Le patrimoine cumulé des 1% de personnes les plus riches au monde dépassera en 2016 celui des 99% restants, selon une étude d’Oxfam présentée le 19 janvier. L’ONG a appelé à «réécrire les règles» pour corriger les inégalités «vertigineuses». L’organisation non gouvernementale britannique a indiqué que «la part du patrimoine mondial, détenu par les 1% les plus riches, est passée de 44% en 2009 à 48% en 2014, et dépassera les 50% en 2016"."En 2014, les membres de cette élite internationale possédaient en moyenne 2,7 millions de dollars par adulte. Le reste du cinquième (20%) le plus riche de la population possède 46% du patrimoine mondial alors que 80% de la population mondiale ne se partage que les 5,5% restants», précise Oxfam. L’organisation, dont la directrice générale Winnie Byanyima va coprésider le forum de Davos, a réclamé «l’organisation cette année d’un sommet mondial sur la fiscalité pour réécrire les règles fiscales internationales».
Le marché mondial des sukuk se dirige vers une nouvelle année de croissance en 2015, malgré certains éléments pouvant ralentir sa dynamique par rapport à 2014. Selon les estimations de Standard & Poor’s, le marché mondial des sukuk pourrait représenter entre 100 et 115 milliards de dollars en 2015, après 116,4 milliards de dollars en 2014 et 111,3 milliards de dollars en 2013. Cette évolution s’explique, selon l’agence de notation, par les bonnes performances économiques des principaux pays en terme de finance islamique (les pays du Golfe et la Malaisie), par un intérêt grandissant de la part de nouveaux pays non-traditionnels (la Tunisie, le Nigéria, la Corée du Sud, l’Egypte, le Mexique, le Kazakhstan, le Kenya, les Philippines et la Thaïlande) ainsi que par des développements réglementaires. Toutefois, l’activité pourrait être freinée par certains facteurs, en particulier la hausse attendue des taux de la part de la Réserve fédérale américaine ainsi que la baisse des prix du pétrole. A noter que Standard & Poor’s a par ailleurs publié la mise à jour sa méthodologie pour la notation des émissions sukuk.
La Chine a vu sa croissance économique ralentir fortement en 2014, pour s'établir à 7,4%, un niveau plus vu depuis près d’un quart de siècle, selon des chiffres communiqués le 20 janvier par le Bureau national des statistiques (BNS). Un chiffre très en-deçà de la croissance de 7,7% enregistrée en 2013. Il s’agit de la plus faible croissance annuelle du géant asiatique depuis 1990, année ayant suivi la répression du mouvement Tiananmen.
SIX Swiss Exchange va lancer une plateforme électronique de négoce d’obligations d’entreprises. Ce nouveau support est destiné au négoce d’ordres de grande ampleur et a pour but de remédier aux inconvénients du négoce hors-Bourse. Son lancement est prévu dans le courant du 1er semestre, précise un communiqué publié le 19 janvier.Selon SIX, la nouvelle plateforme permettra aux participants au marché un échange plus efficace des ordres d’une certaine taille, d’un montant d’au moins 2 millions d’euros, livres ou dollars, même sur des obligations moins liquides. Son «modèle de négoce innovant», mis au point en étroite collaboration avec les participants «sell side», devrait permettre «une exécution efficace et peu coûteuse».SIX estime qu’elle contribuera à remédier aux inconvénients du négoce hors-Bourse, à savoir, manque de liquidité, ordres limités, négociations de prix laborieuses et craintes de voir des prix influencés à la baisse en cas de fuite d’informations. La nouvelle plateforme de négoce fait partie de l’initiative «Over the Exchange» de SIX Swiss Exchange, qui a pour but d’"offrir de nouvelles prestations boursières à une clientèle largement diversifiée».Domiciliée en Suisse, la plateforme sera soumise à la surveillance réglementaire de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma), la surveillance du négoce étant du ressort de SIX Exchange Regulation.
Cinq entreprises françaises sur 34 ont été reconnues en tant que « leader de leur secteur » en termes de durabilité, selon le rapport 2015 de RobecoSAM sur la durabilité publié ce lundi.Il s’agit d’Air France-KLM dans le secteur des compagnies aériennes, d’Alcatel-Lucent pour les équipements de communication, de Kering Textiles pour les vêtements et produits de luxe, de Schneider Electric pour les équipements et composants électriques et de Sodexo pour les restaurants et loisirs.Le rapport de RobecoSAM, qui analyse et mesure la performance de durabilité de nombreuses sociétés sur l’année 2014, montre par ailleurs que, par rapport à 2013, les entreprises ont amélioré de 0,4 % la manière dont elles abordent les questions de durabilité. Le secteur ayant enregistré la meilleure progression est celui des services et prestations commerciales, tandis que le secteur ayant le taux de participation le plus élevé est celui des produits ménagers (53 %). Si l’on se penche sur les critères, celui qui s’améliore le plus dans la dimension économique (l’un des trois piliers de la durabilité) est la gestion de la chaîne d’approvisionnement. Pour la dimension environnementale, il s’agit de la stratégie climatique et pour la dimension sociale, de l’attraction et de la rétention des talents.
Michel Sapin a tranché. Dans la soirée du 15 janvier, le ministre des Finances et des Comptes Publics a annoncé que le gouvernement avait décidé de maintenir le taux du Livret A inchangé à 1% au 1er février, «dérogeant ainsi à l’application mécanique de la formule de calcul du taux du Livret A qui aurait, en l’absence de correctif, conduit à un taux de seulement 0,25%», selon un communiqué. Plus tôt dans la journée, le Gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, avait pourtant proposé de fixer le taux du Livret A à 0,75% à partir du 1er février contre 1% actuellement, soit un nouveau plancher historique. «Je propose 0,75%. Economiquement, je devrais proposer un peu plus bas, 0,50%, sans aller jusqu’à 0,25%, mais je veux tenir compte de la psychologie des épargnants», a expliqué Christian Noyer sur Europe 1. «Donc je pense qu’il faut faire un mouvement d’une ampleur relativement limitée.»La chute du rendement du placement préféré des Français aurait pu être plus brutale. De fait, en appliquant à la lettre la formule de calcul des taux de rémunération des livrets d’épargne réglementés – formule qui combine des taux observés sur le marché monétaire et l’augmentation des prix à la consommation hors tabac de l’ensemble des ménages – le Gouverneur de la Banque de France observe qu’elle «conduit à abaisser à partir du 1er février le taux du Livret A de 1% à 0,25%». Et pour cause. En décembre 2014, les taux du marché monétaire, au jour le jour et à trois mois, se sont établis respectivement à 0.03% et 0.18% en moyenne. Dans le même temps, le glissement annuel de l’indice des prix à la consommation hors tabac s’est établi à 0% en décembre 2014. Pour autant, Christian Noyer avait fait le choix de ne pas appliquer stricto sensu la formule de calcul prévue par la réglementation. «Dans la perspective d’éviter une trop forte amplitude dans la variation du taux de rémunération du Livret A, le Gouverneur de la Banque de France considère qu’il est justifié de déroger à la stricte application de la formule de calcul en vigueur», explique la Banque de France dans un communiqué. D’où cette proposition d’un taux à 0,75%. «Ainsi, la rémunération de l’épargne réglementée devrait rester supérieure à l’inflation au cours des prochains mois tout en favorisant la croissance et le logement social grâce à la diminution de leur coût du financement», précise la Banque de France.
Les fonds communs de placement espagnols ont enregistré une croissance de 25,96% en 2014 pour s’approcher du seuil symbolique des 200 milliards d’euros d’encours. Selon des données publiées par le cabinet VDOS, les actifs sous gestion de l’industrie espagnole s’élèvent à 199,56 milliards d’euros à fin décembre 2014 contre 158,43 milliards d’euros à fin décembre 2013. Cette évolution a été principalement tirée par une importante collecte nette. L’an dernier, les souscriptions nettes ont en effet dépassé les 35 milliards d’euros pour ressortir précisément à 35,06 milliards.A fin 2014, Santander reste le numéro 1 du secteur avec 34,85 milliards d’euros et une part de marché de 17,46. Suivent CaixaBank (29,9 milliards d’euros d’encours), BBVA (28,79 milliards d’euros d’actifs gérés), Banco Sabadell (10,88 milliards d’euros d’encours) et, enfin, Kutxabank (10,73 milliards d’euros d’encours). A l’issue de l’exercice 2014, les dix premiers acteurs du secteur totalisent 156,86 milliards d’euros d’actifs sous gestion et une part de marché de 76,6%.Sur l’ensemble de l’exercice 2014, la palme de la meilleure collecte nette revient à CaixaBank, avec plus de 6,5 milliards d’euros de souscriptions nettes. La banque espagnole devance Santander (6,06 milliards d’euros de collecte nette), BBVA (5,1 milliards d’euros de flux nets), Banco Sabadell (3,39 milliards d’euros de collecte nette) et, enfin, Kutxabank (2,5 milliards d’euros de souscriptions nettes). En revanche, pénalisée par plusieurs départs de gérants à l’image de Francisco Garcia Paramés, la société Bestinver subit la plus forte décollecte du secteur, avec plus de 1,18 milliard d’euros de sorties nettes. Suivent Barclays (-192,5 millions d’euros), Novo Banco (-104 millions d’euros), Catalunya Banc (-99 millions d’euros) et, enfin, Banco Popular (-43,5 millions d’euros).
La décision de la Banque nationale suisse de laisser monter le franc entrainant une baisse de 29 % de l’euro face à la monnaie helvète laissera des traces dans les comptes des acteurs de la finance, rapporte L’Agefi. A commencer par les hedge funds vendeurs de francs contre euro. L’ampleur des mouvements a conduit certaines plates-formes de change à arrêter de coter une partie de la matinée. Cela aurait été le cas d’Autobahn, la plate-forme de Deutsche Bank, numéro deux mondial sur le forex. De son côté la Bourse de Chicago a annoncé un doublement des appels de marges pour les dérivés assis sur le franc suisse. Le pic de volatilité devrait aussi se faire sentir sur les produits structurés ayant comme référence le franc. En outre des pays comme la Hongrie et surtout la Pologne où les emprunteurs se sont en partie endettés en franc sont pénalisés. La dette des ménages polonais libellée en franc est estimée à 140 milliards de zlotys (32 milliards d’euros). D’où le plongeon des banques polonaises en Bourse hier.
Plusieurs femmes de la City réclament des quotas pour la promotion de femmes dirigeantes, rapporte le Financial Times. Une initiative qui intervient alors que la proportion de femmes à des postes de direction à Londres reste mineure. Un sondage du FT réalisé auprès des 30 principaux employeurs de la City révèle que les femmes représentent seulement 19,5 % des postes de managing director ou équivalents.
L’industrie britannique de la gestion d’actifs a enregistré une collecte nette de 910 millions de livres en novembre 2014, bien en-deçà des 2,54 milliards de livres collectés en octobre 2014, selon des données publiées par The Investment Association (ex-Investment Management Association). Au cours du mois de novembre, l’industrie a connu de fortes disparités selon les segments de clientèle. Ainsi, les souscriptions nettes auprès des clients particuliers («retail») se sont établies à 1,3 milliard de livres, après 2 milliards de livres en octobre 2014. A contrario, le segment des clients institutionnels a subi une décollecte nette de 413 millions de livres, après une collecte nette de 557 millions de livres en octobre 2014. Malgré cette dynamique commerciale à deux vitesses, les actifs sous gestion de l’industrie britannique ont progressé de 2,75% en novembre 2014. Les encours s’affichent en effet à 842,6 milliards de livres fin novembre contre 820 milliards de livres fin octobre 2014. Par rapport à novembre 2013 (763,5 milliards de livres d’encours), les actifs sous gestion enregistrent une croissance de 10,4%.
Les actifs gérés par les banques suisses ont pratiquement doublé au cours des dix dernières années. Mais, plus important encore, leur composition a évolué de manière spectaculairement défavorable. Les actifs privés étrangers sont passés de 28% du total en 2003 à 11% en 2014, tandis que les investisseurs institutionnels étrangers représentent actuellement près de la moitié des actifs, contre le quart il y a dix ans, selon des statistiques rassemblées par L’Agefi suisse. Ce qui créé un sérieux problème de revenus pour les banques: les actifs privés offshore rapportaient de 150 à 180 points de base au début des années 2000 alors que l’institutionnel étranger, en particulier lorsqu’il est placé en sous-dépôt, ne génère que quelques points de base. Si l’on s’en tient aux chiffres bruts, la place financière a connu une croissance soutenue au cours de la dernière décennie. De 3.293 milliards de francs en octobre 2013, les établissements financiers suisses géraient 5.104 milliards en janvier 2014, selon les chiffres du Bulletin mensuel de la Banque nationale de mars 2014, utilisés dans une présentation de Genève Place Financière. Ou même 6.136 milliards, selon le baromètre bancaire 2014 de Swissbanking, repris dans une présentation de Jacques de Watteville, du Secrétariat d’Etat aux questions financières (SIF) en fin d’année passée. Cette impression de croissance est d’ailleurs confirmée par le flux continu de nouveaux actifs dont ont bénéficié les grands acteurs ces dernières années.Mais dans le détail, la réalité semble beaucoup plus complexe. De 28% fin 2013 (soit 922 milliards de francs), le poids des particuliers étrangers est passé à 11% début 2014, soit 558 milliards si l’on prend le total des actifs selon la BNS ou 675 milliards si on choisit le chiffre du SIF. En pourcentage comme en chiffres bruts, la chute reste considérable. Or ces actifs sont nettement moins rémunérateurs qu’auparavant, relève Franz de Planta, le gérant indépendant genevois et président de l’OAR-G, qui a présenté hier cette analyse au conseiller d’Etat genevois Pierre Maudet. Dans l’ancien monde bancaire suisse, les avoirs privés non déclarés rapportaient entre 150 et 180 points de base, en brut. Dans le nouveau monde, ce niveau oscille plutôt entre 80 et 120 points de base. Pour plusieurs raisons: il est difficile de facturer 1 à 1,5% d’honoraires de gestion alors que les marchés sont difficiles et les taux d’intérêt à zéro, ce qui a poussé les clients à privilégier le cash. Enfin, la concurrence des banques des pays de résidence des clients est devenue une réalité.
La place financière de Zurich compte à nouveau parmi les cinq premières places financières mondiales, selon une étude centrée sur la place financière réalisée par Bakbasel, rapporte L’Agefi suisse. Selon cette étude (Global Financial Centres Index 2015), Genève a reculé d’un cran à la 9e position mais compte toujours parmi les dix places financières globales les plus importantes. Une étude commandée par la Direction de l’économie du Canton de Zurich qui a cherché à évaluer les perspectives d’un secteur qui lui-même tendrait à voir menacée l’attractivité de la place financière zurichoise et suisse, ainsi que le précisent les auteurs de l’étude présentée hier à Zurich. Co-auteure, Rebekka Rufer explique l’évolution divergente des deux centres financiers suisses par la plus grande diversification de la place zurichoise par rapport à une place genevoise plus focalisée sur le private banking et plus exposée aux banques étrangères.
Le groupe FTSE a annoncé le lancement de deux indices à levier, le FTSE Developed Ex NA 1.25X Daily Leveraged No Spread Index et le FTSE Emerging 1.25X Daily Leveraged No Spread Index. Ces deux nouveaux indices répliquent un multiple de la performance d’un investisseur qui suit l’indice de référence sous-jacent, avec une reprise quotidienne du levier, et un sous-ensemble des indices FTSE plus larges, le FTSE Developed ex North America Index (AWDXNA) et le FTSE Emerging Index (AWALLE). Parallèlement, Direxxion Investments a annoncé le lancement d’ETF utilisant les nouveaux indices FTSE, à savoir, le LLDM, Direxion FTSE Developed Markets Bull 1.25X Shares et le LLEM, Direxion FTSE Emerging Markets Bull 1.25X Shares.
Les produits structurés ont représenté au mois de décembre 2014 un chiffre d’affaires de 2,16 milliards de francs, supérieur de 22,7% à celui du mois de novembre, selon les statistiques communiquées le 12 janvier par l’Association suisse des produits structurés (ASPS) dans son dernier rapport mensuel. En fin d’année, on dénombrait 31.989 produits cotés, dont 10.256 au cours du dernier trimestre. La catégorie des produits à levier constituait 50,7% des transactions, contre 49,3% pour les produits de placement. UBS poursuivait sa domination sur la hiérarchie des émetteurs avec 33,5% de parts de parte de marché, devant Vontobel (19,8%) et la ZKB avec 15,4%. Julius Bär représentait 13,8% et Credit Suisse 5,36%.
Les performances des sociétés nouvellement admises à la cote n’ont pas été à la hauteur des espérances de leurs initiateurs, rapporte L’Agefi qui précise que sur les 25 entreprises cotées l’année dernière recensées par Dealogic, seuls quatre ont vu leurs cours progresser depuis le jour de leur introduction. Plusieurs facteurs expliquent cette déconvenue. D’abord, une conjonction de l’offre et de la demande. Depuis plusieurs années, de nombreux fonds de private equity et groupes industriels attendaient une fenêtre de marché favorable pour sortir certaines participations de leur portefeuille, et les vendeurs ont formulé des ambitions de valorisations élevées. Le retour de bâton est arrivé avec la forte correction des marchés actions pendant l'été et la volatilité au deuxième semestre, sur fond de craintes macroéconomiques. Les PME Lucibel, Viadeo et Visiativ ont par exemple subi une perte respective de 73%, 63% et 50% depuis leur IPO. «En conséquence, les investisseurs sont devenus plus sélectifs». Cela étant, le pipeline d’introductions reste très fourni pour 2015, avec notamment Elis (initialement prévues fin 2014) ou Europcar.
Durant les premiers jours de l’année, les investisseurs ont évité les actifs plus risqués pour concentrer leurs engagements sur l’obligataire en catégorie d’investissement. Les actifs les plus risqués ont encore subi des retraits importants, à l’instar des obligations à haut rendement, qui affichent une décollecte de près de 2 milliards de dollars durant la semaine au 7 janvier ou encore les fonds d’actions émergentes qui terminent la semaine sur plus de 1 milliard de dollars de rachats, selon les données communiquées par EPFR Global. Au total, les fonds obligataires ont attiré 5,26 milliards de dollars, dont 1,5 milliard de dollars pour les seuls fonds d’obligations européennes. Les fonds d’actions ont en revanche enregistré une décollecte de 12,1 milliards de dollars alors que les fonds monétaires collectaient 9 milliards de dollars, les flux dans les fonds monétaires européens ayant largement compensé les retraits observés aux Etats-Unis.
L’indice EDHEC IEIF Immobilier d’Entreprise (France) qui accueille depuis le 1er janvier 2015 les SCPI à capital variable étend sa capitalisation de 5 à 23 milliards d’euros. Cette intégration résulte de la proportion grandissante de SCPI à capital variable investies en immobilier d’entreprise. L’Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière précise que les règles de composition de l’indice ne sont pas modifiées : ne sont incluses que les SCPI ayant enregistré un volume de transactions sur le marché secondaire supérieur à 2 millions d’euros au cours de l’année précédente. Le marché secondaire est le marché des transactions des parts organisé par les sociétés de gestion des SCPI en accord avec les articles 422-21 à 39 du Règlement Général de l’Autorité des Marchés Financiers. Pour les SCPI à capital variable, le prix considéré dans le calcul de l’indice est le prix de souscription des retraits compensés, déterminé par la société de gestion.En revanche, le rythme de publication de l’indice est modifié et passe de mensuel à trimestriel. Son délai de publication passe également de 10 jours à 1 mois. Par ailleurs, le nombre de SCPI de l’échantillon double à 30 SCPI environ. «Bien que le mode de formation des prix des SCPI à capital variable sur le marché secondaire n’obéisse pas au mécanisme de confrontation d’un carnet d’ordres comme pour les SCPI à capital fixe, l’information spécifique au caractère transactionnel des prix est conservée dans la mesure où l’exigence de liquidité reste inchangée ", note un communiqué de l’IEIF.
Selon les prévisions d’une vingtaine de banques et sociétés de gestion interrogées par Les Echos, les professionnels anticipent une hausse de 8,5% du CAC en 2015 pour atteindre 4.636 points fin décembre 2015. De fait, la baisse de l’euro et celle du prix du pétrole, ainsi que la persistance de taux d’intérêts bas constituent autant de facteurs de nature à améliorer les comptes des entreprises et, donc, à redonner des couleurs au marché actions, jugent ces mêmes professionnels. Le quotidien économique rappelle toutefois que, dans l’exercice des prévisions, les professionnels tombent rarement justes. Ainsi, fin 2013, les spécialistes tablaient sur une hausse de 8% du CAC 40 alors que l’indice phare a finalement perdu 0,54 % en 2014.
La Pologne, la Hongrie et la Lituanie ont pris la tête du classement semestriel de durabilité des pays émergents établi par Petercam. Outre les trois premières places, l’Europe de l’Est occupe une grande partie du premier quartile du classement. « Leur passé communiste explique généralement un score élevé dans le critère lié à la ‘population, aux soins de santé et répartition des richesses’. En outre, la Pologne, la Slovaquie, la Lituanie et la République Tchèque ont atteint un certain niveau de richesse et de développement suite à leur accession à l’Union Européenne. Ces derniers obtiennent donc des notes relativement bonnes dans des indicateurs tels que les droits politiques et libertés civiles », explique la société de gestion belge.Se retrouvent également dans le haut du classement les pays d’Amérique Latine, lesquels ont tendance à se distinguer sur le plan environnemental. En revanche, côté ‘population, soins de santé et répartition des richesses’, la région obtient généralement des notes en-dessous de la moyenne de l’univers analysé à l’exception du Brésil et du Mexique. Le Brésil est d’ailleurs le seul pays des BRIC à être classé dans le premier quartile, en dix-septième position. C’est sur l’éducation que le pays s’illustre. En matière de transparence et de valeurs démocratiques, bien que le pays soit gouverné par une femme depuis 2011, la représentation des femmes au parlement reste faible (8,6%). La liberté de la presse pourrait également être améliorée, note Petercam. Autre pays BRIC, la Russie se classe en revanche en 64e position et dans le dernier quartile. Le pays perd des points dans le pilier ‘transparence et valeurs démocratiques’. « La corruption y est un fléau majeur et la liberté de la presse, une illusion », relève la société de gestion. « La durabilité environnementale de la Russie est également problématique ; le pays se classe en 81e position, notamment par l’importance de ses émissions de gaz à effet de serre », poursuit-elle. Enfin, les pays asiatiques se retrouvent davantage dans le troisième quartile suivis par les pays africains, plutôt en bas du classement.
Rentrée réussie pour les assureurs mutualistes. Quatre d’entre eux ont annoncé lundi 5 janvier les rendements nets (*) des fonds en euros de leurs contrats d’assurance vie qui s’affichent tous au-dessus de la barre des 3 %. Des taux de rémunération plutôt élevés dans un contexte de taux très bas, avec une moyenne attendue pour les fonds en euros en 2014 d’environ 2,5 %.Dans le détail, Parnasse Maif s’est montré le plus généreux en présentant un taux de 3,10 % nets pour le fonds en euros Responsable et Solidaire, et 3 % net pour Nouveau Cap. Parnasse Maif indique également, pour 2015, que le taux minimum garanti sur le fonds en euros de ces trois contrats s’établit à 0,89 % nets, soit le maximum autorisé par la réglementation. MAAF Vie a maintenu les taux pratiqués l’année précédente sur l’ensemble de ses contrats. Le support en euros de Winalto et Winalto Pro MAAF affiche ainsi un taux de rendement de 3,01% net. A noter cependant que le contrat monosupport Compte Epargne MAAF, fermé à la commercialisation depuis 2006, affiche un taux de 2,81 %. Pour sa part, GMF a également servi un taux de rendement net identique à celui de 2013 et de 2012 sur l’ensemble de ses contrats et fonds en euros, à savoir Altinéo et Compte Libre Croissance et Le «Support Régulier» des contrats multisupports Multéo et Certigo. Leurs rendements se fixent ainsi à 3,05%. Fin 2014, précise GMF Vie, la provision pour participation aux bénéfices représente désormais 3,7% des encours, contre 2,3% fin 2013. Enfin, grâce à son mécanisme de bonus qui dépend de l’encours du contrat (plus de 50 000 euros) et du nombre d’unités de compte (20 % minimum), MMA fait, pour sa part, bénéficier ses assurés d’un rendement net compris de 3,05% sur le fonds en euros de ses principaux contrats d’assurance vie et de capitalisation. En revanche, pour les clients dont les contrats remplissent l’une des deux conditions seulement, le taux s'établit à 2,70 %. (*) Taux net de frais de gestion et avant prélèvements sociaux