobilier
En plein débat sur l’indépendance du pays, le gouvernement britannique a accordé à son homologue écossais le droit d'émettre ses propres obligations à compter de 2015, selon des informations de la BBC, rapporte Money Marketing.Le gouvernement écossais pourra émettre jusqu'à concurrence de 2,2 milliards de livres d’obligations propres. Cette possibilité est liée au relèvement de la capacité d’emprunt de l’Ecosse, qui sera effective l’an prochain dans le cadre du Scotland Act.
Le spécialiste de l’investissement et du trading en ligne Saxo Banque offre désormais la possibilité pour ses clients particuliers et institutionnels de négocier les spreads de futures. A partir du 18 février, les clients de la banque peuvent négocier les spreads de futures sur une large gamme d’instruments financiers depuis l’ensemble des plateformes de trading, y compris depuis l’application mobile disponible sur smartphone et sur tablette. L’introduction de ces produits permet de traiter les spreads de futures intramarché ainsi que d’effectuer des «calendar spread» sur une large gamme de contrats incluant l’or, le pétrole, d’autres matières premières, des taux d’intérêt, des obligations et des indices boursiers majeurs.« Un calendar spread est une opération d’achat et de vente de la même quantité de sous-jacent mais à des échéances différentes : par exemple être short pour une échéance septembre et long pour une échéance décembre sur le maïs. Le trader de calendar spread se positionne entre le spéculateur et le hedger. Plutôt que de prendre le risque d’une fluctuation excessive des prix, il ne prend le risque qu’entre deux échéances distinctes. Le calendar spread est moins volatile que les autres formes de trading, que ce soit le trading sur actions, options ou futures. C’est parce que la volatilité est très faible que la marge pour le trading de spread est si basse. Les spreads suivent la tendance plus longtemps et plus souvent, et de façon plus brusque que les autres formes de trading», explique Patrice Henault, responsable Produits Futures et Options listées chez Saxo Banque.