Le degré de confiance des analystes à l’égard des entreprises mondiales reste à un niveau élevé. Tel est le constat de l’enquête 2015 réalisée en janvier par Fidelity Worldwide Investment auprès de 159 analystes actions et obligations, publiée ce mercredi 8 avril. Cette enquête, qui donne aux investisseurs un aperçu des anticipations des équipes dirigeantes des entreprises sur un vaste éventail de secteurs et de régions, repose sur 17.000 entretiens annuels tenus entre les analystes de Fidelity et ces mêmes dirigeants. Elle porte sur les niveaux de confiance, les prévisions de dépenses d’investissement et de rentabilité du capital, les évaluations de solidité des bilans ainsi que les anticipations en termes de politique de dividendes.Il en ressort que, par rapport à la même enquête réalisée l’an dernier à même époque, un tiers des analystes Fidelity affiche un regain de confiance des équipes dirigeantes des entreprises dans le monde. Une proportion qui atteint 50% au Japon, 42% en Europe et 37% aux Etats-Unis. «Les entreprises japonaises affichent également de meilleurs scores que les autres régions sur l’ensemble des autres indicateurs de l’enquête», souligne la société de gestion. Toutefois, l’indice de sentiment global de Fidelity accuse un léger repli, passant de 6,4 points en 2014 à 5,7 points aujourd’hui. Un indice qui repose sur les visions des analystes traduite par les cinq indicateurs clés qu’ils attribuent aux sociétés de leur univers: niveaux de confiance, prévisions de dépenses d’investissement et de rentabilité du capital, évaluations de solidité des bilans, anticipations en termes de politiques de dividendes.L’enquête met surtout en évidence un thème central : la divergence. «Le fil rouge qui se dégage de l’enquête 2015 par rapport à l’édition 2014 est l’accroissement des divergences entre, mais aussi au sein même, des régions et des secteurs», constate Fidelity. De fait, l’accroissement des divergences régionales est particulièrement notable. Ainsi les marchés développés enregistrent les meilleurs scores de sentiment global avec le Japon en tête (7,1 points) suivi de l’Europe (5,8 points) et des Etats-Unis (5,6 points). «Les analystes considèrent que la politique ‘Abenomics’ a des effets positifs sur la confiance des dirigeants et les dépenses d’investissement», explique Fidelity. Quant à l’Europe, il y règne un «optimisme modéré» lié à «l’amélioration des fondamentaux des entreprises, de la chute des cours pétroliers et de l’affaiblissement de l’euro», selon la société de gestion. «Dans l’ensemble, nos analystes préfèrent se concentrer sur les fondamentaux des entreprises des marchés développés plutôt qu’émergents, partiellement du fait que la reprise américaine arrive selon eux à maturité mais a encore une marge de progression», note Fidelity.En termes de secteurs, la santé a enregistré le meilleur score de sentiment global (6,8 points) tandis que le secteur de la technologie de l’information enregistre un niveau relativement élevé sur fond de croissance saine de la demande, de bilans solides des sociétés et d’augmentation du nombre d’acteurs. A contrario, baisse du pétrole oblige, le secteur de l’énergie affiche un score de sentiment global de 2,1 points, «de loin le plus faible du classement», observe Fidelity.Enfin, les analystes consultés font preuve d’une quasi-unanimité concernant les anticipations de dividendes. Ainsi, moins de 10% des analystes de Fidelity tablent sur une baisse ou une suppression des dividendes. 75% d’entre eux s’attendent à une augmentation des dividendes des sociétés au Japon tandis que 50% prévoient une tendance similaire aux Etats-Unis et un tiers en Europe. «Le nombre d’analystes tablant sur une hausse des dividendes est plus important dans la santé, la technologie de l’information et les services collectifs, précise Fidelity. Le seul secteur qui devrait connaître une baisse substantielle des dividendes est l’énergie où les marges opérationnelles et les bénéfices subissent une pression significative.»
L’Agefi rapporte que Gilles Saint Marc, associé chez Gide, qui a présidé le groupe de travail de la commission titrisation de l’AFG, va présenter le 10 avril un recueil de bonnes pratiques pour la mise en oeuvre de nouveaux véhicules d’investissement : les fonds de financement de l'économie (FFE). Un FFE est un fonds d’investissement alternatif. Il doit répondre à cinq conditions cumulatives : avoir un cadre juridique de droit français sous forme d’organisme de titrisation ou de fonds professionnel spécialisé, être placé exclusivement auprès d’investisseurs qualifiés, compter à son actif des créances (crédits ou obligations) et préciser clairement dans ses règlements et statuts sa stratégie de gestion et de financement. La cinquième condition prévoit une valorisation trimestrielle auprès des investisseurs et une communication au moins annuelle du rapport de gestion, ainsi que des règles de gouvernance permettant de consulter les souscripteurs sur toute décision importante.
Les cinq principales banques britanniques ont réduit leurs bonus de plus de 1 milliard de livres l’année dernière et la plupart ont aussi diminué les rémunérations et les effectifs, selon une étude menée par le Financial Times. Les banques concernées sont Barclays, HSBC, Lloyds Banking Group, Royal Bank of Scotland et Standard Chartered. En tout, les bonus des cinq banques ont chuté d’environ 6,5 milliards de livres en 2013 à environ 5,5 milliards de livres en 2014, soit une baisse de près de 15 %.
Un vent d’optimisme souffle sur le Panel Actions, écrit L’Agefi. Bien que l’envolée des marchés actions européennes se soit calmée en mars, les gestions restent haussières et ont relevé de 5% à 6% leurs prévisions sur le CAC 40 et sur l’EuroStoxx 50 à six mois comme à un an. Pourtant, la Place parisienne n’a crû que de 1,66% le mois dernier et l’indice paneuropéen de 2,73%. Syz AM partage avec Olympia la place du plus haussier pour l’EuroStoxx avec une hausse attendue de 11,4%, quand le Panel prévoit une progression de 7%. Toutefois, certaines gestions anticipent une consolidation à court terme, comme Aurel BGC, Olympia, Natixis et Neuflize OBC prévoyant une baisse de 2,4% à 1,4% du CAC 40 à horizon six mois. Sur l’EuroStoxx 50, Neuflize OBC, Aurel BGC et Groupama AM tablent sur un recul de 3,1% à 0,4% d’ici à fin septembre.
Les actifs des fonds d’investissement dans le monde ont atteint le niveau record de 28.290 milliards d’euros à fin décembre 2014, en progression de 3,9% au quatrième trimestre et de 18,9% depuis la fin décembre 2013, selon des statistiques communiquées le 2 avril par l’Association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). Au quatrième trimestre, la collecte nette a progressé à 335 milliards d’euros, contre 290 milliards au trimestre précédent, grâce principalement à la forte collecte enregistrée par les fonds monétaires, pour un montant de 115 milliards d’euros contre 67 milliards d’euros au troisième trimestre. A noter toutefois que les Etats-Unis ont terminé le quatrième trimestre sur une collecte nette de 98 milliards d’euros alors que l’Europe affiche une décollecte nette de 10 milliards d’euros. Les fonds de long terme, c’est-à-dire hors fonds monétaires, ont attiré au quatrième trimestre 220 milliards d’euros au niveau mondial, un montant en léger retrait par rapport au trimestre précédent (223 milliards d’euros). Aux Etats-Unis comme en Europe, les fonds de long terme ont enregistré une collecte nette de 68 milliards d’euros. Les fonds dédiés aux actions ont collecté 44 milliards d’euros au quatrième trimestre, contre 24 milliards d’euros au troisième trimestre mais les fonds obligataires n’ont attiré que 63 milliards d’euros contre 79 milliards d’euros un trimestre plus tôt. La collecte des fonds diversifiés a également diminué à 52 milliards d’euros contre 72 milliards d’euros. Les parts de marché des principaux pays ou régions sont de 51,2% pour les Etats-Unis, 28,2% pour l’Europe, 4,7% pour l’Australie, 4,4% pour le Brésil, 3,7% pour le Canada, 3,1% pour le Japon et 2,1% pour la Chine.
L’indice des fonds de performance absolue calculé par Alix Capital, le Ucits Alternative Index, affiche une progression de 3,07% depuis le début de l’année. Toutes les composantes de l’indice ont contribué à cette performance, à l’exception notable de l’indice des matières premières qui accuse un recul de 1,13%. Les meilleurs résultats ont été enregistrés par les stratégies CTA qui marquent une avance de 10,70% depuis le début de l’année, contre 3,56% pour l’indice UAIX FX et 3,32% pour l’indice des marchés émergents.
L’AGEFI lance ce jeudi 2 avril son nouveau service L’AGEFI Emploi, destiné aux professionnels de la finance ayant déjà une expérience dans la finance. L’AGEFI Emploi sera accessible via le site agefi.fr et directement. Complémentaire du site WallFinance (destiné aux jeunes diplômés dans la finance), L’AGEFI emploi a été développé sur la même base technologique (responsive web design) et sera donc consultable sur tout support (PC, mobile et tablette).Fort d’un positionnement unique, le site L’AGEFI Emploi (www.agefi-emploi.fr) entend s’imposer comme le site web de référence des carrières en Finance : Banque, Assurance, Gestion d’Actifs, Audit, Conseil et Direction Financière. Et ce, en fondant sa stratégie sur 3 axes. Tout d’abord, la pertinence des contenus : L’AGEFI Emploi capitalise sur l’ensemble des expertises de L’AGEFI et son positionnement de spécialiste afin de proposer des contenus ciblés, exclusifs et à forte valeur ajoutée. Vidéos, enquêtes et articles de fond viendront nourrir la plateforme. « L’audience ciblée est très exigeante, il faut donc être capable de répondre à leurs attentes dès le lancement en leur offrant une valeur ajoutée éditoriale forte » confie Adrien Bouvier, directeur de L’AGEFI Emploi. Dès sa mise en ligne, le site propose l’accès à plus de 100 vidéos, 50 articles ciblés et près de 200 offres d’emplois. Deuxième axe, la qualité de l’audience : s’appuyant sur la pénétration de la marque et des produits de L’AGEFI dans le secteur financier, L’AGEFI Emploi entend fidéliser rapidement une audience très ciblée : les professionnels de la Finance déjà ancrés dans la vie active. Enfin, la modernité de la plateforme : le site est développé en responsive web design et donc 100% compatible sur mobile et tablette et s’intègre parfaitement dans une démarche « social network ». Par ailleurs L’AGEFI Emploi bénéficiera de tout le savoir-faire acquis avec le site WallFinance destiné lui aux étudiants et jeunes diplômés. « Le lancement de L’AGEFI Emploi comme relais de croissance s’inscrit pleinement dans la politique de diversification de L’AGEFI, diversification qui aujourd’hui représente déjà plus de 26% du chiffre d’affaires de la société », précise François Robin, directeur général délégué.
Les Perco franchissent une nouvelle étape dans leur développement. Selon des données publiées ce 1er avril par l’Association française de la gestion financière (AFG), l’encours des Plans d’épargne pour la retraite collectifs (Perco) a en effet dépassé pour la première fois de leur histoire le cap symbolique des 10 milliards d’euros. De fait, au 31 décembre 2014, l’encours s’établit à 10,3 milliards d’euros, en hausse de 20% par rapport au 31 décembre 2013 «bénéficiant d’un effet marché favorable mais surtout d’un bon niveau de collecte», précise l’AFG. De fait, l’an dernier, les flux bruts d’alimentation des Perco ont atteint 1,8 milliard d’euros. Comme le montant des rachats s’est élevé à 500 millions d’euros seulement, la collecte nette 2014 ressort donc à 1,3 milliard d’euros.Au 31 décembre 2014, 191.000 entreprises étaient équipées d’un PERCO, soit 14.000 entreprises de plus qu’en 2013, en augmentation de 8% sur an. Dans le même temps, le nombre de salariés adhérents a progressé de 16% pour atteindre 1,78 million de personnes fin 2014 contre 1,53 million fin 2013.
Le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices a annoncé le 31 mars le lancement de deux nouveaux indices, S&P GSCI Gold Inverse et S&P GSCI Silver Inverse. Deux indices qui sont censés fournir les rendements inverses des indices S&P GSCI Gold et S&P GSCI Silver. Le S&P GSCI est le premier grand indice sur matières premières investissable. Il comprend 24 contrats de futures sur des matières premières physiques dans cinq secteurs : énergie, agriculture, bétail, métaux industriels et métaux précieux. «Après la chute record en 2013 des métaux précieux qui n’ont toujours pas rebondi, de nombreux investisseurs cherchent des moyens d’exprimer leurs vues dans des marchés baissiers», commente Jodie Gunzberg, responsable mondial des matières premières chez S&P Dow Jones Indices.
La gestion d’actifs espagnole poursuit sa croissance à marche forcée. Les fonds communs de placements espagnols ont en effet terminé le mois de mars avec 213,98 milliards d’euros d’actifs sous gestion, soit une croissance de 2,6 % (ou 5,51 milliards d’euros) par rapport au mois de février, selon des estimations préliminaires d’Inverco, l’association professionnelle de la gestion, dévoilées par le site spécialisé Funds People. L’industrie locale enregistre ainsi son 27éme mois consécutif de hausse de ses encours. Au cours du mois de mars, la collecte nette ressort à 4,498 milliards d’euros.Au cours du premier trimestre 2015, les actifs sous gestion du secteur ont progressé de 19,14 milliards d’euros, soit la deuxième meilleure progression de son histoire. Sur les trois premiers mois de l’année, la collecte nette cumulée atteint 11,96 milliards d’euros.
Spécialisée dans la connaissance digitale client/spécialiste de la mesure comportementale au service du Marketing, la société Yuseo, a mené une étude centrée sur la relation «Client – Assureur» auprès de 6 700 internautes détenteurs ou non d’un contrat d’assurance vie en ligne. Concrètement, Yuseo s’est tout d’abord intéressée aux motivations des particuliers pour souscrire une assurance vie auprès d’une compagnie. Pour près de 49 % des internautes, l’acte de souscription découle d’un premier contact. Cela étant, 31 % choisissent un assureur car ils estiment que c’est une compagnie de confiance bénéficiant d’une bonne réputation. En outre, «la souscription en ligne consiste à pouvoir comparer librement les différents contrats pour 43 % des internautes, indique l'étude. Pour 38 % d’entre eux, ajoute-t-elle, c’est le fait de pouvoir choisir son contrat d’assurance sans aucune pression commerciale mais aussi de pouvoir simuler différents cas de figure en fonction de leurs profils et de leurs besoins. Par ailleurs, 36 % des sondés ont indiqué favoriser Internet pour le gain de temps qu’offre une procédure en ligne. Enfin, en ce qui concerne les préférences de gestion de contrat, 41% déclarent opter pour un suivi intégral de leur contrat en ligne via leur espace client sur le site web de leur compagnie. En revanche, 37 % préfèrent contacter systématiquement un conseiller (par téléphone ou en agence) pour pouvoir échanger directement selon leurs besoins».Dans un autre genre, l’étude a permis de faire naviguer les participants sur deux sites Internet d’Assurance vie, afin de réaliser sur chacun des sites deux tâches identiques : une navigation libre dans le but de découvrir les offres de contrats mais aussi les informations qui sembleraient utiles pour se faire une première idée. Puis une recherche d’informations sur la fiscalité en cas de décès et sur le montant qui sera exonéré d’impôts en cas de droit de succession. L’objectif était de faire évaluer par les internautes l’ensemble de la navigation sur les sites pour mettre en avant les atouts et les faiblesses de chacun. Selon l'étude, le bilan de l’expérience client en ligne des 10 acteurs référents du secteur (Alta Profits, Assurancevie.com, BforBank, Bourse Direct, Boursorama, Fortuneo, Generali, ING Direct, Linxea et Monabanq) est pour le moins mitigé. «L’indicateur le plus significatif, la satisfaction générale de navigation (User Satisfaction Score) s’élève en 2015 à 6/10 contre 5/10 en 2014", indique l’enquête qui remarque que si la moyenne du secteur gagne un point, les écarts entre les acteurs se réduisent (1,7 point). Alors que BforBank, Fortuneo et Generali se positionnent tous les trois en première place avec la modeste note de 6,5/10, Alta Profits termine dernier avec 4,8/10.
Après une année exceptionnelle en termes de collecte, notamment du côté de la sphère institutionnelle, 2015 devrait également se caractériser par une forte demande de la clientèle institutionnelle, selon une enquête réalisée par Accelerando Associates («Fund Distribution in Germany 2015") auprès de 78 experts de la distribution. Cette année encore, les produits multi-classes d’actifs devraient tenir le haut du pavé. Une perspective peut-être déformée par le poids de la demande institutionnelle. Car au sein des marchés wholesale et retail, la collecte est très forte depuis plus de deux ans si bien que l’on est proche de la saturation, estime l'étude. Le marché allemand compte 86 fournisseurs de fonds de fonds et 721 fonds de fonds avec un montant d’actifs sous gestion de plus de 70 milliards d’euros (probablement plus en comptant les fonds de fonds institutionnels et d’autres véhicules non répertoriés dans les bases de données). Les contributions de plus de 500 millions d’euros allouées à certains fonds cibles des fonds de fonds sont peu nombreuses. En revanche, plus d’une centaine de ces fonds ont reçu des tickets supérieurs à 100 millions d’euros des fonds de fonds allemands. Cela dit, l'étude relève également quelques sujets de préoccupation. C’est ainsi que plus de 50% de l’ensemble de la collecte retail enregistrée sur le marché allemand a été absorbée par une seule société de gestion. Dans le même temps, seulement 9% des 5.000 milliards d’euros de l'épargne disponible en Allemagne a été investie dans des fonds. Un constat qui peut susciter des espérances excessives. Selon une étude publiée récemment par Goldman Sachs, 65% des Allemands, à qui on attribuerait très généreusement un montant de 100.000 euros à utiliser selon leur gré, n’achèteraient pas de fonds...
Le marché européen du private equity a pris un excellent départ en 2015. Selon la dernière étude publiée par le Centre for Management Buyout Research (CMBOR), sponsorisée par Equistone Partners Europe, le montant des cessions réalisées sur le marché européen du Private Equity s’est déjà élevé à 29,5 milliards d’euros en 2015, soit le meilleur démarrage depuis le premier trimestre 2007.Bien que le volume des cessions soit largement supérieur, les investissements ont tout de même représenté de leur côté 19,9 milliards d’euros. Il s’agit du premier trimestre le plus actif depuis 2008. Ce chiffre s’explique en particulier par la solidité du mid-market qui enregistre 10 transactions comprises entre 50 et 100 millions d’euros et 17 opérations entre 100 et 250 millions d’euros. En revanche, on compte seulement quatre investissements supérieurs au milliard d’euros au premier trimestre.Depuis le début de l’année, le marché français affiche des résultats mitigés en France, avec un déclin des nouveaux investissements, qui atteignent 886 millions d’euros contre 3 milliards d’euros au quatrième trimestre 2014. Inversement, le marché des cessions (7,2 milliards d’euros) a été le plus actif après le Royaume-Uni, avec deux sorties (Grandvision et Elis) parmi les cinq plus grosses transactions en Europe ce trimestre.
Depuis le début de l’année, les entreprises ont levé presque 20 milliards sur les places européennes dans le cadre d’introductions en Bourse, un montant en hausse de 20% selon des données de Dealogic dévoilées par le quotidien Les Echos. L’Europe est ainsi devenue la première zone géographique au niveau mondial pour la première fois depuis 2007. Le Vieux continent a en effet attiré cinq des dix plus grosses opérations de ce début d’année, à l’image d’Aena, l’opérateur espagnol d’aéroports (4,8 milliards de dollars levés), l’opérateur télécoms Sunrise Communications, le site de vente de voitures Auto Trader, le groupe d’optique GrandVision ou encore Elis, le spécialiste de la blanchisserie industrielle.Cette hausse des volumes en Europe a été portée par la très bonne tenue des marchés actions, avec un indice Stoxx 600 qui a progressé d’environ 17 % en l’espace de trois mois, et des flux importants sur les fonds actions, en particulier en provenance des investisseurs américains. Autant d’éléments qui ont alimenté l’intérêt des candidats potentiels pour la Bourse. Au regard du nombre de dossiers d’introductions en Bourse dans les tuyaux, l’année 2015 n’a pas fini de réserver des surprises en Europe.
Des pays d’Europe du Nord occupent les trois premières places du classement des 28 Etats membres de l’Union européenne établi par la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) au regard de 67 indicateurs de droits humains et de 17 indicateurs environnementaux. La Suède arrive en tête, devant la Finlande et le Danemark. Viennent ensuite la Slovénie, puis la France. En queue de classement, on retrouve trois pays d’Europe du Sud : la Grèce, Chypre et Malte.L’étude « Les États Membres de l’UE sous surveillance » se veut un guide pratique pour les investisseurs sur les marchés obligataires, et a pour objectif de les encourager à investir dans des États respectueux des droits humains.Tous les deux ans, la FIDH évalue les États à l’aune d’indicateurs actualisés sur la base des dernières législations internationales et sources d’information pertinentes. Les critères analysés sont : l’égalité hommes/femmes et les droits des femmes, la lutte contre toutes les discriminations, les droits des migrants et des réfugiés, la corruption et la gouvernance, la cohésion sociale et les droits économiques et sociaux, le système judiciaire, la liberté d’expression et le droit à l’information, les droits des migrants et des réfugiés, la promotion de la justice internationale et des droits humains, l’aide au développement et les contributions financières à l’ONU, le contrôle des armements, la promotion de la responsabilité des entreprises qui opèrent à l’étranger et la protection de l’environnement Cette étude est réalisée dans le cadre de Libertés & Solidarité, la Sicav éthique et de partage de la FIDH. Créée en 2001 par la FIDH, La Poste, la Caisse des dépôts et la Macif, Libertés & Solidarité permet aux investisseurs de concilier leurs attentes financières avec leurs aspirations éthiques, grâce à des titres sélectionnés sur des critères de droits humains définis par la FIDH, et un engagement solidaire, via le partage de la moitié des revenus distribuables avec la FIDH.Le classement de l’étude permet à La Banque Postale Asset Management (LBPAM), qui gère Libertés & Solidarité, de sélectionner les émetteurs d’obligations parmi les 15 États les mieux notés par la FIDH au regard des droits humains. Les pays classés de 1 à 5 représentent au moins 50% de la poche obligataire du fonds. Les pays classés de 6 à 10 et de 11 à 15 en composent respectivement 30% et 20%.Par ailleurs, avec cette recherche menée en collaboration avec des chercheurs de l’université d’Essex, au Royaume-Uni, la FIDH souhaite également appeler les institutions européennes et nationales à mieux mesurer les impacts des États sur les droits humains. L’étude révèle en effet que les États manquent de systèmes de collecte des données leur permettant de mesurer le respect de leurs obligations internationales en matière de droits humains, notamment dans plusieurs domaines-clés comme la protection de la vie privée à l’ère numérique ou la lutte contre les discriminations raciales.
Stoxx Limited a introduit des versions ayant une couverture quotidienne contre le risque de change des indices EURO STOXX 50, EURO STOXX, EURO STOXX Select Dividend 30, STOXX Europe 600 and STOXX Europe Select Dividend 30. Les nouveaux indices sont destinés aux investisseurs qui cherchent une exposition à ces indices, tout en voulant réduire le risque de fluctuation des devises.Les versions couvertes contre la livre et le dollar de l’indice Euro Stoxx 50 ont été accordées sous licence à Lyxor pour deux ETF qui sont disponibles sur le London Stock Exchange.
A la recherche de l’alpha, comme les Chevaliers de la Table ronde étaient en quête du Graal, les gérants actifs ont su cette semaine, en lisant les classements de l’Alpha League Table d’Europerformance, si ils en étaient encore loin ou non. La profession aura pu prendre connaissance de la façon dont les cinq meilleurs cette année y seront parvenus. Utile anti-sèche, car la nécessité pour les gérants actifs de faire de la surperformance est réelle, au moment où les ETP et l’indiciel séduisent de plus en plus d’investisseurs. Les gérants stars ne semblent pas avoir dit leur dernier mot. Disparu des radars pendant quelques années, l’un d’entre eux vient de reprendre du service dans une petite société de gestion. Tandis qu’un autre spécialiste du stock picking, qui a oeuvré un temps dans une belle boutique, rejoint un poids lourd français et mondial. Attention aux rémunérations des gérants semble indiquer le FMI, qui voit un lien entre leur rétribution et la formation de bulle… Le régulateur britannique entend bien, lui aussi, se pencher sur la question des frais payés par les investisseurs. Mais il a également prévenu : il pourra pousser plus loin ses investigations. Attendons donc.Enfin, pour revenir au Graal, la quête des institutionnels, elle, ne change pas. Du rendement ! Encore timide dans le capital-investissement, ces investisseurs poussent en revanche clairement à l’échelle de l’Europe pour accroître leurs investissements dans les infrastructures. Douze mesures ont été présentées dans ce sens. Mais en matière d’investissement en Europe, ce sont les «fintech» cette semaine qui tiennent la vedette : +200 % en un an ! La révolution numérique dans la finance est en marche.
La gestion britannique retrouve des couleurs malgré des chiffres en demi-teinte. Au cours du mois de février 2015, l’industrie britannique de la gestion d’actifs a en effet subi une décollecte nette de 417 millions de livres, bien loin cependant des 4,73 milliards de livres de rachats nets enregistrés en janvier, selon des données publiées ce jeudi 26 mars par The Investissement Association, l’association professionnelle du secteur. Malgré cette contreperformance, les actifs sous gestion du secteur enregistrent une forte progression. Ils s’établissent à 871,6 milliards de livres fin février contre 861,5 milliards de livres fin janvier et 783,4 milliards de livres fin février 2014.Dans le détail, la clientèle «retail» a attiré 845 millions de livres de flux nets entrants en février, contre seulement 320 millions le mois précédent. «Même si le niveau de collecte nette de la clientèle retail en février est supérieur à celui de janvier, il demeure considérablement inférieur à celui de l’année dernière à la même époque», précise The Investment Association dans un communiqué. De fait, en février 2014, la collecte nette auprès de la clientèle «retail» avait atteint 1,83 milliard de livres. En parallèle, le segment institutionnel a, pour sa part, significativement ralenti les sorties nettes de capitaux. Au cours du mois de février, la clientèle institutionnelle a toutefois subi une décollecte nette 1,261 milliard de livres, bien loin cependant des 5,126 milliard de livres de flux nets sortants enregistrés en janvier.
Le marché français de l’assurance vie continue sur sa bonne lancée en février. Au cours du mois, la collecte nette s’est établie à 2,1 milliards d’euros, après 2,3 milliards en janvier, selon des chiffres publiés par l’Association française de l’assurance (AFA). La collecte nette s'établit à 4,4 milliards d’euros depuis le début de l’année. Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances au cours des deux premiers mois de 2015 est de 22,5 milliards d’euros, contre 22,3 milliards d’euros sur même période en 2014. Dans les cotisations, les versements sur les supports unités de compte représentent 4,4 milliards d’euros depuis le début de l’année (+ 33 % par rapport à la même période en 2014), soit 19 % des cotisations en 2015. L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1 546,9 milliards d’euros à fin février 2015.
Depuis le début de l’année, l’activité de vente de blocs d’actions par constitution de livres d’ordres accélérée tourne à plein régime en Europe. Selon les chiffres compilés par Dealogic et repris par L’Agefi, les volumes au 25 mars frôlent les 35 milliards d’euros, 70% de plus que le précédent record de 2014. Le montant est supérieur aux 26,7 milliards de dollars enregistrés aux Etats-Unis. Rien qu’en France, près de 4 milliards d’euros ont été placés sur le marché depuis le 1er janvier. Avec des indices pour la plupart à leurs plus hauts depuis longtemps, tout pousse les actionnaires, fonds d’investissement ou industriels, à vendre des participations non stratégiques ou à encaisser leurs plus-values.