Nettement plus exposée en actions que la gestion d’actifs classique, grâce à l’actionnariat salarié, l'épargne salariale est aussi composée d’une part de monétaire très importante (hors actionnariat). Tel est le premier constat de l'étude réalisée par le spécialiste de ce type d'épargne, Eres, dans l’édition 2015 de son étude « Argus des FCPE » qui doit être publiée dans quelques jours. En chiffres, les placements en actions représentent 50% de l’épargne salariale (y compris les fonds d’actionnariat) contre 25% dans les encours des OPC. Mais l’épargne salariale (hors fonds d’actionnariat) est encore très investie en fonds monétaires : 34,6% des encours de l’épargne salariale sont placés dans ces fonds contre 25% des encours des OPC.Par ailleurs, autre différence importante que dévoile l’enquête, le marché de l’épargne salariale est beaucoup plus concentré que celui de la gestion d’actifs en général. Les 5 premiers établissements gèrent 82% des encours FCPE alors qu’ils ne gèrent que 43% des encours en FCP/SICAV généraux.En outre, les frais de gestion réels des FCPE baissent alors qu’ils sont déjà moins élevés que ceux de la gestion classique en OPC. Ils passent à 1,35% en moyenne contre 1,39% en 2013. Et ils gardent l’avantage comparé aux frais courants moyens des fonds «classiques» (1,72%).Au rang des nouveautés contenues dans l’Argus 2015 d’Eres, figure une analyse de la performance des fonds monétaires ainsi qu’un zoom sur les fonds garantis. D’où il ressort que la performance des FCPE monétaires est devenue nulle ou négative en 2015 à fin mai pour 85% des fonds. La performance des fonds restants (15%) est proche du zéro : 0,02% (contre 0,20% en 2014). Quant aux fonds garantis proposés par les sociétés de gestion comme alternative aux fonds monétaires, «ils ont des promesses malheureusement peu lisibles», indique un résumé de l'étude. " Malgré une promesse relativement équivalente, les performances des « FCPE garantis » sont variables en 2014. Elles varient de -1,7% à +4,3%, contre une performance moyenne des FCPE diversifiés de 5,95%», conclut-il.
On a eu chaud cette semaine en Europe. Au sens propre comme au figuré. A ce titre, si il avait fallu trouver un endroit préservé de la canicule, la capitale belge aurait incontestablement été la meilleure solution. Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, a su y mettre une ambiance fraîche, pour ne pas dire glaciale. Et les marchés financiers ayant fidèlement reproduit la fébrilité régnante, les fonds obligataires ont à nouveau perdu près de 3,8 milliards de dollars, dont 3 milliards pour les seuls titres européens. En chimie, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme, dit-on. La gestion collective pour une fois s’est quasiment mise au diapason. Les fonds d’actions européens ont enregistré une collecte de 3,4 milliards. Bref, la rotation de l’obligataire vers les actions se poursuit. Quoi qu’il en soit, les agences de notation n’aiment visiblement pas la pièce de théâtre que donnent Bruxelles et Athènes. Il faut dire que l’une joue une partition très classique basée sur une unité de temps, de lieu et d’action, tandis que la seconde a opté pour une tragédie frôlant parfois la tragi-comédie. Moyennant quoi, avant que le rideau ne s’abaisse, S&P et Fitch ont sanctionné la Grèce, désormais affublée de la note CCC-. Pour rester dans les références grecques, il semble que dans le monde de l’asset management, la boîte de Pandore se soit ouverte il y a peu, laissant s’échapper d’inquiétants rappors et dossiers. Cette semaine, c’est une étude de la Banque des Règlements Internationaux qui fait sensation. Les gestionnaires d’actifs préoccupent l’institution. Alors qu’ils gagnent sans cesse du terrain dans l’intermédiation financière, la BRI considère qu’ils ont face à eux deux inconnues de taille : leur exposition aux risques de liquidité et de marché, et la persistance de faibles taux d’intérêt aux conséquences multiples pour la stabilité financière. Le rapport indique qu’un bon moyen de répondre à ces inquiétudes serait de «restaurer le dynamisme d’institutions qui ont été des intermédiaires performants dans le passé». Serait-ce les banques, dont il est question ?! Cela dit, cette semaine étant celle des oppositions fortes, d’autres études sont venues mettre du baume au cœur des gestionnaires. Chiffres à l’appui, un grand cabinet d’audit a démontré que la gestion d’actifs européenne a renoué avec ses profits d’avant-crise. Et un autre salue une industrie mondiale de la gestion alternative en pleine forme, avec un encours estimé à 15 300 milliards de dollars d’ici à 2020. Tout cela reste néanmoins fragile pour les asset managers, dans la mesure où, pour réussir, une condition sine qua non doit être respectée : bien comprendre et s’adapter à l'évolution des attentes des clients. En clair, une nouvelle génération est née - les « millenials » - qui a grandi avec l’internet haut débit, les smartphones, les tablettes, les ordinateurs portables et les réseaux sociaux. Ces investisseurs là veulent un accès instantané à l’information... et imposent aux gestionnaires d’investir en conséquence. Dans un genre un peu différent, pour marquer encore les esprits, une autre étude a prévenu : certaines sociétés de gestion vont pouvoir cibler plus directement les clients et répondre à la croissance des plates-formes ciblant les consommateurs via internet. A deux conditions toutefois : avoir une taille et une marque adaptées pour éliminer totalement les intermédiaires. Certaines sociétés ont visiblement opté pour une stratégie, basée sur… l’omniprésence. Société Générale Securities Services, le dépositaire-administrateur de fonds, a lancé coup sur coup un « hub » au Luxembourg pour accompagner les sociétés de gestion dans la commercialisation de leurs fonds UCITS et fonds alternatifs à l’international. Puis, une plate-forme irlandaise destinée aux sociétés de gestion qui souhaitent créer et commercialiser leurs fonds Ucits en Europe.Enfin, en France, chargé par le Premier Ministre de faire un état des lieux et de définir les mesures à prendre pour assurer le financement de l’investissement, François Villeroy de Galhau a rappelé tout le bien qu’il pensait de l’Union des marchés de capitaux pour résoudre la problématique du financement de l’investissement des entreprises. Parler des bienfaits d’une union dans une semaine où il a surtout été question de désunion ne pouvait avoir que des effets bénéfiques. En donnant une impression rafraîchissante à défaut de baisser le mercure… Retrouvez ces articles ci-dessous. Bonne lecture !
Sévère coup d’arrêt pour la gestion d’actifs espagnole. Au cours du mois de juin, les fonds communs de placement ont en effet enregistré une modeste collecte nette de 429 millions d’euros, bien loin des 2,75 milliards d’euros de souscriptions nettes du mois de mai, selon des données provisoires publiées par Inverco, l’association professionnelle espagnole. Cette dernière évoque d’ailleurs «un mois de fortes incertitudes sur les marchés financiers» pour justifier ce fort ralentissement de la collecte nette en Espagne. A l’issue du premier semestre 2015, les fonds espagnols ont accumulé 21 milliards d’euros de collecte nette, un chiffre quasiment identique à celui du premier semestre 2014, selon Inverco.En raison d’un mois de juin décevant, les actifs sous gestion du secteur enregistrent une légère baisse de 0,5% (ou 1,1 milliard d’euros), s’établissant à 220,71 milliards d’euros à fin juin 2015 contre 221,8 milliards d’euros à fin mai 2015. «Il s’agit de la première baisse des encours pour les fonds communs de placement espagnols depuis 2012, après 29 mois consécutifs de croissance continue», observe Inverco. Malgré ce coup d’arrêt, au cours des six premiers mois de l’année 2015, les encours des fonds espagnols ont toutefois progressé d’environ 25,87 milliards d’euros (ou 13,3%) par rapport au 31 décembre 2014.
L’agence d'évaluation financière Moody’s a annoncé le 1er juillet un abaissement de la note de la dette grecque à Caa3 en pointant du doigt le «risque supplémentaire» que le référendum prévu dimanche ferait peser sur les créanciers privés du pays. «L’annonce d’un référendum crée un risque supplémentaire, plus pressant, pour les créanciers privés», indique l’agence. La note de la Grèce se retrouve ainsi à un cran de la catégorie «défaut de paiement imminent».
Le montant des cessions réalisées sur le marché européen du private equity s’est élevé à 72,9 milliards d’euros au premier semestre, soit un plus haut depuis le précédent record atteint pré-crise, à 68,7 milliards d’euros au premier semestre 2007, selon la dernière étude publiée par le Centre for Management Buyout Research (CMBOR), sponsorisée par Equistone Partners Europe. Bien que les volumes soient inférieurs, le marché européen a également été très dynamique en matière d’investissements, avec un montant de 37 milliards d’euros. Un niveau qui n’avait pas été atteint depuis le premier semestre 2008. Au total, 7 deals supérieurs à 1 milliard d’euros ont été recensés en Europe sur la période (SIG Combibloc Group, New Look, Constantia Packaging, Sivantos/Siemens Audiology Solutions, Advanced Computer Software, Sky Bet et Senvion).En France, les nouveaux investissements ont diminué en valeur depuis le début de l’année. Si le marché français affiche le plus grand nombre de deals (43) après le Royaume-Uni, il figure en revanche en cinquième position en termes de montant des opérations (1,8 milliard d’euros ce semestre, contre 5,1 milliards d’euros au second semestre 2014). Avec un montant de 14,7 milliards d’euros, le marché des cessions est quant à lui resté le plus actif après le Royaume-Uni, en particulier grâce à trois opérations majeures: Grandvision (5 milliards d’euros), TDF (3,6 milliards d’euros) et Spie (2,5 milliards d’euros).
Le groupe financier américain BNY Mellon a été sélectionné par les gestionnaires de fonds alternatifs néerlandais Saemor Capital B.V. et Pelargos Capital B.V. afin de leur fournir des services de dépositaire AIFMD, d’administration de fonds et de middle office pour un total d’actifs évalué à 800 millions d’euros. BNY Mellon va ainsi soutenir trois fonds néerlandais existants en plus du lancement de nouveaux produits d’investissements, à savoir des fonds Ucits ou domiciliés aux Îles Caïman, pour le compte des deux gestionnaires d’actifs qui partagent déjà une plateforme opérationnelle.
Les acteurs européens de la gestion d’actifs ont définitivement tiré un trait sur la crise financière de 2008. En 2014, pour la première fois, les profits de l’industrie en Europe de l’Ouest ont en effet dépassé leur niveau de 2007, révèle l’étude annuelle du cabinet McKinsey publiée aujourd’hui et réalisée auprès de 300 sociétés de gestion dans le monde représentant 60% des encours mondiaux. De fait, au cours de l’exercice écoulé, les acteurs européens ont dégagé 11,2 milliards d’euros de bénéfices, contre 10,4 milliards d’euros en 2013 et 10,6 milliards d’euros en 2007. Une performance qui correspond à une hausse de 6% des profits par rapport à 2007. L’Europe de l’Ouest est toutefois loin d’être un cas à part. L’année 2014 est en effet l’année de tous les records pour l’industrie mondiale de la gestion d’actifs, les bénéfices atteignant des points hauts historiques dans toutes les régions du monde, selon McKinsey. Ainsi, les sociétés d’Amérique du Nord ont réalisé des bénéfices de 30,3 milliards d’euros en 2014, en hausse de 12,2 % par rapport à 2013 et de 29 % par rapport à 2007. Dans les pays émergents, les bénéfices s’établissent, pour leur part, à 8,4 milliards d’euros en 2014, en progression de 12% par rapport à 2013 et, surtout, de 79% par rapport à 2007 !De même, en 2014, les encours sous gestion ont atteint de nouveaux sommets pour s’établir à 57.000 milliards d’euros, soit 5.000 milliards d’euros de plus qu’en 2013. Cette progression a d’abord été tirée par la bonne performance des marchés mais aussi au retour d’une collecte nette très positive égale à 3,3% des encours en 2014. Une sacrée performance alors que depuis la crise financière, la collecte oscillait entre -2 % et +2%, observe le cabinet. La dynamique est particulièrement bonne en Europe, avec une croissance de 4% de la collecte, tandis que le marché américain a renoué avec une collecte nette positive après six ans de décollecte en moyenne, grâce à l’apport des clients particuliers. Pas question pour autant de sombrer dans un optimisme béat. De fait, si les profits et les encours sont au plus haut partout dans le monde, les marges sur encours restent toujours sous pression, celles-ci restant encore inférieures à leur niveau d’avant la crise financière, note McKinsey. A l’échelle mondiale, la base de coûts des gestionnaires d’actifs ont en effet augmenté de 44% depuis 2007. « C’est l’un des points saillants de notre étude : les coûts ont augmenté en 2014 en parallèle de la hausse des encours, observe Jonathan Klein, partner chez McKinsey et co-auteur de l’étude. L’industrie n’a donc pas profité de la bonne année 2014 pour traiter cette problématique. » Une hausse des coûts qui se retrouve dans tous les domaines : commercial, marketing, informatique, gestion de fonds… autant de charges qui ont augmenté au même rythme que les encours tant en Europe qu’aux Etats-Unis.En Europe, plus particulièrement, « ce sont les coûts informatiques et opérationnels qui ont progressé le plus fortement, souligne Jonathan Klein. Cette situation est notamment liée à la préparation des acteurs aux impacts de la réglementation MIFID 2 qui exige plus de transparence et plus d’effort dans la qualité des informations à transmettre aux investisseurs. Cette contrainte implique donc des coûts informatiques pour s’assurer que les sociétés de gestion donnent la bonne qualité de reportings. Cela induit aussi des hausses de coûts de conformité, les sociétés de gestion ayant d’ailleurs étoffé leurs équipes dédiées. »L’étude met d’ailleurs en exergue la nécessité pour les sociétés de gestion de gagner en agilité à l’avenir. Une impérieuse nécessité « afin de mieux gérer leur structure de coûts et de mieux préparer et anticiper les évolutions réglementaires », note Jonathan Klein. Une agilité qui doit également être à l’œuvre dans le développement des produits. « Les sociétés de gestion doivent en effet être capable de mieux accompagner l’évolution du marché et des besoins des investisseurs, avance Jonathan Klein. Les sociétés de gestion doivent surtout éviter d’avoir trop de flux concentrés sur un petit nombre de stratégies. » Autant de défis à relever pour les acteurs mondiaux de la gestion d’actifs.
L’industrie britannique de la gestion d’actifs marque légèrement le pas. Après avoir enregistré une collecte nette de 5,52 milliards de livres en avril, les fonds domiciliés au Royaume-Uni ont engrangé 2,439 milliards de livres au cours du mois de mai, selon des données publiées par The Investment Association, l’association professionnelle de la gestion d’actifs au Royaume-Uni. Dans un tel contexte, les encours totaux de l’industrie britannique de la gestion d’actifs atteignent 899,4 milliards de livres à fin mai 2015 contre 886,7 milliards de livres à fin avril 2015.Dans le détail, les fonds «retail» ont attiré 1,53 milliards de livres de flux nets entrants au cours du mois de mai, contre 1,7 milliard de livres en avril. En parallèle, les fonds réservés aux institutionnels ont modestement enregistré 904 millions de livres de souscriptions nettes, bien loin des 3,8 milliards de livres enregistrés en avril. Sur le segment «retail», les situations sont très disparates selon les classes d’actifs. Ainsi, les fonds actions continuent d’avoir les faveurs des investisseurs, avec une collecte nette de 802 millions de livres en mai, effaçant ainsi la décollecte nette de 92 millions de livres en avril. Suivent les fonds immobiliers avec une collecte nette de 269 millions de livres, les fonds multi classes d’actifs avec 140 millions de livres de flux nets entrants et, enfin, les fonds monétaires avec 35 millions de livres de souscriptions. En revanche, les fonds obligataires ont subi leur première décollecte nette depuis janvier 2014, avec 162 millions de livres de rachats nets après avoir, pourtant, collecté 329 millions de livres nets en avril.
L’assurance vie française confirme son dynamisme. Au cours des cinq premiers mois de l’année 2015, le placement préféré des Français a en effet enregistré une collecte nette de 10,7 milliards d’euros (+1,4 milliard d’euros par rapport aux cinq premiers mois de 2014), dont 1,2 milliard d’euros de souscriptions nettes pour le seul mois de mai, selon des chiffres publiés ce 25 juin par la Fédération Française des Sociétés d’Assurances (FFSA). Mais surtout, fait notable de ce début d’année 2015, pour la première fois, la collecte nette en UC a dépassé celle des fonds euros, ressortant à 5,8 milliards d’euros contre 4,9 milliards d’euros. Un mouvement qui témoigne, peut-être, de la prise de conscience des épargnants de la nécessité de prendre davantage de risques pour doper le rendement de son épargne. Et pour cause. En 2014, le rendement moyen des contrats d’assurance vie en euros s’affiche à 2,5% (net de frais), en baisse de 0,3 point par rapport à 2013. Dans le même temps, les contrats d’assurance vie en UC ont dégagé un rendement moyen de 5,9%, ce qui en fait «le meilleur rendement du paysage des produits financiers en 2014», note la FFSA. Cet engouement pour l’assurance vie intervient après un excellent exercice 2014. L’an dernier, la collecte nette a en effet multipliée par deux par rapport à 2013 pour s’établir à 22,6 milliards d’euros fin 2014 contre 11,2 milliards d’euros fin 2013. Dans le détail, les contrats en fonds euros ont enregistré une collecte nette de 16 milliards d’euros en 2014 tandis que les contrats en unités de compte (UC) ont capté 7 milliards d’euros de souscriptions nettes. Les souscriptions brutes s’élèvent à 128,8 milliards d’euros, en hausse de 8,4% par rapport à 2013, tandis que les prestations et rachats s’établissent à 106,3 milliards d’euros, en recul de 1,7% par rapport à 2013. Résultat: les encours ressortent à 1.521,8 milliards d’euros en 2014, en hausse de 4,5% par rapport à 2013. Au total, sur l’ensemble de l’année 2014, le segment des assurances de personnes (qui inclut l’assurance vie et l’assurance santé notamment) a enregistré 148,9 milliards d’euros de cotisations brutes, en progression de 7,6%. En intégrant le segment des assurances de biens et responsabilité, le marché français a vu ses cotisations brutes progresser de 6,1% en 2014 pour atteindre 200 milliards d’euros.
Les encours sous gestion des « robo advisers » devraient augmenter de 68 % par an pour atteindre 2.200 milliards de dollars dans cinq ans, selon des estimations d’A.T. Kearney. Et environ la moitié de cette somme devrait venir d’argent déjà investi.
La plateforme unique de l’Eurosystème pour le règlement-livraison des titres, TARGET2-Titres (T2S), a commencé à fonctionner. Avant d'être intégralement déployé dans 21 pays européens en février 2017, couvrant pratiquement 100 % des transactions sur titres en euros, un premier groupe de dépositaires centraux de titres et leurs communautés d’utilisateurs de Grèce, de Malte, de Roumanie et de Suisse sont à présent connectés à T2S pour le règlement des opérations sur titres en euros.La plateforme, qui permettra de centraliser les opérations de règlement-livraison des titres en Europe, a commencé à fonctionner en étant connectée à quatre dépositaires de titres et à leurs utilisateurs : le dépositaire de la Banque de Grèce pour les obligations d’État (BOGS) ; le dépositaire de la Bourse de Malte ; le dépositaire central de la Roumanie (Romania’s Depozitarul Central) ; et le système SIX-SIS pour la Suisse.L’Italie sera le prochain pays le 31 août 2015. Trois autres groupes de marchés suivront successivement et la totalité des systèmes, couvrant 21 pays européens au total, aura migré en février 2017."Après sept années d’efforts pour parvenir à cette réalisation, T2S bénéficiera aux citoyens de 21 pays et favorisera la création d’un véritable marché unique des capitaux en Europe», a déclaré Yves Mersch, membre du directoire de la BCE. T2S doit permettre de réduire sensiblement le coût des transactions sur titres entre pays européens, tout en rendant celles-ci plus sûres. Par exemple, grâce à T2S, il sera nettement moins onéreux pour les particuliers et les institutions d’acheter et de vendre des actions d’entreprises hors des frontières nationales. T2S facilitera également la tâche des entreprises désirant émettre des actions et des obligations dans plusieurs endroits en Europe. Tout en rendant les marchés financiers plus sûrs et plus efficients, T2S favorisera l’accès de l’économie réelle à des sources de financement plus diversifiées.
Derrière Londres, Stockholm est la place européenne la plus recherchée pour les investissements dans le secteur des Fintech au cours des cinq dernières années, selon une étude réalisée par la Stockholm School of Economics. La capitale suédoise a attiré 18,3% de tous les investissements dans le secteur sur la période. Un résultat tout à fait remarquable selon les auteurs du rapport dans la mesure où Stockholm ne dispose pas d’un écosystème financier très développé d’accélérateurs, d’incubateurs ou encore d’investisseurs de niche, souvent beaucoup plus présents sur d’autres grandes places européennes. Les investissements se sont maintenus à un niveau élevé année après année et l’an dernier, le montant des investissements dans le secteur a atteint le niveau record de 266 millions de dollars, soit 18% du total qui s’est inscrit à 1,48 milliard de dollars pour l’ensemble de l’Europe. Pour la seule Suède, les investissements dans les Fintech ont représenté 32% du total des investissements dans les sociétés privées (826 millions de dollars).
L’Association des Femmes Diplômées d’Expertise Comptable Administrateurs (AFECA) a étudié la place des femmes dans les conseils d’administration et de surveillance des entreprises des compartiments A/B/C d’Euronext Paris et d’Alternext Paris. L’étude de l’association révèle que le taux d’administratrices dans les conseils reste décroissant en fonction de la taille des sociétés passant de 30,17 % pour les grandes capitalisations du compartiment A à 25,5 % dans les moyennes capitalisations du B, à 24,65 % dans les petites capitalisations du C et à 14,62 % sur Alternext. La place des administratrices « en position de leadership » (présidente, PDG, DG, DG déléguée) reste toujours très limitée. Les femmes y sont 4,13 % dans le compartiment A, 7,87 % dans le B, 7,61 % dans le C et 4,04 % sur Alternext. Les compartiments B et C enregistrent un score supérieur au compartiment A et à Alternext.
Les OPC monétaires ont enregistré une collecte de 18,3 milliards d’euros en avril selon les derniers stratistiques de la Banque de France, portant l’encours global de cette classe d’actifs à 300,7 milliards d’euros. Ce mouvement vient pour partie corriger les retraits nets du mois précédent (- 6,8 milliards d’euros). «En cumul sur 12 mois glissants et pour la première fois depuis janvier 2013, les souscriptions nettes redeviennent positives à +9,6 milliards, soit +3,3 % de l’encours à fin avril 2014, les OPC monétaires ayant depuis un an orienté leurs placements vers des titres à long terme au détriment des titres d’échéance courte», indique la Banque de France.Pour leur part, les OPC non monétaires dont l’encours s'élève à 1 101 milliards d’euros affichent des souscriptions nettes en avril de +2,4 milliards, après +0,5 milliard en mars. Dans le détail, la collecte nette des fonds mixtes (+2,9 milliards) et des fonds obligations (+0,7 milliard) l’emporte sur les rachats nets des fonds actions (-2,3 milliards). L’encours global augmente de 1,2 milliard, malgré une baisse des valeurs liquidatives (-0,2 % toutes catégories confondues).
Au cours du mois de mai 2014, le Livret A a subi une décollecte nette de 440 millions d’euros, portant à 2,32 milliards d’euros la décollecte nette cumulée depuis le début de l’année, selon les derniers chiffres publiées par la Caisse des Dépôts. A fin mai 2015, les encours du Livret A ressortent à 260,7 milliards d’euros contre 261,1 milliards d’euros à fin avril 2015. Le Livret de Développement Durable (LDD) ne fait guère mieux. Au titre du mois de mai, ce produit a en effet enregistré une décollecte nette de 190 millions d’euros, portant à 300 millions d’euros les retraits nets enregistrés depuis le début de l’année. A fin mai 2015, ses encours s’établissent 101,8 milliards d’euros contre 102 milliards d’euros à fin avril 2015.A l’issue du mois écoulé, le Livret A et le Livret de Développement Durable cumulent une décollecte nette de 630 millions d’euros pour l’ensemble des réseaux. Sur les cinq premiers mois de l’année, cette décollecte s’élève en cumulé à 2,62 milliards d’euros.
La société coopérative SWIFT vient d’annoncer le lancement de Watch for Securities, une solution de business intelligence qui doit aider les acteurs du marché des titres à tirer des enseignements métier à partir de leur trafic réseau. Watch for Securities est aujourd’hui prêt pour une utilisation à grande échelle par les dépositaires locaux et globaux, les banques d’investissement, les gestionnaires d’actifs et les courtiers / négociants, indique un communiqué. Watch for Securities fournit aux acteurs du marché des titres des informations additionnelles indépendantes et mensuellement agrégées sur le trafic global. Cette solution permet ainsi aux institutions financières de ne pas perdre de temps et d’énergie à rassembler les mêmes données à partir de multiples localisations et systèmes propriétaires. Les analyses fournies par Watch for Securities permettent aux institutions financières de mesurer et comparer leurs propres activités à l’ensemble de l’activité sur le réseau SWIFT, avec une ségrégation par type de client.
L’opérateur boursier Euronext et l’agence de notation Vigeo ont lancé, lundi 22 Juin 2015, un nouvel indice ESG, l’Euronext-Vigeo EM 70. Cet indice distingue 70 entreprises sur un univers de 900 entreprises cotées dans des pays en développement, qui démontrent à l’issue de leur notation par Vigeo, les meilleures performances en responsabilité sociale.Selon un communiqué, «le poids des entreprises dans l’indice, calculé par Euronext, est corrélé au score que Vigeo leur a attribué. Cette méthode de pondération est une alternative aux méthodes classiques basées sur la part de capitaux flottants. Elle permet de discriminer positivement, parmi les entreprises cotées opérant le plus souvent à l’échelle internationale, les plus engagées en faveur du respect des normes publiques universelles, notamment en matière de droits de l’homme, de travail décent, de protection de l’environnement, de gouvernance, d’éthique des affaires et de contribution au développement économique et social des territoires d’activité.» La composition de cet indice est disponible dans le tableau suivant et sur le site de Vigeo http://www.vigeo.com/csr-rating-agency/fr/indiceeuronextvigeo. Cette composition sera actualisée deux fois par an en juin et en décembre.
Les fonds Ucits ont enregistré une collecte nette de 83 milliards d’euros au cours du mois d’avril, après 69 milliards d’euros de souscriptions nettes en mars, selon les dernières statistiques communiquées par l’Association européenne des professionnels de la gestion d’actifs (EFAMA). Depuis le début de l’année, la collecte nette des fonds Ucits s’élève à 322,3 milliards d’euros.Dans le détail, les fonds de long terme (hors fonds monétaires) ont enregistré la plus forte collecte nette mensuelle, à 66 milliards d’euros, en recul toutefois par rapport aux 71 milliards d’euros engrangés en mars. Les fonds obligataires ont capté 22 milliards d’euros de flux nets, contre 26 milliards d’euros en mars, tandis que les fonds actions ont engrangé une collecte nette de 6 milliards d’euros, après une décollecte nette de 3 milliards d’euros en mars. Les fonds diversifiés, enfin, ont réalisé 29 milliards d’euros de souscriptions nettes, en net repli par rapport aux 39 milliards d’euros engrangés au mois de mars. Pour leur part, les fonds monétaires ont retrouvé des couleurs. Après avoir subi une décollecte nette de 2 milliards d’euros en mars, ils ont en effet enregistré une collecte nette de 16 milliards d’euros.Portés par cette solide dynamique, les actifs nets des fonds au format Ucits atteignent 9.036 milliards d’euros à fin avril, en hausse de 0,4% par rapport au mois précédent. En parallèle, les fonds non coordonnés (fonds non-Ucits) ont attiré 16 milliards d’euros de souscriptions nettes en avril, contre 18 milliards d’euros au mois de mars, les fonds réservés aux institutionnels ayant collecté 12 milliards d’euros, un montant similaire à celui du mois de mars. Depuis le début de l’année 2015, la collecte nette des fonds non-Ucits s’élève à 77,6 milliards d’euros. Les actifs nets de fonds non-Ucits atteignent 3.541 milliards d’euros à fin avril, en recul de 0,2% par rapport au mois de mars.
La plateforme multilatérale de négociation internationale Liquidnet a annoncé le 19 juin qu’elle est en train d’intégrer sept systèmes de gestion des ordres (OMS) de différents fournisseurs afin de proposer un accès direct au premier dark pool dédié aux obligations corporate. Cette plateforme «opaque» devrait être lancée dans le courant du troisième trimestre, précise Liquidnet dans un communiqué. Avec cette intégration d’OMS, Liquidnet centralise une masse critique d’obligations corporate pour le compte des participants au marché de façon à ce qu’ils puissent tirer parti des opportunités de négoce sur les obligations d’entreprise qui ne sont pas actuellement disponibles sur le marché.
La Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21), qui se tiendra fin novembre à Paris, constitue pour la communauté de l’investissement socialement responsable l’occasion de déferler sur Twitter. « 2015 sera une stratégique pour porter l’ISR sur les réseaux sociaux et Twitter en particulier », a estimé Vincent Auriac, fondateur et président du cabinet de conseil Axylia, qui organisait jeudi les Ateliers de la Finance Responsable à Paris. « Twitter est une formidable vitrine pour l’ISR », ajoute-t-il.Aujourd’hui, les dix acteurs du monde de la finance responsable au sens large les plus présents sur Twitter rassemblent 24.740 abonnés, selon une étude menée par Axylia en partenariat avec Alban Jarry, spécialiste en stratégie de marques sur les réseaux sociaux professionnels. Le leader de ce classement est l’entreprise sociale et solidaire de levée de fonds pour les associations Microdon avec 5.910 abonnés Twitter (followers), suivie par le site de microcrédit solidaire Bayloan (5.312), les banques Crédit Coopératif (4.684) et Crédit Agricole Pyrénées et Garonne (2.306), la société d’épargne responsable Spear (2.198), l’acteur financier du secteur social La Nef (2.074) et Axylia (761). La première société de gestion arrive en huitième position et il s’agit de Cedrus AM avec 577 abonnés. Suivent Mirova, la société de gestion spécialisée dans l’ISR de Natixis Asset Management (520), et Phitrust Partenaires (398). « On remarque avec ce classement que les jeunes structures peuvent avoir plus d’abonnés que les anciennes », observe Vincent Auriac. « Twitter rebat vraiment les cartes. On peut avoir une audience totalement décorrélée de la taille de l’entreprise », poursuit-il. Mais les entreprises ne sont pas les seules à « gazouiller ». Axylia et Alban Jarry ont donc aussi cherché à déterminer qui étaient les principaux « influenceurs » de l’ISR sur Twitter, en se basant sur trois critères : la portée, la résonance et la pertinence. Au total, le podium des personnes utilisant le mot-clé (hashtag) ISR les plus influentes réunit Olivier Faivre, product communication specialist chez Invesco, Philippe Zaouati, directeur général de Mirova, et Frédéric Vuillod, président-fondateur de Mediatico. Reste à voir comment ces classements vont évoluer dans les prochains mois, ce secteur étant en mouvement constant. De nouveaux acteurs pourraient faire leur apparition. D’autres en revanche préfèrent rester à l’écart. C’est notamment le cas d’Eric Le Maire, directeur général d’Hugau Gestion, qui estime que le rapport risque pris sur Twitter par rapport au retour est peu favorable. « Je préfère appeler un client moi-même au téléphone, plutôt que d’écrire un tweet et de risquer de perdre le contrôle de mon information ».