Rentrée réussie pour les assureurs mutualistes. Quatre d’entre eux ont annoncé lundi 5 janvier les rendements nets (*) des fonds en euros de leurs contrats d’assurance vie qui s’affichent tous au-dessus de la barre des 3 %. Des taux de rémunération plutôt élevés dans un contexte de taux très bas, avec une moyenne attendue pour les fonds en euros en 2014 d’environ 2,5 %.Dans le détail, Parnasse Maif s’est montré le plus généreux en présentant un taux de 3,10 % nets pour le fonds en euros Responsable et Solidaire, et 3 % net pour Nouveau Cap. Parnasse Maif indique également, pour 2015, que le taux minimum garanti sur le fonds en euros de ces trois contrats s’établit à 0,89 % nets, soit le maximum autorisé par la réglementation. MAAF Vie a maintenu les taux pratiqués l’année précédente sur l’ensemble de ses contrats. Le support en euros de Winalto et Winalto Pro MAAF affiche ainsi un taux de rendement de 3,01% net. A noter cependant que le contrat monosupport Compte Epargne MAAF, fermé à la commercialisation depuis 2006, affiche un taux de 2,81 %. Pour sa part, GMF a également servi un taux de rendement net identique à celui de 2013 et de 2012 sur l’ensemble de ses contrats et fonds en euros, à savoir Altinéo et Compte Libre Croissance et Le «Support Régulier» des contrats multisupports Multéo et Certigo. Leurs rendements se fixent ainsi à 3,05%. Fin 2014, précise GMF Vie, la provision pour participation aux bénéfices représente désormais 3,7% des encours, contre 2,3% fin 2013. Enfin, grâce à son mécanisme de bonus qui dépend de l’encours du contrat (plus de 50 000 euros) et du nombre d’unités de compte (20 % minimum), MMA fait, pour sa part, bénéficier ses assurés d’un rendement net compris de 3,05% sur le fonds en euros de ses principaux contrats d’assurance vie et de capitalisation. En revanche, pour les clients dont les contrats remplissent l’une des deux conditions seulement, le taux s'établit à 2,70 %. (*) Taux net de frais de gestion et avant prélèvements sociaux
Le fournisseur de services Nasdaq a annoncé le 5 janvier l’acquisition de la société Dorset, Wright & Associates, spécialisée dans l’analyse des données, l’indexation passive et les stratégies smart beta. Ce rachat va renforcer les positions du Nasdaq aux Etats-Unis dans le secteur des stratégies smart beta. Nasdaq Global Indexes, qui va ainsi regrouper les 17 ETF de Dorsey et les 69 ETF smart beta du Nasdaq, sera à la tête de 45 milliards de dollars d’actifs attachés à ses indices smart beta et plus de 105 milliards de dollars liés à l’ensemble des indices du Nasdaq. La transaction, dont le montant s'élève à 225 millions de dollars, devrait être bouclée dans le courant du premier trimestre 2015.
La Bourse de Shanghai a enregistré en 2014 la meilleure performance des grandes Bourses mondiales avec un gain de plus de 50% après plusieurs années de vaches maigres. L’indice CSI300 des grandes capitalisations de Shanghai et Shenzhen a gagné mercredi 2,2% à 3.533,71 points, pour un gain total de 51,7% sur l’année. L’indice composite de Shanghai a pareillement pris 2,2% à 3.234,68 points pour boucler l’année sur une hausse de 52,9%. Les deux indices n’avaient plus atteint ces niveaux depuis janvier 2010.L’indice Composite reste toutefois loin de son record de 6.124 points atteint en octobre 2007 et il n’a même pas retrouvé son pic (3.400 points) du dernier rally qui remontait à 2009, avant une brutale correction. Le marché a été porté cette année par des espoirs de détente monétaire et il a fortement monté après l’annonce d’une baisse de taux fin novembre. Les analystes tablent sur une nouvelle progression en 2015 mais la prudence sera néanmoins de mise avec l’essoufflement de la croissance chinoise qui risque d’affecter les résultats des grandes banques - celles-là mêmes qui ont mené la hausse en 2014. Les indicateurs techniques pointent en outre vers un marché suracheté et une récente enquête Reuters auprès de gérants chinois a montré que ceux-ci prévoyaient de réduire leurs positions en actions dans les trois prochains mois. La performance des places continentales chinoises contraste avec une maigre hausse de 1,3% à Hong Kong, où l’indice Hang Seng a clôturé mercredi à 23.605,04 points au terme d’une ultime demi-séance conclue par un gain de 0,44%. L'écart de performance entre le continent et Hong Kong n’avait plus été aussi important depuis 2007 et a été manifestement accru par l’interconnexion entre ces marchés entrée en vigueur en novembre et destinée à assurer aux investisseurs étrangers un accès sans précédent aux valeurs chinoises. Derrière Shanghai, c’est la Bourse de Bombay qui a signé la deuxième plus forte hausse en Asie cette année avec un gain de 30,8% pour l’indice général, sa meilleure prestation depuis 2009, dans la foulée des promesses de réforme du nouveau Premier ministre Narendra Modi. La plus mauvaise performance est venue de Corée du Sud avec un recul de 4,8% de l’indice Kospi, en partie à cause de craintes liées à la dépréciation du yen qui favorise les exportateurs japonais aux dépens de leurs concurrents coréens. A Tokyo, le Nikkei a gagné 7,1% sur l’année après un bond de 57% en 2013.
Le secteur du conseil indépendant sur le marché américain va tailler des croupières aux grands distributeurs retail. Selon des projections de Cerulli Associates, la part de marché des conseillers indépendants pourrait dépasser celle des distributeurs au cours des cinq prochaines années (« Advisor Metrics 2014: Capitalizing on Transitions and Consolidation»).«De multiples facteurs ont contribué à la croissance historique et attendue du secteur indépendant», estime Kenton Shirk, associate director chez Cerulli. «Plus des deux tiers des conseillers indiquent qu’ils préféreraient le statut de broker/dealer indépendant, celui de conseiller en investissement assermenté (RIA) ou encore des modèles mixtes assermentés s’ils décidaient de quitter les sociétés dans lesquelles ils travaillent actuellement».«Un facteur clé est la flexibilité et l’autonomie inhérente au secteur indépendant en ce qui concerne la construction de portefeuille, la flexibilité opérationnelle, la structure des commissions et la technologie», explique Kenton Shirk. «L’économie du secteur peut également constituer un argument en faveur du secteur, avec des rémunérations plus importantes dans un contexte où les conseillers assument la responsabilité de leurs frais généraux. Les conseillers indépendants peuvent développer une valeur d’entreprise de long terme, non seulement par le biais de la mise en œuvre de leur activité mais également dans la cadre d’une entité plus large comprenant de multiples conseillers, du personnel et des infrastructures».
L’indice CAC 40 a clôturé l’année 2014 par une légère remontée de 0,64 % mercredi 31 décembre à 14h, fin de séance. Cette remontée n’est pas suffisante pour finir l’année en hausse, souligne le Figaro, qui rappelle que l’indice phare de la place parisienne a perdu 0,54 % en 2014. C’est le plus faible écart annuel depuis l’an 2000.
Selon des données de Bloomberg citées par Les Echos, les 400 personnes les plus riches du monde détiennent une fortune estimée à 4.100 milliards de dollars, soit le quart du PIB américain. Cette fortune totale s’est accrue de 92 milliards de dollars l’an dernier, en hausse de 2,3 %. La progression de cette année est moins forte qu’en 2013 (+500 milliards de dollars). L’indice MSCI World avait alors progressé de 24 %, contre seulement 4 % en 2014.
Si à court terme nous restons dans une période de plus forte volatilité des prix du pétrole, « à moyen terme, le marché du pétrole devrait se rééquilibrer naturellement grâce au ralentissement de l’offre non OPEP et à l’amélioration de la demande », estime Edmond de Rothschild Asset Management (EdRAM). Le 15 décembre, le prix du baril de pétrole est passé sous la barre symbolique des 60 dollars. Le recul important du cours de l’or noir s’inscrit dans un contexte de ralentissement de la croissance des économies émergentes, d’une hausse spectaculaire de l’offre de pétrole non OPEP et du renforcement du dollar. La société de gestion estime que réduire la dynamique des nouveaux projets autour du pétrole de schiste et complexifier leur financement reste l’objectif principal de l’OPEP dans une perspective de moyen-long terme, quitte à être pénalisé par ce recul du prix du pétrole sur le court terme. « Cette décision est celle qui apportera le plus de bénéfices au cartel à long terme », souligne EdRAM, pour qui la baisse des cours du pétrole engendrera des effets favorables (choc d’offre en soutien de la consommation et de la croissance) de plus forte ampleur que ses effets négatifs (secteurs en difficulté sur le pétrole non conventionnel, tassement des investissements).
Les changements politiques en Grèce devraient être négatifs pour l’économie grecque à court terme, mais neutres à plus long terme, estime Axa IM dans un bulletin publié mardi.Lundi, le gouvernement grec de coalition, emmené par Antonis Samaras, n’a pas réussi à faire élire par le parlement son candidat à la présidentielle. Cet échec l’oblige à démissionner et à organiser des élections législatives qui auront lieu le 25 janvier et pourraient donner une majorité au parti d’extrême-gauche Syriza. Une telle victoire fait craindre une renégociation du programme d’aide obtenu par la Grèce auprès de l’Union européenne et du Fonds monétaire international.Selon Axa IM, la contagion aux autres marchés de la zone euro devrait être trop limitée pour être tangible, mais les incertitudes causées par les négociations entre la Grèce et les créanciers internationaux devraient faire des dégâts sur les actifs risqués, au moins dans la zone euro. « Nous pensons que cette incertitude ne devrait pas durer très longtemps et que les grandes lignes d’un accord devraient émerger avant juin », nuancent néanmoins les auteurs de la note*.Axa IM a établi trois scénarios pour la Grèce. Son scénario de référence prévoit que le nouveau gouvernement et les créanciers internationaux se mettent d’accord sur un allègement de la dette grecque, sur le bouclage et la fin du plan de sauvetage, et aident la Grèce à regagner un accès aux marchés grâce à une ligne de crédit d’urgence. Si les négociations s’avéraient plus longues que prévu et retardaient un accord éventuel au-delà de la mi-2015, un scénario de « non coopération » se mettrait alors en place. Mauvais pour la Grèce, ce scénario aurait des répercussions sur les autres marchés financiers de la zone euro, mais pas sur les économies réelles. Enfin, Axa a imaginé un scénario du pire, qui serait la conséquence d’événements politiques dramatiques et imprévisibles. « Un événement inattendu et dramatique se produit pendant les négociations, comme des émeutes violentes provoquant des victimes humaines, le nouveau gouvernement perd le contrôle de la situation, la Troika suspend les négociations et le gouvernement est incapable de pourvoir à ses besoins de financement sur les marchés ». Cela pourrait conduire la Grèce à un défaut sur les obligations dues à la BCE et à un éventuel départ de la zone euro. Mais ce scénario est très improbable, selon Axa IM. *Eric Chaney, Chef économiste du groupe AXA et Directeur de la recherche d’AXA IM, Maxime Alimi, Economiste, Manolis Davradakis, Economiste marchés émergents, et Greg Venizelos, Stratégiste
Les réseaux italiens de conseillers financiers ont terminé le mois de novembre sur une collecte nette de 1,7 milliard d’euros, soit 17,5 % de moins qu’en octobre, selon les dernières statistiques d’Assoreti, l’association du secteur. Cela est dû uniquement à des rachats de positions administrées, pour 561 millions d’euros. En revanche, la collecte sur les produits de gestion d’actifs a atteint 2,2 milliards d’euros, soit une croissance de 40,5 %. Depuis le début de l’année, le secteur des réseaux de conseillers financiers affiche des souscriptions nettes de presque 21 milliards d’euros.
Faisant fi des problèmes politiques en Grèce, le S&P 500 a établi un nouveau record lundi à la clôture des marchés, son 53ème de l’année, rapporte le Wall Street Journal. L’indice a gagné 1,80 point ou 0,1 % à 2090,57. Le Dow Jones Industrial Average n’a pas réussi à soutenir la cadence, abandonnant 15,48 ou 0,1 % à 18038,23 et mettant fin à un rally de sept jours.
La rémunération des dirigeants d’entreprises reste déterminée par des mesures simplistes de la performance qui n’ont que peu de lien avec les moteurs à long terme de la valeur des entreprises, montre une étude de CFA UK et Lancaster Business School réalisée sur les entreprises du FTSE 100 sur dix ans. Pour mesurer la performance, le bénéfice par action ou le rendement total pour l’actionnaire continuent d’être largement employés. Des métriques liant la performance au coût du capital sont en revanche rarement utilisées.
L’année 2014 s’annonce d’ores et déjà comme un succès pour la gestion d’actifs italienne. Au cours des onze premiers mois de l’année, le secteur a en effet totalisé une collecte nette de 119,69 milliards d’euros, selon les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Sur un an, la collecte nette a ainsi progressé de 100%, l’année 2013 s’étant conclue sur une collecte nette de 64,9 milliards d’euros. Sur le seul mois de novembre, l’industrie italienne de la gestion italienne a enregistré 9,16 milliards d’euros de souscriptions nettes, après 12,43 milliards d’euros au mois d’octobre.Ces performances sont principalement à mettre au crédit des fonds ouverts. Au mois de novembre, ces derniers enregistrent une collecte nette de 5,3 milliards d’euros, après 7,4 milliards d’euros en octobre. Depuis le début de l’année 2014, les fonds ouverts commercialisés en Italie totalisent 81,35 milliards d’euros de souscriptions nettes. Sur le mois écoulé, la collecte nette a été essentiellement tirée par les fonds flexibles (2,79 milliards d’euros de flux nets entrants) et les fonds obligataires (1,93 milliards d’euros). Les fonds actions engrangent modestement 439 millions d’euros. A contrario, les fonds monétaires accusent une décollecte nette de 708 millions d’euros.En parallèle, les fonds fermés ont réalisé modestement 12 millions d’euros de collecte nette en novembre, portant à 581 millions d’euros le total des souscriptions nettes enregistrées depuis le début de l’exercice 2014. Quant à la gestion sous mandat, elle a engrangé 3,83 milliards d’euros de collecte nette en novembre, portant à 37,76 milliards d’euros le total des souscriptions nettes enregistrés depuis le 1er janvier 2014.Grâce à cette bonne dynamique commerciale, les encours du secteur italien de la gestion d’actifs s’élève à 1.563 milliards d’euros à fin novembre, contre 1.536 milliards d’euros à fin octobre. Les actifs sous gestion des fonds ouverts s’établissent à 675,79 milliards d’euros à fin novembre (soit 43,2% du marché) tandis que les encours des fonds fermés ressortent à 43,3 milliards d’euros (2,8% du marché). Enfin, la gestion sous mandat affiche des encours de 844,39 milliards d’euros à fin novembre, représentant 54% du marché italien.
La croissance du marché des ETF ne semble pas avoir de limite. Ainsi, les actifs investis dans les ETF et ETP cotés aux Etats-Unis viennent de franchir une étape décisive en dépassant le seuil des 2.000 milliards de dollars d’encours, selon des données publiées par ETFGI. De fait, en date du 22 décembre 2014, les actifs sous gestion des ETP / ETF ont augmenté de 18%, passant ainsi de 1.698 milliards de dollars à 2.007 milliards de dollars. Une croissance portée à la fois par une collecte nette et une performance positive des marchés. Depuis le début de l’année, les ETF et ETP cotés aux Etats-Unis ont engrangé une collecte nette record de 232 milliards de dollars, battant ainsi le précédent record réalisé sur l’ensemble de l’année 2013 avec 190 milliards de dollars de souscriptions nettes.
Pour le mois de novembre 2014, l’assurance vie enregistre une collecte nette de 1,9 milliard d’euros, ont indiqué hier la FFSA et le GEMA. L’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s'élève à 1.515,2 milliards d’euros. Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances au cours des onze premiers mois de cette année s’est élevé à 116,1 milliards d’euros, soit une progression de 7,2 % par rapport à la même période sous revue une année auparavant (108,3 milliards d’euros).Avec des prestations versées par les sociétés d’assurances sur la même période s'élevant à 94,8 milliards d’euros (96,0 milliards d’euros sur les onze premiers mois de 2013), la collecte nette s'établit à 21,3 milliards d’euros depuis le début de l’année.
Les agences de notation peuvent avoir souffert en raison de la crise, mais à la différence des évaluateurs de la dette, les entreprises qui évaluent les fonds sont plus susceptibles d'être financièrement indépendante et donc d’inspirer une plus grande confiance aux investisseurs avec leurs nombre d'étoiles, selon les conclusions de la dernière publication de Cerulli (The Cerulli Edge - European Monthly Product Trends). Des organismes jouissent ainsi d’une bonne réputation auprès des investisseurs, du fait de leur image impartiales sur des fonds. Par ailleurs, des évaluations de cette nature fournissent une analyse gratuite aux investisseurs et donne une certaine assurance aux investisseurs directs. Un constat qui peut avoir un inconvénient, indique Cerulli : ces notations peuvent en effet générer un faux sentiment de sécurité...
Les livrets d’épargne réglementés n’ont pas la cote. Au l’issue du mois de novembre, le Livret A et le Livret de Développement Durable (LDD) ont connu un septième mois consécutif de décollecte, même si elle est d’une ampleur plus réduite par rapport au mois précédent. Ainsi, au cours du mois écoulés, ces deux placements ont enregistré une décollecte nette de 1,63 milliard d’euros, après -3,81 milliards en octobre et -3,15 milliards en septembre, selon des chiffres publiés par la Caisse des Dépôts. En novembre, le Livret A a accusé une décollecte nette de 1,25 milliard d’euros tandis que le LDD a subi 380 millions de rachats nets. Sur les onze premiers mois de l’année, la décollecte nette pour ces deux produits attient 6,23 milliards d’euros, dont 5,84 milliards d’euros de sorties sur le Livret A et 390 millions d’euros de rachats pour le LDD. Sans surprise, l’encours continue de reculer significativement. Au 30 novembre, il s’établit à 361 milliards d’euros pour ces deux produits, contre 362,6 milliards à fin octobre. En avril 2014, l’encours cumulé du Livret A et du LDD avait atteint 371,1 milliards d’euros. Dans le détail, l’encours du Livret A ressort à 260,3 milliards d’euros fin novembre, contre 261,6 milliards d’euros fin octobre. L’encours du LLD s’affiche, quant à lui, 100,6 milliards d’euros fin novembre, contre 101 milliards d’euros fin octobre.
Les fonds communs de placements espagnols ont enregistré une collecte nette de 1,41 milliard d’euros au cours du mois de novembre, selon des données publiées par Inverco, l’association espagnole de la gestion d’actifs. Grâce à cette performance, le secteur a accumulé 33,64 milliards d’euros de souscriptions nettes depuis le début de l’exercice 2014, soit une production nouvelle en hausse de 63% par rapport à celle enregistrée sur la même période de 2013 (20,59 milliards d’euros de collecte nette à fin novembre 2013). Au cours des 23 derniers mois, les souscriptions nettes s’élèvent à 56,69 milliards d’euros.Dans un tel contexte, les actifs sous gestion du secteur atteignent 193,43 milliards d’euros à fin novembre, soit une augmentation de 2,97 milliards d’euros par rapport au mois précédent. Depuis le début de l’année 2014, les encours ont progressé de 39,65 milliards d’euros, soit une croissance de 25,8% par rapport à fin décembre 2013.
Les fonds monétaires européens sont en passe d’enregistrer leur première année de collecte nette positive depuis 4 ans, rapporte le Financial Times. Ces fonds ont en effet engrangé 5,1 milliards d’euros de flux nets entrants sur les neuf premiers mois de l’année, selon des données de Moody’s. Les fonds monétaires européens pourraient donc conclure l’exercice 2014 en territoire positive, après une année 2013 marquée par une décollecte de 84 milliards d’euros. A la fin du troisième trimestre 2014, les fonds monétaires européens géraient 955 milliards d’euros d’encours contre 935 milliards au troisième trimestre 2013, selon des données de l’EFAMA, précise le quotidien britannique.
Interrogé par L’Agefi, Jean Boivin, responsable adjoint de la stratégie d’investissement du BlackRock Investment Institute, indique que pour 2015, le thème central de cette année qui portait sur les divergences entre les politiques monétaires des banques centrales devrait être encore vrai. Beaucoup de valorisations des classes d’actifs ont atteint leur maximum, les ressources sont insuffisantes et la volatilité va probablement s’accroître. Les investisseurs devront faire preuve de la souplesse nécessaire pour tirer parti des opportunités qui accompagnent la volatilité, et avoir les garanties nécessaires pour sortir au moment venu de positions trop appréciées.
Dans une interview donnée à L’Agefi, Patrick Moonen, stratégiste senior chez ING IM, table outre-Atlantique sur une économie domestique forte et davantage de rachats d’actions. « Ce seront les moteurs de la croissance des bénéfices » qui devrait faire la performance du S&P 500, a indiqué le responsable. Mais en 2015, la zone euro et les actions japonaises pourraient offrir un meilleur rendement que les actions américaines même si l’on doit constater une volatilité plus élevée en zone euro et au Japon, eu égard aux incertitudes macroéconomiques et politiques. «Sur les marchés européens, nous prévoyons une croissance des bénéfices autour de 9-10% et des valorisations un peu plus élevées, en fonction des actions de la BCE et de la Fed», note Patrick Moonen.