D’un côté, la bonne forme. L’Association française de la gestion (AFG) recense 634 sociétés exerçant en France dont 430 affichent un profil entrepreneurial, et quatre groupes d’une taille mondiale. Par ailleurs, 200 sociétés ont été créées en France au cours des cinq dernières années, précise l’association dans son rapport annuel 2014-2015 diffusé hier. En outre, ce dernier note que, rien que pour l’an passé, 48 créations brutes - 21 sociétés en net - ont été enregistrées. Le dynamisme en matière de créations dans cette industrie est à mettre sur le compte de la mise en conformité des acteurs compte tenu de l’entrée en vigueur de la directive AIFM, explique l’AFG. Dans le détail, les nouvelles sociétés interviennent effectivement sur des classes d’actifs comme l’immobilier, le capital investissement ou la titrisation...De l’autre côté, une âpre concurrence... Au niveau européen, le tableau est terni par la montée en puissance d’autres places financières. La France garde bien sa troisième place en parts de marché (16,3 %) derrière la Grande-Bretagne (20,8 %) et l’Allemagne (18,4 %), mais, pour ce qui concerne les domiciliations et l’administration de fonds, l’AFG constate un double phénomène : la consolidation de la première place luxembourgeoise (27,3 %) et la progression rapide de concurrents comme l’Irlande (14,6 % de part marché). Moyennant quoi, la France se retrouve en troisième position à 14 %, à un souffle de l’Allemagne (13,9 %). L’AFG rappelle néanmoins ses incursions dans d’autres pays dans le cadre du Paris Fund Industry. «L’AFG est intervenue vingt fois hors de France, indique-t-elle dans son rapport annuel en recensant des voyages notamment en Australie, en Chine, Panama, Pekin ou Hong Kong, afin de faire savoir le savoir faire de ses gérants... Enfin, concernant les encours globaux sous gestion (mandats et OPC), l’AFG rappelle également la légère progression en 2014 (+3,5%). Les actifs sous gestion ont atteint 3 230 milliards d’euros à la fin de l’année, soit une croissance en volume de l’ordre de 100 milliards d’euros. L’encours des fonds de droit français a crû à un rythme de 2,7% (environ 6% hors fonds monétaires). Ensemble, les mandats et les fonds étrangers gérés en France ont augmenté de 4,2%. Cela étant, les valeurs mobilières, y compris les titres des OPC, sont toujours en nette décollecte, note L’AFG.
La période dorée que traverse actuellement le secteur italien de la gestion d’actifs se reflète aussi dans le monde du travail : le poste de conseiller financier s’avère être l’un des plus demandés du moment, constate Bluerating. A ce jour, les professionnels inscrits à l’Ordre qui se déplacent et fournissent des services de distribution de produits sont au nombre de 25.000 et on estime que 1.500 postes seront créés en 2015, selon les information d’Il Corriere della Sera. Les banques et réseaux cherchent actuellement 2.300 conseillers. Parmi les recruteurs figurent Banca Euromobiliare, Iw Bank Private Investments, Widiba, Bpm, Bnl et UniCredit.
Ce ne sera pas encore pour cette fois. Mais la très attendue intégration des actions A chinoises dans les indices mondiaux du fournisseur d’indices MSCI, notamment dans l’indice Emerging Markets, semble de plus en plus proche. MSCI souligne toutefois dans un communiqué qu’il reste quelques problèmes à régler liés notamment à l’accessibilité du marché pour justifier sa décision de reporter l’inclusion des actions chinoises dans ses indices. MSCI et l’autorité des marchés chinoise, la CSRC, vont constituer à cet effet un groupe de travail pour trouver des solutions appropriées."Des progrès substantiels ont été réalisés pour ouvrir le marché boursier chinois aux investisseurs institutionnels», indique Remy Briand, managing director chez MSCI et responsable mondial de la recherche, cité dans le communiqué. Mais la libéralisation du marché doit être poursuivie, «notamment en ce qui concerne le processus d’allocation des quotas, les restrictions à la circulation des capitaux et la propriété des investissements», précise le responsable de MSCI. La possibilité d’une incorporation des valeurs continentales chinoises dans les indices MSCI s'était nettement accrue depuis le mois de novembre avec la mise en place du système «Stock Connect» qui, en reliant les Bourses de Hong Kong et de Shanghai, a facilité l’accès des investisseurs étrangers aux actions A. Le fournisseur d’indices en est bien conscient et indique qu’il pourrait intégrer les actions chinoises dans ses indices dès que les problèmes en suspens seront résolus, autrement dit avant même le traditionnel rendez-vous annuel de révision des indices.
Dans le cadre d’un entretien accordé au quotidien Les Echos, Yves Perrier, directeur général d’Amundi, ne cache pas craindre de nouveaux chocs sur les marchés dans un avenir proche. « Je m’attends à d’autres chocs, à d’autres corrections de marché comme celles d’octobre 2014. Voire des corrections plus fortes encore », déclare-t-il. Selon lui, « la liquidité globale est élevée » grâce à la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et, dans le même temps, « la liquidité transactionnelle s’est réduite du fait de la réduction par les banques de leur portefeuille de market making et également d’une convergence des positions des investisseurs ». Dans un tel contexte, Yves Perrier observe que « tous les acteurs ont tendance à se mettre dans la même direction au même moment ». Dès lors, « il est probable que nous devrons faire face à des à-coups imprévisibles ».
Le MSCI doit annoncer aujourd’hui s’il intègre ou non les actions chinoises de classe A dans son indice «Marchés Emergents», indique L’Agefi. La décision attendue coïncide avec leur performance historique dégagée depuis le début de l’année. L’indice de Shanghai s’est envolé de 59% cette année, et celui de Shenzhen de 112%, avec des opérations sur marges qui ont atteint un record de 2.170 milliards de yuans (312 milliards d’euros). Le fournisseur de données Wind indique que 60% des actions cotées en Chine ont vu leur cours plus que doubler cette année, avec 80% des échanges à Shanghai et Hong Kong provenant des particuliers. Dans ce contexte, «l’arrivée sur le marché d’investisseurs professionnels étrangers devrait permettre d’orienter le capital plus rationnellement vers des acteurs plus productifs et créateurs de valeur», selon Nomura.
SIX Swiss Exchange a annoncé le 8 juin un renforcement de sa collaboration avec Shanghai Stock Exchange. L’opérateur de la Bourse suisse a signé un protocole d’accord dans ce sens avec son homologue chinois. Le document doit permettre un échange régulier et institutionnalisé d’informations entre les deux pays, doublé de projets communs. L’objectif consiste à renforcer les relations commerciales entre les deux marchés. Le protocole signé lundi s’inscrit dans le sillage de l’accord de libre échange conclu entre les autorités suisses et chinoises en 2013. Il intervient également après l’accord monétaire passé entre la Banque nationale suisse (BNS) et la Banque populaire de Chine en 2014.
Le fournisseur d’indices Stoxx Limited a annoncé lundi 8 juin le lancement d’une famille d’indices Stoxx True Exposure (Stoxx TRU). Les indices permettent d’investir dans les pays ou régions prédéfinies en sélectionnant les entreprises qui ont une exposition économique dominante dans le pays ou la région ciblé. En permettant aux investisseurs d’accroitre l’exposition du portefeuille aux zones d’investissement sélectionnés, ces indices permettent d’améliorer la répartition de l’actif et réduit les risques des portefeuilles affichant la même allocation « régionale », précise un communiqué.Les entreprises retenues dans la famille d’indices affichent un chiffre d’affaires minimum (25%, 50%, 75%, 100%) via le pays ou la région ciblé. Outre cette condition, ces titres doivent générer un volume de transactions quotidien moyen de plus d’un million d’euros. Pour maximiser les avantages de la nouvelle famille d’indices, les titres sont pondérés par une combinaison de leur flottant et l’exposition des revenus générés sur le marché local. La capitalisation au sein de l’indice est plafonné à 5%. Les indices sont révisés chaque année en septembre.
L’Histoire depuis 60 ans commémore au début du mois de juin de hauts faits d’armes. L’univers de la gestion d’actifs s’est clairement mise au diapason cette semaine. Il est question d’attaques, de risques ou de combats, car la guerre gronde. Les raisons du conflit ? Il se résume à une question aux accents shakespeariens : To be or not to be systemic ? Le Financial Stability Board (FSB) qui pointe de grands asset managers menace de répondre par l’affirmative. Avec, dans son viseur, une classe d’actifs particulière dans laquelle les gestionnaires sont largement investis : les obligations. Se considérant en danger, l’industrie mobilise. Après une offensive menée par des sociétés de gestion américaines contre le régulateur mondial, l’Efama sur le vieux Continent a pris fait et cause pour les gérants. Dans ce combat, l’association a aussi pu compter sur un allié de choix: le régulateur britannique.Dans un autre genre, cette semaine, HSBC a fait l’objet de plusieurs attaques. En France, la justice a confirmé la caution d’un milliard d’euros qui lui a été imposée concernant le blanchiment aggravé présumé de la part de sa filiale de banque privée suisse en 2006-2007. Et aux Etats-Unis, un juge a également donné raison à plusieurs investisseurs institutionnels, dont BlackRock, Allianz Pacific Investment Management et TIAA-CREF, qui accusent HSBC d’avoir manqué à certaines de ses obligations à l’origine de pertes supérieures à 34 milliards de dollars en 2008. HSBC pourra néanmoins noter un point positif: l’armistice signé contre 40 millions de francs suisses avec les autorités genevoises, sur le dossier « SwissLeaks ». Il n’empêche. Tout aussi solide qu’il puisse paraître, le géant et gérant mondial vient de décider une cure d’austérité, qui va entrainer la disparition de 10.000 à 20.000 postes. En marge de ces « affaires », et dans un autre genre, une étude indique que les banques suisses sont les plus rentables en Europe. Encore faut-il exclure l’hypothèse d’un passage devant la justice consécutifs à un comportement répréhensible...Une autre zone de combat s’est déclarée cette semaine. Fiscale cette fois. La Belgique va placer le Luxembourg sur sa liste des paradis fiscaux. Et ce en dépit des promesses du Grand Dûché en réponse au scandale LuxLeaks. Outre-Quievrain, la manœuvre est habile car elle vise essentiellement à contraindre les entreprises belges à déclarer leurs transactions pour des montants supérieurs à 100.000 euros dans ce pays. Autrement dit, rentrer dans le mire du fisc...En France, où la concurrence fait rage, il faut savoir apporter du sang neuf. Deux sociétés de gestion se sont aussi illustrées cette semaine en annonçant des arrivées de poids pour piloter l’entreprise et les troupes. Philippe Marini et Jean-Baptiste de Franssu rejoignent le conseil de surveillance de La Française tandis que OFI AM a officialisé l’arrivée de Jean-Pierre Grimaud et annoncé un changement de structure. Enfin, vendredi, la Commission européenne a accepté de proroger la période de transition en vigueur pour les exigences de fonds propres applicables aux expositions des groupes bancaires de l’UE envers des contreparties centrales. Durant cette période, Bruxelles entend trouver un terrain d’entente avec les Etats-Unis sur cette problématique de la compensation. Ce qui est loin d’être acquis. Au siège des institutions européennes, on fourbit ses armes, avec la ferme intention qu'à l’ouest, il y ait enfin du nouveau…Retrouvez ces articles ci-dessous. Bonne lecture !
La place irlandaise, destination privilégiée pour la domiciliation des ETF, n’a pas l’intention de s’endormir sur ses lauriers. Elle veut profiter de la popularité croissante de ces véhicules d’investissement passifs pour asseoir sa domination dans le paysage européen, selon la dernière livraison du «Cerulli Edge-Global Edition». Cerulli qualifie de «trop minime, trop tardive» la tentative du Luxembourg de gagner des parts de marché en supprimant sa taxe d’enregistrement des ETF. Le cabinet d’analyse est également sceptique sur l’initiative du Royaume-Uni qui a supprimé le droit de timbre sur le négoce des ETF. L’an dernier, les flux dans les ETF domiciliés à Dublin ont représenté 85% des flux totaux en Europe. Depuis la fin 2011, les actifs sous gestion dans les ETF basés à Dublin a triplé pour s’inscrire à 223 milliards d’euros. Les encours dans les autres domiciliations a progressé dans le même temps de 56%. Cerulli estime que l’environnement reste très favorable à la place irlandaise qui dispose d’une fiscalité favorable, d’infrastructures solides et d’un historique tout à fait satisfaisant pour les sociétés de gestion. L’absence de taxe sur les fonds d’investissement, et les accords fiscaux avec de nombreux pays, dont les Etats-Unis, jouent un rôle crucial dans le choix de la domiciliation des ETF. «L'évocation d’une «guerre des prix sur les ETF» est peut-être devenue un cliché mais pour de bonnes raisons. Des sociétés telles que Vanguard, l’un des plus gros acteurs du secteur, cherchent à prendre l’ascendant sur leurs concurrents. L’an dernier, le groupe a réduit les frais sur les S&P 500 Ucits ETF à 7 points de base. Avec des coûts à ce niveau, les disparités fiscales sont beaucoup plus sensibles», souligne Barbara Wall, directeur de recherche sur l’Europe chez Cerulli. Pour certaines sociétés, relève Barbara Wall, la différentiation fiscale peut même entraîner un changement de domiciliation du Luxembourg vers l’Irlande. C’est notamment le cas pour DeAWM qui est en train de transformer l’essentiel de sa gamme d’ETF en produits physiques, souvent considérés comme plus faciles à comprendre. Mais en déménageant les ETF en Irlande en même temps, la société peut bénéficier d’avantages fiscaux qui ne sont pas disponibles au Luxembourg. DeAWM a annoncé la fermeture de plusieurs fonds domiciliés au Luxembourg, y compris des produits répliquant le S&P 500, qui seront fusionnés dans des fonds domiciliés en Irlande. Autre avantage lié à la domiciliation en Irlande, le cotation pour de nombreux ETF à la Bourse irlandaise (ISE) qui offre des possibilités limitées de transaction mais qui peut permettre d’obtenir une admission rapide à la Bourse de Londres (LSE), le marché le plus important et le plus liquide en Europe. L’accès par le tremplin de la Bourse irlandaise est beaucoup moins coûteux que l’accès en direct, relève Cerulli.
Moody’s a confirmé la notation AAA du Luxembourg, qui bénéficie de la meilleure notation de crédit auprès des trois grandes agences S&P, Moody’s et Fitch. L’agence de notation a souligné le caractère ouvert et innovant de l’économie luxembourgeoise, les effets positifs du «Zukunftspak» et la bonne surveillance du secteur financier. Parmi les risques potentiels, Moody’s mentionne le financement à long terme du système des retraites, ainsi que le poids relativement élevé du secteur financier dans l’économie luxembourgeoise.
L’Office public chinois des changes, la State Administration of Foreign Exchange (SAFE), a accordé une nouvelle salve de quotas QFII (investisseur institutionnel étranger qualifié) à 11 sociétés de gestion au cours du mois de mai, rapporte le site spécialisé Asia Asset Management. Cette nouvelle allocation de quotas QFII porte à 74,4 milliards de dollars le total de quotas distribués à 271 sociétés étrangères depuis le lancement de ce programme. Dans le détail, la SAFE a accordé des quotas de 50 millions, 400 millions et 200 millions de dollars respectivement à trois nouveaux participants au programme, à savoir E.Sun Commercial Bank, the Regents of the University of California et Fullgoal Asset Management (HK).En parallèle, l’autorité chinoise a distribué des quotas supplémentaires à huit sociétés déjà parties prenantes au programme. Il s’agit de E Fund Management (Hong Kong), APS Asset Management, Nan Shan Life Insurance Company, City of London Investment Management, Capital Securities Investment Trust Corporation, KB Asset Management, BNP Paribas Investment Partners et, enfin, HSBC Global Asset Management (Hong Kong). Ces huit sociétés de gestion ont obtenu un total de 2,75 milliards de dollars de quotas QFII. Enfin, au cours du mois précédent, la SAFE a accordé 19 milliards de renminbi (3,04 milliards de dollars) de quotas RQFII (investisseur institutionnel étranger qualifié pour la gestion en renminbi) à huit gestionnaires d’actifs étrangers Les heureux élus sont CSAM Asset Management, Allianz Global Investors Singapore, GAM International Management, Harvest Global Investments (UK), Lyxor Asset Management, Samsung Securities, Daewoo Securities et Kyobo Axa Investment Managers. Depuis le lancement de ce programme, la SAFE a alloué un total de 382,7 milliards de renminbi de quotas RQFII à 129 institutions financières.
Deutsche Börse a annoncé mardi son intention d’ouvrir un marché des produits dérivés, parallèlement à une chambre de compensation, à Singapour, dans le cadre de sa stratégie de développement en Asie, rapporte Reuters. Ce marché devrait entrer en activité au deuxième trimestre de l’an prochain, a précisé l’opérateur de marchés allemand à l’occasion d’une présentation aux investisseurs à Londres.Deutsche Börse a déjà obtenu l’autorisation de créer une chambre de compensation à Singapour qui doit démarrer en 2016.
23 milliards d’euros, soit la moitié de l’épargne des Italiens en 2013 : tel est le montant que, chaque année, les épargnants italiens versent à ceux qui conseillent et vendent des produits d’investissement, rapporte Bluerating. Cette estimation des rétrocessions qui pèsent sur les clients des conseillers financiers et réseaux est le fruit d’une longue analyse d’AdviseOnly. Pour quantifier l’inefficience du secteur de la gestion d’actifs, l’auteur de l’étude a pris en considération les encours gérés dans les différentes catégories de produits d’investissement (fonds, assurance vie, fonds de pension…), le montant des commissions versées par les épargnants pour chaque catégorie de produis et le taux de rétrocession aux distributeurs. Il a ensuite multiplié les encours gérés par la commission annuelle et par le taux de rétrocession, obtenant le chiffre de 23 milliards d’euros par an.
Le poids en valeur du RMB utilisé pour les paiements échangés avec la Chine et Hong Kong au sein de la zone Asie Pacifique a augmenté de 327 % entre avril 2012 et avril 2015, montre l’indicateur RMB Tracker de Swift. Au cours de cette période de trois ans, la devise chinoise est passée de la cinquième à la première position des devises utilisées en Asie Pacifique pour les activités avec la Grande Chine. En moyenne, en Asie Pacifique, 31 % des paiements avec la Chine et Hong Kong sont désormais réalisés en RMB, soit 7 % de plus qu’en avril 2012. Cette croissance est tirée par l’augmentation de l’usage du RMB dans la majorité des pays asiatiques pour commercer directement avec la Chine et Hong Kong, note un communiqué. Dans l’ensemble, le RMB reste à sa position de cinquième devise la plus utilisée pour les paiements internationaux et compte pour 2,07 % des paiements mondiaux. Sa part d’activité est supérieure à celle du mois dernier même si les paiements en RMB ont baissé de 6,7 % comparé à avril 2015. Sur la même période, au niveau global, l’ensemble des devises ont diminué en valeur de 8,2 %.
Le fournisseur d’indices Stoxx a annoncé lundi 1er juin un changement dans la composition du Stoxx Europe 50. A l’ouverture des marchés le 22 juin 2015, la société Novo Nordisk (*) fera son entrée dans l’indice tandis que Standard Chartered (**) en sortira.(*) DK , soins de santé , NOVOb.CO (**) GB , Banques , STAN.L
Euronext a annoncé lundi 1er juin le lancement d’indices régionaux européens, répliquant les performances des marchés allemand, italien et espagnol. L’opérateur des Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne propose ainsi les indices Euronext Germany Index GR (ENDEG), Euronext Italy Index (ENITI) et Euronext Spain Index (ENESI). Chaque indice est composé de 30 sociétés ayant la plus grande part de capital flottant de leur marché de référence respectif.
La semaine dernière, le groupe australien ANZ a lancé sa première obligation verte, pour un montant de 600 millions de dollars australiens, soit environ 458 millions de dollars US. Une émission très bien accueillie qui illustre l’intérêt des investisseurs pour ce nouveau segment de marché.Selon l’agence de notation Moody’s, qui vient de publier une étude sur le sujet («Environmental Risks and Developments: Green Bonds Start to Bloom»), le potentiel de croissance du marché est même considérable. Les marchés américain et européen sont de plus en plus sophistiqués et des pays émergents comme l’Inde et la Chine commencent à s’intéresser de très près à ces instruments. L’an dernier, le volume des obligations vertes proposées sur le marché a triplé par rapport à 2013 pour atteindre près de 37 milliards de dollars et, selon des estimations de la Climate Bonds Initiative, le volume d'émissions pourrait encore tripler cette année à environ 100 milliards de dollars. «La croissance du marché des obligations vertes dans le monde devrait se poursuivre alors que se présentent de nouveaux émetteurs présentant des profils de risque très différents, notamment dans des pays comme la Chine et l’Inde qui veulent concilier la croissance de leurs économies avec le développement durable», souligne Falk Frey, l’un des co-auteurs de l'étude, senior vice-president chez Moody’s. En mars dernier, la banque indienne Yes Bank a ainsi lancé sa première obligation verte sur le marché local. Et la Chine veut développer son marché de la dette, ce qui pourrait ouvrir de nouvelles opportunités au secteur des obligations vertes.L'étude relève que le développement du marché des obligations vertes est bien évidemment favorisé par l’intérêt croissant des investisseurs institutionnels pour la finance responsable. Les investissements ISR pourraient désormais représenter près de 35% des actifs mondiaux gérés par des professionnels, estime Moody’s.L’an dernier, les émissions d’obligations vertes émises par les collectivités locales et les entreprises ont pour la première fois dépassé celles des banques de développement (46% contre 44%). Une diversification bienvenue qui s’accompagne d’une plus grande variété de notations. En août 2014, les premières obligations vertes high yield ont été émises par l’américain NRG Yield. On observe également une diversification des devises d'émission. Jusqu’en 2009, les obligations vertes étaient libellées en euro, en dollar et en couronne suédoise. L’an dernier, on a dénombré 16 devises d'émission, dont le real brésilien et la roupie indonésienne.Reste que le marché présente encore quelques défauts inhérents à un nouveau secteur en pleine croissance, entre autres un déficit de standardisation. Et les investisseurs ne seraient pas non plus hostiles à une meilleure prise en compte de la nuance «verte» de ces obligations. C’est d’ailleurs ce qu’ont revendiqué les investisseurs australiens dans l'émission d’ANZ : une prime pour la «bonne cause» par rapport à une obligation classique pour rémunérer et encourager l’investisseur à s’intéresser à un secteur encore un peu jeune...
MSCI a lancé MSCI ESG Rating, un service qui vise à répondre aux besoins grandissants des investisseurs institutionnels en matière d’intégration ESG (environnement, social et gouvernance), de reporting, d’engagement et de suivi du portefeuille.Ce service fournit une vue en profondeur et intégrée des trois composantes de l’ESG, associant une évaluation des risques sociaux et environnementaux et des opportunités dans ce domaine, qui varient en fonction des secteurs, et une analyse des risques de gouvernance, qui diffèrent en fonction des marchés.Cela couvre 5.700 actions et 350.000 titres obligataires.
Pour prendre une image en phase avec la traditionnelle et prestigieuse manifestation sportive qui se déroule actuellement dans l’ouest de Paris, la finance ‘responsable’ a subi un revers cette semaine. Une étude parue lundi constate en effet que la notion d'éthique dans l’industrie financière laisse plutôt à désirer, quelques jours à peine après des engagements et soutiens annoncés ici ou là dans le domaine de l’ISR et du climat.Une autre enquête de PwC renvoie cependant la balle. Et de belle manière. Elle révèle que de très nombreux investisseurs se disent freinés par les critères ESG dès lors qu’ils ne sont pas respectés. A ce jeu, les sociétés suisses ne sont pas les plus performantes. Elles peuvent améliorer leur gouvernance comme le détaille une nouvelle enquête. Nos voisins helvètes pourront arguer que sur le plan fiscal, tout d’abord, après la signature le 27 mai d’un accord d’échange automatique d’informations avec Bruxelles, ils savent entreprendre d’importants liftings de leurs règles et serrer les mailles du filet pour les contribuables - personnes physiques ou morales - d’un pays membre de l’UE. Outre-Atlantique, la banque Julius Baer a montré l’exemple et pourrait en tirer un certain «crédit» auprès des autorités américaines prêtes à réduire la note de l’amende qu’elles lui réservent... Sur le plan commercial, la Suisse remarquera aussi qu’elle plait. Les gérants français, par l’intermédiaire de l’AFG, y ont mené récemment une opération «séduction» d’envergure, pour un retour gagnant espéré sur leurs points forts. Dont le non coté, les actions européennes ou les infrastructures. Cette dernière classe d’actifs va demander beaucoup d’attention. Si l’on en croit l’étude publiée cette semaine par Moody’s, les opportunités d’investissement y seraient très limitées tandis que l’engouement du monde bancaire et institutionnel va croissant. Les marchés émergents risquent de ne pas être à la fête non plus avec des flux de capitaux en net recul. Croissance décevante, possible remontée des taux aux Etats-Unis, recul des investissements en Russie... les raisons sont multiples pour justifier plus de prudence des investisseurs. Les particuliers eux n’en ont cure visiblement. Selon une étude de Schroders, sans être plus téméraires, ils affichent un bel optimisme sur la tenue des marchés en s’appuyant sur les fortes progressions des places financières. Dont l’une des conséquences a été de tarir la source des nouveaux fonds. Point besoin d’innover pour collecter ! Sauf lorsque l’on investit le marché depuis peu. C’est le cas de WisdomTree, fournisseur d’ETF américain qui affichait moins de 100 millions de dollars d’encours sur le vieux Continent il y a 13 mois, et qui a presque quintuplé ses actifs sous gestion aujourd’hui. Une belle performance qui permet à l'établissement de débuter le jeu... gagnant.Retrouvez ces articles ci-dessous. Bonne lecture !
Au premier trimestre 2015, le nombre de nouveaux fonds proposés au public européen est tombé sous la barre des 400, à 399 fonds, selon des statistiques communiquées par Lipper dans le «Fundmarket Insight Report du mois de mai. Ce nombre de fonds marque une baisse de 26% par rapport au premier trimestre 2014 et de 50% par rapport au pic du premier trimestre 2011 (785). Le nombre de liquidations de fonds s’est inscrit à 387, en recul de 11% par rapport aux liquidations enregistrées au premier trimestre 2014, le plus bas niveau observé sur une période de cinq ans. Toujours au premier trimestre, le nombre de fusions de fonds s'élève à 194, en recul de 26% par rapport au premier trimestre 2014. Selon Lipper, ce ralentissement général d’activité sur les nouveaux fonds, les liquidations ou fusions, peut être attribué à la très forte collecte enregistrée par ailleurs par le secteur des fonds européens au premier trimestre, cette évolution ayant à l'évidence contribué à une moindre pression sur la rentabilité des fonds au sein des différentes gammes. Cela dit, on peut s'étonner que le secteur n’ait pas profité de la tendance lourde en faveur des produits d’allocation, des produits multi-classes d’actifs et des stratégies de revenus pour inonder le marché de nouveaux produits. A fin mars 2015, on dénombrait 32.040 fonds enregistrés à la vente en Europe, dont 8.983 domiciliés au Luxembourg et 4.712 domiciliés en France.