Ils sont nettement plus optimistes que l’an dernier. La grande majorité (90%) des dirigeants du secteur bancaire sont confiants quant à la croissance de leur chiffre d’affaires au cours des trois prochaines années, selon la 17ème édition de l'étude annuelle de PwC auprès des dirigeants, qui intègre les contributions de 133 chefs d’entreprise du secteur dans 50 pays.Le nombre de ceux qui prévoient une amélioration de l'économie mondiale au cours des douze prochains mois a presque triplé par rapport à l’an dernier (56% actuellement contre 19% l’année dernière). Le fait que 52% d’entre eux envisagent d’accroître leurs effectifs au cours de l’année –d’au moins 5% pour la plupart- illustre cette dynamique.L’excès de réglementation, une croissance faible ou négative sur les marchés développés et la réponse des pouvoirs publics aux déficits budgétaires et à la dette représentent les plus grands défis pour les perspectives des dirigeants. 80% d’entre eux observent que l’excès de réglementation a occasionné une hausse de leurs coûts opérationnels et 47% estiment qu’il freine leur capacité à saisir de nouvelles opportunités de marché et à innover.Les dirigeants considèrent l’accroissement de leurs parts de marché dans les marchés existants (41%) comme leur principale opportunité de croissance, devant l’innovation de produits et services (35%).La croissance rapide du marché bancaire et plus largement des services financiers en Amérique du Sud, en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient fait de ces zones géographiques des cibles très prisées par les institutions tant nationales qu’internationales. La Chine et le Brésil se classent parmi les trois principaux marchés privilégiés pour générer de la croissance. Les États-Unis font leur grand retour dans le trio de tête, et l’Indonésie suscite également un grand intérêt. Toutefois, malgré le potentiel de croissance, une difficulté existe: comment évaluer les risques et les actifs sur des marchés pour lesquels les données peuvent être limitées et les pratiques commerciales déroutantes ?
Le stress que les traders subissent pendant les périodes de forte volatilité sur les marchés réduit leur appétit pour le risque, montre une étude dirigée par le neuroscientifique de l’universitié de Cambridge et ancien trader John Coates. Cela peut avoir pour effet de prolonger les crises. L’étude a découvert une hausse de 68 % des niveaux de l’hormone de stress, cortisol, au sein d’un groupe de traders de la City de Londres sur huit jours pendant lesquels la volatilité s’est accrue.
Le fournisseur de données et de recherche S&P Capital IQ a annoncé le 18 février l’introduction de plusieurs améliorations dans le domaine de l’analyse et la surveillance des expositions au crédit. Ces améliorations comportent notamment la mise en œuvre de nouveaux modèles d’analyse du risque de crédit avec des données court terme, moyen terme et long terme actualisées au jour le jour."Il existe un vrai besoin de données comparables au niveau mondial pour la majorité des entités corporate qui n’ont pas de données disponibles publiquement sur le crédit. En outre, de nombreuses équipes dédiées au crédit ont des ressources limitées pour analyser et suivre régulièrement leurs expositions», indique David Pagliaro, managing director chez S&P Capital IQ, cité dans un communiqué.
Après un début d'année difficile, le Nikkei a clôturé mardi en hausse de 3,13%. La Banque du Japon a prolongé ses facilités de prêts bancaires après la croissance décevante du quatrième trimestre.
La reprise de l'économie mondiale pourrait être associée à de nouveaux ajustements dans les pays émergents, estime l’agence Moody’s dans une étude publiée le 18 février («Global Macro Outlook 2014-15: Growing Pains»).Moody’s prévoit une accélération progressive de l’activité économique dans les pays du G 20, avec une croissance de l’ordre de 2,3% cette année et de 2,5% en 2015. Du côté des principaux pays émergents, la croissance pourrait tourner autour de 5% cette année et de 5,5% en 2015."Toutefois, à court terme, il est probable que la croissance plus forte dans les économies avancées sera associée avec de nouveaux ajustements douloureux sur certains marchés émergents, les investisseurs rééquilibrant leurs portefeuilles», estime Colin Ellis, associate managing director chez Moody’s. De son côté, la Bundesbank estime dans son dernier rapport mensuel que les remous subis par les marchés émergents en début d’année ne pourront remettre en cause une reprise de l'économie mondiale susceptible de se renforcer cette année. Dans son rapport de février publié le 17 février, la banque centrale allemande observe que la Chine devrait poursuivre sa croissance sans trop de perturbations mais aussi que les banques centrales de certains pays émergents ont relevé leurs taux en réaction aux sorties de capitaux et à la baisse de leurs monnaies. «Même si cela devrait ralentir la croissance économique des pays concernés, leur faible poids mondial implique qu’il ne faut pas s’attendre à ce que la reprise de l'économie mondiale en soit notablement affectée», indique la banque centrale allemande.
L’année commence mieux pour la gestion collective française qu’elle n’avait terminée. En janvier, les OPCVM de droit français voient leur encours progresser de 2,78 %, à 776,9 milliards d’euros, avec une très forte hausse des actifs monétaires. La progression s'élève à 8,74 %, très loin devant les fonds investis en obligations (+1,83 %) et les convertibles (+2,27 %). Pour leur part, les fonds investis en actions ont vu leur actifs sous gestion reculer de 1,95 % en dépit d’un effet collecte positif pour certaines catégories. Dans son extrait de la note mensuelle, EuroPerformance – a SIX Company indique que la collecte sur les actifs de court terme non risqués est en rupture avec les mois précédents. En revanche, les performances de ce début d’année marquent le pas. En détail, les fonds de trésorerie classiques ont capté 23,3 milliards à eux seuls ce mois sous revue. Du côté des fonds obligataires, ce sont les OPCVM investis en titres de la zone euro qui ont bénéficié de la confiance des souscripteurs. Ils ont engrangé en net, 765,92 millions, tandis que les souscriptions nettes sur les fonds d’obligations européennes, sur les fonds d’obligations internationales et sur les fonds investis dans des titres à haut rendement ont été beaucoup moins importantes. Elles représentent respectivement 26,14 millions, 49,03 millions et 132,16 millions. Toutes ces catégories de fonds voient également leur encours progresser compte tenu d’un effet marché positif. Une exception cependant au sein de la classe d’actifs. Les fonds investis en obligations des pays émergents enregistrent une légère collecte nette de 20 millions d’euros mais l’encours global recule de 5,76 % compte tenu d’un effet performance de -0,72 %.Les obligations convertibles ont continué de séduire. Quelle que soit leur zone d’investissement, elles collectent, même si l’essentiel a été capté par les fonds de la zone euro. Les souscriptions nettes représentent 280,76 millions contre 60,38 millions pour celle investies sur l’Europe et 7,83 millions à l’international. Ces catégories ont vu leur encours progresser en dépit du recul de leurs performances moyennes sur la zone euro (-0,04 %) et l’Europe (-0,03 %). A l’international, la progression moyenne est de 0,35 %. Pour les catégories de fonds actions dans leur ensemble, l’effet performance aura eu un rôle essentiel. Toutes les catégories répertoriées par Europerformance voient leurs actifs sous gestion reculer tandis que les catégories «actions Europe», «actions Amérique"et «Actions Asie/Pacifique» ont bénéficié d’une collecte nette de 925 millions d’euros, 38,59 millions et 109,4 millions. Leurs marchés respectifs ont en moyenne reculé de 1,37 %, 2,06 % et 2,67 %. A noter que deux catégories ont cumulé les sorties nettes et un effet marché négatif : les fonds actions MENA et les fonds d’actions internationales. Les premiers fonds ont perdu 28 millions et les seconds 822,11 millions. Avec une baisse moyenne en termes de performances de 0,04 % pour les fonds MENA et de - 2,42 % pour les fonds d’actions internationales.
Selon la deuxième édition du baromètre du crowdfunding réalisé par CompinnoV, en partenariat avec l’association Financement Participatif France, 78,3 millions d’euros ont été collectés par ce biais en 2013, soit près de trois fois plus qu’en 2012, rapporte L’Agefi. Sur 60 plates-formes sollicitées, 36 ont fourni des données. Le prêt a représenté 48 millions, contre 20 millions pour le don et 10 millions pour l’investissement en capital.
Interrogé par L’Agefi, Jérôme Schupp, responsable analyse et recherche chez Syz Asset Management SA continue de privilégier les actions. Mais les choix des secteurs et des lignes individuelles vont être cruciaux. D’autre part, les premiers signes d’une lente amélioration, perceptibles notamment en Italie et en Espagne, devraient permettre aux investisseurs de revenir progressivement sur les valeurs du sud de l’Europe, notamment via les titres bancaires. Les marchés boursiers allemands et suisses très axés sur l’international vont continuer d’afficher des performances supérieures à la moyenne. Les Etats-Unis, en raison des niveaux d'évaluation élevés, ne devraient pas particulièrement se distinguer. Les perdants pourraient être à nouveau les marchés émergents.
Selon une étude de l’Apec, menée en novembre auprès de 11.000 entreprises et dévoilée aujourd’hui, le marché de l’emploi des cadres ne devrait pas redécoller cette année, révèle Les Echos. L’Association pour l’emploi des cadres table en effet sur 163.500 à 171.200 embauches en 2014, soit des prévisions très proches de celles exprimées un an auparavant, alors que 163.400 recrutements sont au final intervenus en 2013, soit une chute de 10 % après les rebonds de 2011 et 2012. Ce résultat décevant s’explique en partie par le fait que les départs à la retraite ont été moindres qu’anticipé par les employeurs. De même, les promotions internes de non-cadres en cadres ont aussi reculé de 10 % en 2013, pour retomber à 43.000. Une tendance qui risque de se confirmer cette année, selon l’Apec. Seul point positif, le marché est resté créateur d’emplois cadres (+14.700), ce qui confirme que les cols blancs restent, de loin, la population souffrant le moins de la crise, écrit le quotidien économique. Toutefois, le marché reste loin des quelque 200.000 embauches annuelles constatées avant la crise, de 2006 à 2008. En outre, les entreprises prévoient de recruter cette année de 33.600 à 38.000 jeunes diplômés, un total qui risque donc de s’éroder par rapport à 2013.
S&P Dow Jones Indices a annoncé le 12 février le lancement du S&P Europe 350 Equal Weight Index (EWI), qui mesure également la performance des entreprises du S&P Europe 350.Pour mémoire, le S&P Europe 350 est une sélection de 350 entreprises de 17 grands pays européens.
La société de gestion Fastea Capital a annoncé avoir obtenu l’agrément de l’AMF pour la mutation du fonds Serenus (FR0010135129), auparavant géré par Isis AM. Oddo & Cie en demeure le dépositaire. SERENUS est un OPCVM «diversifié» dont l’objectif de gestion est d’obtenir sur un horizon d’investissement de 5 ans minimum une performance supérieure à celle du taux CNO TEC 5 (le taux de rendement actuariel d’emprunt d’Etat d’une durée exacte de 5 ans de 0,998% au 12 février 2014). Sa gestion repose sur une stratégie « value» visant à identifier des actions ou des obligations décotées par rapport à l’actif net d’une société ou à ses performances économiques.
En janvier, l’indice HSBC EMI a enregistré, pour le deuxième mois consécutif, une baisse, revenant de 51,6 en décembre à 51.4, soit un niveau inférieur à la moyenne 2013 à 51,7. L’indice de janvier marque une baisse généralisée de la production dans les pays émergents. «Deux indices positifs laissent à penser qu’il y a des raisons de rester modérément optimiste sur la résilience de l'économie des marchés émergents», indique un communiqué. «D’une part, les nouvelles commandes d’exportations ont augmenté dans beaucoup de pays et, d’autre part, le rapport inventaire/commandes continue de progresser. Mais, l’indice PMI manufacturier pour la Chine est passé sous la barre des 50, ce qui est une mauvaise nouvelle pour beaucoup de pays émergents. De plus, une combinaison de PMI sur l’activité et les prix suggère que l’heure n’est plus à l’assouplissement monétaire. En dernier lieu, le PMI lié à l’emploi montre une détérioration de l’ensemble, ce qui pourrait éventuellement nuire à la consommation domestique».
ERI Scientific Beta a annoncé le 12 février le lancement d’une série d’indices smart beta multistratégie disponibles pour l’ensemble des zones géographiques du monde développé (Etats-Unis, Royaume-Uni, zone euro, Europe continentale hors Royaume-Uni, Japon, Asie-pacifique développée hors Japon, monde développé hors Etats-Unis, monde développé hors Royaume-Uni et monde développé).Ces indices permettent de maximiser la diversification des risques stratégiques et dégagent ainsi une performance supérieure en moyenne de 68% aux indices traditionnels, souligne un communiqué d’ERI Scientific Beta.
Le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices a annoncé le lancement de neuf indices couvrant le marché boursier sud-africain, y compris le S&P South Africa Composite qui mesure la performance de la Bourse de Johannesbourg (JSE).Le S&P South Africa Composite, qui couvre l’ensemble des sociétés étrangères et sud-africaines cotées à la JSE avec des capitalisations de 100 millions de dollars minimum et des volumes annuels de transactions d’au moins 50 millions de dollars, servira de base aux huit indices qui suivent : • S&P South Africa Dividend Aristocrats• S&P South Africa Low Volatility Index• S&P South Africa Composite Capped• S&P South Africa 50• S&P South Africa 50 Equal Weight• S&P South Africa Completion• S&P South Africa Composite Shariah• S&P South Africa Composite Shariah Capped S&P Dow Jones Indices précise avoir accordé une licence d’exploitation pour deux de ces indices, le Dividend Aristocrats et le Low Volatility à Grindrod Bank, qui va les utiliser pour développer des ETF.
Le marché de la gestion d’actifs en Espagne est promis à un avenir radieux. Selon les estimations publiées le 10 février par Inverco, l’association espagnole de la gestion d’actifs, et dévoilées par Funds People, les encours sous gestion des fonds commercialisés en terre ibérique devraient progresser de 13,5 % en 2014 pour atteindre 284,5 milliards d’euros, contre 250,74 milliards d’euros fin 2013. Les fonds étrangers commercialisés en Espagne devraient, à eux seuls, connaître une croissance de 15,4 % de leurs encours pour atteindre 75 milliards d’euros, tandis que les fonds domestiques pourraient voir leurs encours augmenter de 14,3 % pour ressortir à 180 milliards d’euros. Enfin, Inverco anticipe une croissance de 3,3 % des actifs sous gestion des fonds de pension en 2014, passant ainsi de 92,4 milliards d’euros à 95,5 milliards d’euros.
L’indice IEIF Reit Europe des prix s’est affiché en hausse en janvier de 1,33 %, selon les données de l’Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière (IEIF). La performance globale est, pour sa part, en progression de 1,48 %. Sur douze mois, les gains ressortent respectivement à 12,85 % et 18,12 %. De son côté, l’indice Euronext IEIF SIIC France est en baisse sur le mois de janvier de 2,72 %. Sur douze mois, la progression de l’indice est de 5,64 % pour les prix et de 11,34 % pour la performance globale.
Trente-sept offres publiques ont été recensées en France en 2013, soit un recul de 9,8 % par rapport aux 41 opérations comptabilisées en 2012 et de 31,5 % par rapport aux 54 opérations en 2011, selon le cinquième Observatoire des Offres Publiques publié ce jour par Ricol Lasteyrie, une étude annuelle qui recense et analyse l’ensemble des offres publiques en 2013 portant sur les actions des sociétés cotées en France et soumises à l’Autorité des Marchés Financiers. « L’Observatoire montre une nouvelle baisse en 2013 du nombre d’opérations à la Bourse de Paris. Il est intéressant de noter, à cet égard, que l’évolution du nombre d’offres publiques depuis six ans reflète fidèlement celle du PIB français. Plus que les opportunités liées aux évolutions des cours de bourse, c’est bien la confiance des acteurs économiques qui est le premier moteur des offres publiques», commente Sonia Bonnet-Bernard, Associée-Gérante de Ricol Lasteyrie, citée dans un communiqué. Les sociétés visées par des offres publiques affichent une valorisation globale de 5,2 milliards d’euros, soit 2,4 fois moins qu’en 2012 (12,5 milliards) et cinq fois moins qu’en 2011 (26,9 milliards). Ce recul reflète l’absence de grandes entreprises du palmarès des offres publiques 2013. Le montant de capital acquis au cours de ces opérations s’élève à 758,5 millions d’euros, à comparer avec 3,24 milliards d’euros en 2012 (- 76,6 %).Vingt offres (54 %) ont été initiées par les actionnaires de la société ou l’entreprise elle-même. Les 17 autres opérations ont été initiées par des investisseurs tiers. Aucune offre publique n’a été réellement hostile même si deux opérations – les OPA sur Club Med et Theolia – ont donné lieu à des conflits avec certains actionnaires minoritaires.La prime moyenne offerte aux détenteurs d’actions est de 29 % par rapport au dernier cours de bourse, loin de la moyenne de 43 % observée pour les offres publiques en 2012, une réduction qui s’explique notamment par la remontée des cours de Bourse. La prime moyenne n’est plus que de 12 % par rapport à la valeur intrinsèque des entreprises cibles calculée par les experts indépendants.La nouvelle édition de l’Observatoire souligne aussi un retour en force des opérations industrielles en 2013. Des opérations qui n’ont concerné l’an dernier que des petites et moyennes valorisations, ce qui traduit malgré tout une certaine confiance en l’avenir économique de la part des entreprises.
Le secteur de la gestion d’actifs pourrait connaître des lendemains qui chantent. Si l’on en croit une étude de PwC («Asset Management 2020/ A Brave New World»), les actifs sous gestion dans le monde, qui s'élèvent actuellement à 63.900 milliards de dollars, pourraient enregistrer une croissance stratosphérique pour atteindre 101.700 milliards de dollars d’ici à 2020, soit un taux de croissance annualisé de près de 6%.Autrement dit, les gestionnaires d’actifs devraient de plus en plus occuper le devant de la scène alors que les seules banques européennes devaient accuser un déficit de fonds propres de plus de 380 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années, estime PwC.Durant la période sous revue, la croissance des actifs sous gestion dans le monde sera tirée par les fonds de pension, les grandes fortunes et les fonds souverains. En 2012, le secteur de la gestion gérait 36,5% des actifs détenus par les fonds de pension, les fonds souverains, les compagnies d’assurances et la clientèle très haut de gamme (HNWI). D’ici à 2020, le secteur pourrait se maintenir à ce niveau comme le suppose implicitement la projection à 101.700 milliards de dollars mais PwC estime que le taux de pénétration de ces clientèles pourrait augmenter si bien que la part des actifs gérés pourrait progresser de 10 points à 46,5%, ce qui déboucherait sur une encours de l’ordre de 130.000 milliards de dollars.La progression des actifs sous gestion sera pour une bonne part liée à la croissance plus élevée des économies d’Amérique du Sud, d’Asie, d’Afrique et du Moyen-Orient par rapport aux pays développés. Par exemple, le poids de l’Asie hors Japon dans l’indice MSCI monde s’inscrivait à 9% en 2010 pour une contribution au PIB de 18% environ. D’ici à 2020, la contribution de l’Asie hors Japon pourrait dépasser les 25%. Les actifs des catégories «mass affluent» (richesse comprise entre 100.000 dollars et 1 million de dollars) et HNWI pourraient passer de 59.000 milliards de dollars et 52.000 milliards de dollars respectivement en 2012 à 100.000 milliards et 76.000 milliards de dollars en 2020.
L’agence d'évaluation financière Moody’s a publié le 11 février un guide, le premier du genre, des émetteurs basés en Chine notés par ses soins. Ce document comprend les principales données financières ainsi qu’une synthèse du profil de risque des émetteurs notés par l’agence.La première édition compte 139 émetteurs, 116 «Corporate and Project & Infrastructure», 22 institutions financières et la Chine en tant qu'émetteur souverain.Au sein du segment des entreprises, les 116 sociétés notées sont présentes dans 24 grands secteurs industriels. Toutefois, précise Moody’s, seuls trois grands secteurs sont vraiment très largement représentés, à savoir l’immobilier, le secteur pétrolier et gazier et enfin, les services aux collectivités. Ces trois secteurs représentent 58% (67 sociétés) des notations.Environ 46% des 116 entreprises du portefeuille sont notées en catégorie d’investissement, 6,9% d’entre elles étant notées Aa3, en cohérence avec la notation souveraine. Les émetteurs en catégorie spéculative représentent environ 54% du portefeuille et sont dominés par des promoteurs immobiliers qui ont alimenté la forte progression des marchés high yield au cours des dix-huit derniers mois.Du côté des financières, 91% d’entre elles sont notées en catégorie d’investissement, 69% étant notées «A» ou «Aa».