Dans une interview donnée à L’Agefi, Jean-Luc Proutat, économiste chez BNP Paribas, estime que la sortie de la Grèce de la zone euro aurait des conséquences limitées sur le marché des titres d’Etats européens, compte tenu des outils mis en place depuis 2012. Le plus efficace est le programme étendu d’achats d’actifs de la Banque central européenne (BCE), qui a ramené les spreads de l’Italie et de l’Espagne aux environs de 100 points de base début mars 2015, note Jean-Luc Proutat. Et la BCE pourrait l’aménager en cas de besoin, par exemple en cessant d’appliquer à ses achats la clé de répartition des Etats à son capital, ajoute l'économiste.
La Conférence internationale sur le financement du développement, qui aura lieu à Addis-Abeba du 13 au 16 juillet prochains doit démontrer les efforts pour passer d’une économie mondiale à un développement durable. Cette rencontre onusienne portant sur le financement du développement doit permettre aux pays participants de rompre le lien entre croissance économique et dégradation de l’environnement en engageant des fonds pour éradiquer la pauvreté et protéger la planète. Le nouveau financement pour le développement et le climat doit être construit en toute transparence et les mécanismes de financement doivent privilégier les solutions bas carbone, résilientes au changement climatique, indique dans un communiqué Marco Lambertini, directeur international du WWF France.Dans ce cadre, le récent rapport (From billions to trillions: Transforming development finance) (*) réalisé par plusieurs banques de développement estime que le financement des Objectifs de développement durable (ODD) implique d’aller au-delà des 135 milliards de dollars d’aide publiquement au développement (2014) et de mobiliser plusieurs milliers de milliards de dollars par an toutes sources de financement confondue, indique WWF France. Par ailleurs, les gouvernements doivent conduire ce changement en fournissant davantage de ressources publiques domestiques mais les banques multilatérales de développement, les banques nationales et le secteur privé doivent tous contribuer. Tous les investissements et flux financiers, y compris le financement du développement, doivent être transparents et promouvoir la durabilité.Dans le détail, WWF France appelle à ce que les pays remplissent leurs engagements, et notamment la mobilisation de 100 milliards de dollars par an pour le climat à partir de 2020 sans imputer les aides existantes. » souligne Marco Lambertini. Par ailleurs, les gouvernements doivent mettre fin aux subventions aux énergies fossiles et plus généralement à toutes les subventions ayant un impact négatif sur l’environnement pour permettre la transition vers des investissements en faveur des énergies renouvelables, de l’agriculture durable et des pêcheries durables. Cette transition pourra avoir lieu grâce à des mécanismes minimisant les effets indésirables sur les communautés les plus pauvres et les plus vulnérables.(*) http://siteresources.worldbank.org/DEVCOMMINT/Documentation/23659446/DC2015-0002%28E%29FinancingforDevelopment.pdf
Chaque jour, Wall Street produit des millions de mots encourageant les investisseurs à acheter ou vendre des actions, des obligations et des fonds. Dans le futur, ces mots ne seront plus tous écrits par des humains, rapporte le Wall Street Journal. Les ordinateurs et les algorithmes ont repris une partie du travail habituellement accompli par les traders, les documentalistes et les conseillers financiers. Une vague de startups utilisant l’intelligence artificielle pour écrire des articles et autres études cherche à s’accaparer le travail d’écriture dans les banques et les sociétés de services financiers. Les sociétés de gestion T. Rowe Price Group et American Century Investments, par exemple, testent des produits d’écriture automatique qui diraient aux consommateurs comment les fonds de la société investissent leur argent dans une variété de stratégies actions.
A l’issue du premier semestre 2015, les actifs sous gestion des fonds communs de placement espagnols ont progressé de 11,66 % pour atteindre 221,19 milliards d’euros au 30 juin contre 198 milliards d’euros à fin décembre 2014, selon des données publiées par le cabinet VDOS. Sur les six premiers mois de l’année, le secteur a enregistré une collecte nette de 20,13 milliards d’euros tandis que le rendement des portefeuilles a généré 2,96 milliards d’euros. A l’issue de ce premier semestre, la palme de la plus forte collecte nette revient à CaixaBank, qui a engrangé 5,26 milliards d’euros de souscriptions nettes. Suivent BBVA (2,54 milliards d’euros de collecte nette), Banco Sabadell (2,48 milliards d’euros), Bankia (1,69 milliard d’euros) et Ibercaja (1,55 milliard d ‘euros).A l’inverse, Bestinver a enregistré la plus forte décollecte du semestre, avec 309,79 millions d’euros de sorties nettes. La société de gestion ibérique devance Renta 4 (-191,31 millions d’euros), Banesco (-143,25 millions d’euros), Novo Banco (-125,77 millions d’euros) et, enfin, InverSeguros (-29,43 millions d’euros).Portée par une solide collecte nette, la banque CaixaBank a conforté sa place de numéro 1 du secteur de la gestion d’actifs en Espagne avec 38,24 milliards d’euros d’actifs sous gestion et 17,29% de parts de marché. Elle devance Santander, qui affiche 36,68 milliards d’euros d’encours et une part de marché de 16,59%. Le podium est complété par BBVA, avec 32,34 milliards d’euros d’actifs sous gestion et une part de marché de 14,63%. Au 30 juin 2015, les dix premiers acteurs du secteur concentrent 79,10% du marché, soit 174,96 milliards d’euros d’encours.
L’indice Lyxor des hedge funds (Lyxor Hedge Fund Index) a enregistré une baisse de 1,9% au mois de juin, sur fond de crise en Grèce. De fait, les 12 indices suivis par le groupe français ont tous terminé le mois de juin en territoire négatif. Les stratégies CTA sont celles qui ont le plus souffert au cours du mois écoulé: le Lyxor CTA Short Term Index ressort en effet à -5,84% tandis que le Lyxor CTA Long Term Index s’affiche à -4,65%. Les indices actions ne sont guère mieux lotis: - 1,36% pour le Lyxor L/S Equity Long Bias Index, -1,15% pour le Lyxor L/S Equity Market Neutral et, enfin, -0,84% pour le Lyxor L/S Equity Variable Bias Index.Les indices Lyxor Fixed Income Arbitrage et Lyxor Convertible & Volatilité Arbitrage limitent la casse et enregistrent les «meilleures performances» du mois de juin, affichant respectivement -0,03% et -0,10% au mois de juin.Depuis le début de l’année, l’indice Lyxor Hedge Fund demeure toutefois en territoire positif, à +1,91%.
Le fournisseur Stoxx vient de lancer l’indice Euro iStoxx 50 Style Weighted et l’Euro iStoxx Style Weighted Decrement. Ce dernier a été retenu par Natixis pour devenir la référence d’un produit structuré. L’Euro iStoxx 50 Style Weighted est un indice pondéré qui utilise trois facteurs de style - la value, la qualité et sa taille. L’indice comprend toutes les composantes de l’indice Euro Stoxx 50 «classique» mais avec un système de pondération qui est basé non seulement sur la capitalisation boursière du flottant, mais aussi sur un score calculé en utilisant des facteurs de style. Le score en question est basé sur le rendement des capitaux propres, le ratio price-to-book et la capitalisation boursière du flottant. Les entreprises classées 1 à 10 affichent un poids de 5%. De 11 à 20, il passe à 2,5%, du 21 au 30, le poids est de 1,5%. De 31 à 40, il est de 0,75% et de 41 à 50, il est de 0,25%.Le second indice se base sur les caractéristiques du premier et reproduit la performance de l’indice exprimé dans sa version rendement net auquel un décote de 5,5 % a été appliqué sur la composition de base.
Le Corporate Human Rights Benchmark (CHRB), emmené par un groupe d’investisseurs, une ONG, un groupe de réflexion et une agence de recherche, vient de lancer une consultation publique sur les indicateurs qu’elle compte utiliser pour classer les sociétés sur leurs performances en matière de droits humains. La consultation est ouverte jusqu’en septembre 2015. Le groupement CHRB souhaite créer un indice transparent, crédible et public sur la performance en matière de droits humains. 50 indicateurs ont été définis pour classer les entreprises. Une fois la méthodologie finalisée, les 100 principales entreprises cotées dans le monde seront répertoriées dans le classement pilote prévu pour juin 2016. Ces sociétés figureront dans trois secteurs clés : l’alimentation et les boissons/l’agriculture, les vêtements et les extractions. Sur les trois années qui suivent, l’indice sera étendu pour couvrir les 500 principales sociétés cotées.
Paris Europlace, l’association représentative de la place financière française, et la Bourse de Tunis ont signé un protocole d’accord afin de formaliser leur coopération dont l’objectif est de développer la place financière de Tunis et de renforcer les échanges financiers et économiques entre les deux nations. La Place financière de Tunis souhaite faire monter en puissance son marché boursier, notamment en accélérant la coopération étroite conclue en mars 2015 avec Euronext. Elle vise plus largement à développer l'écosystème financier tunisien autour d’un projet de place à ambitions méditerranéennes et internationales. Quatre axes structurants ont été identifiés : 1. Le soutien au développement de la Place financière de Tunis, en particulier de sa Bourse des valeurs La Place financière de Tunis souhaite se doter d’une structure de Place, et créer un lieu d'échange pour alimenter les réflexions et les propositions en vue de projets de réformes financières et économiques. Des échanges réguliers entre les acteurs des deux places financières seront organisés pour partager des expertises notamment sur le financement des entreprises, y compris les PME, via les marchés et sur le développement d’une base d’investisseurs de long terme. 2. L’accompagnement des entreprises vers la cotation et le développement du tissu entrepreneurial dans la finance et son écosystème Paris Europlace et la Place de Tunis souhaitent sensibiliser les entreprises tunisiennes au financement par le marché, notamment pour les PME tunisiennes dans leur stratégie de développement international. Plus globalement, l’intention forte est de coopérer pour développer l’entreprenariat dans le secteur financier et son écosystème (métiers du droit, du chiffre et du titre). 3. L’identification et développement de potentialités d’investissement français en Tunisie et tunisiens en France Les parties souhaitent conjuguer leurs efforts pour identifier et développer les potentialités d’investissement français en Tunisie et tunisien en France, y compris pour leurs PME. 4. La recherche, innovation et prospectives financières Avec le soutien de l’Institut Louis Bachelier (ILB), l’ambition est de mener des travaux de recherche et des réflexions sur des thématiques d’intérêt commun tels que la chaîne de valeur en finance, la prévention et la gestion des risques, la finance durable et responsable, les financements dits alternatifs, le financement des besoins de long terme et allocation d’actifs à long terme.
Plus de 85% des ETP cotés pour la première fois aux Etats-Unis dans le courant du premier semestre 2015 l’ont été sur Nyse Arca, pour un montant de plus de 2,8 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Nyse Arca compte désormais plus de 1.500 ETP, représentant plus de 90%, en termes d’actifs sous gestion, de l’ensemble des ETP cotés aux Etats-Unis.
Le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices a annoncé, ce 8 juillet, le lancement d’un nouvel indice permettant de suivre la dette des entreprises du S&P 500. Baptisé S&P 500 Bond, cet indice est calculé en temps réel tout au long de la journée et illustre directement les fluctuations du marché obligataire américaine. En outre, il assure une transparence intra-journalière quant aux cours des obligations des sociétés les plus influentes des Etats-Unis, précise S&P Dow Jones. S&P Dow Jones Indices s’est associé à Thomson Reuters pour publier les prix en vigueur à la fin de la séance, ainsi que des données relatives aux conditions générales. Dans le détail, l’indice permet d’analyser de façon comparative les écarts de performance des marchés américains des actions et des obligations, apportant ainsi une comparaison directe «qu’il était impossible de réaliser auparavant», estime le fournisseur d’indices. Pondéré par la valeur de marché des obligations et ne tenant compte que des échéances supérieures à un mois, l’indice est suffisamment liquide pour servir de base à de potentiels produits négociés en Bourse et structurés.L’indice S&P 500 Bond suit actuellement la dette de 430 entreprises du S&P 500, soit plus de 3.000 milliards de dollars d’obligations en circulation pour une valeur de marché de 3.800 milliards de dollars.
Le secteur mondial de la gestion d’actifs va atteindre les 106.000 milliards de dollars d’encours d’ici à 2019, estime Cerulli Associate dans sa dernière étude (Global Markets 2015: Key Insights into a Dynamic Landscape). Mais les sociétés de gestion doivent être réalistes sur les efforts à fournir pour gagner des parts sur les marchés à forte croissance, prévient la société de conseil.« La Chine pourrait être le joyau de la couronne en termes de croissance. Mais la réglementation continue de favoriser les gérants locaux », commente Ken F. Yap, directeur global analytics de Cerulli. Taïwan est depuis longtemps le marché le plus accessible en Asie avec des actifs offshore qui prennent le pas sur les actifs onshore. L’an dernier, les encours des fonds offshore ont augmenté de 21,8 % grâce aux fonds obligataires. Mais il y a un hic. Les gérants pourraient bientôt voir leurs coûts de distribution augmenter. Les autorités taiwanaises prévoient de rendre obligatoire pour les gérants étrangers l’obtention d’un agrément pour les fonds afin de doper l’activité domestique. 2015 pourrait être une bonne année pour les sociétés de gestion souhaitant cibler le Brésil, analyse Cerulli. Des réformes positives et l’établissement d’un réseau de distribution réellement indépendant vont permettre d’ouvrir davantage le marché à des gestionnaires transfrontières et de développer la demande pour des produits mondiaux. D’autres opportunités existent en Amérique latine. Ainsi, le segment des particuliers au Chili bénéficie d’un potentiel de croissance extraordinaire et le marché des retraites au Mexique est de plus en plus attrayant pour les gestionnaires transfrontières en raison de sa croissance rapide. Enfin, en Europe, certains marchés présentent un potentiel plus important que d’autres, comme l’Espagne. « Cerulli pense que le marché va continuer de croître à un rythme soutenu, mais plus lent que celui constaté ces dernières années », commente Barbara Wall, directeur de la recherche Europe de Cerulli. « Les fonds de fonds sont les points d’entrée favoris des sociétés de gestion transfrontière et ce segment explose : les actifs totaux en 2014 ont augmenté de plus de 100 % de 15 milliards d’euros à 30,6 milliards d’euros. De plus, la majorité de ces véhicules, soit 96 %, investissent principalement dans des fonds externes ».
Les actifs sous gestion dans la banque privée ont augmenté l’année dernière de 3,4% à 20.600 milliards de dollars au niveau mondial et les afflux de liquidités ont fortement accéléré, après avoir chuté en 2013, selon une étude publiée ce mercredi par le cabinet Scorpio Partnership.La progression des encours a cependant nettement marqué le pas par rapport à 2013, où les 200 gestionnaires de fortune sondés par Scorpio avaient enregistré une hausse de 14,5%, précise un communiqué. Les résultats opérationnels des acteurs de la branche ont enregistré une progression de 3,3%, contre 3,1% en 2013. Le coefficient d’exploitation s’est en revanche détérioré de 0,9 point de pourcentage à 84,4% l’année dernière.UBS, qui se maintient en tête de ce classement avec des actifs sous gestion de 2035,2 milliards de dollars, fait partie avec l’américain Morgan Stanley des seuls établissements à avoir franchi la barre des 2000 milliards de dollars. La banque suisse a enregistré une hausse de 3,5% de ses encours et a affiché une part de marché au niveau mondial de 9,9%, la plus importante devant Morgan Stanley (9,8%), Bank of America Merrill Lynch (9,6%) et Credit Suisse (4,3%).
Suite à la décision de la Banque Centrale de Malaisie (BNM) de stopper ses émissions et d’opter pour d’autres instruments de gestion de liquidité, l’agence d'évaluation financière Standard & Poor’s s’attend à une correction du marché mondial des sukuk en 2015. Sans émission de la part de la BNM cette année, les émissions de sukuk pour 2015 pourraient s'établir entre 50 et 60 milliards de dollars, bien loin des 100 à 115 milliards de dollars prévus initialement), soit une réduction de l’ordre de 50% à 60% d’une année sur l’autre, estime Standard & Poor’s dans une étude sur le marché des sukuk («Global Sukuk Issuance Stalls In 2015 As Major Issuer Exits The Market»). Sur les six premiers mois de l’année, les émissions de sukuk sont tombées à 38,6 milliards de dollars, contre 67,2 milliards de dollars au premier semestre 2014 Cela dit, hors impact BNM, le marché s’est plutôt bien comporté malgré la baisse des prix du pétrole, tempère l’agence qui estime que la liste des émetteurs potentiels de sukuk continue de s’allonger, même si leur entrée sur le marché reste incertaine.
En 2014, les encours gérés par des professionnels ont atteint 74.000 milliards de dollars, soit le troisième record annuel consécutif, et le bénéfice du secteur a atteint un pic historique de 102 milliards de dollars, selon la troisième édition de l’étude annuelle du Boston Consulting Group sur la gestion d’actifs dans le monde. Les marges d’exploitation sont restées stables, juste en deçà du niveau d’avant la crise financière. Même une hausse de 7 % et un niveau record, le bénéfice a été principalement tiré par l’augmentation des actifs sur les marchés mondiaux. La croissance alimentée par les nouveaux actifs est restée inchangée par rapport à l’année précédente, à 1,7 % des encours. Les flux nets devraient rester faibles, bien en deçà des niveaux d’avant crise. Le BCG note aussi que la pression sur les frais se poursuit.
Le fournisseur allemand d’indices Solactive AG a annoncé, ce 7 juillet, le lancement de l’indice Solactive Home Automation Index conçu pour suivre les mouvements de prix des valeurs évoluant dans le marché mondial de la domotique. Cet indice a obtenu une licence pour être utilisé comme sous-jacent du BNP Paribas Open End Certificate coté à Francfort en euro et à Zurich en franc suisse et en dollar américain. Le secteur de la domotique englobe tous les objets connectés situés dans une maison dite intelligente, précise Solactive dans un communiqué. Le nouvel indice Solactive Home Automation Index est composé de valeurs ayant une capitalisation boursière de 250 millions de dollars ou plus et un volume quotidien moyen de transactions de 2 millions de dollars ou plus.
Au premier trimestre 2015, le secteur belge des fonds a connu une progression de 4,2 %, sous l’impulsion de souscriptions nettes importantes et d’une hausse des cours sur les actifs sous-jacents. Fin mars, l’actif net des fonds distribués publiquement en Belgique atteignait 147,47 milliards d’euros. Dans le détail, l’actif net des fonds qui investissent principalement en titres à revenu fixe s’est très légèrement contracté de 0,1 % pour atteindre un actif net commercialisé de 35,19 milliards d’euros. En revanche, l’actif net des fonds majoritairement investi en titres à revenu variable a progressé de 5,6 %. Ce sont les fonds d’actions qui ont enregistré la croissance la plus marquée. Leur encours a progressé de 7,83 milliards, soit 17 %, pour représenter 53,86 milliards, grâce à l’effet conjugué de souscriptions nettes et d’un effet marché. Fin mars, l’encours des fonds d’actions .La catégorie des fonds mixtes (fonds d’épargne-pension inclus) a enregistré une augmentation de 6,07 milliards. L’encours commercialisé de ces fonds représentait ainsi 45,92 milliards Dans la catégorie des fonds mixtes, les fonds d’épargne-pension ont enregistré une progression de 11,5 % durant le premier trimestre de 2015. Durant la période sous revue, l’actif net des fonds d’épargne-pension a ainsi augmenté de 1,79 milliard pour atteindre, à fin mars 2015, un montant de 17,40 milliards. A noter que les fonds d’épargne-pension ont enregistré des remboursements nets à concurrence d’environ 60 millions. «Cela paraît une conséquence logique des rendements élevés enregistrés par ces fonds au cours des mois écoulés», indique un communiqué de l’Association Belge des Asset Managers.
Le fournisseur d’indices Solactive AG a annoncé le 6 juillet le lancement du Solactive Cuba Focused Caribbean Index, un indice conçu pour suivre les sociétés nord-américaines et sud-américaines susceptibles de profiter de la récente normalisation des relations bilatérales entre Cuba et les Etats-Unis. Solactive a attribué une licence d’exploitation de cet indice à Leonteq. Pour intégrer l’indice, les sociétés doivent afficher une capitalisation de marché de 450 millions de dollars ou plus et un volume quotidien moyen de transactions de 1 million de dollars ou plus. Les sociétés sont sélectionnées dans les secteurs des biens de consomation, de la finance, des infrastructures et du transport. Au 30 juin 2015, l’indice comptait douze sociétés.
Jamie Dimon de JPMorgan a regagné son titre du directeur général de banque le mieux payé au monde l’année dernière avec 27,6 millions de dollars, selon les chiffres d’Equilar compilés pour le Financial Times. Le dirigeant est arrivé en tête sur trois des cinq dernières années. Les hommes qui pilotent les 15 principales banques mondiales ont empoché 14,5 millions de dollars en moyenne l’année dernière, soit une hausse de 17 % par rapport à 2013. Le deuxième dirigeant de banque le mieux payé est James Gorman de Morgan Stanley et le troisième est Lloyd Blankfein de Goldman Sachs.
Sévère coup d’arrêt pour la gestion d’actifs espagnole. Au cours du mois de juin, les fonds communs de placement ont en effet enregistré une modeste collecte nette de 429 millions d’euros, bien loin des 2,75 milliards d’euros de souscriptions nettes du mois de mai, selon des données provisoires publiées par Inverco, l’association professionnelle espagnole. Cette dernière évoque d’ailleurs «un mois de fortes incertitudes sur les marchés financiers» pour justifier ce fort ralentissement de la collecte nette en Espagne. A l’issue du premier semestre 2015, les fonds espagnols ont accumulé 21 milliards d’euros de collecte nette, un chiffre quasiment identique à celui du premier semestre 2014, selon Inverco.En raison d’un mois de juin décevant, les actifs sous gestion du secteur enregistrent une légère baisse de 0,5% (ou 1,1 milliard d’euros), s’établissant à 220,71 milliards d’euros à fin juin 2015 contre 221,8 milliards d’euros à fin mai 2015. «Il s’agit de la première baisse des encours pour les fonds communs de placement espagnols depuis 2012, après 29 mois consécutifs de croissance continue», observe Inverco. Malgré ce coup d’arrêt, au cours des six premiers mois de l’année 2015, les encours des fonds espagnols ont toutefois progressé d’environ 25,87 milliards d’euros (ou 13,3%) par rapport au 31 décembre 2014.
Nettement plus exposée en actions que la gestion d’actifs classique, grâce à l’actionnariat salarié, l'épargne salariale est aussi composée d’une part de monétaire très importante (hors actionnariat). Tel est le premier constat de l'étude réalisée par le spécialiste de ce type d'épargne, Eres, dans l’édition 2015 de son étude « Argus des FCPE » qui doit être publiée dans quelques jours. En chiffres, les placements en actions représentent 50% de l’épargne salariale (y compris les fonds d’actionnariat) contre 25% dans les encours des OPC. Mais l’épargne salariale (hors fonds d’actionnariat) est encore très investie en fonds monétaires : 34,6% des encours de l’épargne salariale sont placés dans ces fonds contre 25% des encours des OPC.Par ailleurs, autre différence importante que dévoile l’enquête, le marché de l’épargne salariale est beaucoup plus concentré que celui de la gestion d’actifs en général. Les 5 premiers établissements gèrent 82% des encours FCPE alors qu’ils ne gèrent que 43% des encours en FCP/SICAV généraux.En outre, les frais de gestion réels des FCPE baissent alors qu’ils sont déjà moins élevés que ceux de la gestion classique en OPC. Ils passent à 1,35% en moyenne contre 1,39% en 2013. Et ils gardent l’avantage comparé aux frais courants moyens des fonds «classiques» (1,72%).Au rang des nouveautés contenues dans l’Argus 2015 d’Eres, figure une analyse de la performance des fonds monétaires ainsi qu’un zoom sur les fonds garantis. D’où il ressort que la performance des FCPE monétaires est devenue nulle ou négative en 2015 à fin mai pour 85% des fonds. La performance des fonds restants (15%) est proche du zéro : 0,02% (contre 0,20% en 2014). Quant aux fonds garantis proposés par les sociétés de gestion comme alternative aux fonds monétaires, «ils ont des promesses malheureusement peu lisibles», indique un résumé de l'étude. " Malgré une promesse relativement équivalente, les performances des « FCPE garantis » sont variables en 2014. Elles varient de -1,7% à +4,3%, contre une performance moyenne des FCPE diversifiés de 5,95%», conclut-il.