Un déficit de capital risque et des marchés de capitaux sous-développés sont autant de freins à la croissance en Europe, selon une étude réalisée par l’Association des marchés financiers en Europe (AFME) et le Boston Consulting Group (BCG) qui compare le financement des entreprises en Europe et aux Etats-Unis, sur la base d’un échantillon de grands investisseurs détenant au total quelque 9.000 milliards d’euros d’actifs sous gestion. L'étude, intitulée «Bridging the growth gap: Investor views on European and US capital markets and how they drive investment and economic growth», montre que l’Europe dispose d’un pool d’actifs investissables beaucoup plus modeste qu’aux Etats-Unis alors que les deux économies ont une taille similaire. Mais le vrai problème se trouve dans la fragmentation des marchés européens pour 65% des responsables interrogés, alors que 60% d’entre eux évoquent les disparités entre réglementations (28 régimes différents) et 40% les perspectives macro. Outre l’obstacle de la réglementation, les investisseurs ont aussi le sentiment que l’appétit pour le risque est moins marqué en Europe si bien que le canaux de financement alternatifs sont moins nombreux. Les actifs investissables identifiés en Europe représentent environ la moitié du montant américain, soit approximativement 30.000 milliards d’euros côté européen contre 49.000 milliards d’euros aux Etats-Unis alors que leurs PIB respectifs s'élèvent à environ 17.000 milliards d’euros. De la même façon, l’Europe a deux fois moins de capitaux cotés que les Etats-Unis, 10.000 milliards d’euros contre 19.000 milliards d’euros aux Etats-Unis. Toutefois, dans certains secteurs comme les infrastructures et les PME, l’Europe offre davantage de financements que les Etats-Unis. Les financements aux PME représentent quelque 2.000 milliards d’euros en Europe contre seulement 1.200 milliards d’euros côté américain. Mais, on le sait, l’essentiel des financements européens sont d’origine bancaire (1.400 milliards d’euros contre seulement 500 milliards aux Etats-Unis). Les sources de financement pour les PME sont en effet sous-développées en Europe. Aux Etats-Unis, en revanche, les petites entreprises et les start-up ont accès à des sources de financement beaucoup plus variées : les fonds de private equity et de capital risque disposaient de 488 milliards de dollars à investir en 2013 contre seulement 245 milliards d’euros en Europe. L'étude relève aussi que 33% des financements des PME émanent de particuliers fortunés, contre 9% en Europe. En outre, les structures des marchés de l'épargne sont moins favorables à l’investissement en capitaux. Le système de retraite américain, largement financé par l'épargne, offre 14.900 milliards d’euros d’actifs investissables, contre seulement 4.300 milliards en Europe. Les allocations actions sont aussi moins importantes en Europe, avec seulement 37% des fonds gérés par les fonds de pension et les sociétés de gestion investis en actions contre 53% aux Etats-Unis. En conclusion, les auteurs de l'étude suggèrent plusieurs axes d’amélioration, dont un soutien actif à une union des marchés de capitaux en Europe, un soutien actif à la promotion d’une meilleure compréhension des marchés de capitaux pour les emprunteurs, les investisseurs et les autres parties prenantes, et enfin, une aide à la promotion d’une culture du risque responsable.
La collecte nette du Livret A et du Livret de développement durable (LDD) est redevenue négative en janvier, pour un montant de 1,05 milliard d’euros, selon les données publiées le 23 février par la Caisse des dépôts. Elle avait été très légèrement positive en décembre, après sept mois consécutifs de recul. Dans le détail, la décollecte s’est élevée à 0,85 milliard d’euros pour le Livret A et à 0,20 milliard pour le LDD. «Cette décollecte s’inscrit dans le contexte d’un nombre d’ouverture record de PEL sur la fin du mois de janvier à la suite de l’annonce de la baisse du taux de ce produit à 2 % à partir du 1er février», souligne la Caisse des dépôts. A fin janvier, l’encours des deux produits d'épargne défiscalisée s'élevait à 364,1 milliards d’euros (262,1 milliards pour le Livret A et 101,9 milliards pour le LDD).
Les entreprises du S&P 500 ont versé la somme record de 900 milliards de dollars à leurs actionnaires en 2014, un chiffre en augmentation de 15% par rapport à 2013, selon les données préliminaires de Howard Silverblatt, chez S&P Dow Jones Indices, rapportées par le quotidien Les Echos. Dans le détail, les sociétés américaines cotées ont racheté pour 553 milliards de dollars de leurs propres actions, soit le niveau le plus élevé depuis 2007, et ont versé des dividendes jamais égalés de 350 milliards. « Et la thématique de la rémunération des actionnaires va encore être très importante en 2015 », prédit l’analyste de S&P Dow Jones Indices. Ces sommes impressionnantes témoignent de la bonne santé des groupes américains qui devraient voir leurs bénéfices opérationnels dépasser le cap des 1.000 milliards de dollars.
BX Swiss a annoncé le 23 février une avancée majeure dans la mise en œuvre de sa nouvelle stratégie avec l’ouverture du négoce pour toutes les actions suisses cotées, rapporte L’Agefi suisse. Cette plateforme se trouve ainsi en concurrence directe avec celle de SIX Swiss Exchange. Son président exécutif Luca Schenk l’assume pleinement, en ajoutant: «les investisseurs devront apprendre à comparer entre les différentes offres dans le domaine des actions également». Il invite ainsi tous les investisseurs, gestionnaires de fortune et conseillers à comparer les prix offerts avec ceux proposés par d’autres marchés. La collaboration avec Baader Bank, qui fait partie des principaux teneurs de marché en Allemagne, devrait assurer une liquidité permettant de proposer des écarts plus serrés que sur des plateformes comparables, avec une exécution en temps réel. Un critère crucial pour le marché suisse, qui comprend un nombre important de titres à faible volume de négoce, où les écarts peuvent être considérables.
L’agence d'évaluation financière Moody’s a annoncé le 20 février qu’elle avait abaissé la note de la dette à long terme de la Russie en catégorie spéculative, en raison des risques posés par la crise ukrainienne, la chute des prix pétroliers et les sanctions internationales.La nouvelle note du pays, qui passe de «Baa3» à «Ba1», est par ailleurs assortie d’une perspective négative, suggérant qu’elle pourrait encore être dégradée dans les prochains mois, selon un communiqué. «La poursuite de la crise en Ukraine et les chocs des prix du pétrole ainsi que des taux de change vont saper la force économique de la Russie et ses perspectives de croissance à moyen terme en dépit des réponses budgétaires ou fiscales», estime notamment Moody’s.La capacité financière du gouvernement va «matériellement s’amenuiser du fait de la pression budgétaire et de l'érosion continue des réserves en devises» du pays, le tout dans un contexte d’accès restreint aux marchés de capitaux internationaux et de fuite de capitaux, souligne encore l’agence.
Le fournisseur de données Thomson Reuters vient d’annoncer le lancement d’une série d’indices dédiés aux infrastructures et aux services aux collectivités. Les Thomson Reuters Infrastructure Indices, qui seront publiés à la mi-mars 2015, seront basés sur la classification maison, Thomson Reuters Business Classification (TRBC), qui propose une classification par secteurs et industries des sociétés cotées de 130 pays. Les nouveaux indices comprendront des sociétés internationales impliquées dans les services aux collectivités, les infrastructures de transport, les infrastructures dans les secteurs de l'énergie et des télécommunications, soit environ 300 sociétés des pays développés et des marché émergents. Thomson Reuters publiera également un indice «global developed infrastructure», un indice «global emerging infrastructure», et un indice équilibré infrastructure qui limite le poids des services aux collectivités à 50% dans l’indice qui sera lancé à la mi-mars. Des sous-indices et des variantes devises suivront au mois d’avril, ce qui portera le nombre total d’indices infrastructures à environ une centaine. Cette série d’indices a été développée en partenariat avec les gestionnaires spécialisés dans les infrastructures en appliquant une approche systématique. L’administration des indices suit les principes de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV/Iosco) pour les indices financiers.
Novethic s’allie au Forum pour l’Investissement Responsable (FIR) pour réaliser son enquête annuelle sur le marché français de l’investissement socialement responsable. Ainsi, les chiffres de l’ISR 2014 seront compilés et publiés par les deux organisations. « Cette alliance permettra de mettre à disposition des acteurs des données correspondant aux transformations profondes de l’investissement responsable en France », indique un communiqué.L'étude publiée l’année dernière par Novethic rendait compte de la diversification des pratiques en présentant un marché divisé en trois blocs : les fonds ISR, devenus minoritaires avec 170 milliards d’euros, l’intégration ESG évaluée à plus de 440 milliards d’euros et les exclusions de nature diverses pour un montant de plus de 1636 milliards d’euros. « L’enquête, publiée avec le FIR en 2015, permettra de montrer comment évolue le marché dans un contexte marqué par le projets de label ISR porté par l'État et la mobilisation des investisseurs sur le changement climatique », commente le communiqué.
Les actifs sous gestion des fonds de pension espagnols ont progressé de 1,74% en janvier 2015 pour s’établir à 64,4 milliards d’euros contre 63,3 milliards d’euros au 31 décembre 2014, selon des données publiées par le cabinet VDOS. Cette croissance est principalement liée au rendement des portefeuilles, générant 865 millions d’euros le mois dernier, tandis que la collecte nette s’est élevée à 235,5 millions d’euros.La palme de la meilleure collecte nette mensuelle revient à CaixaBank qui a capté 256,99 millions d’euros en janvier, portant ainsi ses encours totaux à plus de 12 milliards d’euros. Suivent Renta 4 (63,3 millions d’euros de souscriptions nettes), Bankinter (17,3 millions d’euros), Aviva (11,4 millions d’euros) et, enfin, ING Group (9,3 millions d’euros).A l’inverse, BBVA accuse la plus importante décollecte nette mensuelle, avec 68,1 millions d’euros de retraits en janvier. La banque espagnole devance Santander (-18 millions d’euros), Caser (-16,1 millions d’euros), Bankia (-13,4 millions d’euros) et Bestinver (-12,7 millions d’euros).
En 2014, Londres se place en tête des places boursières européennes les plus attrayantes pour les introductions en Bourse. Paris prend la 5ème place, derrière Amsterdam, le Nasdaq OMX et Madrid, selon la dernière étude «IPO Watch» du cabinet d’audit et de conseil PwC. L’an dernier, 49,5 milliards d’euros ont été levés sur les places boursières européennes, un montant presque deux fois supérieur au niveau de 2013 (26,5 milliards d’euros). Londres poursuit sa domination en 2014 avec 137 introductions, représentant plus d’un tiers des introductions en bourse européennes. Euronext a pour sa part réalisé 32 introductions, représentant un montant de 4,25 milliards d’euros. «Les montants levés à Paris ont plus que triplé par rapport à 2013, avec une augmentation du nombre d’introductions en bourse de 50%. Le montant moyen augmente de plus de 90% grâce à 5 entreprises ayant levé plus de 0,5 milliard d’euros. En 2015, après l’introduction Elis qui a lancé les opérations sur la place parisienne en début d’année, nous anticipons une poursuite de la reprise des IPO durant le premier semestre 2015 », décrypte Philippe Kubisa. Pour 2015, PwC s’attend à une activité plus soutenue attendue au 1er semestre 2015, à une hausse des introductions transfrontalières, à des opérations toujours soutenues par des fonds de private equity et privilégiant des capitalisations de taille moyenne, et à un niveau d’activité qui sera lié aux incertitudes macroéconomiques.
Les volumes d'émissions de high yield en Europe se sont élevés en janvier à 16 milliards de dollars, un montant jamais vu depuis la crise financière qui suggère que les marchés ont jusqu’ici très largement ignoré les inquiétudes sur la Grèce et la Russie, indique Moody’s Investors Service dans son bulletin mensuel sur le haut rendement européen («High Yield Interest -- European Edition»). En janvier 2014, les émissions de high yield avaient totalisé 7 milliards de dollars. La politique d’assouplissement quantitatif de la Banque centrale européenne devrait favoriser au premier trimestre la poursuite de la tendance observée en janvier, estime Moody’s. Même si la qualité de crédit reste stable, les révisions à la baisse ont été plus nombreuses que les réévaluations à la hausse en janvier en raison notamment de la dégradation d’entreprises russes et de trois «anges déchus».
Les OPCI Grand Public (organismes de placement collectif en immobilier ouverts à des investisseurs non professionnels) ont enregistré une collecte record de 813 millions d’euros en 2014. Un record selon l’Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière (IEIF) réalisé majoritairement au travers de contrats en UC d’assurance-vie, ce qui porte la capitalisation du secteur à 2 milliards d’euros fin 2014. Dans le détail, sur les neuf véhicules recensés, quatre captent à eux seuls 98% de la collecte : Opcimmo géré par Amundi Immobilier a collecté 434 millions d’euros, soit plus de 50% de la collecte totale, suivi par Axa Selectiv’Immo géré par AXA REIM SGP qui a collecté 186 millions d’euros, BNP Paribas Diversipierre géré par BNP Paribas REIM 105 millions d’euros et Immo Diversification géré par Ciloger 68 millions d’euros. «Par ailleurs», indique un communiqué, «sur un total de 9 OPCI Grand Public, deux OPCI dépassent les 700 millions d’euros de capitalisation (Axa Selectiv’Immo d’AXA REIM SGP et Opcimmo d’Amundi Immobilier), 2 OPCI sont compris entre 100 et 200 millions d’euros (BNP PARIBAS Diversipierre de BNP PARIBAS REIM France et Immo Diversification de CILOGER). Enfin, cinq OPCI pèsent chacun moins de 100 millions d’euros (Fructifrance Immobilier de NAMI-AEW Europe, Immanens et SG Pierre Entreprise d’Amundi Immobilier, LFP Opsis Patrimoine de La Française REM et Swisslife Dynapierre de SWISSLIFE REIM).»
SG Prime Services (ex-Newedge), filiale du groupe Société Générale, a pris une participation minoritaire dans le capital de la plate-forme d’exécution Global Markets Exchange Group (Gmex) pour un montant non divulgué. Dans le communiqué, Gmex précise que SG Prime Services devient le second plus important actionnaire derrière Deutsche Börse.
Plus de 138 milliards de dollars d’actifs de gestion privée ont changé de propriétaire l’an dernier en Suisse, soit sept transactions bancaires, rapporte L’Agefi suisse. Le prix moyen s’est élevé à 2,1% des actifs concernés, un chiffre en nette augmentation par rapport aux valorisations de 2013 (1,3%). Ces 138 milliards représentent le plus important volume jamais échangé en une année en Suisse. Les sept fusions-acquisitions enregistrées l’an dernier dans la gestion privée représentent près de 60% de l’ensemble des actifs cédés au cours des sept dernières années.Les raisons de cette accélération de la consolidation sont connues: nouvelles réglementations internationales, pressions subies de l’extérieur et réorientation de la gestion vers les avoirs fiscalisés. En conséquence, on assiste aussi à une normalisation des valorisations entre les actifs internationaux et les actifs domestiques, comme l’observe l’un des auteurs du rapport dont sont issus ces chiffres, Sebastian Dovey, de Scorpio Partnership. L’an dernier, ces deux types de clientèle se sont traités à un multiple proche de 2,1%, alors qu’en 2012, les avoirs transfrontaliers affichaient encore une prime importante par rapport aux actifs suisses, avec un prix moyen de 2,3% contre 1,4%
Le Henderson Global Dividend Index (HGDI), l’indice des dividendes mondiaux lancé en 2009 par la société de gestion Henderson Global Investors, a progressé de 10,5% par rapport à l’année précédente pour atteindre le montant de 1.167 milliards de dollars US en 2014. Un résultat en baisse de 1,3% par rapport aux prévisions de croissance d’Henderson pour 2014, qui s’explique par la forte hausse du dollar au quatrième trimestre 2014. En 2015, Henderson prévoit une hausse de seulement 0,8% des dividendes mondiaux, qui devraient atteindre 1.176 milliards de dollars, en raison de la forte appréciation du cours du dollar et la baisse du cours du baril de pétrole."Si l’impact des fluctuations de devises est négligeable à long terme, il n’est pas impossible que, sur une année donnée, leur impact soit plus important», estime Alex Crooke, directeur actions internationales à fort rendement chez Henderson Global Invesors. «Si l’on se base sur les taux de change actuels, les investisseurs en dollars pourraient enregistrer en 2015 une croissance légèrement plus faible qu’en 2014 ; alors que les investisseurs britanniques en livres sterling devraient voir le montant total de leurs dividendes augmenter de 6,6%. Les investisseurs européens en euros pourraient quant à eux enregistrer une hausse de 8,8%. Cela représente, pour chacun d’entre eux, un résultat bien meilleur que celui susceptible d’être généré par leurs marchés domestiques et marque l’intérêt d’adopter une approche internationale pour investir dans les actions à fort rendement”, précise-t-il.L’an dernier, les Etats-Unis ont été le moteur principal de la croissance des dividendes mondiaux avec une progression de 17% pour l’ensemble des dividendes, qui affichent un total de 355,3 milliards de dollars. En Europe, hors Royaume Uni, la croissance des dividendes totaux a été de 12,3% pour atteindre 229,4 milliards de dollars. L’Espagne et la Suisse ont affiché les plus fortes progressions avec des croissances respectives de 24,3% et de 18%.Le Royaume-Uni enregistre un montant de 135,2 milliards de dollars de dividendes en 2014 essentiellement lié au versement du dividende extraordinaire de Vodafone. La livre sterling, très forte, a par ailleurs pesé sur la croissance des dividendes sous-jacents qui affichent une baisse de 1,7% par rapport à 2013.Dans les pays émergents, la faiblesse des dividendes extraordinaires et la dépréciation des devises ont pesé sur la croissance des dividendes qui atteignent 114 milliards de dollars. Parmi les BRICS, seule la Chine a enregistré une croissance de ses dividendes sous-jacents, alors que les dividendes versés par la Russie ont diminué de moitié. Au Japon, les dividendes s’élèvent à 49,1 milliards de dollars US avec une progression encourageante de 5,9% des dividendes totaux et une croissance extrêmement solide des dividendes sous-jacents à 14,8%.
Les deux dernières grandes crises systémiques globales n’ont pas été oubliées, et les craintes récurrentes de contagion dans la gestion d’actifs portent aujourd’hui clairement sur la dette émergente privée, estime L’Agefi suisse. Un peu comme en 2013, lorsque les investisseurs évaluaient l’impact potentiel de la fin du quantitative easing aux Etats-Unis sur l’endettement des entreprises des Etats en développement. La chute des indices sectoriels de l’énergie est venue réhabiliter les pires scénarios. Les exportateurs de matières premières, pétrole en particulier, sont évidemment en première ligne. Depuis fin décembre, les sorties de fonds de la dette émergente (libellée en dollars) bénéficient aux fonds obligataires des régions développées. Un signal? L’iShares Emerging Markets Corporate Bond (CEMB), qui suit l’évolution du marché de la dette émergente en dollars, a perdu plus de 6% sur six mois. Contre moins de 3% pour le high yield américain. Le haut rendement aux États-Unis avait aussi suscité de sérieuses craintes. Ce segment obligataire n’est-il pas complètement dominé par les émetteurs du secteur énergies? Il regagne près de 6% depuis décembre, contrairement à la dette émergente, qui ne se relève tout simplement pas, note le quotidien suisse.
L’agence de notation financière chinoise Dagong a annoncé le 16 février avoir abaissé la note de la dette souveraine de la France invoquant des inquiétudes concernant le remboursement de la dette. La France voit ainsi les notes de sa dette libellée en devises locales et internationales abaissées de A+ à A, indique l’agence de notation dans un communiqué. Ces notes sont assorties d’une perspective stable. «La faiblesse de la croissance économique a retardé le processus de consolidation budgétaire», explique Dagong estimant que les capacités du gouvernement français à rembourser avaient été affectées malgré «un environnement stable». Le PIB de la France, deuxième économie de la zone euro, a progressé de seulement de 0,4% en 2014 alors que l’investissement est resté en panne.
La faiblesse de la croissance incite les acteurs économiques à la prudence et continue à peser sur le dynamisme des opérations boursières. Trente-quatre offres publiques ont été recensées en France en 2014, soit un recul de 8 % par rapport aux 37 opérations comptabilisées en 2013 et de 37 % par rapport aux 54 opérations en 2011, selon le sixième Observatoire des Offres Publiques proposée par Ricol Lasteyrie Corporate Finance. Toutefois, le montant de capital acquis au cours de ces opérations s’élève à 3,2 milliards d’euros, et a quasiment quadruplé par rapport aux 758,5 millions d’euros constatés en 2013. Cette progression s’explique par la présence, dans le palmarès, d’opérations significatives sur le capital de cinq sociétés dont la valorisation dépasse un milliard d’euros. Il reste que ce montant de 758 millions d’euros demeure loin des niveaux d’avant-crise, notamment des 12 milliards d’euros recensés en 2008. La prime médiane offerte aux détenteurs d’actions est de 20,8 % par rapport au dernier cours de bourse, inférieure à la médiane de 23,6 % observée sur les offres publiques de l’année 2013. En revanche, la prime médiane hors extrêmes par rapport à la valeur intrinsèque des entreprises cibles calculée par les experts indépendants est supérieure à celle de l’an passé. Elle est de 9% comparés aux 6,6% en 2013. La Bourse de Paris a enregistré 25 introductions (IPO) sur Euronext et Alternext en 2014 : 16 opérations sur Euronext et 9 sur Alternext, à comparer avec 15 IPO en 2013 (hors marché libre). Ces opérations se sont accompagnées de mises sur le marché (émission de nouvelles actions et cessions d’actions) totalisant 4,5 milliards d’euros. En Allemagne, 15 IPO sont intervenues sur la Deutsche Börse. Au Royaume-Uni, le London Stock Exchange a enregistré 146 IPO : 51 sur le marché principal, 95 sur AIM (Alternative Investment Market). Seize sociétés ont été retirées de la cote à la suite d’offres publiques, soit le même nombre qu’en 2013. 65 sociétés ont réalisé des augmentations de capital en 2014 sur Euronext et Alternext permettant de lever 11,9 milliards d’euros. Dix-neuf opérations ont été supérieures à 50 millions d’euros.
Les actifs sous gestion des fonds communs de placement espagnols ont progressé de 2,84% au mois de janvier 2015 pour atteindre 205 milliards d’euros contre 199,4 milliards d’euros au 31 décembre 2014, selon des données publiées par le cabinet VDOS. Cette progression a été principalement tirée par une collecte nette mensuelle de 3,26 milliards d’euros. Au cours du mois écoulé, la palme de la meilleure collecte nette revient à CaixaBank qui a engrangé 1,61 milliard d’euros de souscriptions nettes. Suivent Allianz (307,1 millions d’euros de collecte nette), BBVA (296,1 millions d’euros), Banco Sabadell (236,9 millions d’euros) et, enfin, Santander (212,4 millions d’euros).A l’inverse, Bestinver enregistre la plus forte décollecte mensuelle avec 156 millions d’euros de rachats nets. Suivent Bankinter (48 millions d’euros de rachats), Inverseguros (30,7 millions d’euros), UBS (25,9 millions d’euros) et, enfin, Banca March (18,2 millions d’euros).
La demande d’or mondiale a baissé l’année dernière après une année exceptionnelle en 2013, lestée par une diminution d’un tiers de la demande de bijoux en Chine, qui rend ainsi sa place de premier consommateur mondial d’or à l’Inde, selon le dernier rapport annuel du Conseil mondial de l’or (CMO/WGC) publié le 12 février. En 2014, la demande mondiale d’or physique (bijoux, pièces et lingots) s’est tassée de 4% par rapport à 2013, à 3924 tonnes, selon le CMO. Cette léger repli est surtout attribué à la contraction de la demande mondiale de bijoux, qui s’est contractée de 10% en 2014, à 2153 tonnes. Les bijoux constituent toujours la plus grosse part de la demande de métal jaune à l’heure actuelle.Mais c’est la chute de la demande chinoise qui a été la plus spectaculaire, diminuant de 33% en 2014, à 814 tonnes, par rapport à l’année précédente. «L'élan de la demande d’or en Asie a fait une pause en 2014, notamment parce que la Chine et les marchés environnants ont eu besoin de temps pour digérer les vastes quantités d’or accumulées l’année précédente», a précisé le CMO.La demande des investisseurs a pour sa part augmenté de 2% l’an dernier à 905 tonnes. Les investissements en pièces et lingots ont chuté de 40% l’an dernier mais cette évolution a été compensée par un ralentissement spectaculaire des rachats dans les ETF, de 880 tonnes en 2013 à seulement 159 tonnes en 2014.
Le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices a annoncé le 12 février le lancement du S&P Global 1200 Dividend Stability Low Volatility Index, un indice conçu pour mesurer la performance des actions qui arrivent à trouver un équilibre entre rendement du dividende, croissance du dividende et volatilité. Ce nouvel indice vient compléter la gamme déjà très riche des indices factoriels de S&P Dow Jones Indices. Il s’agit en outre du sixième indice dividende factoriel proposé depuis le début de l’année. Le nouvel indice sélectionne 100 titres au sein du S&P 1200. Sont retenus les titres les moins volatils qui passent les tests de la croissance des dividendes, du taux de distribution, et du rendement du dividende. La pondération dans l’indice dépend des estimations d'évolution des dividendes.