L’an dernier, les actifs sous gestion des dix plus grands groupes de gestion de la planète se sont accrus de plus de 10%, contre seulement 8% pour l’ensemble du secteur, selon une étude réalisée par IPE. Les dix plus gros gestionnaires du monde, dont sept, tous américains, affichent des encours supérieurs à 1.000 milliards d’euros, ont vu leurs encours progresser de 10,4% d’une année sur l’autre pour s'établir à 14.300 milliards d’euros, selon IPE Top 400 Asset Managers 2014.BlackRock continue de dominer le marché, avec plus de 3.100 milliards d’euros d’actifs sous gestion, représentant 7,4% du total des encours (42.700 milliards d’euros). Viennent ensuite Vanguard AM, suivi de State Street Global Advisors, Fidelity Investments et BNY Mellon Investment Management, qui a gagné deux places grâce notamment à la hausse de ses actifs institutionnels en Europe.J.P. Morgan AM se maintient à la sixième place alors que Pimco a laissé la cinquième place à BNY Mellon et se retrouve en septième position. Premier européen d’origine, Deutsche Asset & Wealth Management progresse de deux places malgré un recul de son activité institutionnelle européenne, juste devant le nouvel entrant, Capital Group qui s’installe en neuvième position, devant Pramerica Investment Management (804,6 milliards d’euros d’actifs sous gestion).Parmi les groupes français, Amundi sort des dix premiers pour se retrouver à la onzième place malgré une progression de ses actifs sous gestion de près de 50 milliards d’euros à plus de 777 milliards d’euros. Natixis Global Asset Management a perdu deux places et occupe désormais le quatorzième rang. Axa Investment Managers a également rétrogradé de la seizième à la dix-huitème place.
Le géant mondial de la gestion d’actifs BlackRock relance la guerre de prix sur les ETF en Europe en réduisant drastiquement les commissions sur six de ses produits, rapporte Financial Times fm. BlackRock est le principal fournisseur d’ETF en Europe avec 212 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Or, six de ses ETF ont vu leur «expense ratio» être réduit de 5 à 28 points de base, note le journal économique britannique. De même, un nouvel ETF axé sur les marchés émergents a récemment été lancé avec un «total expense ratio» de 25 points de base (pb).Cette baisse des commissions et des frais s’inscrit dans le cadre du lancement d’une nouvelle gamme de 14 ETFs «Core» européens cotés sous la marque iShares, conçus comme étant des «long terme portfolio holdings». Interrogée par Financial Times fm, Rachel Lord, responsable de la branche ETF en Europe chez BlackRock, dément que cette baisse des frais fasse partie d’une stratégie de guerre de prix, insistant sur le fait que ces changements étaient à l’étude depuis quelque temps déjà. «C’est une réponse à la demande des clients, ce n’est pas une réponse aux concurrents», déclare-t-elle.
Entre 1975 et aujourd’hui, la part des investisseurs étrangers dans l’actionnariat des sociétés cotées des pays de l’Union européenne est passée de 10% à plus de 45%, selon une étude réalisée par l’Observatoire de l’épargne européenne (OEE) et IODS. Néanmoins ce chiffre est à relativiser car beaucoup de gros fonds sont enregistrés au Luxembourg ou en Irlande mais sont massivement investis dans d’autres pays européens et donc considérés dans les statistiques officielles comme des investisseurs non résidents. Si l’on considérait qu’un investisseur « domestique » est un investisseur européen (et non plus national), alors le poids des non-résidents dans la capitalisation boursière européenne serait divisé par deux, note l’OEE. Les fonds de pension et les sociétés d’assurance ne représentent plus que 8% de l’actionnariat des sociétés européennes cotées alors que cette part atteignait 28% en 1992. Les banques « n’ont plus qu’un poids marginal » dans la capitalisation boursière, tout comme les Etats dont la part est tombé à 4%. En 40 ans, les actionnaires individuels ont vu leur importance comme actionnaires divisée par trois, de 30 à 10% et les entreprises non financières par deux, de 30 à 16%. Ces tendances se retrouvent en France où les étrangers détiennent environ 43 % des sociétés françaises cotées et 50 % du CAC 40.
Pour le sixième mois consécutif, la part des actions dans l’allocation des gérants demeure sur son plus haut de 54%, du jamais vu jusqu’ici. Un phénomène en partie dû à l’absence d’opportunités sur les autres classes d’actifs aux yeux des panélistes de l’Agefi. Les gestions voient dans les actions le meilleur véhicule pour profiter des tendances économiques des prochains mois, à l’image de CPR AM qui considère que «l’été 2014 devrait être une période marquée par les bonnes nouvelles: accélération de la croissance américaine, retour avéré des bénéfices pour les entreprises européennes, nouvelles interventions de la banque du Japon pour relancer l’économie locale [...], stabilisation des pays émergents...».Les obligations, quant à elles, voient leur allocation se maintenir dans une fourchette étroite de 34% à 36% depuis 6 mois.
La Banque de France, qui publiait vendredi 30 mai sur son site les chiffres des encours et de la collecte des différentes classes d’actifs au premier trimestre de cette année, a relevé une collecte nette de 4,4 milliards d’euros, après des retraits nets de 8,5 milliards au quatrième trimestre 2013. De fait, cela permet aux OPC monétaires dont l’encours de titres émis atteint 288,7 milliards d’euros, d’augmenter leur détention de titres de créance à long terme de 9 milliards et à court terme de 5,8 milliards. En revanche, ils réduisent leurs avoirs en dépôts et autres placements nets (-10,7 milliards), indique un communiqué.Pour les OPC non monétaires dont l’encours atteint 968 milliards d’euros, le flux net des placements du premier trimestre 2014 s’est élevé à 6,3 milliards après 3,9 milliards au quatrième trimestre 2013. Ce mouvement reflète principalement des achats nets de titres de créance à long terme (+8,9 milliards) et à court terme (+1,8 milliard). En revanche, ces OPC ont procédé à des cessions nettes d’actions de 4,5 milliards sur le trimestre et pour -15,7 milliards sur un an.
Bien que les marchés actions aient poursuivi leur marche en avant en mai, les gestions ont rehaussé en moyenne leurs objectifs de moins de 1%, tant à six mois qu’à un an. Deux tiers des gérants ont revu leurs objectifs à la hausse sur le CAC 40 mais généralement de manière modérée à l’exception d’Aurel BGC et de Groupama, plus agressifs.Seuls Syz AM et Natixis ont réduit leurs anticipations sur les actions. Natixis, Amundi et la Française AM, voient le CAC 40 rester stable à horizon six mois. Natixis est encore plus pessimiste en misant sur une stabilité à un an. A contrario, Axa IM, Swiss Life et Lazard anticipent un CAC 40 au moins à 5.000 points dans un an, soit une progression de 11%.
L’entité ERI Scientific Beta (Edhec-Risk Institute) vient de lancer ses indices multi-Beta Multi- Stratégie ( MBMS ), disponibles sur la plate-forme www.scientificbeta.com. L’objectif de ces stratégies est de répondre favorablement aux deux principales limites des indices pondérés par la capitalisation, à savoir des expositions mal adaptées à des facteurs de risques systématiques et une concentration excessive dans un petit nombre de titres.Dans le détail, les indices Multi-Beta Multi-Stratégies fournissent des allocations pour une sélection de facteurs de risque du marché des actions ( valeurs, momentum, faible volatilité, ... ) qui sont bien rémunérés sur le long terme. Pour chaque facteur, ERI Scientific Beta applique des méthodes de pondération «intelligentes» pour établir une sélection de valeurs. Au terme de cette sélection, il ressort que les indices ne sont pas seulement exposés au facteur retenu, mais affichent également une bonne diversification.L’offre multi- Beta Multi-Strategy se distingue également par l’absence de corrélation du fait que les différents facteurs considérés correspondent à des cycles économiques différents. Sur le long terme, l’approche multi-Beta Multi-Strategy permet d’enregistrer une surperformance de près de 4 % par rapport à la performance d’un indice capi-pondéré classique, avec un ratio de Sharpe de 115 %.
La plateforme de marché néerlandaise TOM a annoncé le 2 juin le lancement d’un nouvel indice, le NL20 Index, un indice total return qui reflète la performance réelle des vingt plus grosses capitalisations des Pays-Bas.Le nouvel indice comprend les 20 plus grandes sociétés néerlandaises cotées en termes de flottant et qui ont été initialement introduites sur le marché néerlandais. Les dividendes distribués par les entreprises sont réinvestis dans l’indice qui est revu seulement une fois par an.Les vingt sociétés composant actuellement l’indice sont les suivantes : Aegon, AkzoNobel, ASML Holding, Corio, Delta Lloyd, Fugro, Heineken, ING Group, Royal Ahold, Royal Boskalis Westminster, Royal DSM, Royal KPN, Royal Philips, Royal Vopak, Randstad Holding, Reed Elsevier, Royal Dutch Shell, Unilever, Wolters Kluwer et Ziggo.
L’agence d'évaluation financière Moody’s a annoncé le 30 mai la publication de la septième édition de son guide sur le secteur du haut rendement en Asie.Ce document, qui fait l’objet d’une publication semestrielle, permet de comparer les émetteurs de high yield par secteur, pays, et catégorie de notation. Au 16 mai 2014, Moody’s notait 123 émetteurs de high yield dans la région issus de 27 secteurs industriels et de 13 pays (hors Australie et Japon).L’encours de dette émise par ces sociétés en Asie s’inscrivait à environ 65,5 milliards de dollars au 30 avril 2014. Moody’s relève que l’année 2014 a démarré sur un rythme modéré par rapport aux niveaux records d'émissions observés l’an dernier.
Le secteur immobilier aux Etats-Unis, qui a ralenti depuis la fin 2013, va être ultra-sensible à une hausse, même modeste, des taux d’intérêt des prêts hypothécaires, selon une étude publiée le 28 mai par la Réserve fédérale de Cleveland. «Une hausse, même modeste, des taux d’intérêt immobiliers d’ici la fin de l’année pourrait être un obstacle à l’investissement résidentiel», estiment les auteurs de l'étude.Au quatrième trimestre 2013 et au premier trimestre 2014, le marché immobilier a marqué le pas du fait de trois facteurs. La hausse des taux immobiliers en 2013, les conditions plus sévères d’accès au crédit et l’hiver exceptionnellement rigoureux ont ralenti les transactions, relèvent les économistes de la Fed de Cleveland qui ont observé «une chute importante et brutale de la croissance des investissements résidentiels en 2013".
Le patron de BlackRock, Larry Fink, a lancé une mise en garde contre les ETF à effet de levier qui, de son point de vue, constituent une menace pour la stabilité du système, rapporte l’agence Reuters. Ces produits présentent «un problème structurel qui pourrait faire sauter un jour tout le système», a estimé Larry Fink à l’occasion d’une conférence d’investissement organisée le 28 mai à New York par la Deutsche Bank. BlackRock gère plus de 4.000 milliards de dollars, dont près de 1.000 milliards de dollars dans des ETF mais Larry Fink a souligné que BlackRock ne proposerait jamais un tel produit. «Si vous voulez que le marché soit plus sûr, il faut agir au niveau des produits», a insisté Larry Fink. Un ETF à effet de levier utilise des dérivés et de la dette pour amplifier les performances d’un indice sous-jacent. Selon des statistiques communiquées par Deborah Fuhr, managing partner d’ETFGI, les ETF à effet de levier représentent 1,2% des 2.500 milliards de dollars gérés dans les ETF au niveau mondial. Fin avril, on comptait près de 270 ETF à effet de levier représentant un encours de 30,3 milliards de dollars.
Eurex, la Bourse des dérivés filiale de Deutsche Börse, a annoncé mardi le lancement de dérivés de change cet été. A partir du 7 juillet, la Bourse proposera des futures et options sur l’euro/dollar, l’euro/livre sterling, l’euro/franc suisse, livre sterling/dollar, livre sterling/francs suisse et le dollar/franc suisse, selon un communiqué. Par ce lancement, «nous participons de manière importante au renforcement de la transparence et de la sécurité des marchés financiers», a indiqué Mehtap Dinc, membre de la direction d’Eurex
Dans son rapport semestriel de stabilité financière publié mercredi, la BCE jette un froid sur l’appétit pour les actifs européens manifesté par les investisseurs, rapporte L’Agefi. Dans un contexte de faiblesse des taux, l’autorité monétaire s’inquiète des motifs qui les conduisent à se tourner vers les obligations des pays périphériques mais également vers la dette des entreprises notées en catégorie spéculative offrant des rendements attractifs. «Avec l’intensification de recherche de rendements, les risques de constitution de déséquilibres augmentent également, ainsi que la probabilité d’un débouclage massif et désordonné de ces récents flux d’investissements», estime ainsi le rapport. Particulièrement exposés à un risque de retournement brutal de tendance au sein de poches illiquides, dû à des ajustements probables de prix, les fonds d’investissements et les fonds monétaires. Les actifs européens pesaient en effet à hauteur de respectivement 75% et 40% de leurs actifs totaux à la fin de l’année dernière.
Selon les derniers chiffres de Cushman & Wakefield, 10,8 milliards d’euros ont été investis en immobilier de commerces en Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) au premier trimestre 2014, au plus haut depuis 2012. Il s’agit d’une hausse de 27% par rapport au 1er trimestre 2013, qui totalisait 8,5 milliards d’euros. Les montants investis en immobilier de commerces représentent 26,2 % de l’ensemble des sommes engagées en immobilier d’entreprise, contre 24,5% en 2013. Pour la première fois depuis 2012, l’Allemagne est le marché le plus prisé pour les investissements commerces devant le Royaume-Uni. Sur l’ensemble de l’année 2014, les volumes investis en immobiliers de commerces devraient augmenter de 15% pour atteindre 47 milliards d’euros, anticipe Cushman & Wakefield.
Les actifs des fonds commercialisés en Europe ont augmenté au premier trimestre de 3,8% pour franchir la barre des 10.000 milliards d’euros et s'établir à 10.156 milliards d’euros, selon les dernières statistiques communiquées par l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama).Durant le trimestre sous revue, les actifs des fonds coordonnés se sont accrus de 3,5% pour s'établir à 7.106 milliards d’euros à fin mars, les fonds non coordonnés affichant une hausse de leur encours de 4,4% à 3.050 milliards d’euros.Le trimestre sous revue s’est caractérisé par une forte demande sur les fonds Ucits qui ont enregistré une collecte de 148 milliards d’euros, un montant jamais vu depuis le premier trimestre 2006. Au quatrième trimestre 2013, la collecte des fonds Ucits s'était élevée à seulement 51 milliards de dollars.Les fonds de long terme, c’est-à-dire hors fonds monétaires, ont terminé le trimestre sur une collecte nette de 134 milliards d’euros contre seulement 72 milliards d’euros au quatrième trimestre 2013. A l’origine de cette forte hausse, une collecte de 61 milliards d’euros dans les fonds obligataires contre seulement 3 milliards d’euros un trimestre plus tôt. Les fonds diversifiés ont collecté 45 milliards d’euros contre 30 milliards d’euros au premier trimestre mais les fonds actions ont attiré seulement 27 milliards d’euros contre 40 milliards d’euros.Pour la première fois depuis début 2012, les fonds monétaires ont terminé le trimestre dans le vert et enregistré une collecte nette de 14 milliards d’euros, après une décollecte de 21 milliards d’euros au quatrième trimestre 2013.
A l’occasion de la révision semestrielle de ses indices, MSCI va reclasser le MSCI Qatar et l’indice Émirats arabes unis MSCI UAE en les retirant de son indice répliquant les plus fortes capitalisation des marchés frontière (Frontier Markets index) vers l’indice dédié aux marchés émergents (MSCI Emerging markets). Dix valeurs du premier indice pays et neuf du second seront de facto ajoutés à l’indicateur global.
State Street Global Markets a annoncé, dans un communiqué, le lancement de TruCross/FX, un produit benchmark pour les exécutions spot sur le marché des changes, exclusivement dédié aux institutionnels buy-side qui traitent sur les devises.« TruCross/FX s’appuie sur l’expertise de State Street dans la technologie et le trading sur le marché des changes .Notre objectif est d’offrir à nos clients une solution qui conduit finalement à un marché des changes plus transparent et plus efficace », déclare Mark Snyder, vice président exécutif et responsable de State Street Global Markets Sales & Trading and Research. TruCross/FX sera d’abord disponible uniquement via FX Connect, le système de trading électronique multi-banques de State Street .
Les encours de l’industrie britannique des fonds et de la gestion d’actifs ont progressé très timidement de 0,4% au mois d’avril pour s’établir à 787,8 milliards de livres, contre 784,5 milliards de livres fin mars 2014, selon des données publiées par l’association professionnelle Investment Management Association (IMA). Par rapport à avril 2013 (728,2 milliards de livres d’encours), la croissance des fonds sous gestion ressort toutefois à 8,2 %.Cette croissance a été portée par une collecte nette qui s’établit à 3,82 milliards de livres. Cette performance est à mettre au crédit de la clientèle «retail» qui, sur le seul mois d’avril, a engrangé 2,94 milliards de livres de souscriptions nettes, soit «le montant le plus élevé depuis avril 2011», note l’IMA. La clientèle institutionnelle a, quant à elle, enregistré une collecte nette de 878 millions de livres.En termes de classes d’actifs, les fonds actions continuent d’avoir les faveurs des investisseurs «retail», avec une collecte nette de 1,4 milliard de livres au mois d’avril. Au palmarès des meilleures ventes, les fonds actions devancent les multi-classes d’actifs, avec 551 millions de livres de collecte nette, et le «property»avec 446 millions de livres de souscriptions nettes, soit sa meilleure performance depuis décembre 2009. Enfin, l’obligataire (fixed income) a capté 270 millions de livres de souscriptions nettes, «la meilleure collecte nette depuis mai 2013», observe l’IMA.
Sur l’année 2013, la France demeure le pays d’Europe le plus avancé sur le plan de l’actionnariat salarié « démocratique », selon Debory Eres, qui a publié hier les résultats de son étude 2014 sur l’actionnariat salarié des grands groupes français cotés.Selon cette étude, 82% des entreprises françaises ont des plans d’actionnariat pour l’ensemble de leurs salariés contre une moyenne européenne de 48%. Les salariés (non dirigeants) détiennent 3,7% du capital contre 1.6% en Europe. Enfin 47,2% des salariés sont actionnaires contre 28% en Europe (taux de démocratisation). En France l’actionnariat salarié varie en fonction de la taille des sociétés puisque 21% des entreprises du SBF120 ont ouvert le capital à l’ensemble des salariés contre 28% de celles du CAC40. Par ailleurs, sur l’année 2013 et dans l’ensemble du SBF 120, 28 opérations collectives ont été réalisées : 22 augmentations de capital et 6 attributions gratuites d’actions. Ces opérations ont été mondiales et ont couvert en moyenne 90% des salariés. Le montant moyen par salarié couvert des augmentations de capital s’est élevé à 4.500 euros environ et en moyenne 44% des salariés éligibles ont souscrit. Sur les premiers mois de 2014, la tendance se poursuit puisque selon Debory Eres, « 13 entreprises du SBF120 ont déjà initié une opération, un nombre stable par rapport à 2013 à la même époque ».
L’opérateur boursier américain IntercontinentalExchange (ICE) a annoncé ce mardi 27 mai le lancement du processus d’introduction en Bourse de sa filiale pan-européenne Euronext N.V. afin d’en faire une société cotée indépendante. ICE envisage de coter les actions ordinaires d’Euronext sur Euronext Paris, Euronext Amsterdam et Euronext Bruxelles. L’IPO d’Euronext devrait intervenir d’ici cet été 2014. La cotation de la société sur Euronext Lisbonne interviendra après son introduction en bourse et avant le quatrième trimestre 2014, a précisé ICE dans un communiqué. L’introduction en bourse (IPO) envisagée consistera en une vente de tout ou partie des actions ordinaires d’Euronext détenues par son actionnaire, ICE Europe Parent Ltd, une filiale indirecte à 100 % d’ICE. Dans le détail, l’offre consiste, d’une part, en une offre au public pour les investisseurs institutionnels et individuels aux Pays-Bas, en France, en Belgique et au Portugal et, d’autre part, un placement privé réservé à certains investisseurs institutionnels dans d’autres pays.Dans son communiqué, ICE lève enfin le voile sur le noyau dur du futur actionnariat d’Euronext et sur l’identité des actionnaires de référence. Le groupe américain indique en effet que, avant l’introduction en bourse, il conclura « une opération séparée portant sur les actions ordinaires d’Euronext avec un groupe d’investisseurs institutionnels (les «Actionnaires de Référence»)». Ces actionnaires de référence sont: Banco Espirito Santo SA, BNP Paribas et BNP Paribas Fortis, ABN Amro Bank, ASR Nederland, la Caisse des Dépôts et Consignations, Bpifrance Participations, Euroclear SA, la belge Société Fédérale de Participations et d’Investissement (SFPI), Société Générale et BPI Vida e Pensoes. Ces actionnaires de référence «acquerront avant l’introduction en bourse une participation d’environ 33 % des actions ordinaires émises et en circulation avec une décote limitée par rapport au prix d’introduction en bourse», indique ICE dans son communiqué. Ce seuil de 33% est nettement supérieur à l’engagement initial pris auprès des régulateurs qui portait sur 25% du capital. Par ailleurs, chaque actionnaire de référence «s’engagera à ne céder aucune des actions ordinaires qu’il acquiert pour une période de trois ans à compter de la fixation du prix de l’introduction en bourse», annonce ICE. Dans le communiqué du groupe américain, ces actionnaires de référence ont déclaré être «un groupe d’actionnaires stables engagé pour le succès d’Euronext à long terme après son introduction en Bourse», reconnaissant «sa position unique comme la principale plateforme boursière pan-européenne». A ce stade, la procédure d’approbation du prospectus d’IPO, déposé devant l’Autorité des marchés financiers aux Pays-Bas, est en cours, a sobrement précisé ICE.Le nombre de banques intervenant sur cette IPO est tout aussi élevé que celui des actionnaires de référence. Ainsi, ABN AMRO Bank, J.P. Morgan et Société Générale agiront en qualité de coordinateurs globaux associés. En parallèle, Goldman Sachs International, ING et Morgan Stanley seront teneurs de livre Associés. Enfin, BBVA, BMO Capital Markets, BPI, CM-CIC Securities, Espírito Santo Investment Bank, KBC Securities et Mitsubishi UFJ Securities agiront en qualité de chef de file associés. BNP Paribas, pour sa part, est le conseil exclusif du conseil d’administration d’Euronext pour tous les sujets liés à l’introduction en bourse.