L’opérateur de marché suisse SIX Swiss Exchange a annoncé le 24 avril le lancement de l’indice SPI Select Dividend 20. Ce nouvel indice est constitué des 20 titres de l’indice SPI ayant historiquement affiché les paiements de dividendes les plus élevés et la rentabilité la plus solide.Le SPI Select Dividend 20 offre aux opérateurs de marché un outil transparent, basé sur des règles précises, mettant l’accent aussi bien sur la stabilité et le niveau élevé des dividendes que sur la rentabilité supérieure d’une entreprise telle que mesurée par le rendement du capital.Le SPI Select Dividend 20 est construit à partir de l’indice SPI. Seules les actions présentant un volume de transactions quotidien moyen d’au moins 2 millions de francs suisses sur les douze derniers mois et des versements de dividendes sur au moins quatre des cinq dernières années peuvent faire partie de l’indice. Sont pris en compte les versements de l’année en cours et ceux des quatre derniers exercices. Les titres doivent, de plus, afficher un taux de distribution positif.Les entreprises répondant à ces critères sont classées en fonction du rendement du dividende, et seules les 30 premières sont retenues. Ces 30 entreprises font ensuite l’objet d’un classement par ordre décroissant en fonction du rendement du capital. Les 20 premières de ce classement sont alors sélectionnées pour faire partie du SPI Select Dividend 20.L’indice est pondéré selon le flottant et aucune composante individuelle ne peut peser plus de 15%. Il fait l’objet d’une révision chaque année en mars. L’indice SPI Select Dividend 20 est calculé sur la base des cours et des rendements totaux et libellé en francs suisses. Les données historiques quotidiennes peuvent être remontées jusqu’au 19 mars 2007.
La DTCC (Depository Trust & Clearing Corporation), l’organisme en charge du règlement et de la livraison des actions et de la plupart des obligations sur les marchés américains, a publié hier sur son site un communiqué dans lequel il préconise une réduction du délai de règlement dans les transactions sur actions, obligations municipales, obligations corporate et UITs (unit investment trusts). La DTCC recommande de réduire ce délai à 2 jours après la date de la transaction, contre 3 jours actuellement. Dans son communiqué, la DTCC précise qu’elle va travailler avec l’industrie financière pour établir un calendrier de mise en œuvre. Une fois que ce changement sera rentré en vigueur, la DTCC souhaite mener une étude plus approfondie au sein de l’industrie financière afin d’évaluer l’intérêt de réduire, dans le futur, le délai de règlement à 1 jour après la date de la transaction. La réduction du délai de règlement « atténue le risque opérationnel et systémique en diminuant le risque de contrepartie », selon le communiqué publié par la DTCC.
La chambre de compensation internationale Clearstream a racheté à Citco une filiale spécialisée dans les activités de services d’administration à destination des hedge funds, rapporte le quotidien allemand Börsen Zeitung.
La France et l’Italie ont adjugé hier 1,5 et 20,6 milliards d’euros d’obligations indexées sur l’inflation, rapporte L’Agefi ce matin.Le Trésor français a émis deux lignes d’obligations indexées sur l’inflation en zone euro, sur des maturités 2018 et 2024, qui ont suscité une forte demande. L’agence a également émis une ligne d’obligations indexées sur l’inflation en France à échéance 2023. Cette émission suit celle de l’Allemagne qui a émis, la semaine dernière, une ligne d’obligations indexées d'échéance 2030. Le Trésor italien a quant à lui émis à échéance 2020 en offrant un coupon de 1,65% plus inflation, confirmant le fort appétit des investisseurs pour la dette périphérique actuellement.Le succès de ces émissions d’obligations indexées suggère que les investisseurs partagent la confiance de la BCE quant au retour progressif d’une plus forte inflation en zone euro.
Le groupe britannique HSBC, le français BNP Paribas et une autre société financière britannique, ICAP, figurent parmi les sociétés les plus controversées de la planète dans le rapport annuel 2013 publié par RepRisk, le fournisseur d’informations sur les risques ESG.HSBC figure en quatrième position du classement RepRisk, derrière le français Comigel (plats surgelés), l’espagnol Punta Fa SL (habillement) et la FIFA qui occupe la première place pour avoir notamment violé le droit du travail et les droits humains, et pour des problèmes de corruption liés aux coupes du Monde en Russie, au Brésil et au Qatar. La réputation du groupe HSBC a été affectée l’an dernier par de multiples scandales, notamment par des accusations de blanchiment qui l’ont amené à payer une amende de 1,9 milliard de dollars pour mettre fin à des soupçons de blanchiment de l’argent des cartels de la drogue au Mexique et en Colombie. Pour BNP Paribas, en huitième position, les critiques concernent le blanchiment d’argent (BNP Paribas Monaco), la fraude, l'évasion fiscale et le financement de projets controversés aux impacts environnementaux et sociaux dévastateurs.Le britannique ICAP, en neuvième position, a lui été épinglé pour sa participation dans la manipulation du Libor.
Les fonds monétaires s’illustrent à nouveau au mois de mars. Dans le panorama des OPCVM de droit français, ils enregistrent une décollecte de 9,83 milliards d’euros, à rapprocher de la décollecte globale de 10,55 milliards d’euros, qui prend également en compte des sorties nettes au sein de classes d’actifs risqués. De fait, l’encours global des fonds relevé par Europerformance SIX Telekurs, a baissé de 1,39 % sur le mois. Par ailleurs, certaines catégories actions ont également subi un effet performance négatif qui a amplifié le phénomène. Par comparaison, les fonds obligataires ont dans leur ensemble collecté en net et ont aussi profité d’un effet marché positif. Dans le détail, les fonds actions ont subi des rachats nets de 538,35 millions d’euros. «Les places boursières européennes, américaines et surtout asiatiques se sont nettement repliées durant la 1ère quinzaine de mars, avant que le résultat du référendum en Crimée n’inverse cette tendance», indique Europerformance. «Les anticipations d’une intervention de la BCE et, surtout, l’éventualité d’une relance en Chine ont par la suite entretenu la hausse des indices», ajoute le collecteur de données. Pour l’essentiel, ces sorties proviennent effectivement des fonds d’actions internationales (-577,29 millions) et des fonds Asie-Pacifique (-199,86 millions). Les OPCVM investis sur le Vieux Continent ne font pas exception mais la baisse est nettement moindre : ils perdent 55,46 millions et ceux investis sur le marché américain, 22,09 millions. Quoi qu’il en soit, la performance moyenne de cette dernière catégorie (+1,44 %) explique que l’encours de ces fonds a néanmoins progressé de 0,8 %. Contrairement à celui des fonds européens (-0,09 %) et à ceux investis sur l’Europe (-1,53 %), du fait de performances négatives dans les deux cas (- 0,13 % et -0,06 % respectivement).Pour leur part, les encours des fonds d’obligations restent soutenus par la demande d’investisseurs et la bonne tenue des marchés de taux et de crédit, note encore Europerformance. Fin mars, le volume d’encours de ces fonds atteint 93,7 milliards d’euros, en progression de 1,32 %, après avoir collectés 957,16 millions. Dans le détail, les fonds composés d’obligations européennes et ceux investis dans des titres à haut rendement ont été les plus demandés. Ils ont collecté en net 467,45 millions et 413, 35 millions respectivement. Côté performances, toutes les catégories recensées par Europerformance ont enregistré en moyenne un gain. Avec une hausse moyenne de 1,29 % les fonds d’obligations émergentes ont été les plus performants. Les fonds sur l’Europe ont, quant à eux, enregistré un gain de 0,42 %. Enfin, l’encours des fonds d’obligations convertibles, de 16,4 milliards, a progressé de 0,74 % sur le mois grâce à une collecte nette pour chacune des trois catégories – investies sur la zone euro, l’Europe et à l’international. Elles ont progressé respectivement de 82,98 millions, 74,06 millions et 11 millions. L’effet performance a été positif pour les deux catégories européennes (+0,56 % et 0,35 %), alors que les fonds investis à l’international ont subi une baisse en moyenne de 0,17 %.
Le futur tour de table d’Euronext se précise. Un consortium de huit investisseurs de référence s’est en effet engagé à acquérir 25% à 30 % du capital de l’opérateur boursier, filiale à 100 % d’IntercontinentalExchange (ICE), dans la perspective de son introduction en Bourse attendue pour le mois de juin et qui pourrait valoriser l’entreprise 1,5 milliard d’euros, selon Reuters qui cite trois sources anonymes proches du dossier.Ce consortium est composé de BNP Paribas, Société Générale, la Caisse des Dépôts, ING, ABN Amro, Banco Espirito Santo, la holding publique belge SFPI (Société fédérale de participations et d’investissement, et la banque belge Belfius et SPFI. La chambre de compensation Euroclear devrait aussi rejoindre ce consortium.Toutefois, contacté par L’Agefi, Belfius dément cette opération. Une autre source assure que rien n’a été décidé pour l’institution qu’elle représente. Les autres parties se refusent à tout commentaire. Banco Espirito Santo n’a pas pu être contacté. Selon Reuters, ce consortium d’investisseurs a été constitué en partie pour assurer qu’Euronext reste sous le contrôle des Bourses qui le constituent - à savoir les Bourses de Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne - et échappe ainsi à une mainmise de ses rivaux, à savoir London Stock Exchange ou le Nasdaq. ICE, qui a toujours affiché son intention de se séparer d’Euronext, espère retirer 500 millions de dollars de la scission de l’opérateur boursier paneuropéen.
Les sociétés de gestion espagnoles sortent d’une année 2013 particulièrement faste. L’an dernier, le bénéfice avant impôt cumulé par les sociétés de gestion d’institution d’investissement collectif (SGIIC) a ainsi augmenté de 58,4 % l’an dernier pour atteindre 453 millions d’euros, selon les données publiées dans le bulletin officiel trimestriel de la CNMV, le régulateur local. Cette performance a été rendue possible grâce, en grande partie, à la forte progression des encours enregistrée sur l’exercice écoulé. En 2013, les actifs sous gestion des SGIIC a en effet progressé de 22,5 % pour se situer au-delà des 187 milliards d’euros (187,34 milliards d’euros précisément). «Il s’agit de la première augmentation des encours pour ces entités depuis la crise de 2007, note la CNMV. Plus de 90 % de cette croissance a trouvé son origine dans le segment des fonds de placements mobiliers.» Le régulateur local observe également que les revenus tirés par les commissions de gestion ont augmenté de 12,5 % pour atteindre 1,6 milliard d’euros.
Les Perco ont connu une année faste en 2013. Selon les données publiées par l’Association française de la gestion financière (AFG), les encours des plans d’épargne pour la retraite collectifs (Perco) ont enregistré une progression de 28 % de leurs encours pour atteindre 8,6 milliards d’euros à fin 2013. Sur l’année écoulée, les souscriptions brutes se sont établies à 1,7 milliard d’euros, soit une hausse de 7 % sur un an. Dans le même temps, les rachats se sont élevés à 420 millions d’euros. Résultat: la collecte nette sur les Perco ressort à 1,3 milliard d’euros en 2013.A fin décembre 2013, près de 1,540 millions de salariés – sur les 4,8 millions couverts – ont effectué des versements, en progression de 23 % sur un an. Le nombre d’entreprises équipées atteint désormais le seuil des 177.000, soit 18.000 entreprises de plus de qu’en 2012, en croissance de 11% sur un an.
Lancée début janvier, l’étude de faisabilité de la fusion entre la Banque Populaire de Lorraine Champagne et celle d’Alsace s’achèvera le mois prochain et rien ne semble faire obstacle à un tel rapprochement, rapporte Les Echos. La fusion pourra même être effective à la fin du printemps 2015, avec effet rétroactif au 1er janvier 2014. Ce rapprochement donnerait naissance alors naissance à la deuxième caisse régionale du groupe Banque Populaire, derrière la Bred, avec 860.000 clients, 270 agences réparties sur neuf départements, 2.900 salariés et un total de bilan de 21 milliards d’euros. Avant cela, après consultation des partenaires sociaux, les deux conseils d’administration des établissements bancaires se réuniront séparément le 29 juillet pour examiner et valider le traité de fusion, après quoi les assemblées générales des deux banques seront convoquées pour entériner définitivement le mariage : en Alsace, le 18 novembre prochain et en Lorraine le 27 novembre.
L’indice CAC PME, lancé début mars par Euronext pour accompagner la création du PEA PME, connaît des débuts bien difficiles, accusant un chute de 3,29% le lundi 14 avril, rapporte Les Echos, observant que sur les dix dernières séances, cet indice a enregistré 8 baisses. Ce fort repli n’arrive pas au meilleur moment alors que nombre de sociétés de gestion sont en train de lancer, à grand renfort de publicité, leurs produits PEA PME.Le CAC PME est le reflet de petites valeurs, frappées de plein fouet par le regain d’aversion pour le risque, sur fond d’inquiétudes sur la situation en Ukraine, note le quotidien économique. Surtout, cet indice a tendance à amplifier les mouvements de hausse comme de baisse, compte tenu de la concentration de l’indice, selon une étude de PME Finance, en collaboration avec CM Economics et AltaValue.Ce n’est pas le premier épisode noir que subit le CAC PME. Sa composition, elle-même, ne cesse d’être mise en cause depuis son lancement, alors que le décret d’application du PEA PME a posé de gros problèmes d’interprétation. D’après PME Finance, trois sociétés de l’indice ne seraient toujours pas éligibles : Sartorius Stedim, Transgène et Carmat.
Douze banques supplémentaires adhèrent aux principes de gouvernance des «green bonds», ces obligations émises pour financer des projets censés apporter un avantage environnemental ou social, rapporte L’Agefi. Lancée par 4 banques (BoA Merrill Lynch, Citi, Crédit Agricole et JPMorgan), cette charte rassemble aujourd’hui 25 établissements bancaires.
Pour que les achats de la BCE se portent sur des titres de dette il faudrait que la situation se détériore à nouveau selon Jean-Luc Proutat, économiste chez BNP Paribas qui constate que le sujet fait toujours débat au sein du conseil des gouverneurs.Le premier but d’un QE appliqué à la zone euro serait de faciliter le financement de l’économie européenne et non de faire baisser la monnaie unique, rappelle l’économiste. Une baisse de la parité euro/dollar est davantage conditionnée par l’arrêt progressif de l’assouplissement quantitatif aux Etats-Unis que par son hypothétique mise en place en zone euro, estime Jean-Luc Proutat.
La nouvelle plateforme de titrisation de place est entrée en action à la veille du week-end. Ce nouvel émetteur, Euro Secured Notes Issuer (ESNI), a réalisé ses premières émissions de titres de créances garantis Euro Secured Notes (ESN), pour 2,650 milliards d’euros pour une maturité allant jusqu’à trois ans. Elles seront suivies par d’autres émissions dans les prochaines semaines. La plateforme, conçue par 5 banques de la Place (BNP Paribas, Groupe BPCE, Groupe Crédit Agricole, HSBC France et Société Générale) et qui a bénéficié d’un fort soutien de la Banque de France, est «un réel atout pour la Place de Paris. Elle doit conférer une valeur de liquidité aux financements accordés aux PME-ETI et permettre aux intervenants des marchés de capitaux de disposer de collatéraux de très haute qualité», souligne la Fédération bancaire française (FBF) dans un communiqué.Cette initiative de Place répond pleinement aux recommandations du rapport de Paris Europlace « Financement en Dette des PME/ETI : Nouvelles Recommandations », remis en mars dernier et destiné à alimenter les travaux du « Comité Place Financière de Paris 2020 ». «Après le PEA PME, la Charte Euro PP et le lancement, aujourd’hui, du véhicule de titrisation de Place, la Place financière de Paris poursuit sa stratégie de développement d’instruments complémentaires de financement des PME/ETI. Il s’agit d’un enjeu majeur pour la Place de Paris pour attirer les émetteurs PME/ETI, et les investisseurs européens et internationaux», relève pour sa part Pari Europlace dans un communiqué.Ce nouveau mode de création de collatéral s’appuie sur les crédits bancaires aux entreprises remplissant les critères d'éligibilité aux opérations de refinancement de l’Eurosystème. Les instruments financiers ainsi créés pourront être utilisés comme collatéral entre intervenants des marchés de capitaux et comme support pour des investisseurs. Les titres de créances garantis sont émis par ESNI, une société de titrisation de droit français. Les créances privées, cédées en «pleine propriété à titre de garantie» au bénéfice de l’ESNI restent cependant gérées par les groupes bancaires ayant accordé les crédits et les titres émis ne sont pas tranchés. Chaque établissement de crédit participant à l’ESNI dispose de son propre compartiment indépendant. Par ailleurs, les ESN sont adossés à des créances présentant une note élevée dans l’échelle de cotation de la Banque de France (FIBEN).
Les sociétés de gestion apprécieront. La gestion d’actifs marque à nouveau des points auprès des conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI). Selon la septième enquête annuelle (*) réalisée par L’Agefi au début de l’année 2014 - portant sur plus de 200 réponses de CGPI - il ressort que si l’assurance vie demeure bien le produit le plus conseillé sur ces trois dernières années (pour 96 % des interrogés), en 2013, ce sont les fonds flexibles qui ont été davantage recommandés que les fonds en euros : 65 % des CGPI ont affirmé ainsi avoir privilégiés ce type d’OPCVM contre 51 % pour les fonds en euros. Ces placements figurent même en quatrième position derrière les fonds actions classiques et les fonds diversifiés (qui avec 54 % et 55 % respectivement des recommandations, se trouvent parmi les produits les plus conseillés en 2013).Considérer que les conseillers en gestion de patrimoine font preuve d’une plus grande témérité sans distinction des classes d’actifs serait aller vite en besogne. Les CGPI se sont en effet montrés sélectifs au sein de la classe «actions» : les fonds investis sur les pays émergents ont accusé un net repli par rapport à 2012. Seuls 10 % des répondants ont indiqué qu’il s’agissait des fonds actions qu’ils avaient le plus conseillés à leurs clients lors des 12 derniers mois, alors qu’en 2012, ils étaient… 50 %.Par opposition, l’ensemble des fonds investis sur la zone euro, ou sur l’Europe, quelles que soient la taille des capitalisations, ont été très recherchées. 60 % des personnes interrogées environ les ont conseillés, soit près de trente points de pourcentage de plus d’une année à l’autre. Les fonds actions investis sur la France en ont également profité mais un cran en deçà. La progression est de onze points de pourcentage, à 36 % en 2013. A l’international, l'étude note que «les fonds orientés sur l’Asie sont très marginalement préconisés même si les valeurs, japonaises et d’Amérique du Nord ont davantage marqué l’intérêt des CGPI.» Les fonds «Actions Monde» ne font pas recette : seuls 17 % les ont franchement conseillés l’an dernier. Autre élément intéressant : si ils restent minoritaires - à 44 % précisément - les CGPI déclarant s’intéresser à la gestion alternative, ont tout de même bondi de dix points de pourcentage entre 2012 et 2013. Cela étant, le niveau de 2011 n’a pas été encore retrouvé. Cette année-là, 48 % des personnes interrogées avaient alors répondu s’y intéresser. A noter,en revanche, que les fonds d’obligations « corporate » n’ont guère été plébiscités par les CGPI l’an dernier. Ils n’ont été que 27 % à les avoir préconisés contre 50 % l’année précédente. Par ailleurs, les fonds à capital garanti ou à formule ne font plus recette. 65 % des personnes sondées ont indiqué que l’espérance de gain de ces produits est trop aléatoire par rapport à leur coût pour leurs clients pour les recommander. L’an dernier, toujours dans un contexte de taux bas, ils étaient 56 %... Il semble qu’il s’agit du frein principal car ils ne sont plus que 18 % - contre 25 % l’an dernier –à considérer que ces produits sont souvent trop complexes à comprendreParmi les produits délaissés par les CGPI, les ETF figurent en bonne place. Les professionnels du patrimoine n’ont été que 10 % à les préconiser l’an dernier (contre 20 % en 2011). Plus précisément, parmi les ETF conseillés, les ETF indiciels sont les plus fréquemment cités (50 % en 2013 contre 24 % un an auparavant. En matière de gestion typée, les fonds ISR ont également toujours autant de mal à convaincre les CGPI. Ils ne sont que 19 % à les recommander à leurs clients, relève l’enquête qui, en guise d’explications, évoque le manque de visibilité et de performance d’un produit surtout perçu comme un simple concept marketing. Cause ou conséquence, il y a peu de mise en avant commerciale de ces fonds par les asset managers. La gestion d’actifs retrouve donc une bonne place dans les préconisations des conseillers auprès de leurs clients. D’ailleurs, dès lors qu’il s’agit d’aborder les grands défis des années à venir, ils ne sont que 5 % à citer l’adaptation à des produits de plus en plus complexes comme l’une des principales difficultés, contre 7 % en 2012 et… 13 % en 2010. En revanche, l’adaptation à la réglementation reste toujours la préoccupation majeure de ces professionnels. A 82 %, loin devant la croissance de leur cabinet (54 %) et le recrutement de nouveaux clients (46 %). Comparé à la précédente étude, cet ordre reste inchangé mais dans les trois cas, les taux de réponses ont progressé.Enfin, pour ce qui concerne la question du commissionnement, dans le cadre de la directive MIF II, en préparation, 64 % des CGPI préfèrent conserver leur mode de rémunération par commissionnement. Quitte à ne plus être considérés comme indépendants. (*) Pour plus d’informations sur l’enquête, vous pouvez contacter Anais Dos Santos à L’Agefi: adossantos@agefi.fr
La dixième édition de l’enquête annuelle menée par Novethic a mis en valeur que les encours des produits d’Investissement socialement responsable (ISR) français ont progressé de 14% en 2013, à 169,7 milliards d’euros. Détenus aux deux-tiers par des institutionnels (120 milliards d’euros), les produits ISR ont maintenu leur clientèle particulière grâce à l’épargne salariale et à l’assurance-vie, précise Novethic. Les fonds ISR représentent désormais 5% de la gestion d’actifs en France. L’intégration ESG, qui répertorie les produits prenant en compte certains critères environnementaux, sociaux ou de gouvernance sans pour autant être dédiés à l’approche ISR, ont pour leur part représenté 440 milliards d’euros, soit 15% de la gestion d’actifs hexagonale.
Union Financière de France (UFF) a annoncé le lancement d’un mandat de gestion éligible à une réduction d’ISF dès 2014, confier à Extend AM. UFF Capital France investira en direct dans une douzaine de PME matures et exportatrices, qui symbolisent le «made in France». Les secteurs ciblés concerneront la distribution spécialisée, le luxe, la gastronomie/l’art de vivre à la française et le tourisme, vie l’hôtellerie. Afin de sécuriser au mieux l’investissement, les entreprises sélectionnées seront en outre propriétaires d’actifs tangibles, comme des immobilisations foncières. «L’objectif est d’offrir un rendement de 6% à 8%, indépendamment de l’avantage fiscal», souligne Jean-Marc Palhon, président d’Extend AM. Dans le cadre d’une détention minimum de 5,5 années (31 décembre 2019), l’investissement dans UFF Capital France permet une défiscalisation de 50% des sommes placées, dans la limite de 45.000 euros. La date limite de souscription pour bénéficier de cette réduction au titre de l’ISF 2014 est fixée au 4 juin pour les patrimoines supérieurs à 2,57 millions d’euros, et au 5 mai pour les patrimoines inférieurs.
La Banque Zitouna vient de signer à Tunis avec la Banque islamique de développement (BID) un accord de partenariat stratégique portant sur la création d’une institution de microfinance islamique, rapporte l’hebdomadaire Le Point sur son site. La nouvelle institution va disposer d’un capital de l’ordre de 15 millions de dinars (9,4 millions de dollars). À côté de la Banque Zitouna qui détiendra 35 %, il y aura sa filiale d’assurances, Zitouna Takaful (15 %), ainsi que la BID, la Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale, et enfin La Poste tunisienne. Autre pays, autre approche : au Maroc, la Société anonyme marocaine de l’industrie du raffinage (Samir) a signé un accord, à la fin du mois de mars, avec la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC), membre du groupe de la Banque islamique de développement, indique le magazine d’informations.
Fidelity Investments souhaite develloper une plate-forme de trading actions collective en partenariat avec d’autres gestionnaires pour tenter d’endiguer la montée du trading à haute fréquence, qui représente désormais plus de 50% des volumes échangés sur actions aux Etats-Unis. Le Wall Street Journal rapporte que Fidelity a pour ambition de mettre en œuvre un outil transparent basé sur la collaboration entre asset managers, offrant de fait un meilleur service qu’une quelconque dark pool. Ce projet semble avoir les faveurs des autorités, puisque Le responsable de la protection des investisseurs auprès du Procureur général de New York, a clamé que les opérateurs boursiers et autres plates-formes de trading actions devaient absolument améliorer leurs systèmes afin de ne plus permettre aux traders à haute fréquence d’engranger des bénéfices au détriment des investisseurs ordinaires.
ETF Securities Group a créé une nouvelle entité, ETFS Indices LLC dédiée à la création et au suivi de nouveaux indices. Elle vient de lancer 4 indices basés sur les contrats à terme sur matières premières. Ces derniers ont vocation à être utilisés dans le trading sur matières premières aussi bien en stratégie long/short que directionnelle et également dans le trading physique.