Le marché espagnol de la gestion d’actifs suscite décidément la convoitise. Après Jupiter Fund Management (lire NewsManagers du 10 mars 2014), trois nouvelles sociétés de gestion étrangères ont en effet de décidé de se lancer à l’assaut de l’Espagne et de s’enregistrer auprès du régulateur local, la CNMV, révèle Funds People.La plus récente est Charlemagne Capital, une société indépendante spécialisée dans l’investissement dans les marchés émergents et en particulier dans les actions (long only et long short), bien qu’elle dispose aussi de fonds investissant dans les obligations et les devises. Le gestionnaire d’actifs a ainsi enregistré auprès de la CNMV, le 14 mars dernier, sa Sicav Ucits Magna Umbrella Funds Plc.Silk Invest, un gestionnaire d’actifs britannique spécialisé lui aussi dans les pays émergents et surtout les marchés frontières, a également débarqué en Espagne ces dernières semaines en enregistrant auprès du régulateur un fonds actions africain, le Silk Africa Lions Funds, et un fonds obligataire, le Silk Africa Sovereign Bond Fund.Enfin, le 7 février dernier, Kleinwort Benson a fait enregistrer auprès de la CNMV sa Sicav Kleinwort Benson Investors Institutional Fund
Déjà en proie à de nombreux maux, l’Europe souffre également d’une maladie moins visible mais tout aussi dévastatrice, l’analphabétisme financier. L’Association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama) a présenté en ce début de semaine une étude qui décline un certain nombre de recommandations pour promouvoir l'éducation financière en Europe («Building Blocks for Industry Driven Investor Education Initiatives»).L'étude confirme notamment une ignorance généralisée de l’univers financier, des consommateurs étant par exemple interloqués par les concepts de taux d’intérêt ou d’inflation. «L’analphabétisme financier est à la fois généralisé et particulièrement élevé dans certaines catégories spécifiques de population. En outre, de faibles niveaux de connaissances financières ne sont pas spécifiques à un pays particulier ou à un stade donné du développement économique. On les observe partout», souligne le professeur’ Annamaria Lusardi, du la George Washington School of Business.A la question de déterminer l’impact d’un taux de 2% sur un dépôt de 100 euros, plus de 85% des Européens interrogés ont donné la bonne réponse (102 euros) dans certains pays mais ce pourcentage est tombé à moins de 40% dans d’autres.Les trois pays les plus performants ont été les Pays-Bas (84,8% de réponses correctes), devant l’Allemagne (82,4%) et la Suisse (79,3%).L'étude souligne l’importance du développement de partenariats entre les gouvernements, le secteur financier, les établissements européens et les média pour promouvoir l'éducation financière de façon efficace. Le document confirme également le rôle clé que peut jouer le secteur financier dans l’amélioration de la qualité de la formation financière du personnel et des intermédiaires financiers afin de mieux accompagner les investisseurs potentiels dans leurs décisions d’investissement.Le document de 160 pages passe en revue les initiatives déjà prises par les associations professionnelles et les spécialistes de l’investissement et propose un certain nombre de principes simples pour améliorer le niveau des connaissances financières dans le grand public européen. Selon le président de l’Efama, Christian Dargnat, les efforts consentis dans le domaine de l'éducation financière pourraient notamment permettre de mieux appréhender les rapports entre risque et complexité et favoriser l'épargne de long terme. Dans ce contexte, le secteur de la gestion d’actifs devrait jouer un rôle central. «Les citoyens européens souffrent d’une mauvaise allocation de leur épargne dans des produits non risqués et à court terme et nous pouvons fournir un accès aux marchés des capitaux à tous les investisseurs et offrir des produits de long terme robustes, transparents, liquides, diversifiés et rentables», souligne le président de l’Efama.
L’agence d'évaluation financière Standard and Poor’s a annoncé le 24 mars avoir abaissé la note de solvabilité du Brésil, de BBB à BBB- , soulignant la combinaison d’une croissance économique faible et d’un «dérapage» budgétaire."Conjugués, ces facteurs réduisent la marge de manoeuvre du gouvernement face à des chocs extérieurs», écrit l’agence dans un communiqué. Le Brésil a été récemment frappé de plein fouet par un mouvement de reflux de capitaux qui a fait plonger sa monnaie et mis ses réserves de change sous pression.
La Bourse de New York connaît en ce moment une véritable frénésie, avec pas moins de 53 introductions en Bourse (IPO) depuis le début de l’année, contre 30 sur la même période de 2013, selon la société de recherche Renaissance Capital, citée par Les Echos. 2013 avait déjà été la meilleure année depuis l’an 2000, avec l’arrivée en Bourse de 222 sociétés.
La société de gestion a rationnalisé sa gamme de produits actions. Dans le même temps, le fonds de petites capitalisations du groupe devient éligible au nouveau dispositif PEA-PME
L’Agefi Actifs. - L’aversion pour le risque a profité aux titres français et allemands en ce début d’année mais parallèlement, les «spreads» périphériques se sont aussi resserrés. N’est-ce pas étonnant ?
Les incertitudes politiques et économiques ont redonné du lustre aux valeurs refuges, Les observateurs anticipent toujours un rebond des taux avec l’accélération de la croissance
Lazard Frères Gestion a annoncé le lancement de son FCP Investissement PEA-PME, qui complète sa gamme de fonds éligibles au nouveau dispositif PEA-PME. Le fonds sera investi dans des titres de sociétés revendiquant moins de 5000 salariés et réalisant un chiffre d’affaires n’excédant pas 1,5 milliard d’euros, ou dont le total du bilan n’excède pas 2 milliards d’euros. Les droits d’entrée sont fixés à 4% TTC maximum, contre 1% TCC maximum pour les frais de sortie. Les frais de gestion s’établiront à 2,40% pour la Part R (code ISIN FR0011637164). Lazard Frères Gestion disposait déjà d’un premier fonds éligible au PEA-PME, Objectif Investissement Microcaps (code ISIN FR0011042811), investi dans des sociétés européennes dont la capitalisation boursière est comprise entre 10 et 100 millions d’euros.
La dynamique du marché européen des introductions en Bourse s’est intensifiée tout au long de l’année 2013 pour s’achever en beauté: le quatrième trimestre, durant lequel plus de 100 sociétés ont été introduites en Bourse, représente plus de la moitié du total des fonds levés en 2013. Sur l’ensemble de l’année, les produits des introductions en Bourse européennes ont fait un bond de 135% pour atteindre 26,5 milliards d’euros, selon l'étude «IPO Watch 2013" de PwC.La taille moyenne des opérations réalisées en Europe a plus que doublé malgré un recul du nombre d’introductions, qui est passé de 288 à 279. Les introductions en bourse issues du «private equity» ont surperformé par rapport au reste du marché en 2013: d’autres opérations de ce type sont attendues au premier semestre 2014.La bourse de Londres est restée le marché dominant en Europe, tant en nombre de transactions qu’en termes de fonds levés. La valeur des introductions a progressé de 9,3 milliards d’euros (180%) en glissement annuel pour atteindre 14,4 milliards d’euros; cette évolution s’explique par l’augmentation du nombre d’introductions de 73 à 103 (41%), et par des opérations plus importantes telles que Royal Mail et Merlin Entertainments.Les introductions réalisées sur Euronext ont permis de lever 3 milliards d’euros, ce qui représente une hausse significative de 188% en glissement annuel. Cette hausse s’explique par une augmentation des sorties réalisées par des fonds de private equity importants et par certaines privatisations. Citons les opérations les plus importantes: bpost, Numericable, CTTCorreios de Portugal et Tarkett. L'étude révèle que des opérations se préparent au premier semestre 2014 dans le secteur de la distribution et de la consommation. À Londres, les récentes introductions en bourse de Lenta, d’AO World, de Poundland, de Pets at Home et de Boohoo.com témoignent de cette tendance. Selon Philippe Kubisa, associé marchés de capitaux de PwC France, «un nombre non négligeable d’opérations est en préparation en 2014. Nous observons déjà toute une série de sociétés issues du «private equity» qui, tirant parti de l’essor constaté en 2013, sont déjà bien avancées dans le processus de préparation d’une IPO au premier semestre2014». D’autre part, les privatisations devraient augmenter. En effet, certaines banques européennes renflouées pourraient être partiellement privatisées au travers d’introductions.
La société de gestion écossaise Aberdeen Asset Management a annoncé hier avoir reçu le feu vert, ce 20 mars de la Financial Conduct Authority (FCA), le régulateur britannique, pour l’acquisition de Scottish Widows Investment Partnership (Swip), la filiale de gestion d’actifs de Lloyds Banking Group.La transaction, annoncée le 18 novembre 2013, pourra donc être finalisée le 31 mars 2014, a précisé Aberdeen dans un communiqué. Cette acquisition va permettre à Aberdeen de s’imposer comme le plus grand gestionnaire d’actifs en Europe en termes d’encours, avec près de 350 milliards de livres d’actifs sous gestion.
Pimco a annoncé le lancement de deux fonds affichant un risque de taux d’intérêt limité: Pimco GIS Global Low Duration Real Return Fund et Pimco GIS Low Duration Global Investment Grade Credit Fund. Dans un contexte d’amélioration de la conjoncture et de normalisation de la politique monétaire de la Réserve fédérale, ces deux stratégies s’adressent aux investisseurs qui pourraient s’inquiéter d’une potentielle remontée des taux. «Pimco GIS Low Duration Global Investment Grade Credit Fund met l’accent sur les obligations d’entreprises d'échéance courte et cherche à offrir aux investisseurs la possibilité de bénéficier de l’alpha (…) sur les marchés internationaux du crédit, avec une sensibilité au risque de taux d’intérêt plus faible qu’une stratégie de crédit mondial traditionnelle», indique Pimco, qui ajoute que le fonds sera géré par Mark Kiesel, CIO adjoint et responsable mondial de l'équipe de gestion des portefeuilles de dette privée.
L’indice de référence des Ucits alternatifs, le UAI Blue Chip calculé par Alix Partners, a perdu 0,20% durant la semaine au 19 mars, ce qui contribue à un recul de 0,01% depuis le début du mois. Toutefois, l’indice marque une avance de 0,15% depuis le début de l’année.Les meilleures performances ont été enregistrées par les stratégies FX, Volatility et Equity Market Neutral qui ont enregistré des progressions de respectivement 1,05%, 0,21% et 0,11%. Les stratégies les moins performantes, Event Driven et CTA, ont perdu respectivement 0,81% et 0,60%.
Selon Asian Investors, les actifs financiers conformes à la charia gérés par les 50 plus importantes maisons sur ce type de produits ont bondi de 25,6 % en 2013 à 86,4 milliards de dollars. Les fonds actions islamiques ont enregistré une croissance de 48,6 % l’an dernier à 29,3 milliards de dollars. Les actifs alternatifs conformes à la charia atteignent, fin 2013, 8,5 milliards de dollars, en progression de 43,2 %. La croissance des sukuks (obligations islamiques) et des fonds monétaires islamiques a été plus modeste (3,5%), à 20,5 milliards de dollars. Les trois plus importantes sociétés de gestion en terme d’encours conformes à la loi islamique sont BlackRock (via iShares) avec 25,8 milliards de dollars, suivi de la société de gestion malaisienne Public Mutual (8,14 milliards) et la société saoudienne NCB Capital (7,4 milliards de dollars).
Le volume journalier moyen de transactions «on-book» sur les places européennes d’Euronext s’est inscrit en février à 250,2 millions d’euros, en recul de 7,2% par rapport à janvier et de 1% par rapport à février 2013, selon les statistiques mensuelles communiquées par Euronext.Le volume total de transactions on-book du mois sous revue ressort à 5 milliards d’euros, en baisse de 19,3% sur le mois et de 1% par rapport à février 2013.Les transactions de blocs ont porté sur 1,41 milliard d’euros en février, en progression de 23,6% sur janvier et de 26,3% sur février 2013.Le spread médian s’est inscrit le mois dernier à 24,9 points de base, soit une progression de 9% par rapport à janvier et de 2% par rapport à février 2013.
Pour la troisième fois en sept ans, l’agence de conseil en vote ISS (Institutional Shareholder Services) change de propriétaire, révèle Les Echos. De fait, MSCI, le fournisseurs d’outils d’aide à la décision qui avait hérité de ISS, va en effet tomber dans le giron du fonds d’investissement new-yorkais Vestar Capital Partners. La firme de capital investissement a signé un accord définitif impliquant le versement en numéraire de 364 millions de dollars (262 millions d’euros). Le processus de cession sera finalisé au cours du deuxième trimestre.
Dans le cadre de sa recherche d’un partenariat structurant, La Mutuelle Générale, la troisième mutuelle française, aurait finalement retenu deux options. Selon Les Echos, tout devrait en effet se jouer entre les groupes de protection sociale Humanis et Malakoff Médéric. Le conseil d’administration de La Mutuelle Générale devrait entrer en négociations avec les deux groupes avant de faire son choix final. La Banque Postale devrait toutefois se montrer très attentive à l’évolution de ce dossier, ayant constitué une coentreprise avec La Mutuelle Générale sur le terrain de l’assurance santé.
L’indice PEA PME de l’opérateur boursier Euronext suscite la controverse, rapporte Les Echos. Une étude de l’association PME Finance, en partenariat avec CM Economics et AltaValue, émet en effet de « fortes réserves sur l’éligibilité » de cinq sociétés (sur 40) du CAC PME, à savoir Eutelsat, Rémy Cointreau, M6, Canal+ et Recyclex. En cause : leur structure capitalistique, qui les exclurait de la définition européenne d’une PME-ETI (entreprise de taille intermédiaire), indique le quotidien économique.De son côté, Euronext estime qu’« il y a plusieurs interprétations possibles du texte : selon notre étude et celles de nos partenaires, ces valeurs entrent bien dans le dispositif ». Selon PME Finance, qui a publié hier une liste, il y aurait seulement 11 valeurs françaises éligibles de façon certaine, sur 433 sociétés cotées pouvant potentiellement entrer dans ce dispositif.
Les lancements de nouveaux hedge funds ont de nouveau diminué en 2013 pour atteindre leur plus faible niveau depuis trois ans, alors même que l’industrie a atteint un encours record de 2.620 milliards de dollars fin 2013. Ainsi, l’an dernier, le nombre de total de nouveaux hedge funds créés s’est établi à 1.060, le plus faible niveau depuis les 935 créations enregistrées en 2010, selon le dernier rapport du Hedge Fund Research publié le 18 mars et intitulé « HFR Market Microstructure Industry Report ». En 2012 et en 2011, les créations de hedge funds avaient atteint respectivement le nombre de 1.108 et 1.113. L’an dernier, les nouveaux lancements ont concerné en priorité les fonds actions (428), suivi des fonds macro (256). Dans le même temps, les liquidations de fonds alternatifs ont connu leur plus haut niveau depuis 2009, avec 904 fonds fermés durant l’année, contre 873 en 2012.
L’an dernier, l’Europe est la zone dans le monde où les émissions de dette des banques ont le plus fortement chuté, selon une étude que vient de publier l’agence Moody’s («Global Bank Debt – 2013 Issuance Trends»).Les émissions de dette non garanties dans le monde réalisées par des institutions financières notées par Moody’s ont diminué de 11% en 2013 par rapport à l’année précédente. Mais les seules émissions de dette non garanties par les banques européennes ont reculé de 25% l’an dernier à 528 milliards de dollars. Il s’agit de la sixième baisse consécutive pour les banques européennes, dont les émissions ne représentent plus que 41% du montant record enregistré en 2007.Dans un contexte de croissance économique molle et de pressions persistantes sur les banques pour qu’elles réduisent leur levier, les bilans des banques diminuent, ce qui réduit les besoins de financement et, par conséquent, les volumes d'émission, explique Robard Williams, senior credit officer et l’un des deux auteurs de l'étude. «La consolidation du secteur conjuguée à un accès limité au marché des capitaux a également divisé par deux le nombre de banques émettrices de dette à seulement 122 en 2013, contre 246 en 2007", relève Robard Williams.L'étude relève toutefois que les émissions de dette subordonnée ont fait un bond de 33% d’une année sur l’autre en Europe pour atteindre 50 milliards de dollars, en raison des efforts de clarification des régulateurs qui ont aidé les acteurs du marché à mieux valoriser ces titres et à redonner un coup de pouce à l’activité d'émission. A noter aussi que les émissions de dette non garantie en Amérique du Nord ont fait un bond de 39% à 309 milliards de dollars, les seules émissions de dette subordonnée totalisant 27 milliards de dollars contre des niveaux dérisoires en 2011 et 2012.
Pour la deuxième année consécutive, les performances de fonds actions basés en France sont en recul dans le classement d’Europerformance sur la base d’une méthodologie développée avec l’Edhec, dévoile Les Echos. Concrètement, c’est la surperformance des véhicules d’investissement étudiés par rapport à leur indice de référence qui ressort en baisse de cette étude. Dans le détail, le classement de l’Alpha League Table, qui s’intéresse à 286 sociétés de gestion intervenant sur les actions, fait ressortir un « alpha » moyen de 1,7%, en baisse de 0,32 point par rapport à l’an passé. En 2012, le niveau moyen d’alpha s’était déjà contracté de 0,50 point, passant de 2,52 % à 2,02 %. Le quotidien économique relève que peu de sociétés de gestion réussissent à dégager un alpha supérieur à celui de 2012 dans le Top 10 du classement de l’Alpha League Table. Seules Comgest (1er) et Axa IM (4éme) y sont parvenus.