Le Henderson Global Dividend Index (HGDI), l’indice des dividendes mondiaux lancé en 2009 par la société de gestion Henderson Global Investors, a progressé de 10,5% par rapport à l’année précédente pour atteindre le montant de 1.167 milliards de dollars US en 2014. Un résultat en baisse de 1,3% par rapport aux prévisions de croissance d’Henderson pour 2014, qui s’explique par la forte hausse du dollar au quatrième trimestre 2014. En 2015, Henderson prévoit une hausse de seulement 0,8% des dividendes mondiaux, qui devraient atteindre 1.176 milliards de dollars, en raison de la forte appréciation du cours du dollar et la baisse du cours du baril de pétrole."Si l’impact des fluctuations de devises est négligeable à long terme, il n’est pas impossible que, sur une année donnée, leur impact soit plus important», estime Alex Crooke, directeur actions internationales à fort rendement chez Henderson Global Invesors. «Si l’on se base sur les taux de change actuels, les investisseurs en dollars pourraient enregistrer en 2015 une croissance légèrement plus faible qu’en 2014 ; alors que les investisseurs britanniques en livres sterling devraient voir le montant total de leurs dividendes augmenter de 6,6%. Les investisseurs européens en euros pourraient quant à eux enregistrer une hausse de 8,8%. Cela représente, pour chacun d’entre eux, un résultat bien meilleur que celui susceptible d’être généré par leurs marchés domestiques et marque l’intérêt d’adopter une approche internationale pour investir dans les actions à fort rendement”, précise-t-il.L’an dernier, les Etats-Unis ont été le moteur principal de la croissance des dividendes mondiaux avec une progression de 17% pour l’ensemble des dividendes, qui affichent un total de 355,3 milliards de dollars. En Europe, hors Royaume Uni, la croissance des dividendes totaux a été de 12,3% pour atteindre 229,4 milliards de dollars. L’Espagne et la Suisse ont affiché les plus fortes progressions avec des croissances respectives de 24,3% et de 18%.Le Royaume-Uni enregistre un montant de 135,2 milliards de dollars de dividendes en 2014 essentiellement lié au versement du dividende extraordinaire de Vodafone. La livre sterling, très forte, a par ailleurs pesé sur la croissance des dividendes sous-jacents qui affichent une baisse de 1,7% par rapport à 2013.Dans les pays émergents, la faiblesse des dividendes extraordinaires et la dépréciation des devises ont pesé sur la croissance des dividendes qui atteignent 114 milliards de dollars. Parmi les BRICS, seule la Chine a enregistré une croissance de ses dividendes sous-jacents, alors que les dividendes versés par la Russie ont diminué de moitié. Au Japon, les dividendes s’élèvent à 49,1 milliards de dollars US avec une progression encourageante de 5,9% des dividendes totaux et une croissance extrêmement solide des dividendes sous-jacents à 14,8%.