La faiblesse de la croissance incite les acteurs économiques à la prudence et continue à peser sur le dynamisme des opérations boursières. Trente-quatre offres publiques ont été recensées en France en 2014, soit un recul de 8 % par rapport aux 37 opérations comptabilisées en 2013 et de 37 % par rapport aux 54 opérations en 2011, selon le sixième Observatoire des Offres Publiques proposée par Ricol Lasteyrie Corporate Finance. Toutefois, le montant de capital acquis au cours de ces opérations s’élève à 3,2 milliards d’euros, et a quasiment quadruplé par rapport aux 758,5 millions d’euros constatés en 2013. Cette progression s’explique par la présence, dans le palmarès, d’opérations significatives sur le capital de cinq sociétés dont la valorisation dépasse un milliard d’euros. Il reste que ce montant de 758 millions d’euros demeure loin des niveaux d’avant-crise, notamment des 12 milliards d’euros recensés en 2008. La prime médiane offerte aux détenteurs d’actions est de 20,8 % par rapport au dernier cours de bourse, inférieure à la médiane de 23,6 % observée sur les offres publiques de l’année 2013. En revanche, la prime médiane hors extrêmes par rapport à la valeur intrinsèque des entreprises cibles calculée par les experts indépendants est supérieure à celle de l’an passé. Elle est de 9% comparés aux 6,6% en 2013. La Bourse de Paris a enregistré 25 introductions (IPO) sur Euronext et Alternext en 2014 : 16 opérations sur Euronext et 9 sur Alternext, à comparer avec 15 IPO en 2013 (hors marché libre). Ces opérations se sont accompagnées de mises sur le marché (émission de nouvelles actions et cessions d’actions) totalisant 4,5 milliards d’euros. En Allemagne, 15 IPO sont intervenues sur la Deutsche Börse. Au Royaume-Uni, le London Stock Exchange a enregistré 146 IPO : 51 sur le marché principal, 95 sur AIM (Alternative Investment Market). Seize sociétés ont été retirées de la cote à la suite d’offres publiques, soit le même nombre qu’en 2013. 65 sociétés ont réalisé des augmentations de capital en 2014 sur Euronext et Alternext permettant de lever 11,9 milliards d’euros. Dix-neuf opérations ont été supérieures à 50 millions d’euros.
Une satisfaction et un regret. Le marché français de la gestion se porte plutôt bien malgré la faiblesse chronique, probablement unique en Europe et dans le monde, de l'épargne longue en actions. Les encours globaux sous gestion (mandats et OPC) ont ainsi progressé légèrement en 2014 (3,5%) franchissant le cap des 3.200 milliards d’euros à 3.230 milliards d’euros, soit une croissance en volume de l’ordre de 100 milliards d’euros, a indiqué l’AFG le 11 février à l’occasion de la présentation du bilan 2014 du secteur. L’encours des fonds de droit français a crû à un rythme de 2,7% (environ 6% hors fonds monétaires). Parmi ces fonds, l’actif net des FIA dans le sens de la directive AIFM approche les 900 milliards d’euros, en hausse de 4,9%. Ensemble, les mandats et les fonds étrangers gérés en France ont augmenté, quant à eux, de 4,2%. Plus en détail, les actifs gérés sous mandat, investis en grande partie en produits de taux, sont en progression de 4,5% à presque 1.440 milliards d’euros. Une croissance due pour l’essentiel à des effets de marché et à une forte remontée de la collecte de l’assurance-vie en 2014, qui affecte positivement les délégations de gestion. La gestion financière en France d’OPC de droit étranger aurait quant à elle largement dépassé les 200 milliards d’euros, conséquence d’un renforcement de la distribution pour des clients non résidents et dans une certaine mesure des restructurations de gammes de fonds. Dans un contexte de baisse des taux, les produits obligataires classiques ont connu des performances (12,7 milliards d’euros) et des souscriptions nettes record (18 milliards d’euros) dues en partie à un report de la demande en provenance des fonds monétaires. De même, les clients de la gestion française ont bénéficié d’effets de marché globalement positifs qui ont soutenu la valorisation des fonds actions et orientés actions, cependant toujours en décollecte même si c’est à un rythme plus faible. En 2014, on a observé une stabilisation à un très faible niveau historique des placements financiers des ménages, l’accroissement des souscriptions nettes des produits assurance vie compensant la plus faible appétence pour l’épargne réglementée, à l’exception du PEL. En revanche, les valeurs mobilières, y compris les titres des OPC, sont toujours en nette décollecte. Dans cet environnement, en s’appuyant notamment sur une internationalisation croissante de leurs clientèles, certaines sociétés de gestion ont bien tiré leur épingle du jeu et réalisé une bonne collecte en particulier sur des fonds long terme.Le nombre de sociétés de gestion de portefeuille (SGP), avec 39 créations brutes en 2014, a continué de croître et atteindrait désormais 638 unités contre 613 fin 2013. Cette croissance est due en grande partie à la création de sociétés de gestion en réponse à l’entrée en vigueur de la directive AIFM et concerne majoritairement des SGP immobilières, de titrisation, forestières et de capital investissement.
La gestion collective française débute bien l’année. Son encours qui atteint 799,42 milliards d’euros fin janvier, marque une progression de 4,62 % sur le premier mois de 2015. En outre, selon les chiffres d’Europerformance-SIX Telekurs, le marché a attiré les investisseurs et a bénéficié simultanément d’une effet marché positif. Dans l’ensemble, les souscriptions nettes ont atteint 1,34 milliards, et toutes les grandes classes d’actifs ont collecté. Parfois modestement dès lors que les seules sicav monétaires ont engrangé en net plus de 1,23 milliard. Dans le détail, les fonds d’obligations jouent encore les vedettes et ont enregistré des souscriptions nettes de 756,23 millions d’euros. Pour leur part, les fonds actions dans leur ensemble ont capté 85,51 millions et les fonds investis en titres convertibles 51,27 millions. Cela étant, prises une par une, quelques grandes catégories de fonds d’investissement ont subi des rachats nets. C’est le cas des fonds obligataires investis dans les pays émergents (-11,55 millions) et, dans la catégorie des fonds actions, ceux investis sur l’Europe et à l’international. La première catégorie perd 740,01 millions et la seconde 190,15 millions. Enfin côté convertibles, les fonds composés de titres de la zone euro et ceux à l’international, ont respectivement decollecté de 31,22 millions et de 50,8 millions. Pour que les grandes classes d’actifs – actions, obligations et convertibles - aient toutes enregistrées une collecte positive, certaines catégories de fonds se sont donc illustrées. Parmi les fonds obligataires, ceux investis sur la zone euro ont capté 441,76 millions d’euros, loin devant la deuxième meilleure catégorie de fonds obligataires en termes de collecte : ceux investis sur les titres à haut rendement (192,7 millions). Parmi les fonds actions, ceux investis sur l’Asie/Pacifique ont enregistré une collecte de 710,09 millions, une fois de plus, loin devant le deuxième collecteur, les fonds actions sectoriels (260,47 millions). Enfin du côté des fonds d’obligations convertibles ; celles investis sur l’Europe ont collecté en net 133,29 millions. En matière d’effet marché, on notera que l’ensemble des catégories de fonds obligataires ont progressé de 1,03 % en moyenne. Si l’on exclut les fonds d’obligations libellées en dollars qui ont profité du raffermissement du billet vert et ont enregistré un résultat de 9,89 % sur le mois, les fonds investis sur l’Europe ont affiché une performance moyenne de 2,10 % et celles à l’international de 1,32 %. L’effet performance des fonds actions a, pour sa part, été particulièrement fort : de 6,97 % en moyenne, avec une progression de 9,52 % pour ceux investis en Asie/Pacifique, + 6,97 % pour ceux investis sur l’Europe et +6,17 % pour ceux à l’international. Quant à l’effet marché sur les fonds convertibles, il s’est élevé à 3,46 % en moyenne, avec une progression de +3,76 % pour ceux investis sur l’Europe et de +2,79 % pour ceux investis à l’international.
L’Indicateur de Régime de Marché (MRI) de State Street Global Advisors a vécu une année 2014 contrastée. Après un début d’année 2014 dominé par des régimes de « faible aversion au risque » et « d’euphorie », l’aversion au risque a atteint des sommets au cours du dernier trimestre 2014, plaçant le MRI sous des régimes de « forte aversion au risque », puis de « crise », souligne State Street. Dès le mois d’octobre, le MRI a basculé dans le régime de « forte aversion au risque » en raison des inquiétudes liées à l’économie de la zone euro, à la chute des prix du pétrole brut, aux faibles chiffres de la consommation des ménages aux Etats-Unis, et à la panique due au virus Ebola en Afrique. Ces évènements ont provoqué une liquidation des actifs risqués, principalement sur les marchés actions, déclenchant le régime de « crise » du MRI pendant quelques semaines. Le MRI est ressorti du régime de crise en novembre, grâce à des résultats meilleurs que prévus au 3ème trimestre, à l’augmentation du PIB américain, et aux interventions de la Fed et de la Banque Centrale du Japon. «L’indicateur de régime de marché finit néanmoins l’année en régime de « crise » ; les acteurs du marché devant faire face à de multiples défis en 2015 : le quantitative easing de la BCE, les élections grecques, les risques géopolitiques liés à l’escalade des crises ukrainienne et russe et les événements au Moyen-Orient. La chute des prix du pétrole devrait aussi impacter les marchés émergents, en particulier les pays producteurs de matières premières», précise State Street.
Les rapports de responsabilité sociale se généralisent et gagnent en professionnalisme, montre une étude de Vigeo réalisée sur plus de 1.300 entreprises ayant leur siège en Europe, en Amérique du Nord, dans la région Asie-Pacifique et dans une quinzaine de pays émergents. « Alors qu’en 2008, il était encore une pratique principalement nord-américaine, britannique et française, le reporting RSE s’est clairement universalisé au cours des quatre dernières années, et observe, désormais, même dans les pays émergents, la production de discours des firmes, assortis d’indicateurs sur leur responsabilité sociale et environnementale, leur gouvernance et leur éthique des affaires », indique l’agence.Les sujets de gouvernance, supposés être prioritairement destinés aux marchés financiers sont quantitativement les plus renseignés ; l’information relative aux facteurs environnementaux a fortement augmenté au cours des quatre dernières années (+10%).En revanche, l’information sur les droits de l’homme, le dialogue social et l’intégration des standards sociaux et environnementaux dans les achats internationaux et dans la chaîne des approvisionnements internes des entreprises demeure le maillon faible du reporting sur la responsabilité sociale.Par ailleurs, Vigeo indique qu’il n’y a pas de lien entre la quantité et la pertinence de l’information. « Des rapports concis, de quelques dizaines de pages, peuvent suffire à rendre intelligibles les facteurs de risques de responsabilité sociale et les processus managériaux dédiés à leur prise en compte, et se révéler donc plus utiles que des rapports de plusieurs centaines de pages pour l’analyse fondamentale des entreprises et leur dialogue avec leurs parties prenantes », explique l’agence.Enfin, un groupe d’entreprises leaders parvient désormais à dépasser les discours de caractère général sur le développement durable et à fournir une reddition extensive et de qualité sur la responsabilité sociale, ses objectifs, ses processus de mise en œuvre et ses résultats. Sur 31 entreprises ainsi différenciées à l’échelle mondiale, 19 sont françaises avec à leur tête le Groupe Société Générale.
Les banques américaines et leurs homologues suisses occupent toujours les premières places du classement des meilleurs établissements spécialisés dans la banque privée, révèle une récente enquête du magazine Euromoney, que reprend L’Agefi suisse. Réalisée auprès de plus de 400 banques établies dans 90 pays et pas moins de 2377 personnes sollicitées, il ressort cependant que sous les coups de boutoir du gouvernement américain, en 2014, l’UBS Wealth Management a cédé sa place à J. P. Morgan qui se retrouve à la tête de ce classement. Une première depuis douze ans. L’UBS Wealth Management se retrouve néanmoins en tête du classement en ce qui concerne des critères tels que la recherche et l’allocation d’avoirs tandis que Goldmann Sachs a été élue en tête des banques privées pour ses services bancaires spécialisés dans les investissements, alors que la Citibank décrochait la palme de la meilleure banque pour ses services bancaires commerciaux.Par rapport à l’année 2013, Credit Suisse a reculé d’une place dans ce classement et se retrouve sur la troisième marche du podium. Il reste pourtant en tête du peloton en ce qui concerne ce secteur d’activité en Europe centrale et de l’Est, ainsi qu’au Proche Orient. Deux autres banques européennes se hissent parmi les dix meilleurs établissements, à savoir la Goldman Sachs et Pictet, qui ont bouté la Barclay Wealth et la Santander hors du peloton des dix banques en tête du palmarès. De manière générale, les banques européennes ont surtout perdu du terrain sur la scène mondiale en raison de la structure de leurs coûts de gestion, précise le quotidien.
La responsabilité sociale des entreprises (RSE) creuse son sillon. Le troisième observatoire de la performance responsable qui vient d'être publié par Capitalcom démontre qu’un Français sur deux désormais considère que la RSE a un impact positif sur la rentabilité des entreprises. Le grand public attend de celles-ci qu’elles lui ouvrent la voie, avant d’intégrer, à son propre compte, la RSE dans ses décisions en tant que consommateur, salarié ou investisseur, souligne Caroline de La Marnierre, membre du Comité d’Orientation de l’Observatoire et présidente de Capitalcom citée dans un communiqué. En chiffres, un tiers des Français reste encore à convaincre sur l’engagement des entreprises en matière de responsabilité sociale. A noter que selon l'étude, l’énergie et les biens de consommation sont deux secteurs qui cristallisent l’attention du grand public en matière de RSE.
Les analystes qui gagnent leur vie en évaluant les entreprises et en envoyant des idées d’investissement aux gérants doivent relever un nouveau défi : prouver leur propre valeur, rapporte The Wall Street Journal. Pendant des dizaines d’années, la recherche des analystes a été financée par les commissions payées par les clients chaque fois qu’ils achètent ou vendent des actions via une banque. Mais une nouvelle loi de l’Union européenne va exiger que les sociétés de gestion paient spécifiquement pour toute analyse ou service reçu. En conséquence, Barclays, Citigroup, Credit Suisse Group et Deutsche Bank travaillent avec leurs clients en vue de déterminer une grille de prix pour la recherche que les clients reçoivent. Les prix devraient s’échelonner entre environ 50.000 dollars par an pour recevoir des notes de recherche standard, et des millions de dollars pour une analyse sur mesure et un accès illimité aux analystes. UBS a de son côté commencé à proposer de la recherche et un accès direct pour des frais qui dépendent de la popularité de l’analyste et de la demande fluctuante pour son domaine de spécialité. Les analystes les plus populaires peuvent coûter quatre à cinq fois plus cher que les autres.
La Chine a lancé le 9 février à Shanghai la vente de ses premières stock-options, avec l’objectif de développer les marchés financiers et de donner aux investisseurs un outil de gestion du risque. Les investisseurs ont la possibilité d'échanger des stock-options sur le China 50 ETF, un indice regroupant les 50 cotations les plus importantes de la Bourse de Shanghai. L’introduction de stock-options pourrait entraîner une plus grande volatilité des cours, a estimé la presse officielle. Elles pourraient cependant être bénéfiques pour le marché sur le long terme en aidant notamment les investisseurs à se protéger contre le risque. Ce lancement «marque un nouveau développement dans l’instauration d’un marché des capitaux à plusieurs niveaux et injecte aussi une nouvelle vitalité contribuant à faire de Shanghai un centre financier international», a estimé Yao Gang, vice-président de la Commission de régulation chinoise (China Securities Regulatory Commission ou CSRC).Selon les règles émises par la Bourse de Shanghai, le montant minimal d’investissement requis pour bénéficier de ces stock-options est de 500.000 yuans (68.200 euros) pour un investisseur privé et un million de yuans (136.400 euros) pour un investisseur institutionnel.
Toujours plus ! Selon la 4eme étude des principaux comptes Twitter en France, qui a établi 18 classements des 20 principaux Experts et Institutions dans 9 catégories (*), le développement des principaux comptes de Twittos enregistre une progression impressionnante. D’après l’enquête réalisée par Alban Jarry qui dirige le programme Solvency 2 de la Mutuelle Générale et occupe la fonction de vice-président de XBRL France, dans le classement des experts, 58 362 followers en assurance pour le TOP20 marque une augmentation de 85 % en 6 mois. Par ailleurs, 104 992 followers en asset management équivaut à une hausse de 134 % sur la même période.Quant aux classements pour le TOP20 des institutions, il recense 189 621 followers en assurance en augmentation de 56 % en 6 mois. En outre, 187 607 followers en finance mettent en évidence une augmentation de 37 % et 84 328 followers en asset management une augmentation de 334 %.En assurance, l’étude montre la forte progression des principaux comptes d’experts (qui pour les principaux progressent de 1000 à 2000 followers par mois, indique l’enquête), il faut maintenant 1 505 followers pour intégrer le TOP20 contre 591 il y a un an. «Le classement des institutions est marqué par l’arrivée d’Axa et CIC qui se positionnent derrière Société Générale et Allianz», indique Alban Dujarry. (*) Assurance, Finance, Banque, Asset Management, Economie, Bourse, Patrimoine et Immobilier, Fintech et innovation, Entrepreneurs en B.F.A.
FTSE Group enrichit son offre d’indices sur les infrastructures avec deux nouveaux indices, le FTSE Global Core Infrastructure Capped 50/50 Index et le FTSE Developed Core Infrastructure Capped 50/50 Index. FTSE souligne que ces nouvelles offres répondent à la demande des investisseurs institutionnels qui souhaitent se diversifier dans les actifs réels. Ces versions «plafonnées» d’indices dédiés aux infrastructures ajustent l’exposition à certains sous-secteurs des infrastructures tout en couvrant les univers des sociétés des FTSE Core Infrastructure Indices. Les sous-secteurs intégrés dans les indices sont notamment les services aux collectivités (électricité, gas, eau), les transports (aéroports, ports, autoroutes à péage, ferroviaire), les satellites, et les infrastructures de télécommunications.
Consacré aux ETF, le premier séminaire de l’année 2015 organisé par l’Agefi qui s’est tenu jeudi 5 février a innové en accueillant les premiers Grands Prix des ETF. Cette première en Europe a désormais pour objectif de récompenser, chaque année, d’un côté les produits les plus séduisants sur le plan quantitatif, et d’un autre, les plus innovants au sein d’une industrie qui représente au plan mondial la bagatelle de 2 790 milliards de dollars d’actifs sous gestion à la fin 2014. Moins développée qu’aux Etats-Unis, la jeune industrie des ETF en Europe n’en pèse pas moins de 360 milliards de dollars et a collecté près de 61 milliards l’an passé selon des données publiées par BlackRock, répartis sur plus de 2 000 produits offerts par 49 promoteurs et cotés sur 26 places... Dans ce cadre, les produits n’ayant cessé de se complexifier, notamment avec l’avènement du smart beta - ou advanced beta - de type 2.0, les prix de l’Agefi entendent apporter leur pierre à l'édifice. Concrètement, les récompenses pointent les meilleurs ETF sous l’aspect quantitatif, mettant en lumière leur qualité de réplication et leur performance relative, et sous l’angle qualitatif, leur caractère innovant. Pour se faire, en partenariat avec Koris International, quatre grands thèmes d’allocation plébiscités par les grands investisseurs institutionnels ont tout d’abord été déterminés : Actions grandes capitalisations monde (Global Markets Large Cap Equity) ; Actions petites capitalisations marchés développés (Developed Markets Small Cap Equity) ; Actions marchés émergents (Global Emerging Markets Equity) et Obligations de haute qualité (Investment Grade European Corporate Bond). Ensuite, trois éléments essentiels ont été observés : la tracking error, la tracking difference et la collecte nette (voir méthodologie en annexe). De quoi identifier les fonds offrant une incertitude faible et stable sur les variations de leur valeur liquidative par rapport à l’indice, affichant par ailleurs la plus faible différence de rendements cumulés avec leur référence sur deux ans ; Et enfin, présentant via la collecte, l'évolution de la part de marché la plus forte par rapport à la concurrence.Restait ensuite à déterminer les lauréats des deux prix de l’innovation. L’un dans la catégorie Actions, l’autre dans la catégorie Obligations. Après un examen de douze candidatures (cf. annexe), huit membres d’un jury composé notamment d’investisseurs professionnels ont sélectionné cinq finalistes, trois en actions et deux en obligations et les ont conviés à un grand oral. Après délibération, les membres du jury ont voté pour choisir l’ETF le plus innovant dans chaque catégorie. Que retenir de cette première édition des «Grands Prix ETF» ? Pour les seules récompenses quantitatives, les primés sont majoritairement des poids lourds de l’industrie, sans pour autant que l’un se démarque par rapport à l’autre. iShares par exemple remporte trois distinctions, autant que Lyxor. Avec une gamme resserrée de 13 ETF disponibles sur le marché européen, Vanguard - un autre géant - se voit également décerner trois récompenses. Amundi comme Source et UBS en revanche n’en ont récupéré qu’une. L'étude des podiums ne change pas fondamentalement la donne, iShares étant cité huit fois sur trente six, devant Lyxor (6 fois) et Vanguard (4 fois). Amundi ETF peut néanmoins se consoler en ayant décroché la palme en matière d’innovation côté actions avec son ETF Global Equity Multi Smart Allocation Scientific Beta Ucits ETF. Ce dernier réplique un indice élaboré en partenariat avec l’EDHEC Risk Institute dont la méthodologie de construction de l’indice de stratégie vise à surperformer l’indice actions monde équivalent pondéré par la capitalisation boursière, en combinant quatre facteurs principaux : value, midcap, momentum et low volatility avec cinq stratégies de diversification smart beta. «Le jury a apprécié le choix d’un indice issu d’un travail académique, garant de rigueur scientifique et d’indépendance», a indiqué L’Agefi Hebdo, qui précise que ce véhicule a été le premier coté sur Euronext. Dans la classe d’actifs obligataire, la récompense est revenue à State Street GA pour son SPDR® Thomson Reuters Global Convertible Bond UCITS ETF, qui constitue le premier véhicule au monde donnant accès globalement aux obligations convertibles (OC) de manière passive. L’équipe de recherche de SPDR a choisi le Global Index de Thomson Reuters pour sa globalité, et le fait que les OC soient émises dans toutes les devises. «Le jury a par ailleurs apprécié la robustesse de son processus», indique L’Agefi Hebdo qui note également que SSGA a choisi un univers global afin de répondre aux niveaux de liquidité et diversification des produits Ucits passifs et fournit une exposition à 219 sous-jacents. Un point noté par le jury, alors que la liquidité des sous-jacents est moindre par définition. Liste des vainqueurs par catégorie des Grands Prix ETF 2015 : Catégorie “Tracking Error Award” Global Markets Large Cap Equity Le vainqueur : Lyxor UCITS ETF MSCI World Catégorie “Tracking Difference Award”Global Markets Large Cap Equity Le vainqueur : Vanguard FTSE All-World UCITS ETF Catégorie “Net Inflow Award”Global Markets Large Cap Equity Le vainqueur : iShares Core MSCI World UCITS ETF Catégorie “Tracking Error Award”Developed Markets Small Cap Equity Le vainqueur : Amundi ETF Euro Stoxx Small Cap UCITS ETF Catégorie “Tracking Difference Award”Developed Markets Small Cap Equity Le vainqueur : Lyxor UCITS ETF MSCI Emu Small Cap Catégorie “Net Inflow Award”Developed Markets Small Cap Equity Le vainqueur : iShares MSCI Emu Small Cap UCITS ETF Catégorie “Tracking Error Award”Global Emerging Markets Equity Le vainqueur : Source MSCI Emerging Markets UCITS ETF Catégorie “Tracking Difference Award”Global Emerging Markets Equity Le vainqueur : Vanguard FTSE Emerging Markets UCITS ETF Catégorie “Net Inflow Award”Global Emerging Markets Equity Le vainqueur : Vanguard FTSE Emerging Markets UCITS ETF Catégorie “Tracking Error Award”Investment Grade European Corporate Bond Le vainqueur : Lyxor UCITS ETF Euro Corporate Bond Catégorie “Tracking Difference Award”Investment Grade European Corporate Bond Le vainqueur : UBS ETF – Markit iBoxx € Liquid Corporates UCITS ETF Catégorie “Net Inflow Award”Investment Grade European Corporate Bond Le vainqueur : iShares Core Euro Corporate Bond UCITS ETF Enfin : Pour le prix “Innovation Award”Catégorie Equities Market : Le vainqueur : Amundi ETF Global Equity Multi Smart Allocation Scientific Beta UCITS ETF Pour le prix “Innovation Award”Catégorie Bonds Market Le vainqueur :SPDR® Thomson Reuters Global Convertible Bond UCITS ETF
L’année 2015 commence sous de bons auspices pour l’industrie des ETF. Au cours du mois de janvier, le secteur a en effet enregistré une collecte nette de 11,6 milliards de dollars au niveau mondial, selon des données publiées par BlackRock. «Les flux globaux ont été relativement modérés par rapport aux derniers mois, nuance toutefois la société de gestion. Mais l’Europe a connu une collecte significative aussi bien sur les actions que les obligations.»De fait, les résultats sont très hétérogènes d’une région à l’autre. Ainsi, les ETF enregistrés en Europe ont collecté 13,7 milliards de dollars en net sur le seul mois de janvier, «soit 22% de la collecte totale de l’année dernière» qui s’était élevée à 61,8 milliards de dollars en Europe. «L’année 2015 a débuté à une vitesse record pour l’industrie européenne des ETF, observe Benoît Sorel, directeur d’iShares France. Encouragés par l’annonce du QE (quantitative easing) de la Banque centrale européenne (BCE), les ETF offrant une exposition aux actions européennes ont collecté 8,4 milliards de dollars.»Les autres régions du monde ne peuvent pas en dire autant. De fait, les ETF enregistrés aux Etats-Unis ont accusé une décollecte nette de 2,6 milliards de dollars en janvier. Les fonds enregistrés en Asie-Pacifique ont enregistré, pour leur part, une décollecte d’environ 200 millions de dollars. Ailleurs, les flux nets sont très modestes, s’élevant à environ 300 millions de dollars tant pour les ETF enregistrés au Canada que pour ceux enregistrés en Amérique latine.Dans un tel contexte, les encours des ETF à l’échelle mondiale ressortent à 2.776 milliards de dollars à fin janvier 2015, contre 2.797 milliards de dollars à fin décembre 2014. En termes de classes, les ETF actions ont enregistré une décollecte nette de 6,5 milliards d’euros au cours du mois de janvier. Les résultats sont très disparates d’une région à l’autre. Si les ETF actions américaines ont subi 18,3 milliards de rachats, les ETF exposés aux actions européennes ont enregistré 10,6 milliards de dollars de souscriptions et ceux exposés aux actions asiatiques ont engrangé 3,7 milliards de dollars. Les ETF actions marchés émergents ont connu 6,4 milliards de retraits nets. A contrario, les ETF obligataires ont fini le mois de janvier 2015 avec une collecte nette de 13 milliards de dollars et les fonds exposés aux matières premières ont enregistré 5,2 milliards de dollars de souscriptions nettes. Enfin, les ETF alternatifs ont subi environ 200 millions de dollars de décollecte nette au cours du mois écoulé.
En 2014, les fusions-acquisitions chinoises (en volume ou en valeur) ont progressé de 55%, indique le cabinet PwC dans son étude annuelle sur les fusions-acquisitions impliquant au moins un acteur chinois. Toutes les catégories d’investissement - investissements stratégiques en Chine, transactions financières, opérations chinoises à l’étranger - sont en très forte croissance. Ainsi, l’an dernier, les fusions-acquisitions impliquant au moins un acteur chinois ont atteint un plus haut en termes de valeur (407 milliards de dollars) et de volume (6.899 opérations), tirées à la fois par les investissements sur le sol chinois et les investissements chinois à l’étranger. Le montant des investissements chinois à l’étranger a augmenté de 36% en volume et de 10% en valeur par rapport à 2013 pour s’établir à un niveau de 56,9 milliards de dollars (hors investissements à l’étranger réalisés à partir de Hong-Kong). Si l’on exclut les transactions financières ou liées au capital-investissement, la Chine a compté 4.534 transactions sur son territoire au cours de l’année écoulée, soit une augmentation de 52 % par rapport aux 2.979 de 2013. En termes de valeur, ces opérations ont représenté 267,6 milliards de dollars, contre 164,4 milliards de dollars en 2013 (+63%). Cette tendance devrait se poursuivre en 2015, estime PwC.Les transactions dans les secteurs des technologies, des biens de consommation et des services financiers ont été nombreuses, mais c’est le secteur immobilier qui reste le plus actif (en valeur), puisque certains groupes immobiliers cherchent à accéder à de nouveaux financements au travers d’acquisitions (comme par exemple le rachat du groupe coté Jinfeng Investment par l’entreprise d’état Greenland).Les fusions-acquisitions réalisées par des acquéreurs étrangers sur le territoire chinois ont également été très soutenues avec quelques opérations de taille très significative, notamment dans les secteurs de la banque et autres services financiers. Les principales opérations (en valeur) impliquant les groupes français ont été l’entrée de Danone au capital de Yashili, producteur de lait infantile contrôlé par le leader chinois des produits laitiers frais, et la cession par Axa à un assureur américain de son activité de fonds de pension à Hong-Kong.
Qui achète des emprunts d’Etat en zone euro qui traitent à des rendements négatifs, interroge L’Agefi. Selon les analystes de JPMorgan, il y a ceux qui spéculent sur l’appréciation de la devise (la couronne danoise ou le franc suisse, par exemple), ou sur de nouvelles mesures accommodantes des banques centrales, avec une perspective de gains en capitaux. Les investisseurs convaincus que la déflation va durer appartiennent également à cette famille. D’autres investisseurs ne peuvent tout simplement pas se passer de ces titres. C’est le cas des banques centrales. Les fonds indexés ou passifs, ainsi que les produits indiciels cotés, sont aussi obligés de rester exposés à cette classe d’actifs dont une portion ne rapporte plus rien. Enfin, le cas des banques, gros acheteurs de dette souveraine pour des raisons réglementaires, prend une dimension nouvelle.
En 2014, les souscriptions nettes en Europe se sont accélérées pour atteindre un record de 397 milliards d’euros contre 211 milliards d’euros l’année précédente, selon le classement Morningstar pour 2014 dévoilé par Les Echos. Dans ce paysage d’ensemble, les fonds d’allocation sont les grands gagnants de l’année avec une collecte de 135 milliards d’euros en Europe, portant ainsi leurs encours à 851 milliards d’euros, en hausse de 28 % sur un an. Le constat vaut aussi pour les fonds alternatifs qui, en 2014, ont engrangé 43,4 milliards d’euros de collecte, soit 30% de souscriptions de mieux qu’en 2013. Leurs encours progressent ainsi de 31% pour ressortir à 238 milliards d’euros. A l’inverse, les fonds actions ont connu une baisse de régime, avec une collecte de 43 milliards d’euros en 2014 et des encours en progression de 15% pour atteindre 2.342 milliards d’euros. Enfin, les fonds obligataires ont enregistré une collecte de 122 milliards d’euros en 2014, participant ainsi à la croissance de 18% de leurs encours pour s’élever à 1.897 milliards d’euros.
La valeur faciale totale des portefeuilles de créances cédés en 2014 a atteint 91 milliards d’euros, soit un bond de 27 milliards en un an, indique une étude trimestrielle de PwC (Portfolio Advisory Group).PwC estime que le marché secondaire consacré à la cession de portefeuilles de créances en Europe devrait de fait atteindre 100 milliards d’euros en 2015, les transactions déjà engagées s’élevant à 40 milliards environ. Selon Hervé Demoy, associé PwC, les actifs adossés à des biens immobiliers continuent d’avoir les faveurs des principaux investisseurs, et cette classe d’actifs devrait continuer à dominer les transactions en 2015. Par ailleurs, après les conclusions de l’AQR, le responsable estime que certaines banques européennes vont mettre en vente leurs portefeuilles de créances considérés comme non stratégiques et que cela animera le marché des transactions en 2015 et au-delà. » Par ailleurs, l’étude de PwC montre que les banques détiennent encore plus de 2 000 milliards d’euros de crédits non « core ». Dès lors, si elles peuvent en refinancer une grande partie dans le cadre normal de leurs activités, une quantité non négligeable de ces créances devra à terme être cédée. «Le marché des portefeuilles de créances devrait donc rester florissant pour de nombreuses années», prédit l'étude.En 2014, les transactions ont été dominées par le segment des prêts immobiliers commerciaux, qui représentent plus de la moitié du volume total, pour une valeur faciale de 49 milliards, contre 18 milliards en 2013. À la deuxième place du classement, les créances hypothécaires relatives aux particuliers atteignent pratiquement 20 milliards d’euros, soit le double de l’an dernier.Sur le plan géographique, les marchés britannique, irlandais et espagnol ont été les plus actifs : les banques basées dans ces trois pays ont représenté plus de 75 % des transactions. «Ces marchés devraient rester très actifs cette année mais il est probable que la croissance viendra de certains pays comme l’Italie, les Pays-Bas ou encore les pays d’Europe centrale et d’Europe de l’Est où un nombre important de portefeuilles sont actuellement en cours de cession», a ajouté Hervé Demoy qui estimait leur part à moins de 10 % du volume des transactions en 2014 (9 milliards d’euros), mais table sur un doublement de leur taille en 2015, pour atteindre environ 20 milliards d’euros.
Intégrées il y a deux ou trois ans dans les stratégies d’investissement, les fonds multi-classes d’actifs continuent d’intéresser la communauté financière asiatique. Mais pas pour les mêmes raisons. Mis en avant au départ pour leur capacité de résistance aux périodes de turbulences sur les marchés, les investisseurs asiatiques semblent désormais les apprécier pour les rendements mensuels réguliers qu’ils peuvent procurer, explique Cerulli Associates. L’intérêt pour les stratégies multi-classes d’actifs s’est surtout manifesté sur les marchés financiers asiatiques les plus développés de Hong Kong et de Singapour. A Hong Kong, les actifs sous gestion dans des fonds multi-classes d’actifs s'élevaient à 22,4 milliards de dollars US à fin octobre 2014, soit environ trois fois plus que le niveau observé en 2012. A Singapour, les fonds multi-classes d’actifs représentent plus de 20% des actifs domiciliés localement contre 14,3% en 2012. Ils totalisaient 39,1 milliards de dollars US fin septembre 2014. Les gestionnaires d’actifs étrangers ont essayé d’introduire ces stratégies diversifiées sur d’autres marchés comme la Corée. Après des débuts encourageants en 2013, la demande a diminué et l’année dernière s’est terminée sur des rachats nets.
La Suisse maintient sa place en tant que principal centre international de gestion de patrimoine au monde avec 2.000 milliards de dollars d’actifs sous gestion, soit une hausse de 14 % fin 2014 par rapport à 2008, selon la deuxième édition du Deloitte Wealth Management Centre Ranking, rapporte L’Agefi suisse. La Suisse se place devant le Royaume-Uni (1.700 milliards de dollars / + 13%), les États-Unis (1.440 milliards de dollars / + 28%) ainsi que Panama et les Caraïbes (900 milliards de dollars / - 47%). La croissance relative des actifs des clients transfrontaliers de Hong Kong, qui occupe la cinquième place du classement, se distance largement de celle des autres centres observés avec une augmentation de 142% (+ 400 milliards de dollars de dollars US). Cette augmentation a été suffisante pour dépasser Singapour, classé en sixième position du classement actuel, malgré une croissance importante de 25 %. Le volume du marché mondial de la gestion de patrimoine a affiché une croissance globale de 2,2% entre 2008 et 2014, soit un total de 9.200 milliards de dollars.
L’industrie espagnole de la gestion d’actifs a dépassé la barre des 200 milliards d’euros d’actifs sous gestion au cours du mois de janvier, rapporte le site spécialisé Funds People qui cite des données préliminaires dévoilées par Inverco, l’association espagnole des professionnels de la gestion d’actifs. D’après ces chiffres, les encours du secteur s’élèvent à 200,75 milliards d’euros, soit une progression de 5,9 milliards d’euros ou de 3% par rapport au 31 décembre 2014. Au cours du mois écoulé, la collecte nette a atteint 2,29 milliards d’euros tandis que l’effet de marché ressort à hauteur de 3,6 milliards d’euros.