Solidarité ou non avec les élèves qui viennent d’entrer dans cette traditionnelle période d’examens scolaires ou universitaires, la gestion d’actifs a vécu cette semaine fébrile au rythme des épreuves… Pour la Grèce, c’est le conseil de discipline. Avec un paradoxe de taille : ni Bruxelles dans le rôle du jury, ni la population grecque dans celui de l’élève ne veulent d’exclusion. Et pourtant, au niveau politique, les problèmes sont là. Moyennant quoi les investisseurs cèdent à l’attentisme. Et ce d’autant qu’un autre phénomène inquiète lourdement : la remontée des taux. La confiance s’est effacée et, pour la seule semaine passée, les fonds obligataires ont enregistré près de 6 milliards de dollars de rachats nets. Chez Amundi, Pascal Blanqué avance une solution : plus de surveillance ! Et le responsable se justifie en évoquant un changement de la structure du marché et des considérations potentiellement systémiques. A sa façon, un américain lui a emboité le pas : BlackRock revoit désormais sa mesure des risques dans l’obligataire. On ne peut pas parler de chahut, mais au moins de cacophonie car pendant ce temps, très en pointe sur le sujet obligataire récemment, l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV/Iosco) a décidé de revoir sa copie en suspendant son projet d'évaluation des risques systémiques des gestionnaires d’actifs. A la place, il est question d’un examen de leurs activités et leurs produits…De son côté, l’agence de notation Fitch Ratings a rendu son avis sur les gérants européens. Un avis sombre. La baisse des commissions menace les marges et pourrait les conduire à couper dans leurs coûts pour soutenir leur rentabilité. A chacun sa recette pour résister. Amundi a annoncé son intention de s’introduire en Bourse avant la fin de l’année. L’équivalent d’un grand oral devant les investisseurs qui lui donnera plus de moyens et permettra à son actionnaire principal – le Crédit Agricole SA - de se séparer de son binôme, la Société Générale, présente au capital à hauteur de 20 %. Dans un autre genre, le groupe HSBC fait encore parler de lui cette semaine. Mais pour une fois, son dossier n’est pas alourdi. Au contraire. En appel, la justice française a biffé trois zéros à la caution exigée dans l’affaire SwissLeaks. Elle n’est plus que de 100 millions d’euros contre 1 milliard précédemment. Cela dit, la justice ne devrait pas connaître de répit, ni quitter la Suisse, après la dénonciation d’une ex-responsable d’un système d'évasion fiscale en Amérique latine impliquant UBS.La culture de la note aurait-elle du plomb dans l’aile ? Auprès des sélectionneurs de fonds, la question est également posée. Ainsi, selon une étude de Cerulli, la performance d’un produit n’arrive qu’en troisième position pour ces acteurs en ce qui concerne leurs critères de choix. Devant les chiffres figurent la transparence et la communication... Enfin, outre-Manche, le Grexit dans la finance est un sujet mais le Brexit est un problème. Plusieurs gros fonds d’investissement ont ainsi fait part de leur intention de transférer des milliers de milliards de livres sterling et des milliers d’emplois vers d’autres pays européens si la Grande-Bretagne devait sortir de l’Union européenne. Ce qui ressemblerait à un abandon en rase campagne de la City de Londres. Un comble alors que l’on fête cette semaine la victoire de Waterloo de l’autre côté du Channel… Retrouvez ces articles ci-dessous. Bonne lecture !
Le marché de l’immobilier de bureaux francilien poursuit sa baisse constatée depuis le début de l’année. Sur les douze mois glissants achevés fin mai, le volume des transactions réalisées en Ile-de-France s’est ainsi replié à un rythme de 10,7% par rapport aux douze mois achevés fin février et de 4,7% par rapport à fin mars, selon les données fournies par BNP Paribas Real Estate citées par L’Agefi, à seulement 1,84 million de m² à la fin du mois dernier. Le Croissant Ouest, Paris hors Quartier central des affaires (QCA) enregistre une chute des volumes de 9% par rapport à avril.
Petit coup d’arrêt pour les fonds de pension espagnols. A l’issue du mois de mai, leurs encours ont en effet diminué de 0,14% pour s’établir à 66,89 milliards d’euros contre 66,98 milliards à fin avril, selon des statistiques publiées par le cabinet VDOS. Le secteur a en effet pâti d’un rendement négatif des portefeuilles à hauteur de 365,88 millions d’euros alors que la collecte nette avait pourtant atteint 270,53 millions d’euros le mois dernier. Au cours du mois écoulé, la palme de la plus forte collecte revient à CaixaBank, qui a enregistré 261,8 millions d’euros de souscriptions nettes. Suivent Allianz (11,78 millions d’euros de collecte nette), Mapfre (10,54 millions d’euros), Renta 4 (9 millions) et, enfin, Bankinter (4,44 millions).A l’inverse, Barclays Bank a subi la plus forte décollecte nette mensuelle, avec 11,8 millions d’euros de sorties. La banque britannique devance Banco Sabadell (-11 millions d’euros), BBVA (-10,38 millions), Santander (10,16 millions) et, enfin, Caser (-9,57 millions).
Le nombre de particuliers fortunés a augmenté de près d’un million (920.000) en 2014 et leur richesse a atteint 56.400 milliards de dollars grâce à une économie et un marché boursier en forte hausse, selon le World Wealth Report 2015, publié le 17 juin par Capgemini et RBC Wealth Management. Ce taux de croissance de presque 7% équivaut environ à la moitié de celui de l’année précédente.La richesse mondiale devrait croître de près de 8% par an d’ici à 2017 pour atteindre 70.500 milliards de dollars, la prévision la plus haute étant de 10,3% en région Asie-Pacifique. Grâce à un regain d’optimisme sur sa situation économique, l’Europe prend un nouveau virage et devrait connaître une hausse de la richesse avec un taux annuel attendu de 8,4%. Le taux prévu pour l’Amérique du Nord est de 7%, un chiffre relativement modeste. En attendant, c’est l’Asie-Pacifique qui joue les premiers rôles. Tandis que la grande majorité des particuliers fortunés se répartit de façon relativement égale entre l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie-Pacifique, la progression de cette dernière région a été la plus rapide et compte actuellement le plus grands nombre de particuliers fortunés. Alors que l’Amérique du Nord reste la région la plus riche du monde avec 16.200 milliards de dollars suivie par l’Asie-Pacifique avec 15.800 milliards de dollars et l’Europe avec 13.000 milliards de dollars, le taux de croissance de la richesse globale a le plus progressé en Asie-Pacifique où la richesse des particuliers fortunés a augmenté de 11% (9% en Amérique du Nord et 4,6% en Europe). En effet, cette région devrait arriver à la tête du classement avant la fin de l’année 2015. L’Asie-Pacifique a également vu le nombre de ses particuliers fortunés augmenter rapidement pour atteindre les 4,69 millions, contre 4,68 millions en Amérique du Nord (une croissance de 8%) et 4 millions Europe (4%). Selon George Lewis, Group Head, RBC Wealth Management & Insurance : « 2014 marque la sixième année consécutive d’augmentation du nombre de particuliers fortunés et de leur richesse. La forte rentabilité des marchés boursiers et les bonnes performances économiques ont contribué à une croissance d’environ 7%, après celle à deux chiffres de l’année précédente. L’Asie-Pacifique, arrivée en tête cette année, devance l’Amérique du Nord et se positionne en leader. Pour les deux années à venir, nous nous attendons à ce que l’Europe occupe une plus grande place au vu de la croissance économique qui revient dans cette région ». En termes de pays, ce sont la Chine et les Etats-Unis qui ont connu le plus fort taux de croissance en nombre de particuliers fortunés. L’Inde représente le pourcentage le plus élevé au niveau de l’augmentation de son nombre de particuliers fortunés (26%) et de richesses (28%). Ceci grâce à de bons résultats boursiers et à de faibles coûts d’importation des produits pétroliers. La Chine vient ensuite avec des taux de croissance des particuliers fortunés et de richesses atteignant respectivement les 17% et 19%, en raison d’un PIB en hausse, d’exportations en hausse et d’une performance modérée du marché boursier. La forte croissance en Asie-Pacifique et en Amérique du Nord contraste avec la décroissance en Amérique latine, seule région qui enregistre en 2014 une baisse du nombre de particuliers fortunés (-2%) et des richesses (-0,5 %). Une baisse principalement due à la chute des prix des matières premières entraînant un repli des marchés boursiers. En Europe, les particuliers fortunés et les richesses ont augmenté d’environ 4%, dans un contexte de faibles performances économiques et de chute des marchés boursiers dans la plupart des pays européens. Dans le portefeuille des particuliers fortunés, les actions et les liquidités prédominent et le recours au crédit est courant. Représentant 27% des portefeuilles, les actions sont aujourd’hui les actifs préférés des particuliers fortunés selon l’enquête « Global HNW Insights Survey » du World Wealth Report 2015. Pour Andrew Lees, directeur des ventes du Secteur Services Financiers de Capgemini au niveau mondial : « Après environ cinq années de hausses constantes des marchés boursiers mondiaux, les actions représentent aujourd’hui la classe d’actifs dominante dans les portefeuilles des particuliers fortunés. Ceci indique un regain d’appétit pour la prise de risques alors que la valeur des actions augmente. » Les individus fortunés détiennent toujours plus d’un quart (26%) de leur richesse en liquidités, principalement pour maintenir leur train de vie (36%) mais aussi pour se donner une sécurité en cas de volatilité des marchés (31%). Le reste de leurs portefeuilles est consacré à l’immobilier (20%), à des titres à revenu fixe (16%) ainsi qu’à des placements alternatifs (10%). Le World Wealth Report 2015 relève également une utilisation du crédit largement répandu. En effet, 18 % des actifs sont financés par des crédits, un pourcentage en hausse parmi la population féminine (19%), les individus qui détiennent plus de 20 millions de dollars US (22%) ainsi que ceux âgés de moins de 40 ans (27%). Le crédit est alors utilisé pour les investissements (-40%) et pour les achats immobiliers (22%). Comme le relevait déjà le World Wealth Report 2014, les particuliers fortunés cherchent à avoir un impact positif sur la société en investissant judicieusement leur argent, leur temps et/ou leur expertise. Une volonté qui a de l’importance pour 92% d’entre eux. Parmi les particuliers fortunés qui souhaitent être conseillés en matière d’action sociale, 30% consultent leurs gestionnaires de fortune, 10 % leur famille et 22% leurs amis. En outre, la moitié des personnes conseillées par leurs gestionnaires de fortune (54%) souhaitent recevoir un plan d’actions précisant leur impact social, en structurant et en déterminant les investissements qui amèneront le plus de changements, et en mesurant leur engagement social.
Fitch Ratings tire la sonnette d’alarme. L’agence de notation estime en effet que la baisse des commissions menace les marges des gestionnaires d’actifs européennes. Fitch juge que la forte rentabilité affichée par les gestionnaires d’actifs européens au cours des dernières années n’est plus désormais soutenable à moyen terme, en raison notamment de la préférence de nombreux consommateurs d’investir dans des produits d’assurance et de retraite qui génèrent des commissions plus faibles que celles générées par les « mutual funds ». Pour l’agence de notation, cette tendance accroît progressivement la dépendance des sociétés de gestion aux mandats institutionnels d’assureurs ou de fonds de pensions dont les marges sont plus faibles que les « mutual funds » commercialisés auprès des particuliers. « Les importants flux en provenance d’investisseurs ‘offshore’ ont aidé à retarder l’impact de cette tendance sur la rentabilité générale mais nous nous attendons à ce qu’elle devienne de plus en plus visible au cours des prochaines années », avance Fitch Ratings. L’enjeu est loin d’être neutre. Pour l’agence de notation, la baisse des commissions pourrait conduire les gestionnaires d’actifs à couper dans leurs coûts pour soutenir leur rentabilité.
A l’issue du mois de mai 2015, l’encours des fonds communs de placements espagnols s’établit à 221,8 milliards d’euros, soit une progression de 26,97 milliards d’euros ou de 13,8% depuis le début de l’année, selon des données publiées par Inverco, l’association professionnelle de la gestion d’actifs espagnole. Au cours du mois dernier, les fonds espagnols ont enregistré une collecte nette de 2,75 milliards d’euros, portant ainsi à 20,65 milliards d’euros les souscriptions nettes cumulées depuis le début de l’année 2015. Un chiffre qui représente une progression de 20,5% par rapport à la même période de 2014.
Le nombre de ménages disposant d’un patrimoine financier (hors immobilier) supérieur à 1 million de dollars a bondi de 16% sur un an selon l’étude « Global Wealth 2015 » du Boston Consulting Group (BCG), rapporte le quotidien Les Echos. Désormais 17 millions de ménages atteignent ce seuil symbolique de fortune, se partageant 41 % de l’ensemble du patrimoine financier mondial. Ces ménages se concentrent aux Etats-Unis (7 millions de ménages millionnaires), suivis de la Chine (4 millions de foyers) et du Japon (1 million de foyers). Toutefois, c’est en Suisse que la densité de millionnaires est la plus forte avec 13,5 % des foyers. Suivent Bahreïn (12,3 % des ménages), le Qatar (11,6 %) et Singapour (10,7 %). En outre, le nombre « d’ultrariches » (ceux disposant d’un patrimoine supérieur à 100 millions de dollars) a pour sa part progressé de 11% sur un an et concentre à lui seul 10.000 milliards de dollars d’actifs financiers. Tous niveaux de richesses confondus, l’épargne financière des ménages s’est accrue de 12 % sur un an, à 164.000 milliards de dollars, soit le même rythme de croissance que l’année précédente, rappelle l’étude.
84 % des entreprises des secteurs Technologie, Médias et Divertissement (TMD), s’attendent à une augmentation du nombre de fusions-acquisitions entre leurs secteurs respectifs dans les deux prochaines années. Telles sont les conclusions d’une étude réalisée par le cabinet d’avocats international Reed Smith et Mergermarket auprès de 100 cadres supérieurs (34 % US, 33 % Europe, 33 % Asie), qui attribue ce phénomène à la concurrence exacerbée entre les entreprises de ces secteurs. «En 2014, le nombre de transactions a atteint un record pour un montant de 34,5 milliards de dollars», explique-t-elle.Le rapport révèle cependant que la convergence varie considérablement d’un secteur à l’autre. Les entreprises de divertissement sont les plus disposées à se diversifier : plus de 33 % d’entre elles prévoient des acquisitions hors-divertissement. Ce type d’acquisition de convergence inter-sectorielle n’est pas sans risque.Les sociétés étrangères souhaitant investir dans les secteurs Media et télécoms en France doivent être conscientes de la vigilance du gouvernement français sur ce type d’opérations, précise Isabelle MacElhone, avocat associée du bureau parisien de Reed Smith et membre de l’équipe Corporate. L’acquisition d’une société exploitant une TV ou une radio en langue française est limitée à 20 % du capital ou des droits de vote et l’acquisition d’une société dans le secteur des Télécoms peut faire l’objet de l’autorisation préalable du gouvernement français. »L’apprentissage peut se révéler très rude, indique l'étude, notamment pour une importante entreprise technologique compte tenu des spécificités du nouveau secteur. Par ailleurs, le rapport montre que les sociétés des secteurs Technologie, Médias et Divertissement qui cherchent à se développer le font de plus en plus hors de leursfrontières : 57 % d’entre elles déclarant que leur prochaine acquisition se fera probablement hors de leur marché national. Parmi ces entreprises à la recherche d’opportunités transfrontalières, 37 % déclarent qu’elles viseront probablement la région Asie-Pacifique, suivie par l’Europe occidentale (23 %) et l’Amérique du Nord (17 %). Enfin, cet appétit pour la convergence ne se limite pas aux géants mondiaux de l’industrie, indique le rapport : les transactions dites d’offres quadruple play ont récemment connu une montée en puissance, transactions à travers lesquelles les fournisseurs télécoms cherchent à devenir un point de vente unique pour la TV, le haut débit, la téléphonie fixe et mobile.
Depuis le début de l’année, l’encours des fonds de droit français est en progression de 12,5 %. Mais c’est bien une baisse des actifs sous gestion qui a été enregistrée en mai, selon Europerformance A SIX Company. Le recul de 0,3% porte à 860,66 milliards d’euros le montant global sous gestion. Cette diminution s’explique principalement par les fonds de trésorerie qui ont perdu 6,48 milliards d’euros durant le mois. Cependant, dans ses commentaires mensuels, Europerformance ajoute que les transferts d’encours de droit français vers des fonds de droit luxembourgeois, dans le cadre d’une nouvelle vague de fusions transfrontalières, a aussi constitué un important facteur de baisse Toutefois, tous les produits de taux n’ont pas été boudés par les investisseurs. Les fonds obligataires ont collecté dans leur ensemble 819,90 millions, essentiellement en raison de la forte demande de fonds investis en obligations de la zone euro (670 millions) et dans une moindre mesure, les fonds d’obligations internationales et à haut rendement (+49,81 millions et +60,29 millions respectivement). A l’inverse, ceux investis sur l’Europe ont décollecté en net 22,36 millions d’euros. Quelles que soient ces classes d’actifs, les performances moyennes des catégories sont négatives. De -0,15 % pour les fonds d’obligations à haut rendement à -0,85 % pour ceux investis sur l’Europe. A noter que les fonds d’obligations convertibles ont également légèrement décollecté dans leur ensemble (-3,30 millions), les entrées nettes sur les fonds de convertibles européennes ayant plus que compensé les sorties nettes sur les fonds investis en obligations convertibles internationales (+19,52 millions contre -18,52 millions respectivement). Les performances moyennes des différentes catégories sont en moyenne positives dans tous les cas, comprises entre +0,03 % sur la zone euro et +0,42 % sur l’Europe. Enfin, les catégories de fonds de long terme ont décollecté. Globalement, de 144,63 millions, avec toutefois des comportements tranchés d’une catégorie à l’autre. Les fonds investis en actions européennes ont séduit en captant 704,62 millions d’euros. A l’inverse ceux portés sur le marché américain ont décollecté en net 805,88 millions comme ceux sur l’Asie/Pacifique (-215,52 millions). Les fonds à l’international ont également subi des rachats nets (-44,33 millions). En revanche, côté performances, toutes ces catégories se sont affichées dans le vert. Globalement, la progression est de 0,86 %, avec des performances de +1,02 % pour les fonds investis sur l’Europe par exemple, ou +1,35 % sur le marché américain ou encore +1 % pour les fonds d’actions Asie/Pacifique.
Les actions gagnent du terrain au sein de la gestion de fortune. La classe d’actifs représentait en 2014 un poids moyen de 39 % de l’allocation des portefeuilles des clients, selon l'édition 2015 du Global Wealth Report publié par le Boston Consulting Group (BCG). Il n'était que de 31 % en 2009 et devrait selon les prévisions du BCG atteindre 42 % en 2019. Le tendance à la hausse des actions a été fortement soutenue par la hausse des marchés mais également le renforcement de l’allocation dédiée. L’engouement n’est cependant pas le même selon les différents segments de clientèle, constate le BCG. Le segment des Ultra High Net Worth Individuals (UHNW), soit les personnes très fortunées disposant de plus de 100 millions d’actifs financiers ainsi que le segment bas des High Net Worth Individuals (HNW) possédant entre 1 et 20 millions de dollars d’actifs financiers sont les plus friands d’investissements en actions. Ces deux segments en détiennent en moyenne 41 %. Le segment haut des HNW (entre 20 et 100 millions de dollars d’actifs financiers) n’en détient en moyenne que 29 %, privilégiant des dépôts et le cash à 55 %, contre 42 % pour les deux autres segments. «Ce segment de clientèle représente une source d’opportunités pour le développement d’activités de gestion de fortune plus ciblées», analyse le BCG.D’un point de vue régional, la part des actions dans les portefeuilles est la plus élevée en Amérique du Nord (49 %), suivie de l’Asie Pacifique (38%), le Japon (34%) et l’Europe continentale (33%). Les actions sont moins prisées dans la région Moyen-Orient/Afrique (27%), en Europe de l’Est (24%) et en Amérique latine (13%).Les obligations pèsent 37 % au sein des portefeuilles de gestion de fortune en Amérique latine, suivi en termes de poids moyen par l’Europe continentale (27%), la région Moyen-Orient/Afrique (21%), L’Amérique du Nord (19%), l’Asie Pacifique (14%), l’Europe de l’Est (13%) et le Japon (7%).Le BCG ne s’attend pas à un changement significatif dans l’allocation moyenne d’ici à 2019, hormis le présence légèrement plus importante des actions.La fortune privée mondiale a bondi en 2014 de 12 % à 164.000 milliards de dollars, une progression similaire à celle de 2013. L’Amérique du Nord demeure la région la plus fortunée avec 51.000 milliards détenus par les personnes privées. L’Asie Pacifique hors Japon détrône cette année l’Europe et devient deuxième région la plus riche avec 47.000 milliards de dollars. Elle devrait surpasser l’Amérique du Nord l’année prochaine et devrait dès 2016 représenter 34 % de la richesse mondiale à elle seule. Le BCG anticipe une croissance de 6 % par an de la fortune mondiale au cours des 5 prochaines années pour atteindre les 222.000 milliards de dollars en 2019.
BMO Wealth Management vient de lancer un indice national sur l'évolution de la richesse des ménages canadiens, le premier du genre, qui devrait fournir des indications sur la situation financière des ménages et leur capacité à gérer leur patrimoine. Le premier BMO Wealth Management Index propose un classement des provinces dont les ménages gèrent le mieux leur patrimoine, en prenant en compte toute une série de critères (avoirs financiers, endettement, contrats d’assurance, immobilier, contrats de retraite, d'épargne). Les résidents de la province du Saskatchewan arrivent en tête avec une note de 72,9 sur 100, devant le Québec (71,1) et l’Alberta (70,6). La moyenne nationale ressort à 69,3.
Le vent, le solaire et les autres énergies renouvelables vont dépasser le charbon et devenir la principale source au monde d’électricité dans 15 ans si les engagements pris par les pays pour l’accord sur le changement climatique sont respectés, selon l’agence internationale de l’énergie, citée par le Financial Times. Selon l’agence, les énergies renouvelables pourraient représenter un tiers de la production mondiale d’électricité d’ici à 2020, contre un cinquième actuellement. Ce qui représente une part plus importante que le charbon, le gaz ou le nucléaire.
Compte tenu de la bataille judiciaire engagée avec des fonds spéculatifs à New York sur le remboursement de sa dette, l’Argentine ne se porte pas sur les marchés internationaux pour émettre de la dette, rapporte l’AFP. Aussi, le pays a procédé en fin de semaine à une nouvelle émission d’obligations. «L’adjudication de bons du Trésor (Bonac) à échéance 2016 a eu lieu, avec l’adjudication de 5,929 milliards de pesos» à un taux d’intérêt annuel de 27%, selon un communiqué du ministère. L’Argentine émet des obligations sur le marché national de la dette depuis le mois de mars.
L’industrie chinoise de la gestion d’actifs accélère sa croissance. Selon un rapport publié par Fitch Ratings, les encours totaux des «mutual funds» et des mandats (à l’exception des mandats détenus par les filiales de sociétés de gestion) ont en effet progressé de 61% en 2014 par rapport à 2013 pour atteindre 6.700 milliards de yuans (soit 1.100 milliards de dollars américains). L’an dernier, toutes les classes d’actifs ont enregistré une collecte nette positive, à l’exception des fonds dits «Qualified Domestic Institutional Investor» (ou QDII). Sur ce total, les «mutual funds» se taillent la part du lion, représentant 68% des encours totaux du secteur. Suivent les mandats (18%) et les fonds de pensions (14%).Dans le détail, les fonds monétaires ont enregistré la plus forte croissance, leurs encours ayant été multipliés par 6 sur une période de 18 mois pour atteindre 2.200 milliards de yuans à fin 2014. Ce grand bond en avant s’explique principalement par la forte demande de particuliers pour ce type de produits via notamment des plateformes de e-commerce, note l’agence de notation.A l’issue de l’année 2014, la Chine occupait la 10ème place sur le marché mondial des «mutual funds» et la 5ème place sur le marché mondial des fonds monétaires. Pour autant, «l’industrie de la gestion en Chine devient plus complexe et plus concurrentielle», observe Fitch Ratings, évoquant notamment la dérégulation qui a rebattu les règles du jeu en termes de conditions d’entrées sur le marché et de lancement de produits qualifiés. L’agence de notation souligne également la «la forte concurrence que se livrent les sociétés de gestion et les autres participants du marché comme les banques, les sociétés de titres et les ‘trust’». Une situation qui complique la tâche des gestionnaires d’actifs pour maintenir «des standards élevés de gouvernance et de transparence».
Le Haut Conseil de stabilité financière considère que la taille du système financier parallèle en France ne doit pas être source d’inquiétude. «En France, le système financier parallèle reste d’une taille limitée et est largement réglementé» et il «ne pose pas aujourd’hui de risques majeurs», écrit l’instance dans son rapport annuel publié mercredi. L’Agefi rappelle que le «shadow banking» recouvre les entités et les activités qui font de l’intermédiation de crédit en dehors du système bancaire traditionnel et qui sont susceptibles de poser des risques systémiques et/ou de se livrer à des arbitrages réglementaires. Dans l’Hexagone, la finance parallèle représente un peu moins de 15% du secteur bancaire, selon le Haut Conseil. Au troisième trimestre dernier, sa taille était de 1.144 milliards d’euros, contre 7.770 milliards d’euros pour le secteur bancaire traditionnel.
Film culte sur la jeunesse insouciante et désinvolte des années 70, le « Péril Jeune » du cinéaste Cédric Klapisch aurait du mal à retrouver sa trame quarante ans plus tard. Surtout dans le monde de la gestion d’actifs. Positionné sur le créneau moderne et porteur des Fintech, les jeunes « start-up » ont la tête sur les épaules. Yomoni s’est lancée cette semaine, non sans s’être entourée du Crédit Mutuel Arkéa et de l’incubateur de La Financière de l’Echiquier pour participer à son développement, bientôt européen… Et comme l’union fait la force, trente-six sociétés du secteur de la Fintech se sont également regroupées au sein d’une association pour mieux se faire entendre.En matière de jeunesse, l’AFG s’est aussi félicitée cette semaine du nombre de naissances de sociétés de gestion tricolores en 2014. Près de cinquante ont vu le jour qui font de la pouponnière française l’une des plus prolifiques d’Europe. Attention, un solde démographique positif ne suffit pas. Encore faut-il prospérer, alors que la concurrence est âpre sur le vieux Continent.Si les jeunes générations regardent naturellement vers l’avenir, celles « installées » pensent à leur héritage. En l’occurrence, le monde qu’elles laisseront. A ce titre, les dernières générations, X, Y ou Z apprécieront le souci des ainés de faire place nette dans les investissements réalisés. Le Parlement norvégien a ainsi décidé que son fonds souverain n’investirait plus dans le charbon. Et comme exclusion peut rimer avec incitations, BNP Paribas IP vient de son côté d’ajouter trois thématiques ISR au sein de sa sicav Parvest à la vocation internationale affirmée.L’approche est plus coercitive, mais pas moins utile. Les autorités britanniques, qui veulent redorer le blason des marchés de taux, des changes et des matières premières, vont étendre leur régime de sanctions pénales aux abus de marchés réalisés sur une palette plus importante d’instruments financiers. Et ce ne sera pas du cinéma. Les sept ans de réflexion derrière les barreaux, qui constituaient la sanction maximale, devraient être portés à dix ans.Dans un autre genre, le gestionnaire d’actifs PGGM va lancer une campagne mondiale visant à dénoncer et à lutter contre les rémunérations excessives des directeurs généraux de grandes entreprises cotées en Bourse. Les plus gros salaires ne lèveront sans doute pas le doigt en AG mais sachant que le fonds gère 100 milliards d’euros, sa voix risque d’y avoir de l’écho.Du côté des marchés, le fournisseur d’indices MSCI a encore repoussé l’intégration des actions A chinoises dans les indices mondiaux, notamment dans l’indice Emerging Markets. MSCI évoque des problèmes liés à l’accessibilité du marché pour justifier sa décision. En attendant, l’industrie chinoise de la gestion d’actifs creuse son sillon. En 2014, selon l’agence Fitch Ratings, ses encours ont progressé de 61 %.Enfin, en Europe, un nouveau feuilleton grec est en haut de l’affiche. Avec pour conséquence de faire plonger les places financières et les actifs obligataires. En dépit de l’action et du suspense des récents épisodes helléniques, et des nombreuses saisons proposées, on peut clairement douter que ces dernières accèderont un jour au rang de séries cultes…Retrouvez ces articles ci-dessous. Bonne lecture !
Le patrimoine des ménages aux Etats-Unis a augmenté au premier trimestre 2015 pour atteindre un nouveau record, porté par la hausse des actions à Wall Street et celle des prix immobiliers, selon un rapport de la Réserve fédérale (Fed) publié le 11 juin. L’avoir net des ménages et organisations à but non lucratif a augmenté de 1.600 milliards de dollars pour s'établir à 84.925 milliards de dollars, selon les tableaux trimestriels de la comptabilité nationale de la Fed.Au sein de cet avoir net, les portefeuilles d’actions directement ou indirectement détenus par les Américains ont augmenté de 487 milliards de dollars. La valeur de l’immobilier, elle, a grimpé de 503 milliards de dollars. Ces chiffres ne tiennent pas compte de l’inflation et n’indiquent pas quels types de ménages détiennent ces actifs.Côté endettement, les ménages sont restés prudents, leur dette n’ayant augmenté que de 2,2% en rythme annuel au premier trimestre. Si les crédits à la consommation sont en hausse de 5,6% de janvier à mars, les prêts immobiliers en revanche ont reculé de 0,3%.
La croissance de l’industrie espagnole de la gestion d’actifs ne se dément pas. Au cours du mois de mai, l’encours des fonds communs de placements espagnols a en effet progressé de 1,36% pour atteindre 225,44 milliards d’euros contre 222,42 milliards d’euros à fin avril, selon des données publiées par le cabinet VDOS. Cette progression est exclusivement à mettre au crédit d’une solide dynamique commerciale, la collecte nette s’établissant à 3,23 milliards d’euros le mois dernier. En revanche, le rendement des portefeuilles est tombé dans le rouge, avec une perte de 210,5 millions d’euros en mai.Au cours du mois de mai, la palme de la meilleure collecte nette revient à Caixa Bank, qui a enregistré 989,89 millions d’euros de souscriptions nettes. Suivent, loin derrière, Banco Sabadell (457,78 millions d’euros de collecte nette), BBVA (425,74 millions d’euros), Ibercaja (331,17 millions d’euros) et, enfin, Bankia (238,46 millions d’euros).A contrario, Ahorro Corporacion accuse la plus forte décollecte nette en mai, avec 100,96 millions d’euros de sorties nettes. Suivent Banca Privada de Andorra (-23,3 millions d’euros), Bestinver (-20,2 millions d’euros), Santander (-16,5 millions d’euros) et, enfin, BNP Paribas (-13,5 millions d’euros).A fin mai, Caixa Bank a ravi la première place du secteur à Santander, affichant désormais 39 milliards d’euros d’actifs sous gestion et une part de marché de 17,32. Santander occupe la deuxième place avec 38,15 milliards d’euros d’encours et 16,92% de parts de marché. Enfin, BBVA complète le podium avec 32,9 milliards d’euros d’encours et une part de marché de 14,60%.
L’indice Lyxor des hedge funds a enregistré une progression de 1,2% au cours du mois de mai, selon le dernier baromètre Lyxor pour l’industrie de la gestion alternative. Dix des douze indices suivis par le groupe français ont terminé le mois en territoire positif. Les indices Lyxor Fixed Income Arbitrage, Lyxor LS Equity Long Bias et Lyxor Global Macro font la course en tête avec une hausse de 1,9% le mois dernier. Suivent l’indice Lyxor Special Situations (+1,55%), l’indice Lyxor LS Equity Variable Bias (+1,36%) et l’indice Lyxor Merger Arbitrage (+1,36%).Au cours du mois de mai, la quasi-totalité des stratégies ont dégagé des rendements à l’exception des stratégies CTA qui finissent le mois de mai dans le rouge. Ainsi, l’indice Lyxor CTA Short Term ressort à -3,71% tandis que l’indice Lyxor CTA Long Term termine le mois de mai à -0,95%.
Société Générale Securities Services (SGSS) annonce avoir été sélectionné par la chambre de compensation internationale, LCH.Clearnet Limited (LCH.Clearnet), pour fournir des services de règlement-livraison sur actions domestiques au sein du périmètre d’Euroclear Settlement of Euronext-zone Securities (ESES). SGSS assurera des services de règlement-livraison pour le compte de LCH.Clearnet sur les marchés belge, français et néerlandais à travers son statut de membre d’Euroclear.