Les professionnels du capital investissement retrouvent un peu le sourire. En 2013, pour la première fois depuis cinq ans, les levées de fonds ont été supérieures aux investissements réalisés, selon les chiffres publiés le 3 avril par l’Association française des investisseurs pour la croissance (AFIC). Mieux, les acteurs français ont levé 8,2 milliards d’euros de capitaux en 2013, soit un montant en hausse de 64 % par rapport à 2012 (5 milliards d’euros). Pas question pour autant de faire du triomphalisme. «Nous observons une amélioration sensible des levées de fonds et une légère embellie mais ce n’est pas encore l’euphorie, a nuancé Louis Godron, président de l’AFIC. Nous assistons à un regain d’optimisme mesuré et nous ne faisons pas preuve d’un enthousiasme débordant car nous sommes encore très loin de ce que nous devrions faire.»Il faut dire que les chiffres de levées de capitaux sont tirés par la collecte d’un fonds d’Ardian (ex-Axa Private Equity) qui a réuni à lui seul plus de 2 milliards d’euros, contribuant ainsi à 39% aux levées de l’année 2013, tandis que 8 véhicules supérieurs à 200 millions d’euros ont réalisé à eux seuls 60% de la collecte. Cette concentration des levées de fonds sur un nombre limité de grands opérateurs constitue d’ailleurs «un point de préoccupation et de vigilance», n’a pas caché Bertrand Rambaud, président du comité des études économiques et statistiques de l’AFIC. De fait, le nombre de véhicules ayant levé des capitaux en 2013 s’est réduit de 20 % par rapport à 2012, passant de 183 à 146 en l’espace d’un an.En outre, les capitaux collectés en 2013 «ne sont pas encore suffisants par rapport aux besoins de l’économie et de financement en fonds propres des entreprises françaises qui se situent entre 10 et 11 milliards d’euros par an», a souligné Bertrand Rambaud. Ainsi, sur la période 2009-2013, la moyenne des capitaux levés s’établit à 5,7 milliards d’euros, soit deux fois mois que la moyenne enregistrée sur la période 2005-2009 (10,5 milliards d’euros). Le paysage du capital-investissement en France n’est pourtant pas totalement sombre. Ainsi, les investisseurs institutionnels ont témoigné l’an dernier un certain regain d’intérêt pour le secteur. Les assureurs, les entités du secteur public et les caisses de retraite ont ainsi fortement accru leur participation aux levées de 2013, en croissance de 124 % par rapport à 2012, même si la levée exceptionnelle d’Ardian a eu un impact sensible dans cette tendance à la hausse. Mieux, les investisseurs étrangers ont fait leur retour en 2013, représentant 45 % de la collecte 2013, contre 30 % seulement en 2012.En outre, sur le volet des investissements, le nombre d’entreprises soutenues a affiché une certaine résilience avec 1.560 entreprises accompagnées en 2013 (+ 1 % par rapport à 2012). Sur l’ensemble de l’année écoulée, les investissements s’élèvent à près de 6,5 milliards d’euros, en hausse de 7 % sur un an. «Les montants investis sont encore loin des niveaux historiques et il reste donc encore beaucoup à faire», a toutefois déploré Louis Godron, précisant que 10 milliards d’euros étaient investis en moyenne chaque année sur la période 2005-2008.Enfin, sur le terrain des désinvestissements, l’AFIC observe que le marché des sorties affiche un fort rebond en 2013 tant en nombre (1.019 sorties, en hausse de 12 % par rapport à 2012) qu’en montants (5,7 milliards d’euros, en croissance de 64 % par rapport à 2012). Cette dynamique est à mettre au crédit de la bonne tenue des marchés boursiers qui ont facilité les cessions de titres cotés et les introductions en Bourse. Ces deux types d’opérations ont ainsi concernés 153 sociétés en 2013 pour un montant total de 1,458 milliard d’euros. «Nous espérons que ce mouvement va s’amplifier en 2014», a conclu Louis Godron.
La concentration du secteur britannique de la gestion d’actifs s’accélère. Ingenious Asset Management et Thurleigh Investment Managers ont ainsi annoncé, le 3 avril, la signature d’un accord portant sur la fusion des deux sociétés. «L’opération a reçu l’approbation de la FCA et elle doit être finalisée le 30 avril 2014», ont annoncé les deux sociétés dans un communiqué commun. Le nouvel ensemble va gérer 1,8 milliard de livres d’actifs, dont 1,5 milliard en provenance d’Ingenious Asset Management.
L’industrie mondiale du capital investissement a connu un début d’année tonitruant. A l’issue des trois premiers mois de 2014, les acteurs mondiaux du secteur ont en effet enregistré 95 milliards de dollars de levées de fonds, soit une progression de 10,5 % par rapport au premier trimestre 2013 (86 milliards de dollars), selon les données du cabinet Preqin. Il s’agit de la meilleure performance enregistrée sur un premier trimestre depuis le début de la crise financière et les 173 milliards de dollars de capitaux levés au premier trimestre 2008. Pourtant, cette collecte est très concentrée sur une petite quantité d’acteurs. Le nombre de fonds recensé par Preqin s’établit à 174 à la fin du premier trimestre, soit le chiffre le plus faible enregistré depuis le début de la crise financière. Cette situation «met en évidence à quel point ce marché des levées de fonds demeure très compétitif», note Preqin. Trois fonds américains dominent le Top 10 des meilleures levées de fonds au premier trimestre: Blackstone Real Estate Partners Europe IV, Pimco Bravo Fund II et Energy Capital Partners III, chacun ayant levé plus de 5 milliards de dollars sur les trois premiers mois de l’année. Les deux premiers sont dédiés à l’immobilier tandis que le troisième se concentre sur les infrastructures. Il faut dire que ces deux classes d’actifs sont celles qui ont attiré le plus de capitaux, après les fonds de LBO (27,3 milliards de dollars, en hausse de 15 % par rapport au premier trimestre 2013). Ainsi, les fonds immobiliers ont capté 23 milliards de dollars de capitaux au premier trimestre tandis que les véhicules infrastructures ont collecté 7,9 milliards de dollars. Avec 54 milliards de dollars de capitaux levés, l’Amérique du Nord reste la cible privilégiée des fonds de capital investissement devant l’Europe (28 milliards de dollars) et l’Asie (10 milliards de dollars).
L’agence de notation Scope Ratings a publié le 2 avril ses premières notations de 18 grandes banques européennes domiciliées dans sept pays européens : Belgique, France, Allemagne, Pays-Bas, Espagne, Suisse et Royaume-Uni. Cet exercice inédit pour la jeune agence de notation constitue la première étape d’un projet plus vaste d'évaluation et d’analyse des institutions financières en Europe et dans le monde.Scope souligne que ses notations reflètent le renforcement des fondamentaux de crédit du secteur financier dans le sillage de la crise financière ainsi que le nouveau régime de résolution émergent dans l’Union européenne. Outre que le soutien étatique sera beaucoup moins fréquent que par le passé, Scope souligne qu’il n’y a pas lieu d'établir une corrélation automatique entre la notation d’une banque et l'évaluation des souverains, notamment dans le cas des grands groupes bancaires actifs un peu partout dans le monde.La principale notation proposée par Scope est celle de la solidité du crédit de l'émetteur ou ICSR qui résume une opinion de crédit sur la capacité d’une banque à respecter ses engagements financiers tout en poursuivant normalement ses activités. Scope propose également une analyse prospective des émetteurs avec à la clé des estimations prudentes des résultats à venir sur la base des données disponibles et de «scénarios plausibles mais conservateurs».
Les quotas QFII (investisseur institutionnel étranger qualifié) se développent à vitesse grand V. La State Administration of Foreign Exchange (Safe) en Chine a ainsi annoncé avoir distribué pour 1,45 milliard de dollars de quotas à six institutions financières étrangères au cours du mois de mars, rapporte Asia Asset Management. Dans le détail, European Reinsurance Company of Zurich (filiale de Swiss Re), l’Autorité Monétaire de Macao et Hua Nan Investment Trust Corporation ont reçu respectivement 100 millions de dollars, 500 millions de dollars et 50 millions de dollars.Par ailleurs, certains acteurs ayant déjà bénéficié de quotas QFII ont reçu des montants complémentaires à l’instar du fonds souverain singapourien GIC (500 millions de dollars), Mega International Investment Trust (100 millions de dollars) et, enfin, Macquarie Bank (200 millions de dollars).A fin mars 2014, l’administration chinoise en charge des changes a attribué un montant total de 53,58 milliards de dollars de quotas QFII à 241 institutions financières.En parallèle, les autorités chinoises ont accordé en mars 18,9 milliards de renminbi (3,1 milliards de dollars) de quotas RQFII (investisseur institutionnel étranger qualifié pour la gestion en renminbi) à 17 entités financières, portant ainsi à 200,5 milliards de renminbi le montant total de quotas RQFFI attribués. Parmi les nouvelles sociétés bénéficiaires, on peut citer UBS Global Asset Management, Greenwoods Asset Management Hong Kong ou encore Fortune SG Asset Management (HK) qui ont chacun reçu 1 milliard de renminbi de quotas.
Union Investment a commencé en mars à utiliser les services de compensation pour les clients d’EurexOTC Clear pour les swaps de taux d’intérêt, a annoncé dans un communiqué la Deutsche Börse. Deutsche Bank, en tant que membre compensateur, a déjà réalisé les premières transactions pour le compte d’Union Investment, qui a obtenu le statut de client enregistré.
L’indice Credit Suisse LAB du secteur des hedge funds a progressé au mois de mars de 0,33% après 1,49% en février. La stratégie la plus performante du mois a été le long/short equity avec un gain de 0,65%. Mais depuis le début de l’année, c’est la stratégie Event Driven qui arrive en tête avec une performance de 2,87%.
L’indice des Ucits alternatifs calculé par Alix Capital a progressé de 0,14% depuis le début de l’année au 2 avril. Les meilleures stratégies sur la période ont été le long/short equity et l’equity market neutral qui affichent des gains de 2,41% et 2,30% respectivement. En revanche, les stratégies CTA, FX et Emerging Markets accusent des replis de 4,13%, 2,41% et 1,89% respectivementL’indice a avancé de 0,19% durant la semaine au 2 avril, les meilleures performances ayant été enregistré par les stratégies CTA et Multi-Strategies avec des progressions de 1,22% et 0,77% respectivement.
L’Agefi rapporte que le niveau actuel des valorisations du marché actions «a atteint une limite haute» selon une étude du Boston Consulting Group (BCG) portant sur 130 investisseurs dans le monde gérant au total plus de 1.000 milliards de dollars d’actifs. Le ratio cours sur bénéfice (PER) du S&P 500 a progressé de plus de 5 points depuis septembre 2011 pour atteindre 17,29 hier, soit son plus haut niveau depuis avril 201 0, selon les données Bloomberg. Un niveau supérieur d’environ 1,5 point à sa moyenne constatée depuis début 2007 (15,7), mais inférieur de plus de deux points à sa moyenne depuis 1990 (19,6), qui inclut la bulle internet, précise le quotidien.
Une année record depuis plus de 15 ans. En 2013, le chiffre d’affaires des acquisitions effectuées en France dans le secteur IT a doublé par rapport à l’année précédente, à 2,1 milliards d’euros, selon le Baromètre IT annuel de la société de conseil APM. Avec 126 opérations, le nombre de rachats de sociétés françaises de logiciels et services informatiques a crû de 19 % . Le volume en chiffre d’affaires des acquisitions opérées par les Français à l’international marque, quant à lui, une grande stabilité à 566 millions d’euros. En France, 1.383 millions d’euros du chiffre d’affaires total des acquisitions a été réalisé par des acheteurs français et 703 M€ par les acheteurs étrangers. Dans le détail, ces derniers signent leur grand retour avec 23 opérations (contre 252 millions d’euros et 16 opérations en 2012), sur les cibles françaises à travers les opérations cross border, précise APM. Dans ce cadre, les fonds d’investissement se montrent toujours prudents, indique l'étude. Le millésime 2013 amorce néanmoins une reprise timide avec 14 opérations pour un volume de chiffre d’affaires cumulé égal à 293 millions d’euros. Ces résultats font suite à un effondrement en 2012 - avec 7 opérations pour un chiffre d’affaires de 172 millions d’euros et une «percée remarquée» des opérations réalisées par des fonds d’investissement en 2011 - avec 17 transactions pour un chiffre d’affaires de 409 millions d’euros. « La dynamique de croissance des fusions-acquisitions du secteur ne faiblira pas dans les années qui viennent car les acteurs de toutes tailles et de tous métiers sont confrontés à une croissance organique durablement ralentie en Europe», conclut l’enquête. «De fait», relève-t-elle encore, «ils favoriseront naturellement la croissance externe pour poursuivre leur développement.»
Le marché obligataire chinois vient de connaître son deuxième défaut de paiement en quelques semaines, une petite entreprise chinoise de matériaux de construction, Xuzhou Zhongsen Tonghao New Board, n’ayant pas honoré le paiement des intérêts sur une obligation domestique d’un montant nominal de 180 millions de yuan (21 millions d’euros), selon des informations de presse rapportées par l’agence Reuters.Un nouveau défaut renforcerait les inquiétudes sur la montée du risque crédit en Chine alimentées par le ralentissement de l'économie et tout particulièrement du secteur immobilier, l’un des moteurs de l’expansion chinoise. Xuzhou Zhongsen Tonghao New Board n’a pas été en mesure de payer les intérêts dus au 28 mars sur une obligation à haut rendement émise l’année dernière, a rapporté le 21st Century Business Herald.Le taux nominal sur cette obligation étant de 10% selon les données de Thomson Reuters, la tombée d’intérêt était de 18 millions de yuan. Un défaut de Xuzhou Zhongsen constituerait une première sur le marché chinois des obligations à haut rendement lancé en 2012 pour favoriser le financement des enteprises petites et moyennes.Il interviendrait après celui du fabricant d'équipements photovoltaïques Chaori Solar Energy sur une tombée d’intérêts sur une obligation classique, le mois dernier. A la suite du défaut de Chaori, le premier enregistré sur le marché obligataire classique, le Premier ministre chinois, Li Keqiang, avait prévenu que l'économie du pays faisant face à des «défis sévères» et que d’autres défauts seraient «difficiles à éviter», soulignant la rétience grandissante des autorités à renflouer des entreprises en difficulté.
L’échange automatique d’informations en matière de produits financiers pourrait coûter très cher au Luxembourg. Dans une étude d’impact réalisée sur la base de données statistiques et de simulations macro-économiques, la Statec (Institut national de la statistique et des études économiques du Luxembourg) estime que 15 milliards d’euros d’actifs sous gestion pourraient ainsi quitter la place du Luxembourg (soit environ 5 % du total) à la suite de la mise en place de ce dispositif pour les non-résidents à partir du 1er janvier 2015. En outre, «associée à une hypothèse de hausse des coûts, la perte d’actifs susmentionnée impliquerait une baisse de la valeur ajoutée de 5 à 10 % de l’ensemble du secteur financier», poursuit la Statec dans un communiqué. Cette forte baisse de la valeur ajoutée aurait des effets néfastes sur l’emploi au Luxembourg, l’Institut avançant une baisse de l’emploi de légèrement plus de 1.000 personnes (soit entre 1 % et 3 % du total du secteur) et, par effets induits, une baisse de l’emploi dans le reste de l’économie de 500 à 1.000 personnes.Par ailleurs, «par la seule hausse de frais administratifs liés à l’introduction de l’échange automatique, quelques 800 postes pourraient à terme disparaître» dans le secteur bancaire dont environ 200 dans la banque privée, avance la Statec.Pour réaliser ses calculs, la Statec a eu recours à des données constituées par les comptes de pertes et profits individuels de toutes les banques de la place du Luxembourg, tout en distinguant les banques universelles des banques spécialisées dans la gestion de fortune et le conseil en placement («private banking»). La Statec s’est également appuyée sur des données agrégées concernant les avoirs sous gestion de toutes les banques appartenant à la catégorie «private banking».
L’industrie britannique de la gestion d’actifs poursuit sa marche en avant. A fin février 2014, le secteur affiche un total de 783 milliards de livres d’actifs sous gestion, en hausse de 10,3 % par rapport à février 2013, selon les chiffres publiés le 31 mars par l’association professionnelle Investment Management Association (IMA).Cette croissance a été portée par une collecte nette qui s’établit à près de 2,7 milliards de livres. Cette performance est à mettre au crédit du marché «retail» qui, pour le onzième mois consécutif, affiche des souscriptions nettes supérieures à 1 milliard de livres, soit 1,8 milliard en février 2014 contre 1,4 milliard en février 2013. La collecte nette auprès des institutionnels est également ressortie en territoire positif bien qu’en recul sur un an, à 921 millions de livres en février 2014 contre 1,7 milliard de livres en février 2013. Toutefois, le segment des institutionnels fait nettement mieux qu’en janvier, mois au cours duquel la décollecte s’était établie à 911 millions de livres.En termes de classes d’actifs, les fonds actions continuent d’avoir les faveurs des investisseurs particuliers, enregistrant une collecte nette de 681 millions de livres en février. Ils devancent les multi-classes d’actifs, avec 303 millions de livres de collecte nette, et le «property» avec 298 millions de livres de souscriptions. Enfin, le «fixed income» enregistre une collecte nette de 179 millions de livres (après une décollecte de 229 millions de livres en janvier), soit ses meilleures ventes nettes depuis mai 2013.
Euronext étoffe ses équipes. L’opérateur boursier, filiale à 100 % d’IntercontinentalExchange (ICE) et appelé à s’introduire en Bourse dans les prochains mois, a annoncé ce 31 mars la nomination effective à compter du 1er avril de trois nouveaux directeurs en charge respectivement de ses activités dérivés financiers, matières premières et, enfin, des activités au comptant. Tous trois seront rattachés à Lee Hodgkinson, directeur Marchés et Ventes mondiales d’Euronext.De fait, Adam Rose, basé à Amsterdam, vient d’être nommé au poste de directeur des dérivés financiers. Ancien directeur des ventes et directeur adjoint des marchés mondiaux chez ABN Amro, il compte plus de 20 ans d’expérience dans la vente et la négociation des produits dérivés chez Goldman Sachs et Commerzbank, suivis de sept années à la direction générale d’ABN Amro.En parallèle, Olivier Raevel, 25 ans d’expérience sur les marchés internationaux, va assumer le rôle de directeur des matières premières depuis Paris. Après avoir débuté sa carrière chez Société Générale, où il a exercé plusieurs responsabilités liées à la négociation des matières premières pendant 12 ans à Paris, Londres et New York – notamment en tant que membre fondateur du conseil d’administration d’ICE –, il a par la suite travaillé chez ABN Amro à Londres dans la structuration de dérivés de matières premières de gré à gré.Enfin, Danielle Ballardie, qui dirigeait depuis 2012 l’équipe vente et couverture clients à Londres d’Euronext, est nommée directrice des actions au comptant. Auparavant, elle a dirigé pendant trois ans la distribution électronique chez Barclays Capital pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique. Avant de rejoindre Barclays Danielle Ballardie avait officié pendant huit ans au London Stock Exchange où elle a notamment travaillé au développement de produits et à la vente de technologies.
A compter de ce 31 mars 2014, SIX Swiss Exchange cotera et proposera au négoce des ETF actifs, en plus des ETF passifs qui répliquent l'évolution des cours et du rendement d’indices. Dans le cas des ETF actifs, la composition du fonds est optimisée en permanence. Le premier émetteur, Swiss & Global Asset Management, propose onze ETF actifs au négoce à SIX Swiss Exchange.Les ETF passifs sont négociés à SIX Swiss Exchange depuis plus de dix ans. Actuellement, 923 ETF passifs sont proposés au négoce à SIX Swiss Exchange. En 2013, le volume de négoce des ETF à SIX Swiss Exchange a atteint 90 728 millions de francs suisses, soit une part de marché de près de 15% en Europe. Désormais, «les ETF actifs peuvent également être cotés et négociés à SIX Swiss Exchange dans le Standard pour les placements collectifs de capitaux. Dans le cas des ETF actifs, le gestionnaire optimise activement et de façon continue la composition du fonds en achetant ou vendant certaines actions ou d’autres titres. Le gestionnaire peut ainsi réagir immédiatement aux tendances du marché pour en tirer parti», explique un communiqué. Pour faciliter la distinction, SIX Swiss Exchange différencie clairement sur son site Internet les ETF gérés activement et passivement. Les données de base de chaque ETF indiquent s’il s’agit d’un produit actif ou passif. Il est désormais aussi possible de rechercher et de sélectionner les produits selon leur type de gestion.
Dans un entretien accordé à L’Agefi, Samir Bederr, responsable de la gestion crédit et convertibles chez La Banque Postale Asset Management, estime que le marché de la dette hybride a de beaux jours devant lui. « Tant que les conditions de marché actuelles prévaudront, à savoir la recherche de rendement de la part d’investisseurs finaux liquides et la compression des spreads entre le high yield et l’investment grade, ce marché aura de brillantes perspectives », estime ainsi Samir Bederr. Ce dernier note que les principaux secteurs représentés sur ce marché sont les «utilities» et les télécoms. Surtout, alors que les encours s’élevaient à 50 milliards d’euros environ à fin 2013, « les prévisions d’émissions pour 2014 sont d’environ 25 milliards d’euros », observe Samir Bederr. La Banque Postale AM entend bien en profiter. « Nous avons une couverture historique de ces émetteurs dont nous connaissons bien les fondamentaux, indique Samir Bederr en expliquant sa stratégie. Nous n’hésitons pas à surpondérer par rapport à la dette senior les titres hybrides de ceux qui font partie de nos ‘top-picks’. »
Dans une interview donné à l’Agefi, Jean-Marie Mercadal, directeur général délégué en charge des gestions chez OFI AM explique les raisons de sa prudence sur les actions désormais. «Il n’y a plus de décote de valorisation et les risques augmentent...». Et de rappeler que depuis le point bas atteint il y a cinq ans, les actions américaines ont presque triplé, les actions européennes ont regagné 145%, soit beaucoup plus que la progression des bénéfices sur la même période. Par ailleurs, les obligations d’entreprises (investment grade et high yield) sont, pour le responsable, devenues trop chères aujourd’hui. En revanche, il y a de la valeur dans les obligations émergentes (notamment émises en devises fortes), qui ont été délaissées ces derniers mois.
Doucement mais sûrement les encours de fonds de placements espagnols poursuivent leur croissance. En date du 21 mars 2014, les actifs sous gestion atteignent ainsi 169 milliards d’euros, en progression de 2,35 milliards d’euros ou 1,41 %, selon des données compilées par VDOS Stochastics. Au cours des trois premières semaines du mois de mars, les souscriptions nettes s’établissent à 2,36 milliards d’euros.Santander AM conserve sa place de numéro 1 du marché, affichant 30,45 milliards d’euros d’actifs sous gestion au 21 mars. La société de gestion devance BBVA AM, qui totalise 23,68 milliards d’euros d’encours. Santander AM remporte également la palme de la meilleure collecte nette mensuelle, avec 435 millions d’euros de souscriptions nettes. Santander AM devance Invercaixa Gestion (284 millions d’euros de collecte), BanSabadell Inversion (282 millions), BBVA AM (231 millions d’euros) et, enfin, Kutxabank Gestion (220 millions d’euros).
La société de gestion 123Venture a annoncé le lancement d’un nouveau Fonds d’investissement de proximité (FIP), 123ISF 2014. Investi à 100% au capital de sociétés non cotées, le fonds visera des opérations de capital-développement et de dette mezzanine afin d’accompagner le développement de PME offrant une certaine visibilité de leurs revenus et présente sur des secteurs ayant une forte capacité de résistance aux ralentissements économiques, tels que l’hôtellerie, les Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ou encore les résidences pour séniors. «Pour abaisser le risque global, le FIP 123ISF 2014 sera investi en majorité sous forme d’obligations convertibles. L’obligation convertible permettant de bénéficier, sans que cela ne soit garanti, d’une part d’un revenu fixe grâce aux intérêts annuels et d’autre part d’une meilleure protection en cas de défaillance de l’entreprise », explique Olivier Goy, PDG de 123Venture. Le fonds est accessible à partir de 1.000 euros de souscription et offre une réduction d’ISF immédiate de 50%, dans la limite de 18.000 euros de réduction, en contrepartie d’un blocage de son épargne pendant 6 ans minimum.
A l’occasion de la visite à Paris du Président de la République Populaire de Chine Xi Jinping et du forum économique franco-chinois, co-organisé, le 27 mars 2014, par le ministère de l’Economie et des Finances et le Ministère du Commerce extérieur, avec le soutien du Comité France-Chine et de Paris Europlace, Gérard Mestrallet, Président de Paris Europlace, a affirmé que « la place de Paris franchit de nouvelles étapes structurantes qui vont permettre d’accélérer les investissements industriels et financiers entre la France et la Chine ».Au nombre de ces étapes structurantes figure notamment l’agrément croisé des investisseurs français pour investir sur le marché chinois et des investisseurs chinois pour investir en France. Tout d’abord, le quota RQFII de 80 milliards de Rmb accordé aux investisseurs institutionnels français agréés pour investir en Chine en monnaie chinoise. «La place de Paris est la première place de la zone euro à obtenir le bénéfice de ce dispositif», souligne Paris Europlace dans un communiqué. Ce quota, équivalent en montant à celui annoncé en octobre 2013 par la place de Londres, correspond aux potentiels d’investissement souhaités par les sociétés d’assurance, banques, sociétés de gestion et fonds d’investissement français, qui développent leurs activités sur le marché chinois. L’accord comprend en outre un échange de lettres QDII entre la Commission de Supervision Bancaire de Chine (CBRC) et l’Autorité des Marchés Financiers de France (AMF), qui élargit la capacité des banques et investisseurs institutionnels chinois qualifiés à investir sur le marché français. Deuxième grande étape, la mobilisation des acteurs de la place pour la création d’un dispositif de compensation/règlement du renminbi offshore à Paris. L’objectif est d’offrir des services de paiement Rmb aux acteurs financiers européens et des pays d’Afrique, compte tenu de la forte présence des banques françaises sur les marchés africains. Les travaux sont en cours d’approfondissement pour la mise en place d’un dispositif qui fournisse la meilleure liquidité aux banques internationales actives sur le marché du RMB en Europe et qui fonctionne selon des modalités opérationnelles et fonctionnelles répondant aux exigences réglementaires et aux normes de sécurité.Troisième point, Paris Europlace accélère les actions initiées dans le cadre de son accord de coopération conclu en 2012 avec NAFMII (National Association of Institutional Investors) pour le développement du marché obligataire chinois. Les nouvelles actions 2014 concernent l’échange d’expertises, y compris dans la domaine de la régulation, la réalisation de sessions de formation d’opérateurs chinois et/ou représentants des Autorités de régulation, en France et en Chine, et l’étude de recommandations pour faciliter l’investissement sur ces marchés.