Le « shadow banking » ou système bancaire parallèle – qui couvre des activités liées à l’intermédiation non bancaire du crédit - peut soutenir la croissance. Tel est le résultat de l'étude mondiale (*) réalisée par le CFA Institute, l’association internationale des professionnels de l’investissement, qui fournit des recommandations en faveur de la simplification et d’une plus grande transparence de ce type de financement, dont la gestion du collatéral et la réforme du marché de la titrisation. Après avoir été considéré comme un risque systémique potentiel par le secteur de la finance et de l’investissement au lendemain de la crise financière, le «shadow banking», dans le contexte actuel de restriction des prêts bancaires, est désormais vu comme une solution possible permettant de favoriser l’acheminement de capitaux vers les entreprises productives et de raviver ainsi l’économie réelle, indique l’enquête. Dans ce cadre, plusieurs recommandations figurent, jugées pertinentes pour l’Europe et l’Union des Marchés de Capitaux (Capital Market Union) dans la mesure où elles répondent à l’agenda politique, dont l’une des priorités est de favoriser la relance de l’économie grâce au financement de marché dans un contexte de restriction des prêts bancaires.En particulier en matière de titrisation, où, selon l'étude, «des projets de réglementation devraient se focaliser sur l’uniformisation et la simplification des structures émettrices ainsi que sur l’amélioration de la transparence via la communication initiale et continue d’informations aux investisseurs». «Cette uniformisation des cadres juridiques des différents marchés faciliterait et garantirait également le respect des droits de propriété et la protection des créanciers», est-il précisé. En matière d’opérations de financement sur titres et collatéral, l’enquête recommande également de mettre en place un cadre solide régulant la réutilisation du collatéral afin de limiter l’effet de levier excessif et éviter la survenue de risques affectant la stabilité financière. «Cette recommandation porte essentiellement sur davantage de transparence pour les opérations de financement sur titres et sur la communication des données aux référentiels centraux et investisseurs», note-t-elle encore. Cette étude a été documentée par les résultats de l’enquête réalisée auprès de 600 de ses membres, indique le CFA Institute, dont il ressort que «le risque de défaillance des produits chinois de fiducie et de gestion d’actifs constitue le principal risque systémique d’après 25 % des membres, suivi de près par le risque lié à l’utilisation inadéquate du collatéral, cité par 23 % des membres». Par ailleurs, «l’amélioration de la transparence et la divulgation d’informations sur les activités du secteur bancaire parallèle devraient être placées au rang des priorités des autorités réglementaires, selon les participants des zones APAC et EMEA». En outre, «55% des participants à l’enquête à l’échelle mondiale ont appelé à plus d’uniformisation et de simplification des structures émettrices intervenant sur les marchés de titrisation». Enfin, 47% des participants à l’échelle mondiale s’accordent pour considérer que les risques liés aux opérations de financement sur titres seraient contenus plus efficacement si l’on pouvait compter sur plus de transparence, par le biais d’un meilleur reporting auprès des référentiels centraux et des investisseurs. (*) « Shadow Banking : cadres réglementaires et perspectives pour les investisseurs en matière de financement de marché ». Menée en avril 2014, l’étude « Shadow Banking » analyse le périmètre de ce secteur et la manière dont ces déterminants varient en fonction des pays. L’étude porte sur les États-Unis d’Amérique, l’Union Européenne et la zone Asie-Pacifique (principalement la Chine). Pour accéder à l'étude complète : http://www.cfapubs.org/doi/pdf/10.2469/ccb.v2015.n2.1
Les rémunérations globales des dirigeants des entreprises du CAC 40 ont atteint 153 millions d’euros en 2014, en hausse de 10,1% par rapport à 2013, indique dans la Tribune, Jean-Charles Simon, le fondateur de Facta, la plateforme spécialisée dans la collecte de données, la vérification des faits (fact checking) et le journalisme de données (data journalism). A périmètre comparable en nombre d’entreprises et de dirigeants sur l’ensemble de l’exercice - soit 33 sociétés - cette hausse est du même ordre, de 8,2%. Mais parmi les différentes composantes des rémunérations, les évolutions ne sont pas similaires. En détail, il ressort de l'étude que l’augmentation est plus modérée s’agissant des rémunérations fixes et même des rémunérations variables. Elle est de seulement 5,2% en 2014 et 3,1% sur le périmètre strictement comparable. Le véritable vecteur de l’augmentation des rémunérations en 2014 aura été les attributions d’actions et d’options, qui ont gonflé de 19,6% sur un an (19,8% sur un périmètre strictement comparable).
AXA Global Life a placé auprès d’investisseurs institutionnels 285 millions d’euros d’obligations indexées sur la mortalité excessive, par l’intermédiaire de Benu Capital, nouveau véhicule de droit irlandais. Cette émission se divise en deux classes d’obligations distinctes avec une échéance en janvier 2020 : la classe A, pour un montant de 135 millions d’euros, et la classe B, pour un montant de 150 millions d’euros, chacune permettant de couvrir des niveaux de risque différents, indique un communiqué. Cette opération apporte à AXA Global Life deux niveaux de protection, entièrement collatéralisés, pour une période de 5 années, contre le risque de mortalité extrême en France, au Japon et aux Etats-Unis.
La Norvège a pris la tête du classement semestriel de durabilité des 34 pays membres de l’OCDE publié par Petercam. Le pays scandinave, qui a pris quatre places, s’est notamment engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % par rapport à leur niveau enregistré en 1990 d’ici 2030. La Suisse et le Luxembourg arrivent respectivement deuxième et troisième. Les trois places suivantes sont occupées par trois pays d’Europe du Nord : Danemark, Finlande et Suède. La France n’arrive qu’à la 18ème place. La Grèce, à la une des discussions européennes, reste en bas du classement et continue à perdre des points sur son score global. « L’éducation et les services à la population, y compris les droits fondamentaux, sont malheureusement les plus exposés aux restrictions budgétaires et aux réformes économiques et financières ; dès lors les relais pour une croissance durale sont fortement affaiblis. L’option d’une dévaluation monétaire, possible uniquement hors de la monnaie unique, prend dès lors tout son sens », commente Petercam.
Les transactions de fusions et acquisitions (M&A) des trois premiers mois de l’année ont été les plus importantes dans le monde (en valeur) depuis le premier trimestre 2007, note L’Agefi suisse. Près d’une quinzaine d’opérations annoncées portent sur plus de 900 milliards de dollars, d’après les agrégations du consultant Dealogic.
D’un côté la faiblesse du prix du pétrole, le « quantitative easing » de la Banque Centrale Européenne, les taux d’intérêts très bas, l’affaiblissement relatif de l’euro. D’un autre, la simplification des documents de référence et de base pour les valeurs moyennes, les initiatives du régulateur pour moderniser le processus d’introduction en bourse et rationaliser ses recommandations... Ensemble, ces facteurs économiques et réglementaires ont soutenu les introductions en Bourse en ce début d’année. Tant en nombre d’introductions que de fonds levés. Ainsi, selon les résultats de la dernière étude de KMPG, onze sociétés se sont introduites sur les marchés Euronext et Alternext Paris pour un montant proche de 947 millions d’euros de fonds levés. A titre de comparaison, au cours du premier trimestre 2014, KPMG avait recensé cinq opérations pour 767 millions d’euros. Parmi les 11 sociétés introduites au premier trimestre 2015, 5 opèrent dans les secteurs des biotechnologies et de l’équipement médical (contre 1 sur un total de 5 introductions au premier trimestre 2014), 3 dans le secteur des technologies (contre 1 au premier trimestre 2014), et 3 dans les secteurs distribution et services (contre 2 au premier trimestre 2014). Sur douze mois glissants, les sociétés opérant dans les secteurs des biotechnologies et de l’équipement médical représentent plus d’un tiers des opérations sur la période avril 2014 - mars 2015 (contre 22% sur la période précédente). Par ailleurs, sur cette même période d’observation, le secteur des technologies, qui regroupe des émetteurs opérant dans le software, l’internet ou les télécommunications, demeure significatif et en légère croissance avec 24% des listings sur la période avril 2014 - mars 2015 (contre 15% sur la période précédente). Ces opérations représentent 19% des fonds levés (contre 4% sur la période précédente). A noter qu’avec les introductions de Coface, Euronext et Worldline, le secteur financier avait réapparu en 2014 dans les listings à hauteur de 11% des opérations, mais 49% des fonds levés (sur la période avril 2014 - mars 2015), avec 2,3 milliards d’euros, note KPMG.En ce qui concerne le parcours boursier des sociétés introduites sur le marché parisien à partir du Listing, KPMG constate sur le premier trimestre 2015 unetendance inversée par rapport à sa précédente parution, qui présentait une diminution progressive de la proportion des offres ayant atteint la fourchette haute aumoment du listing tout au long de l’exercice 2014.Parmi les entreprises ayant réalisé leur introduction en bourse depuis une année (période avril 2014 - mars 2015), la performance moyenne du cours boursier de l’introduction au 31 mars 2015 s’établit à -8%, marquant quelques disparités : les grandes valeurs ont bien progressé, avec une évolution moyenne de +28% pour les 5 levées de fonds les plus importantes ; A fin mars 2015, 28% des cours ont chuté de plus de 20% depuis la première cotation : les secteurs les plus affectés sont les technologies (50% des cours ont chuté de plus de 20%) et les Biotech/Medtech (18% des cours ont chuté de plus de 20%). Enfin, avec un prisme mondial, l'étude recense, à titre de comparaison, 136 opérations et des fonds levés de janvier à février 2015 à travers le monde de plus de 14,2 milliards de dollars. Par ailleurs, 33% des fonds levés (4,8 milliards de dollars) l’ont été aux Etats-Unis ; 21% des fonds levés (2,9 milliards d’USD) l’ont été en Europe et 46% des fonds levés (6,6 milliards de dollars) l’ont été en Asie et dans le reste du monde.
Enternext, la filiale d’Euronext dédiée à la promotion et au développement de l’accès aux marchés financiers pour les PME-ETI, vient de créer le label Tech 40 réunissant 40 entreprises de technologie sélectionnées pour leurs performances financières. Les quarante entreprises européennes labellisées « Tech 40 » bénéficieront pendant un an d’un dispositif de promotion et d’accompagnement spécifique, annonce un communiqué d’Enternext : l’intégration dans un indice composé exclusivement des valeurs labellisées « Tech 40 » qui sera diffusé à partir du 4 mai prochain ; un programme de roadshows, notamment à l’international ; l’accès à un club « Tech 40 » dédié, avec des événements organisés autour de personnalités phares du secteur (entrepreneurs, experts, etc.). Le choix des 40 entreprises labellisées a été réalisé par un comité d’experts européens indépendants sur la base de critères de performance économique, financière et boursière. Les membres du comité sont : Alex Brabers, Chief Business Operations de Gimv et Board member de l’EVCA VC Platform CouncilChris Buyse, Partner à Life Sciences Research PartnersPierre-Olivier Goineau, Président de France BiotechRené Kuitjen, Partner à Life Sciences PartnersPatricia Laurent, Co-fondatrice de Green UniversAlex Morozov, Director of Equity Research Europe à MorningstarCarlos Oliveira, Partner à PE PathenaJean-Marc Patouillaud, Co-Managing Partner à PartechStéphane Villecroze, Partner à Demeter
Le fournisseur d’indices smart beta Eri Scientific Beta a annoncé le 21 avril le lancement de deux nouvelles familles d’indices factoriels : High Profitability et Low Investment, qui vont permettre aux investisseurs de tirer parti de deux primes de risque supplémentaires complètement décorrélées. Sur le très long terme (1974-2014), ces facteurs «smart» ont surperformé leurs indices capipondérés correspondants de 3,61% par an en moyenne sur le marché américain.Les deux indices sont disponibles sur la plateforme www.scientificbeta.com depuis le 20 mars, précise un communiqué.
Pour la première fois depuis mai 2014, le Livret A a enregistré une collecte positive. En mars, le produit d’épargne réglementé a attiré 110 millions d’euros de dépôts. Le Livret de Développement Durable (LDD) a pour sa part drainé un total de 250 millions d’euros d’épargne le mois dernier. L’encours du Livret A progresse ainsi à nouveau à 261,3 milliards d’euros, portant l’encours total des deux livrets à 363,2 milliards d’euros à fin mars.
Au premier trimes 2015, les émissions d’obligations à haut rendement ont totalisé 31 milliards de dollars, à comparer à un volume de 29 milliards de dollars au premier trimestre 2014, selon l'édition d’avril du «High Yield Interest - European Edition» publié par l’agence d'évaluation financière Moody’s. Après avoir atteint 16 milliards de dollars en janvier, les émissions ont chuté à 6 milliards en février pour remonter à 11 milliards au mois de mars. Cela dit, le nombre d'émissions vraiment nouvelles a chuté au premier trimestre. Les nouveaux venus sur le marché ont été au nombre de 4 pour un montant de seulement 1,5 milliard de dollars, à comparer à 14 nouveaux venus il y a un an pour un montant de 7,6 milliards de dollars. En outre, des craintes relatives à la solvabilité de certains pays de la zone euro ont refait surface en ce début d’année, ce qui pourrait freiner l’activité d'émission.
Le nombre total de particuliers fortunés (HNWI) allemands devrait progresser dans les prochaines années de plus de 24% pour atteindre 1.745.942 d’ici à 2019, selon le Germany Wealth Report 2015 publié par WealthInsight. Parallèlement, la fortune détenue par cette catégorie de la population devrait faire un bond de 45,6% à 6.600 milliards de dollars d’ici à 2019. En 2014, l’Allemagne comptait 1.356.523 particuliers fortunés détenant 4.400 milliards de dollars. Leur nombre s’est ainsi accru l’an dernier de 2,3% par rapport à l’année précédente après une progression de 4,2% en 2013. A la fin de 2014, les particuliers fortunés détenaient 34,9% de leur fortune en dehors de leur pays d’origine, soit un pourcentage supérieur à la moyenne mondiale de 20% à 30%.
Malgré la diminution de 21 % de l’activité de fusions et acquisitions dans le secteur européen des services financiers en 2014 par rapport à 2013, à 51 milliards d’euros, l’étude «Sharing Deal Insight» du cabinet d’audit et de conseil PwC note une progression significative des opérations impliquant des acteurs privés. La valeur totale des transactions réalisées par ce type d’acteurs en 2014 s’est établie à 46 milliards d’euros, en augmentation de 33% par rapport à 2013. L’année 2014 est également marquée par la croissance des transactions dans le secteur de l’assurance, le développement des opérations transfrontalières ainsi que la part croissante des opérations impliquant des acteurs du private equity. Selon Hervé Demoy, associé chez PwC spécialiste des transactions dans le secteur des services financiers, «l’environnement économique, marqué par des taux d’intérêt historiquement bas et un accès au financement retrouvé, devrait offrir un cadre favorable à la reprise de l’activité M&A en 2015 pour le secteur des services financiers en Europe. Le marché a ainsi été très actif au cours du premier trimestre 2015, notamment en France dans les secteurs de la gestion d’actifs (acquisition de DNCA par Natixis), du courtage en assurance (acquisition de Siaci St Honoré par Ardian) ou de la banque privée (cession des activités internationales de Coutts). Par ailleurs, de nombreuses institutions financières poursuivent le recentrage de leurs activités notamment au Royaume-Uni».
Les actifs sous gestion des «mutual funds» en Chine ont atteint le niveau record de 5.240 milliards de renminbi, soit 844,39 milliards de dollars, au 31 mars 2015, rapporte Asia Asset Management qui cite des données du régulateur local, la China Securities Regulatory Commission (CSRC). Depuis le début de l’année, les encours ont enregistré une croissance de 15%, s’affichant à 4.540 milliards de renminbi fin 2014. Par ailleurs, le nombre de fonds lancés au cours de ce premier trimestre a également atteint un plus haut historique, avec 51 lancements de fonds depuis le début de l’année 2015, totalisant 127,3 milliards de renminbi d’actifs sous gestion. Au 31 mars 2015, le marché chinois compte 2.027 «mutual funds».
L’Arabie saoudite va ouvrir son marché boursier de 530 milliards de dollars aux investissements étrangers le 15 juin, un geste très attendu qui va donner aux investisseurs internationaux un accès direct à la principale économie du Moyen-Orient, rapporte The Wall Street Journal. La Saudi Tadawul rassemble plusieurs sociétés parmi les plus importantes de la région, dont le géant de la pétrochimie Saudi Basic Industries ou Sabic. C’est aussi l’un des marchés les plus actifs en termes d’introductions en Bourse. L’Arabie saoudite devrait obtenir le statut de marché émergent par MSCI. Une fois dans l’indice émergent du promoteur d’indices, le pays devrait avoir un poids d’environ 4 %.
Les épargnants chinois devraient-ils prendre plus souvent le taxi ? Sans doute si l’on s’en remet aux conseils d’un vieux - et riche - sage d’Omaha dans le Nebraska. Assis sur la banquette arrière du véhicule, en écoutant le chauffeur leur parler de Bourse, ils se méfieraient d’un engouement qui a d’ores et déjà fait peur aux grands investisseurs, et inquiété le régulateur… Reconnaissons cependant que, au plan mondial, la grande forme des marchés peut séduire. Y compris les entreprises qui se sont introduites en Bourse depuis le début de l’année. Attention toutefois, les montants atteints constituent des records depuis une référence de sombre mémoire : la bulle internet. Certains n’ont pas oublié en tout cas. Notamment ceux qui pointent les surévaluations au sein des deux grandes classes d’actifs, actions et obligations. Sur le marché français, ce n’est pas cette crainte qui a freiné les investisseurs si l’on se réfère au dernier bulletin de santé mensuel de la gestion collective hexagonale, en nette décollecte. Ce sont notamment des arbitrages qui ont pénalisé la gestion active au profit des ETFs. Voilà qui a pu donner des idées à de nouveaux concurrents qui vont investir le marché européen. Les derniers comptes trimestriels de BlackRock et les chiffres concernant ses ETFs auront probablement fini de les convaincre. Avec 4 700 milliards de dollars d’encours, le patron de la société de gestion pense pouvoir être entendu lorsqu’il exhorte les entreprises américaines à être moins généreuses avec leurs actionnaires. Voilà qui hypothèque le long terme selon lui… Ce dont ne semble pas faire grand cas les entreprises dans les pays émergents où une étude a trouvé un nombre de sociétés distribuant des dividendes de plus en plus important. En France, avec plus de 630 sociétés de gestion, le monde de la gestion d’actifs s’est doté d’un club très fermé : ceux des indépendants revendiquant des actifs sous gestion ayant franchi la barre des 50 milliards d’euros d’encours. Les membres s’y comptent sur les doigts d’une main. De fait, l’entrée d’un nouvel acteur dans ce groupe cette semaine fait l’événement. Franchir un seuil fatidique peut flatter. Imaginer qu’il constitue une fin en soi serait une erreur. Car la concurrence fait rage et tout le monde fourbit ses armes. A commencer par le géant mondial français de la gestion d’actifs qui vient de réorganiser sa gestion actions, un temps dégarnie après une succession de départs. Il fait bien car la bataille commerciale est féroce et se déroule à l’échelle de l’Europe. La «dolce vita» n’est plus le seul argument de séduction de l’Italie. Les asset managers internationaux lorgnent sur les opportunités que recèle son marché en pleine évolution. Attention néanmoins à ce nouveau champion en passe d'émerger, dans lequel la Poste transalpine a pris un ticket. Il pourra distribuer ses fonds via les 13.000 implantations locales que compte l’institution. Enfin, en cette fin de premier trimestre, les bulletins scolaires ont rempli il y a peu de nombreuses boîtes aux lettres. La France vient de recevoir le sien d’une grande agence de notation. Bulletin moyen à vrai dire. Avec une appréciation claire : «Doit mieux faire». Retrouvez ces articles ci-dessous. Bonne lecture !
Au cours du premier trimestre 2015, le marché des fonds de pension individuels en Espagne a enregistré une croissance de 5,88% de ses encours, selon des données publiées par le cabinet VDOS. Au 31 mars, les actifs sous gestion s’élèvent ainsi à 67,02 milliards d’euros contre 63,29 milliards d’euros au 31 décembre 2014. Cette progression a été principalement tirée par l’effet rendement des portefeuilles, à hauteur de 2,67 milliards d’euros, tandis que la collecte nette s’est élevée à 1 milliard d’euros au cours des trois premiers mois de l’année. Depuis le début de l’année, CaixaBank a réalisé la meilleure collecte nette du secteur, avec 1,11 milliard d’euros de souscriptions nettes. Suivent Renta 4 (72,2 millions d’euros de collecte nette), Mapfre (40,8 millions d’euros), ING Group (29 millions d’euros) et, enfin, Bankinter (25,6 millions d’euros).A l’inverse, Santander accuse la plus importante décollecte nette du secteur sur le trimestre écoulé, avec 80,45 millions de sorties nettes. La banque espagnole devance BBA (-76 millions d’euros), Caser (-67,76 millions d’euros), Catalunya Banc (-23,26 millions d’euros) et, enfin, Bestinver (-13,41 millions d’euros).
Après plusieurs semaines remarquables en matière de collecte, la gestion d’actifs française enregistre une forte décollecte ce mois de mars. Le marché a subi des rachats nets de 6,84 milliards d’euros, selon des données publiées par Europerformance-SIX Telekurs. Mais l’ensemble des actifs sous gestion atteint 838,54 milliards d’euros, soit une progression de +0,27 % au cours du mois - et de près de 10% depuis le début de l’année (+9,65 %)... L’effet performance a donc fait son oeuvre. Reste que pour les souscriptions, le coup d’arrêt est net. De là à dire que la fête est finie, il y a un pas. Car, tout d’abord, les fonds de trésorerie sont les plus touchés par les sorties nettes : 8,96 milliards d’euros ont été retirés. «Comme à l’accoutumé en fin de trimestre, les investisseurs institutionnels et les trésoriers d’entreprise ont désinvesti massivement», explique Europerformance-SIX Telekurs dans son étude. Cela dit, les actifs de court terme n’ont pas été les seuls responsables du phénomène constaté. Pour les actifs de long terme, «des flux d’achats profitent aux ETFs tandis que le mouvement inverse s’opère pour la gestion active», ajoute ainsi la société d’analyse des données. Moyennant quoi, les fonds actions ont connu des rachats nets de 1,67 milliard. De leur côté, les fonds d’obligations ont été collecteurs en net. L’ensemble a enregistré des souscriptions nettes de 1,84 milliard tandis que les fonds d’obligations convertibles ont collecté 237,3 millions. Dans le détail, ces différentes classes d’actifs ont connu des évolutions différentes. Coté «actions», les sorties ont porté sur les fonds américains (-794,9 millions), internationaux (-692,26 millions) et européens (-533 millions). A l’inverse, les fonds Asie/Pacifique ont attiré les investisseurs (+418,62 millions). Pour sa part, l’effet performance pour ces trois catégories de fonds au cours de ce mois de mars a été positif. Et toujours assez élevé. De +2,37 % pour les fonds investis en Europe, +2,41 % pour les fonds américains et +2,80 % à l’international. Quant aux fonds Asie/Pacifique, ils ont enregistré une hausse moyenne de +5,24 % sur le mois.En dépit de leur forte collecte globale, les fonds obligataires n’ont pas connu les mêmes fortunes. Ce sont surtout les OPCVM investis en obligations de la zone euro qui ont capté l’essentiel des sommes. Ils ont gonflé en net de 1,27 milliard, loin devant les fonds d’obligations à haut rendement (+533,67 millions) et européennes (+90,90 millions). A noter que les fonds d’obligations internationales sont les seuls à avoir connu des sorties nettes de 80,36 millions. En matière de performances, les fonds obligataires s’affichent pour la plupart en progression. Avec un fort effet dollar, la catégorie d’obligations libellés dans la monnaie américaine a enregistré un gain de 4,95 %. A l’inverse, les fonds émergents ont perdu 2,29 %.Enfin, en ce qui concerne les fonds d’obligations convertibles, ceux investissant sur la zone euro ont attiré l’essentiel de la collecte (+126,18 millions) tandis que les OPCVM investis sur des titres internationaux ont collecté 45,81 millions. Dans ces deux cas, l’effet performance est positif : de + 0,51 % et +0,78 % respectivement.
Début d’année faste pour la gestion d’actifs espagnole. A l’issue du premier trimestre 2015, les encours des fonds communs de placements ont en effet enregistré une croissance de 10,5% ou 20,36 milliards d’euros, selon des données publiées par Inverco, l’association espagnole de la gestion. Au 31 mars, les actifs sous gestion ressortent à 215,2 milliards d’euros contre 194,84 milliards d’euros fin décembre 2014. «Le premier trimestre 2015 constitue le deuxième meilleur trimestre de l’histoire des fonds communs de placement nationaux», observe l’association professionnelle. Au cours du mois de mars, la collecte nette s’est établie à 5,47 milliards d’euros, soit 30% supérieure aux souscriptions nettes enregistrés au mois de février. Depuis le début de l’année, les fonds espagnols ont engrangé 12,93 milliards d’euros de flux nets entrants, «un chiffre inédit en Espagne depuis 1997», souligne Inverco.
La responsabilité sociale et environnementale des entreprises est un sujet important dans toutes les régions du monde, mais c’est en Europe où elle est particulièrement prise à cœur. C’est ce que constate oekom research dans une étude présentée mercredi 15 avril à Paris. Intitulée « oekom Corporate Responsibility Review 2015 », l’étude de l’agence de notation extra-financière indépendante analyse la performance des entreprises dans le domaine de la responsabilité sociale et environnementale et dresse une comparaison entre les entreprises européennes et américaines, dans le contexte du débat sur l’accord commercial transatlantique TTIP. Premier enseignement de l’étude, les entreprises européennes obtiennent une notation moyenne de 40,6 sur une échelle allant de 0 à 100 (meilleur score), alors que les entreprises basées aux Etats-Unis atteignent un score moyen de seulement 25,2. «Dans les secteurs où le volume de marchandises et services échangés entre les deux zones économiques est particulièrement élevé comme le secteur automobile, le secteur de la machinerie ou encore de l’industrie chimique, les sociétés européennes réussissent également mieux en terme de responsabilité», précise oekom research. «Les détracteurs du traité TTIP craignent que celui-ci conduise à un nivellement par le bas des standards sociaux et environnementaux. Si cela devait être le cas, ce serait intéressant d’analyser quel impact cela aurait sur le management responsable dans les sociétés européennes et américaines», ajoute l’agence.L’étude constate ensuite que près de la moitié des entreprises (49,7%) ne manifeste que peu ou pas d’engagement dans le domaine de la responsabilité sociale. Cette proportion a toutefois diminué de 3,4 points par rapport à l’année précédente, grâce à l’amélioration de la transparence sur leur engagement environnemental et social. «Toutefois, moins d’une entreprise sur six (16,3%) satisfait aux critères sectoriels spécifiques minimums de management durable définis par oekom research et a donc reçu le statut Prime d’oekom», souligne Matthias Bönning, COO et directeur de la recherche chez oekom research.Les secteurs les plus respectueux des engagements RSE sont la fabrication de produits ménagers suivis des entreprises du secteur automobile. En bas de classement, on retrouve les secteurs de la grande distribution, le secteur pétrolier et gazier ainsi que l’immobilier. Pour oekom research, afin de pousser les entreprises à mettre en place les changements nécessaires pour le développement responsable de l’économie et de la société, le marché de l’ISR est peut être un incitateur important. «Le volume record d’investissements responsables de presque 10.000 milliards d’euros, rien qu’en Europe, ainsi que ses 30,2% de part du marché mondial des capitaux ne peuvent laisser les entreprises indifférentes», souligne l’étude. «L’incitation pour les sociétés à structurer leur système de gestion durable conformément aux critères des investisseurs augmente avec chaque euro investi selon des critères responsables», conclut Matthias Bönning.
Les premiers reportings FATCA ayant été remis le 31 mars, place à la future Norme commune d’échange automatique de l’OCDE. Et à cette occasion, Justin Hayes, Product manager chez Linedata, l'éditeur de solutions globales dédiées aux professionnels de l’asset management, estime que la « Global FATCA » dont il question, devrait préoccuper les administrateurs de fonds et gestionnaires d’actifs. «A ce titre, la réglementation FATCA n’est rien en comparaison de ce qui va s’abattre sur le monde financier l’année prochaine», prédit le responsable.Dans le détail, les administrateurs de fonds doivent se préparer dès maintenant pour assurer que leurs systèmes seront en adéquation avec la Norme commune d’échange automatique de l’OCDE, surnommée « Global FATCA », car son champ de compétence est d’envergure mondiale et entraîne des obligations aussi complexes que contraignantes. A l’échelle globale, la Norme commune d’échange automatique va relayer FATCA et l’impact de cette dernière paraît limité à côté des défis administratifs qu’engendreront son équivalent international, qui compte déjà plus de 50 pays signataires et 46 autres déjà engagés à signer. Par ailleurs, Justin Hayes précise que les administrateurs et investisseurs implantés en dehors des Etats-Unis et épargnés par FATCA peuvent se voir affectés par cette convention, s’ils opèrent dans un environnement multi- juridictions. «Certains comptes clients devront être déclarés à plusieurs juridictions», note-t-il en rappelant le coût et la lourdeur du processus de reporting qu’il faudra supporter. Sans compter, les tensions dans les relations clients que pourront générer des contrôles supplémentaires pour assurer un rapport complet aux autorités...