A compter de ce 31 mars 2014, SIX Swiss Exchange cotera et proposera au négoce des ETF actifs, en plus des ETF passifs qui répliquent l'évolution des cours et du rendement d’indices. Dans le cas des ETF actifs, la composition du fonds est optimisée en permanence. Le premier émetteur, Swiss & Global Asset Management, propose onze ETF actifs au négoce à SIX Swiss Exchange.Les ETF passifs sont négociés à SIX Swiss Exchange depuis plus de dix ans. Actuellement, 923 ETF passifs sont proposés au négoce à SIX Swiss Exchange. En 2013, le volume de négoce des ETF à SIX Swiss Exchange a atteint 90 728 millions de francs suisses, soit une part de marché de près de 15% en Europe. Désormais, «les ETF actifs peuvent également être cotés et négociés à SIX Swiss Exchange dans le Standard pour les placements collectifs de capitaux. Dans le cas des ETF actifs, le gestionnaire optimise activement et de façon continue la composition du fonds en achetant ou vendant certaines actions ou d’autres titres. Le gestionnaire peut ainsi réagir immédiatement aux tendances du marché pour en tirer parti», explique un communiqué. Pour faciliter la distinction, SIX Swiss Exchange différencie clairement sur son site Internet les ETF gérés activement et passivement. Les données de base de chaque ETF indiquent s’il s’agit d’un produit actif ou passif. Il est désormais aussi possible de rechercher et de sélectionner les produits selon leur type de gestion.
La société de gestion 123Venture a annoncé le lancement d’un nouveau Fonds d’investissement de proximité (FIP), 123ISF 2014. Investi à 100% au capital de sociétés non cotées, le fonds visera des opérations de capital-développement et de dette mezzanine afin d’accompagner le développement de PME offrant une certaine visibilité de leurs revenus et présente sur des secteurs ayant une forte capacité de résistance aux ralentissements économiques, tels que l’hôtellerie, les Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ou encore les résidences pour séniors. «Pour abaisser le risque global, le FIP 123ISF 2014 sera investi en majorité sous forme d’obligations convertibles. L’obligation convertible permettant de bénéficier, sans que cela ne soit garanti, d’une part d’un revenu fixe grâce aux intérêts annuels et d’autre part d’une meilleure protection en cas de défaillance de l’entreprise », explique Olivier Goy, PDG de 123Venture. Le fonds est accessible à partir de 1.000 euros de souscription et offre une réduction d’ISF immédiate de 50%, dans la limite de 18.000 euros de réduction, en contrepartie d’un blocage de son épargne pendant 6 ans minimum.
A l’occasion de la visite à Paris du Président de la République Populaire de Chine Xi Jinping et du forum économique franco-chinois, co-organisé, le 27 mars 2014, par le ministère de l’Economie et des Finances et le Ministère du Commerce extérieur, avec le soutien du Comité France-Chine et de Paris Europlace, Gérard Mestrallet, Président de Paris Europlace, a affirmé que « la place de Paris franchit de nouvelles étapes structurantes qui vont permettre d’accélérer les investissements industriels et financiers entre la France et la Chine ».Au nombre de ces étapes structurantes figure notamment l’agrément croisé des investisseurs français pour investir sur le marché chinois et des investisseurs chinois pour investir en France. Tout d’abord, le quota RQFII de 80 milliards de Rmb accordé aux investisseurs institutionnels français agréés pour investir en Chine en monnaie chinoise. «La place de Paris est la première place de la zone euro à obtenir le bénéfice de ce dispositif», souligne Paris Europlace dans un communiqué. Ce quota, équivalent en montant à celui annoncé en octobre 2013 par la place de Londres, correspond aux potentiels d’investissement souhaités par les sociétés d’assurance, banques, sociétés de gestion et fonds d’investissement français, qui développent leurs activités sur le marché chinois. L’accord comprend en outre un échange de lettres QDII entre la Commission de Supervision Bancaire de Chine (CBRC) et l’Autorité des Marchés Financiers de France (AMF), qui élargit la capacité des banques et investisseurs institutionnels chinois qualifiés à investir sur le marché français. Deuxième grande étape, la mobilisation des acteurs de la place pour la création d’un dispositif de compensation/règlement du renminbi offshore à Paris. L’objectif est d’offrir des services de paiement Rmb aux acteurs financiers européens et des pays d’Afrique, compte tenu de la forte présence des banques françaises sur les marchés africains. Les travaux sont en cours d’approfondissement pour la mise en place d’un dispositif qui fournisse la meilleure liquidité aux banques internationales actives sur le marché du RMB en Europe et qui fonctionne selon des modalités opérationnelles et fonctionnelles répondant aux exigences réglementaires et aux normes de sécurité.Troisième point, Paris Europlace accélère les actions initiées dans le cadre de son accord de coopération conclu en 2012 avec NAFMII (National Association of Institutional Investors) pour le développement du marché obligataire chinois. Les nouvelles actions 2014 concernent l’échange d’expertises, y compris dans la domaine de la régulation, la réalisation de sessions de formation d’opérateurs chinois et/ou représentants des Autorités de régulation, en France et en Chine, et l’étude de recommandations pour faciliter l’investissement sur ces marchés.
Amundi et Tikehau ont annoncé la signature d’un partenariat dans la gestion d’actifs, centré sur la dette privée. L’accord vise à offrir aux clients institutionnels et particuliers des produits à forte valeur ajoutée correspondant à leurs besoins de rendement dans un contexte de marché de taux bas. Forte de sa présence commerciale à l’international, Amundi mettra ainsi à disposition de ses clients la gamme de produits innovants et sur-mesure gérés par Tikehau IM. Ensemble, les deux sociétés pourront également développer de nouveaux produits commercialisés sous la double marque Amundi / Tikehau. Enfin, les deux partenaires exploreront de futures voies de coopération dans l’ensemble de leurs domaines de compétences. Dans le cadre de ce partenariat, et sous réserve de l’approbation de l’autorité de tutelle, Amundi prendra de son côté une participation de 12,8% au capital de Tikehau IM, au même niveau que le partenaire historique Arkéa. Amundi entrera également au capital de Tikehau Capital Advisors, structure de tête du groupe Tikehau, à hauteur de 7,3% aux côtés de ses associés et d’Unicredit.
La Banque d’Angleterre (BoE) et la banque centrale chinoise (PBOC) se sont mis d’accord sur l'établissement d’une chambre de compensation et de règlement pour le yuan à Londres. Une décision qui va consolider la place de la City en tant que plaque tournante occidentale pour le marché du yuan..Cet accord «sera signé à Londres le 31 mars et mettra en place la coopération entre la Banque d’Angleterre et la PBOC sur les opérations de compensation et de règlement du yuan à Londres», a indiqué le 26 mars le ministère britannique des Finances dans un communiqué."Cette décision renforce encore la position de Londres comme le centre en Occident de l'échange de yuans», a ajouté le ministère. Une chambre de compensation assure une fonction essentielle sur un marché en garantissant la sécurité des opérations entre vendeurs et acheteurs. Selon des données citées par le ministère, 62% des paiements en yuans en dehors de Chine ont lieu à Londres tandis que les gestionnaires d’actifs londoniens sont les seuls en Occident à pouvoir investir directement dans des actions libellées en yuans.
Les transactions relatives aux portefeuilles de crédit «non core» en Europe ont atteint 64 milliards d’euros en 2013, en progression de 40% par rapport à l’année précédente, selon une étude publiée par PwC. Les cessions les plus importantes ont été réalisées dans le secteur de l’immobilier commercial (18 milliards d’euros) et celui des crédits particuliers non garantis (unsecured retail loan). Elles ont été principalement réalisées par les banques anglaises (23,5 milliards d’euros).En 2014, PwC prévoit que ces cessions connaîtront une croissance de 25%, pour atteindre 80 milliards d’euros. Cette forte croissance prévue s’explique car les banques européennes détiennent toujours 2.400 milliards d’euros de créances jugées non-stratégiques, d’après PwC.En 2013, le private equity et les hedge funds ont été les acheteurs les plus actifs. Cette tendance devrait se poursuivre en 2014 en raison de la disponibilité du financement de la dette et de l’importance des fonds levés par les acteurs du private equity déjà bien établis."2014 sera une deuxième année consécutive de record pour le marché européen des créances non stratégiques. Cette tendance est liée à la nécessité pour les banques, de réduire la taille de leur bilan et de restructurer leurs opérations. Nous prévoyons que cette restructuration se poursuivra sur les cinq prochaines années et s’accélérera avec les conclusions de l’ECB sur l’AQR (Asset Quality Review), et suite aux stress tests actuellement menés», estime Hervé Demoy, associé PwC spécialiste des transactions dans les services financiers.
La perspective de la notation crédit de la Société Générale souffre selon Boursier.com du déclin du soutien potentiel des pouvoirs publics en cas de difficultés, estime l’agence Fitch Ratings. Cela aboutit à réduire la perspective de la notation de la banque de «stable» à «négative». Cette décision touche également un certain nombre d’autres établissements dont Deutsche Bank, Commerzbank, Belfius, Erste, RBS, Lloyd’s, Bank of Ireland ou encore Unicredit.
BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole SA et BPCE ont réduit leurs effectifs de 6.424 postes en France, rapporte Les Echos qui évoque les données publiées dans leurs documents de référence. Chez BPCE, les effectifs en France ont ainsi reculé de 2.456 postes, avec des évolutions contrastées selon les filiales, tandis que les effectifs de BNP Paribas sont également en baisse dans la vieille Europe (–3.747postes) et en particulier en France (–1.750). A la Société Générale, les effectifs ont reculé de 1.153 postes en 2013, illustré par un plan de suppression d’environ 600 postes en France dans les services centraux. Enfin, chez Crédit Agricole SA (CASA), la baisse d’effectifs a porté l’an dernier sur 1.065 postes. Cette tendance va se poursuivre jusqu’en 2016 puisque le plan stratégique de la Banque verte prévoit «un remplacement partiel de départs naturels (5.000 départs prévus en France chez CASA) ».
Parvest, la SICAV de droit luxembourgeois de BNP Paribas IP, a présenté le 25 mars un ensemble complet de nouveaux services digitaux, d’outils d’aide à la vente et de conseil à destination des clientèles de banques privées et des distributeurs externes. Ces nouveaux services se déclinent sur plusieurs supports, dont 7 nouveaux sites internet accessibles en 5 langues, une nouvelle application iPad, des outils de simulation pour tester des schémas d’investissement et un blog pour accéder aux analyses des gérants BNP Paribas IP. Ce développement de ce dispositif intervient dans le cadre de la simplification de la gamme de fonds Parvest, qui s’articule désormais autour de thématiques qui reflètent les préoccupations des investisseurs: investir responsable avec l’ISR, dynamiser son portefeuille avec les marchés en croissance, investir à long terme pour préparer l’avenir, compléter ses revenus, diversifier ses investissements,…
L’agence d'évaluation financière Moody’s a annoncé le 26 mars l’ouverture d’une nouvelle page dédiée à la Chine et aux marchés émergents. Cette nouvelle page centralise les problématiques liées au crédit dans tous les secteurs des marchés émergents dans la mesure où «la Chine, et les marchés émergents en Europe, en Asie, en Amérique latine et en Afrique constituent des forces de plus en plus influentes dans l'économie mondiale», souligne Moody’s dans un communiqué.Autre nouveauté, Moody’s lance une publication trimestrielle dédiée au thème du crédit dans les pays de l’Asean.
Bankia poursuit la cession de ses actifs non stratégiques. Le groupe bancaire espagnol a annoncé, le 24 mars, la cession de 70,2 % du capital de sa filiale Bancofar, un établissement financier spécialisé dans le secteur pharmaceutique, à Banco Caminos pour un montant de 36,8 millions d’euros. Le solde du capital, soit 29,8 %, est réparti entre différentes coopératives et quelque 6.000 professionnels du secteur pharmaceutique. La transaction, soumise à l’autorisation des autorités de régulation, aura un impact positif de 25 millions d’euros sur le capital du groupe Bankia, a indiqué l’établissement espagnol.Pour sa part, l’objectif de Banco Caminos est d’intensifier «l’activité commerciale et les services offerts au secteur pharmaceutique et son environnement», précise l’institution financière. A ce titre, Banco Caminos peut s’appuyer sur ces deux sociétés de gestion, à savoir Gestifonsa (gestionnaire de fonds et de Sicav) et Gespension Caminos (gestionnaire de fonds de pension). De fait, son intention est clairement d’accélérer la promotion de ses offres de fonds de placements et de fonds de pension à destination des clients de Bancofar.
Les volumes levés par le biais des introductions en Bourse ont grimpé de 67% dans le monde depuis le début de l’année, révèle Les Echos. De fait, au niveau mondial, 214 cotations depuis janvier ont permis de lever un total de 41,7 milliards d’euros, soit le meilleur premier trimestre depuis 2011, selon des données de Dealogic. L’Asie a représenté la plus grosse partie de l’activité avec 16,1 milliards de dollars, quasiment un triplement sur un an, grâce notamment à la réouverture du marché chinois. Les Etats-Unis sont légèrement en retrait, avec 9,8 milliards de dollars (+6%). Mais c’est surtout l’Europe qui confirme son renouveau avec 14,2 milliards de dollars levés à l’occasion des introductions en Bourse, en hausse de 170 %, en faisant ainsi le meilleur premier trimestre depuis 2007, précis le quotidien économique. Ce renouveau des introductions en Bourse est en partie dû aux fonds de capital-investissement, qui ont représenté environ un tiers des introductions – en nombre – dans le monde.
L’agence d'évaluation financière Fitch Ratings a annoncé qu’elle donnait accès à l’ensemble de sa recherche aux abonnés du service Bloomberg Professional, ce qui représente quelque 319.000 professionnels dans le monde.Cette contribution illustre «notre engagement à fournir au marché en temps réel des points de vue objectifs et opportuns sur le crédit», souligne l’agence dans un communiqué.
L’assureur britannique Aviva a annoncé, le 25 mars, la vente de sa filiale en Turquie, Aviva Sigorta, à un consortium d’investisseurs conduit par la société de capital d’investissement EMF Capital Partners. Les activités d’assurance vie et de fonds de pension d’Aviva dans ce pays, AvivaSA, ne sont pas concernées par la transaction.La transaction, dont le montant n’a pas été dévoilé, devrait être finalisée dans le courant du premier semestre 2014, sous réserve du feu des autorités de régulation.
Le marché français de l’assurance vie a enregistré une collecte nette de 2,4 milliards d’euros au mois de février, selon les chiffres publiés par l’Association française de l’assurance*. Dans le détail, les cotisations brutes se sont élevées à 11,2 milliards d’euros en février tandis que les prestations et rachats ont atteint 8,8 milliards d’euros.Depuis le début de l’année, la collecte nette de l’assurance vie en France s’établit à 3,8 milliards d’euros. Sur les deux premiers mois de l’année, les souscriptions brutes ont atteint 22,5 milliards d’euros (contre 23,5 milliards sur les deux premiers mois de l’année 2013) tandis que les prestations versées s’élèvent à 18,7 milliards d’euros (contre 17,9 milliards sur les deux premiers mois de 2013).A fin février, l’encours total s’élève donc, à 1.478,3 milliards d’euros, en progression de 5 % sur un an.* L’Association française de l’assurance rassemble la Fédération française de sociétés d’assurance (FFSA) et le Groupement des entreprises mutuelles d’assurance (GEMA)
La Société de la Gestion de la Bourse des Valeurs (SGBV) et Euronext Paris ont annoncé avoir signé un accord en vue d’accroître la coopération entre leurs marchés.Dans le cadre de cette alliance, les deux entités vont coopérer afin de développer l’écosystème boursier sur leurs marchés respectifs et faciliter ainsi le financement des entreprises, et notamment des PME-ETI, par la Bourse.Les axes majeurs visant à développer le financement des entreprises via les marchés et notamment l’essor du marché financier algérien comprennent : - L’animation de place dans les différents métiers de la finance (organisation de séminaires thématiques, de formation et d’information à Paris et à Alger, échanges de publications, d’expériences, coordination d’initiatives conjointes), - La recherche et l’innovation financières sur des thématiques d’intérêt commun (la finance durable, environnementale et solidaire, la gouvernance d’entreprise),- La promotion et le développement international.
La Française AM a annoncé la création des fonds LFP France PME et LFP PEA Flex, qui viennent renforcer la gamme PEA existante et élargissent les possibilités d’investissement dans un cadre fiscal optimisé. Eligible au dispositif PEA PME, LFP France PME (code ISIN FR0007482591) permet d’investir dans les PME-ETI françaises à fort potentiel de croissance sur une durée de placement recommandée supérieure à 8 ans. Fonds de fonds flexible, diversifié et global en architecture ouverte, LFP PEA Flex (code ISIN FR0011668763) s’adresse pour sa part aux investisseurs particuliers recherchant, au sein d’un support éligible au PEA, une exposition flexible de 0% à 100% aux marchés d’actions.
Le marché espagnol de la gestion d’actifs suscite décidément la convoitise. Après Jupiter Fund Management (lire NewsManagers du 10 mars 2014), trois nouvelles sociétés de gestion étrangères ont en effet de décidé de se lancer à l’assaut de l’Espagne et de s’enregistrer auprès du régulateur local, la CNMV, révèle Funds People.La plus récente est Charlemagne Capital, une société indépendante spécialisée dans l’investissement dans les marchés émergents et en particulier dans les actions (long only et long short), bien qu’elle dispose aussi de fonds investissant dans les obligations et les devises. Le gestionnaire d’actifs a ainsi enregistré auprès de la CNMV, le 14 mars dernier, sa Sicav Ucits Magna Umbrella Funds Plc.Silk Invest, un gestionnaire d’actifs britannique spécialisé lui aussi dans les pays émergents et surtout les marchés frontières, a également débarqué en Espagne ces dernières semaines en enregistrant auprès du régulateur un fonds actions africain, le Silk Africa Lions Funds, et un fonds obligataire, le Silk Africa Sovereign Bond Fund.Enfin, le 7 février dernier, Kleinwort Benson a fait enregistrer auprès de la CNMV sa Sicav Kleinwort Benson Investors Institutional Fund
Merrill Lynch et la «business school» française Edhec ont décidé de s’associer pour développer de la recherche sur le risque d’allocation et les objectifs d’investissement dans la gestion de fortune, ont annoncé les deux partenaires le 20 mars dernier.L’objectif est de poursuivre la recherche fondamentale sur le risque d’allocation à travers une collaboration poussée entre la gestion d’actifs de Merrill Lynch d’un côté et l’institut Edhec-Risk de l’autre. Le but de ce projet de recherche est de fournir une approche mathématique rigoureuse aux investissements dont les objectifs sont la conservation du capital, la réalisation de revenus pour la retraite, le maintien d’un niveau minimum de patrimoine au regard des risques et de la liquidité, précise le professeur Lionel Martellini, directeur scientifique de l’institut Edhec-Risk, qui dirigera sa participation dans ce partenariat. Du côté de Merrill Lynch, le responsable de cette démarche est Anil Suri, responsable de la construction de portefeuille et de l’analyse des investissements pour la division «Investment Management and Guidance».
Année après année, le secteur des hedge funds au Royaume-Uni devient de plus en plus concentré. Selon une étude publiée par la Financial Conduct Authority (FCA), le régulateur britannique, les 20 plus grandes sociétés contrôlent aujourd’hui 82 % des actifs sous gestion et 94 % de l’exposition brute au risque de marché. «L’étude illustre à quel point cette industrie de 2.600 milliards de dollars est importante au Royaume-Uni, souligne Clive Adamson, directeur de la supervision au sein de la FCA. Avec prés de 20 % des actifs sous gestion mondiaux dans le pays, il est important que les gens aient confiance dans la manière dont nous pouvons réguler ce marché. Le défi pour nous est de nous assurer que ce marché opère avec les normes les plus élevées d’intégrité afin que Londres puisse maintenir sa position sur ce marché mondial important.» De fait, près de 470 milliards de dollars d’actifs sont gérés par des hedge funds au Royaume-Uni, avec 450 compagnies enregistrées auprès de la FCA. Son étude porte sur des données, en date de septembre 2013, provenant de 49 sociétés – qui gèrent 481 milliards de dollars d’actifs au plan mondial, dont 206 milliards de dollars au Royaume-Uni – et de 106 fonds qui affichent 345 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Au Royaume-Uni, l’industrie a connu une forte croissance au cours de la décennie écoulée. Ainsi, alors qu’ils représentaient 10 % des actifs sous gestion globaux des hedge funds au début des années 2000, les fonds gérés au Royaume-Uni par ces mêmes hedge funds représentent aujourd’hui entre 18 % et 19 % des encours mondiaux (2.630 milliards de dollars).En parallèle, l’étude souligne que, depuis la crise financière, les investisseurs institutionnels sont devenus la principale source d’argent frais pour les véhicules de hedge funds. Ils représentent en effet 42 % des investissements totaux, largement devant les fonds de fonds (21 %) et les family offices et les particuliers fortunés (13 %). A titre d’exemple, entre septembre 2010 et septembre 2013, la part des fonds des fonds a reculé de 29 % à 21 %.Enfin, cette enquête montre que les hedge funds ont augmenté leur effet de levier pour optimiser leurs paris et leurs profits. Ainsi, collectivement, les hedge funds britanniques ont un levier brut total qui représente 64 fois les actifs gérés, contre 54 fois leurs encours en mars 2013. Selon la FCA, sur ce levier total, 98 % est obtenu en utilisant des dérivés pour gagner en exposition sur le marché.