La gestion d’actifs connaît un début d’année prometteur en Espagne. A l’issue du premier trimestre, les encours des fonds espagnols ont en effet enregistré une croissance de 7,78% (soit une augmentation de 12,3 milliards d’euros) pour atteindre 171 milliards d’euros au 31 mars, contre 158,6 milliards fin décembre 2013, selon des données publiées le 10 avril par Vdos Stochastics. Sur les trois premiers mois de l’année, la collecte nette du marché s’établit à 9,64 milliards d’euros tandis que l’effet marché positif a contribué à hauteur de 2,7 milliards d’euros. A fin mars, le marché espagnol apparaît toujours aussi concentré : les dix premiers acteurs détiennent en effet 75,71 % des encours totaux du marché et ils captent une grande partie des souscriptions nettes (soit 7,8 milliards d’euros de collecte nette pour le Top 10). A l’issue de ce premier trimestre, Santander confirme son statut de numéro 1 du marché affichant les encours les plus importants (30,7 milliards d’euros soit 17,97 % de parts de marché) et réalisant la meilleure collecte du secteur (2,27 milliards d’euros). En termes de collecte nette , Santander est suivi par BBVA et Banco Sabadell, qui ont chacun capté 1 milliard d’euros sur les trois premiers mois de l’année. CaixaBank (921 millions d’euros) et Kutxabank (780 millions d’euros) complètent le classement des 5 meilleurs souscripteurs nets sur le trimestre.
La Banque Zitouna vient de signer à Tunis avec la Banque islamique de développement (BID) un accord de partenariat stratégique portant sur la création d’une institution de microfinance islamique, rapporte l’hebdomadaire Le Point sur son site. La nouvelle institution va disposer d’un capital de l’ordre de 15 millions de dinars (9,4 millions de dollars). À côté de la Banque Zitouna qui détiendra 35 %, il y aura sa filiale d’assurances, Zitouna Takaful (15 %), ainsi que la BID, la Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale, et enfin La Poste tunisienne. Autre pays, autre approche : au Maroc, la Société anonyme marocaine de l’industrie du raffinage (Samir) a signé un accord, à la fin du mois de mars, avec la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC), membre du groupe de la Banque islamique de développement, indique le magazine d’informations.
Goldman Sachs envisage une possible fermeture de son « dark pool » (plates-formes de négociation opaque) Sigma X, lancé en 2006 et l’un des plus importants au monde, rapporte le quotidien Les Echos qui cite le « Wall Street Journal ». Les « dark pool » sont des systèmes de négociation de titres permettant aux intervenants de ne pas afficher leurs ordres d’achat et de vente. Ces outils ont pris un réel poids sur le marché ces dernières années : opérateurs de marchés et systèmes d’internalisation des ordres des banques, tels UBS MTF, ITG Posit ou CS Crossfinder, affichent une part de marché de 7% en Europe, selon les estimations de Rosenblatt Securities sur 19 entités en février, précise le quotidien.
Le marché français de l’épargne salariale poursuit sa croissance. A fin 2013, ses encours se sont en effet établis à 104 milliards d’euros, en progression de 9,7 % par rapport à 2012, selon des données publiées par Debory Eres dans le cadre de son «Argus des FCPE». « La hausse des marchés financiers en 2013 a permis d’atténuer les effets négatifs de la mesure de déblocage exceptionnel et l’augmentation du forfait social de 8% à 20 % depuis le 1er août 2012», observe la plateforme indépendante d’épargne salariale.Dans le détail, les encours des FCPE (fonds communs de placement d’entreprise) diversifiés non investis en titres de l’entreprise ont dépassé les 63 milliards d’euros, portés à la fois par l’effet marché et le développement du PERCO (plan d’épargne retraite collectif) dans les très petites entreprises (TPE) et les petites et moyennes entreprises (PME). Par ailleurs, les placements monétaires ont cédé du terrain par rapport aux autres classes d’actifs. Ainsi, le monétaire a vu sa part dans les encours d’épargne salariale diminué de 5,5 points de pourcentage, à 42,5 %, au profit des actions, en hausse de 3,8 points de pourcentage à 13,6 %, et des fonds diversifiés, en croissance de 3,4 points de pourcentage à 30,7 %.Enfin, à l’issue d’une analyse de 134 FCPE ISR, gérés par 17 sociétés de gestion sur 30, Debory Eres observe que les encours ISR en épargne salariale ont progressé de près de 30 % en 2013. Seul bémol : 83 % de cette croissance est le fruit de la transformation de fonds existants. La création de nouveaux fonds ISR s’avère en effet limité à 1% seulement.
L’industrie des hedge funds retrouve des couleurs. Selon des données publiées par les cabinets BarclayHedge et TrimTabs Investment Research, les fonds spéculatifs ont capté 24,3 milliards de dollars de flux en février, soit la meilleure collecte mensuelle depuis trois ans. En janvier, les souscriptions avaient atteint seulement 4,4 milliards de dollars. «L’industrie des hedge funds a ainsi amassé 28,7 milliards de dollars en janvier et février, soit un bond de 83 % par rapport aux 15,7 milliards de flux enregistrés l’année dernière sur la même période», observe Sol Waksman, président et fondateur de BarclayHedge.Cet afflux d’argent frais porte les encours de l’industrie à 2.200 milliards de dollars en février, le niveau le plus élevé depuis cinq ans et demi, selon des estimations basées sur des données en provenance de 3.374 fonds. Les actifs ont progressé de 18 % sur les douze derniers mois mais ils accusent toutefois un recul de 11 % par rapport au pic de 2.400 milliards de dollars atteint en juin 2008.
Les investisseurs semblent retrouver de l’appétit pour les ETP sur les matières premières. Au cours du premier trimestre 2014, ces fonds ont en effet enregistré leurs premières souscriptions après un an de flux négatifs. Selon des données publiées par ETF Securities, ils ont ainsi capté 271 millions de dollars de nouveaux flux nets sur les trois premiers mois de l’année, « marquant la première hausse depuis le dernier trimestre 2012 », note la société spécialisée sur les fonds indiciels. Cette collecte, combinée à une hausse de 7 % des prix des matières premières, permet de porter les encours des ETP sur matières premières à 122,4 milliards d’euros contre 122,1 milliards à la fin du quatrième trimestre 2013, soit une timide progression de 0,25 %.Cette bonne collecte trimestrielle a été tirée par les métaux précieux (268 millions de dollars de flux nets), l’agriculture (217 millions de dollars) et, enfin, les métaux industriels (162 millions de dollars). En revanche, les ETP sur l’énergie ont accusé une décollecte nette de 162 millions de dollars.Dans le détail, la palme de la meilleure collecte nette revient aux ETP sur l’argent qui ont engrangé 354 millions de dollars de flux nets sur les trois premiers mois de l’année. Par ailleurs, malgré un regain d’intérêt perceptible des investisseurs, les ETP sur l’or ont fini le premier trimestre avec une décollecte de 88 millions d’euros. La faute à 946 millions de dollars de sorties enregistrées en janvier que les flux nets de février (322 millions) et de mars (536 millions) n’ont pas pu compenser.Enfin, alors que les prix rebondissent, les matières premières agricoles suscitent l’intérêt des investisseurs. Les plus forts afflux nets se sont concentrés sur les ETP agricoles diversifiés, avec une collecte de 182 millions d’euros.
Sous l’effet d’un regain de vigueur du marché européen des introductions en bourse, les entreprises faisant appel à l'épargne publique ont levé au premier trimestre 2014 l'équivalent de 11,4 milliards d’euros, montant supérieur aux produits combinés des premiers trimestres des quatre dernières années, selon la dernière étude «IPO Watch» du cabinet d’audit et de conseil PwC. Cette évolution fait suite à une hausse de 135% à 26,5 milliards d’euros des produits dégagés par les introductions en Europe en 2013.Cette progression s’inscrit dans le sillage d’une activité soutenue au quatrième trimestre 2013, où plus de 100 introductions en bourse avaient été menées à bien, représentant plus de la moitié du total des fonds levés sur l’ensemble de l’année 2013. Les opérations anticipées au deuxième trimestre concernent au moins 25 entreprises qui pourraient mobiliser à elles seules 3,8 milliards d’euros, signe que les fonds levés pourraient dépasser 10 milliards d’euros au deuxième trimestre. Selon Kubisa, associé Marchés de Capitaux chez PwC, «c’est la première fois depuis 2007 que nous observons des volumes aussi élevés d’introductions en bourse sur la plupart des places européennes. Durant les deux trimestres précédents, les opérations ont été plus importantes, les niveaux de souscription ont été élevés et les performances ont été satisfaisantes à l’issue des IPO, autant d'éléments porteurs, favorables à la poursuite de cette tendance. Nous observons également une prudence résiduelle sur le marché, ce qui signifie que les candidats doivent présenter une «equity story» claire et motivée pour susciter l’intérêt». Dans le détail, Euronext a généré 2,1 milliards d’euros, dont 1,3 milliard d’euros levés par le groupe de télécommunications Altice à Amsterdam; OMX, la Bourse nordique, a pour sa part enregistré des produits de 1,9 milliard d’euros au 1er trimestre, principalement grâce à l’introduction de la société de services ISS, qui a généré près de 1,1milliard d’euros. Durant la même période de 2013, moins de 5 millions d’euros avaient été levés sur ces marchés, ce qui témoigne clairement d’une amélioration de la conjoncture économique. Au 1er trimestre 2014, l’Espagne a également accueilli deux des 10 premières opérations en termes de valeur, les premières introductions de taille à Madrid.Londres a de son côté triplé les produits levés grâce aux introductions réalisées au premier trimestre 2014 et enregistré près de 5,9 milliards d’euros, contre 1,9 milliard d’euros au premier trimestre 2013. Sur les 5,9 milliards d’euros levés, le London Main Market a accueilli 14 introductions d’un montant de 4,6 milliards d’euros ; le reliquat, de 1,3 milliard d’euros, a été levé sur le marché AIM, qui enregistre une reprise d’activité.
L’Association des banques et banquiers luxembourgeois vient d’annoncer la création d’InFiNe, une nouvelle association pour le renforcement et la promotion du secteur de la finance inclusive . «La finance inclusive met l’accent sur l'élargissement de l’accès aux produits et services financiers abordables et responsables par les populations exclues des services financiers classiques dont des services de la microfinance». La particularité d’InFiNe est son approche multi-parties prenantes : il réunit autour d’un objectif commun les acteurs des secteurs public, privé et de la société civile. La création de cette association met un fort accent sur l’engagement du Luxembourg en matière de lutte contre la pauvreté, et de développement durable par une finance responsable. Présidée par Michel Maquil, ancien président du comité de direction de la Bourse de Luxembourg, InFine poursuit un double objectif : contribuer au développement du savoir et du savoir-faire, par la stimulation et la coordination des échanges et de la collaboration entre les membres, et contribuer au renforcement et à la promotion du Luxembourg comme centre d’excellence dans le domaine de la finance inclusive, en capitalisant sur le rôle de premier plan du pays dans le secteur financier et de la coopération au développement.
L’agence de notation Standard & Poors qui a publié hier son rapport annuel des défauts européens a constaté, parmi les émetteurs corporate, 16 défauts en Europe en 2013, soit un taux de défaut parmi les entreprises ayant une dette jugée « speculative » de 3.33%, contre respectivement 2.19% en 2012 et 1.56% en 2011. En chiffres, le montant cumulé des défauts corporate l’an dernier, s'élève à 17.8 milliards de dollars de dettes non honorées. Par ailleurs, l’agence de notation a abaissé la note de plusieurs pays européens en 2013 dont la France et l’Italie « ce qui reflète les difficultés persistantes dans certaines parties de la région malgré l’amélioration de la stabilité économique globale » selon la recherche Fixed Income de S&P.
Le fournisseur d’indices Stoxx a indiqué qu’il avait actualisé les règles relatives à la classification des pays. Les règles de classification comprennent désormais un nouveau filtre sur la capitalisation de marché, l’un des critères pris en compte pour classer un pays dans les catégories marchés développés ou marchés émergents. La nouvelle règle stipule que le volume total des transactions d’un pays doit être supérieur à 15 milliards de dollars pour que ledit pays soit considéré comme un marché développé ou émergent. Pour qu’un pays continue d'être classé dans une catégorie ou l’autre, il doit désormais afficher un volume de transactions d’au moins 10 milliards de dollars, contre 15 milliards de dollars précédemment.
FTSE TMX Global Debt Capital Markets (coentreprise formée par le groupe FTSE du London Stock Exchange et l’opérateur boursier canadien TMX) acquiert les indices obligataires jusqu’ici commercialisés par MTS, rapporte L’Agefi. Ces indices obligataires sont très utilisés en France et en Europe. Par cette opération MTS détiendra 3.1% du capital de FTSE TMX Global Debt Capital Markets alors que FTSE Group et TMX Group détiendront respectivement 72.7% et 24.2%.
Legg Mason vient de publier la deuxième édition de son enquête mondiale auprès des investisseurs particuliers, Les français se distinguent pas leur profil très conservateur même s’ils sont conscients du potentiel à long terme des actions
Edmond de Rothschild AM (EdRAM) a annoncé le lancement fin 2013 du fonds Edmond de Rothschild Fund – Income Europe. Ce nouveau fonds privilégie une approche basée sur la sélection de titres et tire parti de la combinaison des expertises dans la gestion d’actions européennes et la gestion de dettes d’entreprises. Il vise la distribution de revenus réguliers et l’appréciation du capital, sur un horizon moyen / long terme. Dans les conditions de marché actuelles, le fonds cherche à distribuer un revenu annuel de 5%. «Dans le contexte actuel de faible rémunération des taux, la solidité des entreprises européennes offre des opportunités d’investissement, que ce soit sur la dette d’entreprise ou sur les actions, avec un couple rendement/risque attractif», souligneEdRAM. Le fonds est investi pour au moins 50% de l’actif dans des obligations d’entreprises européennes sans contrainte de notation ou de taille. Le compartiment actions sera quant à lui compris entre 0 et 50% de l’actif avec un univers d’investissement principalement constitué des titres de l’indice Stoxx 600. L’épargnant peut choisir entre des parts de capitalisation (classe A, ISIN: LU0992632538) ou de distribution (classe B, ISIN: LU0992632611).
Les encours mondiaux de l’industrie des hedge funds sont au plus haut, à 2.628,3 milliards de dollars fin 2013, soit une hausse de 16,7 % en un an, rapporte Les Echos en évoquant des statistiques de Credit Suisse. L’an dernier, malgré une forte dispersion, les performances ont également été globalement bonnes, à 9,73% en moyenne. Autant d’indicateurs qui démontrent que la gestion alternative n’est pas morte avec la crise financière de 2008, selon le quotidien économique. En 2013, si les stratégies actions long/short tout comme celles visant les « situations spéciales » ont bien fonctionné en termes de performance, d’autres types de gestion ont cependant été perturbés à l’instar des stratégies « global macro » ou matières premières. L’année 2014 « reste semée d’embûches », évoque Les Echos qui estime que l’exercice en cours pourrait montrer un retour à plus de discrimination dans les choix d’investissement.Par ailleurs, le quotidien économique observe cependant qu’en France, il est rare qu’un institutionnel consacre plus de 1 % de ses actifs à la gestion alternative, certains investisseurs ayant même tourné le dos aux « hedge funds ».
L’indice HSBC Emerging Markets Index (EMI) a enregistré en mars, son quatrième mois consécutif de baisse. Il est passé de 51,1 en février à 50,3. «Bien que l’indice des marchés émergents HSBC EMI ait de nouveau baissé en mars, il est important de mettre les choses en perspective, explique Frederic Neumann, Co-Head of Asian Economic Research chez HSBC. Par exemple, le sous-indice qui est un indicateur avancé mesurant les attentes de production sur un an, reste élevé. De même, les acteurs du secteur manufacturier des pays émergents rapportent la remontée la plus brusque depuis deux ans pour les nouvelles commandes à l’export. Parallèlement, dans le secteur des services, les employeurs ont accéléré les recrutements au rythme le plus fort depuis 5 mois. En fait, les marchés émergents ralentissent peut-être, mais la croissance reste, pour la plupart, positive et va certainement se stabiliser dans les mois à venir. « Plus important, note le responsable, l’indice HSBC Emerging Markets Index (EMI) souligne que les pressions inflationnistes restent modérées. Pour la première fois depuis juin. Cela va aider à réduire la pression sur les marges et permettre aux responsables politiques de maintenir une politique relativement accommodante dans la plupart des économies. Même si cela ne remplacera pas le besoin de réformes structurelles, cela facilitera l’inévitable impact des ajustements à venir. Et ce sont les réformes, finalement, qui sont nécessaires à une croissance substantielle.»
Le secteur mondial des ETFs et ETPs a toujours le vent en poupe. La collecte sur ces produits a ainsi atteint 11 milliards de dollars au mois de mars, selon des données préliminaires publiées le 7 avril par ETFGI. Cette performance, combinée à un effet marché positif, permet de porter les encours globaux de l’industrie à un nouveau record de 2.450 milliards de dollars à la fin du premier trimestre 2014. Sur le seul mois de mars, les ETF/ETP actions ont enregistré la plus forte collecte nette, à 9,9 milliards de dollars, suivis des fonds matières premières (876 millions de dollars de collecte nette). Dans le même temps, les ETF/ETP obligataires ont accusé une décollecte nette de 1,4 milliards de dollars.Sur l’ensemble du premier trimestre, les souscriptions nettes s’élèvent à 33 milliards de dollars, bien loin cependant des 73,1 milliards de dollars enregistrés l’année dernière à la même époque. Au cours des trois premiers mois de l’année, les ETF/ETP obligataires ont capté 17,8 milliards de dollars de collecte nette, devant les fonds actions (8,4 milliards de collecte). En revanche, les produits matières premières subissent 207 millions de dollars de décollecte. Sur le trimestre écoulé, la palme de la meilleure collecte revient à Vanguard, avec 14,7 milliards de dollars de souscriptions nettes, devant iShares (8,6 milliards de dollars) et Nomura AM (4,9 milliards).
Les membres du Panel Actions sont de plus en plus prudents sur les perspectives des Bourses, indique L’Agefi. Les gestions anticipent une hausse du CAC 40 et du S&P 500 de 1,5% dans six mois et de 6% dans un an, et de 6,6% de l’EuroStoxx 50 dans un an. Des perspectives qui restent très modestes. En ce début avril, les panélistes ont seulement relevé de 1% leur objectif à six mois sur la Place parisienne et sur l’EuroStoxx 50, et de près de 2% sur le S&P 500. En revanche, les plus pessimistes n’ont pas tous cru bon de revoir leurs cibles. Quatre gestions (Groupama, Aurel BGC, La Banque Postale et Natixis) tablent sur un léger recul de la Place parisienne d’ici le mois d’octobre; et six panélistes (Amundi, Groupama, Aurel BGC, La Banque Postale, La Française et Syz) anticipent une baisse ou une stabilité de l’EuroStoxx 50 à horizon six mois.
La pression monte en Espagne sur les fonds à objectif de rendement. Le régulateur local, la CNMV, a en effet annoncé son intention de classer ces véhicules dans la catégorie des produits complexes, rapporte Funds People. «Nous allons classer les fonds de placements structurés comme des produits complexes. Dans cet ensemble sont inclus les fonds ayant un objectif concret de rendement», a ainsi déclaré lors d’une cérémonie de remise de prix Elvira Rodriguez, la présidente de la CNMV. Un sérieux coup dur pour des fonds qui, depuis le début de l’année, ont le vent en poupe et se trouvent au centre des campagnes commerciales de plusieurs opérateurs. «Jusqu’à maintenant, ces fonds n’étaient pas considérés comme des produits complexes. Mais avec ce changement, il faudra appliquer des tests d’opportunités auprès des clients qui ont accès à ces produits», a expliqué Elvira Rodriguez tout en estimant «le remplacement des fonds garantis par des produits avec objectif constitue un risque et que c’est pour cette raison que la Commission a voulu travailler sur ce point».
Goldman Sachs AM a annoncé le lancement de Goldman Sachs Global Income Builder Portfolio, un nouveau fonds agréé en tant qu’OPCVM et domicilié au Luxembourg. Il vise à combiner rendement, croissance du capital et moindre volatilité que sur les marchés actions. Goldman Sachs Global Income Builder Portfolio a une allocation de base de 60% en titres obligataires et de 40% en actions, avec la flexibilité d’adapter cette allocation de manière opportuniste. Il est proposé en différentes devises avec un investissement initial minimum de 5.000 dollars américains. «Ce fonds a été développé pour exploiter les opportunités de rendement d’une vaste classe d’actifs. Tout en se concentrant sur des actions de haute qualité et sur des obligations offrant les plus hauts rendements dans les industries les moins sensibles aux cycles du marché, la flexibilité de ce fonds lui permet d’investir dans les classes d’actifs non-traditionnelles, comprenant les obligations convertibles, les crédits bancaires, les actions privilégiées, les fonds de placement immobiliers, et les titres d’infrastructures énergétiques. L’équipe est aussi capable de gérer activement le risque de taux de change, ce qui nous semble fondamental dans l’environnement de taux actuel», explique Nick Phillips, responsable de la distribution pour compte de tiers de GSAM pour la région EMEA.
Les équipes commerciales mettent en avant les thématiques qui ont fait leur succès en fin d’année dernière, Elles restent d’actualité mais de nouvelles stratégies, parfois non directionnelles, viennent étoffer leurs argumentaires