Interrogé par L’Agefi, Nicolas Forest, responsable du fixed income chez Candriam justifie la remontée des taux par des raisons techniques: un calendrier d'émissions chargé en mai, un positionnement des investisseurs longs et un changement de momentum accentué par les fameux «trend followers». A cela s’ajoute un changement plus fondamental du marché obligataire causé par le fameux quantitative easing (QE) de la BCE. Économiquement tout d’abord, le succès du QE est un des facteurs majeurs du rebond de la croissance européenne. Financièrement enfin, l’action inédite de la BCE a contribué au retour de la volatilité sur les marchés obligataires.
Interrogé sur l’impact de la hausse des rendements euro sur le marché du crédit par L’Agefi, Benoit Houzelle, gérant crédit de CPR AM constate que le segment du high yield a surperformé le crédit investment grade, qui lui-même a surperformé les rendements des obligations d’Etat. La contribution négative à la performance de l’effet «taux» a été compensée par une contribution positive de l’effet spread, indique le gérant qui souhaite accompagner ce cycle de redémarrage de la croissance européenne en privilégiant le segment high yield. En termes d’allocation sectorielle, Benoit Houzelle continue de privilégier les secteurs cycliques, et particulièrement le secteur de l’automobile, ainsi que la consommation discrétionnaire. Le secteur des financières lui semble également intéressant.
Au diapason avec l’activité réduite de cette semaine – pont oblige – trois lettres seulement, pour un mot ou des abréviations, résument parfaitement l’actualité dans le monde de l’asset management. Il s’agit tout d’abord du « YES » donné outre-Manche au parti conservateur, qui valide le réferendum en 2017 promis par son responsable David Cameron au peuple britannique. En jeu le maintien ou la sortie de la Grande Bretagne de l’UE. De quoi affoler les gestionnaires londoniens, sûrs de l’intérêt de rester arrimé à l’Europe, et beaucoup moins certains que cette idée est partagée par leurs congénères. C’est également le « YES » de l’Association européenne des fonds d’investissement (EFAMA) au projet de la Commission européenne visant à mettre en place une Union des marchés de capitaux, au terme d’un questionnaire de la Commission de 46 pages. Mais l’Efama pointe tout de même quelques obstacles à lever. Et pour faire court, elle le résume également en trois lettres : TTF…Dans un genre un peu différent, des inquiétudes sont apparues sur le poids du secteur financier dans les économies développées. Et l'étude, qui émane du FMI, est sérieuse.Trois autres lettres pour un nom cette fois : UBS… Le groupe suisse qui pensait voir le bout du tunnel dans l’affaire de manipulation des taux de change pourrait être confronté aux Etats-Unis à de nouvelles poursuites dans le dossier de Libor. Par le département de la justice en l’occurrence. Autrement dit, le DoJ.Sinon, l’actualité en France s’est singularisée par sa forte connotation ISR, via la sortie du label public de l’investissement socialement responsable, piloté par le Trésor, prévue au premier trimestre 2016. Pour l’instant, cependant, les protagonistes restent sur leur faim. A commencer par l’AFG. Quoi qu’il en soit, le processus de l’ISR est irréversible dans la gestion d’actifs. Et les sociétés de gestion continuent à renforcer leurs équipes comme Financière de l’Echiquier ou Sycomore AM l’ont démontré cette semaine. Pour sa part, Amundi a aussi misé sur le « low carbon » en lançant trois fonds à l’échelle de l’Europe. Au sein de cette offre, figure un produit qui viendra rejoindre une famille dont les encours au niveau mondial vont bientôt franchir les 3 000 milliards. Véritable « poule aux oeufs d’or », ces produits sont surtout connus par trois lettres : ETF…Retrouvez ces articles ci-dessous. Bonne lecture !
Solactive étoffe sa gamme de produits. Le fournisseur européen d’indices vient en effet de lancer un nouvel indice, baptisé Solactive Pharma & Biotech Opportunity Index, qui sera utilisé comme sous-jacent par Société Générale Corporate & Investment Banking pour un certificat qui cible les conseillers financiers indépendants ainsi que les clients particuliers et de la banque privée basés en Allemagne et en Autriche.L’objectif poursuivi avec la création de ce nouvel indice est de capturer la croissance de l’industrie pharmaceutique et des biotechnologies médicales, secteurs en pleine consolidation, à travers des entreprises qui sont des cibles potentielles d’opérations de fusions-acquisitions, précise Solactive dans un communiqué. Pour être intégrées dans l’indice Solactive Pharma & Biotech Opportunity Index, les valeurs doivent notamment avoir une capitalisation boursière comprise entre 2 milliards et 20 milliards de dollars.
La France est toujours de loin le pays le plus avancé sur le plan de l’actionnariat salarié « démocratique » en Europe. Réalisée par la société Eres, spécialiste de l'épargne salariale, dans le cadre son édition 2015 sur l’actionnariat salarié, un étude indique que 80% des entreprises françaises ont des plans d’actionnariat pour l’ensemble de leurs salariés contre une moyenne européenne de 47%. Par ailleurs, 44% des salariés sont actionnaires contre 26% en Europe (taux de démocratisation) permettant aux salariés non dirigeants de détenir 3,9% du capital contre 1,6% en Europe. La situation ne devrait pas se modifier avant longtemps dans la mesure où un rapport publié le 6 mai par la European Federation of Employee Share Ownership (EFES) pointe pour la troisième année consécutive en 2014 , un nombre de salariés actionnaires en baisse en Europe (*) avec, par ailleurs un taux d’actionnariat salarié (taux de démocratisation) en diminution l’année dernière (à 25,1 % contre 27,3% en 2011). Or, ce taux ne cessait d’augmenter auparavant...Rien de tout cela donc en France où Eres donne quelques chiffres dans son étude attestant de la bonne santé de l’actionnariat salarié. Ainsi, les opérations d’actionnariat salarié dans le SBF120 en 2014 sont stables par rapport à 2013 : 20% des entreprises du SBF120 (25% du CAC40 et 18% du NEXT80) ont réalisé au moins une augmentation de capital réservée à leurs salariés ; Eres a récensé 27 augmentations de capital réservées aux salariés. Les opérations ont été mondiales et ont couvert en moyenne 90% des salariés. Leur montant moyen a été de 94,5 millions d’euros. En moyenne, 40% des salariés éligibles ont souscrit 65% des actions proposées.Par ailleurs, les salariés pèsent plus de 5% des droits de vote dans les entreprises du SBF120 qui pratiquent le droit de vote double : 57,5% des entreprises du CAC40 et 56% de celles du NEXT80 appliquent le droit de vote double. Dans les entreprises du SBF120 avec droit de vote double, les salariés pèsent plus de 5,1% des droits de vote pour 3,3% du capital.(*) Employee Share Ownership for Building the Capital Markets Union
La victoire des conservateurs au Royaume-Uni la semaine dernière a renforcé les craintes au sein du secteur de la gestion d’actifs d’une éventuelle sortie du pays de la zone euro, rapporte le Financial Times fund management. Le parti vainqueur a en effet promis un référendum sur le sujet. « Notre position est que nous aimerions voir le Royaume-Uni rester au sein de l’Union européenne. L’Europe est extrêmement positive pour le secteur de l’investissement au Royaume-Uni et les arguments en faveur d’un statu quo sont incontestables », déclare Daniel Godfrey, président de l’Investment Association. Un gérant de portefeuilles senior de l’une des principales sociétés de gestion britanniques, qui parle sous couvert d’anonymat, déclare : « Il est clair qu’il n’y a aucun avantage pour le secteur britannique de la gestion d’actifs si le pays quitte l’Union européenne. L’UE est notre principal partenaire commercial et il y a un réel danger que nous soyons exclus de nos marchés principaux. Les gens prient pour que cela n’arrive pas ». Saker Nusseibeh, directeur général d’Hermes Investment Management, estime que Londres devra renoncer à son statut de principal centre financier d’Europe si le Royaume-Uni quitte l’UE.
Représentant plus de 250 milliards d’euros, les encours en fonds tiers font du marché italien de la distribution un véritable champion, montre la dernière étude publiée par le cabinet de conseil Indefi Market Research. Le taux de délégation externe est le plus élevé d’Europe, avec une part supérieure à 50% des fonds détenus par les ménages italiens provenant d’une société de gestion non affiliée au réseau au travers duquel l’OPCVM est distribué."Les réseaux promotori finanziari sont au cœur de cette évolution et constituent aujourd’hui la principale opportunité de marché pour les sociétés de gestion», note Indefi qui précise que ces professionnels ont d’abord opéré des plates-formes de sélection relativement ouvertes, avant de favoriser, aujourd’hui, des modèles d’architecture ouverte « guidée » pour des raisons de performance, d’efficacité et d’adaptation aux évolutions réglementaires. «Après la crise du système bancaire italien, leur position concurrentielle s’est renforcée», explique Richard Bruyère, président de la société de conseil. «Et ils bénéficient aujourd’hui d’une vraie légitimité auprès du client final en termes de gestion financière, et favorisent le recours à des produits financiers dont les OPCVM». Dans ce contexte, le marché de la distribution de fonds italien est de plus en plus intermédié, constate l'étude d’Indefi. «Le marché italien reposait traditionnellement sur une activité de distribution directe (« collocamento ») de fonds. Il évolue désormais vers une intermédiation par des « grossistes » (wholesale platforms)», indique-t-elle. De fait, l’enquête pointe l’essor des produits en marque blanche ou le recours aux « enveloppes » d’investissement assurantielles, etc.En conséquence de quoi, les sociétés de gestion sont invitées à réorganiser leur approche commerciale, leur offre produits et les moyens de développement mis en œuvre dans un marché qualifié d’incontournable en Europe... (*) 2015 Italy Third-Party Funds Distribution Market Report - « The boot with the golden spur ». Analyse de la distribution de fonds tiers au niveau des réseaux bancaires, banques privées, multigérants, compagnies d’assurance pour leurs contrats en unités de compte et réseaux promotori finanziari.
Ils sont faits pour être atteints. Pour être battus aussi. Eux, ce sont les records. Ils mettent souvent en émoi le monde sportif, mais pas seulement. La gestion d’actifs y a droit aussi. Il est vrai que la saison est aux présentations de résultats financiers. Et certaines remises de copie ont impressionné. Celle d’Amundi par exemple, qui enregistre un record de collecte et rapproche la société de gestion des 1.000 milliards d’actifs sous gestion. Celle de Natixis également, qui dépasse ce que la gestion d’actifs du groupe avait fait de mieux jusque-là. Il est des records que l’on enfonce. Et puis d’autres que l’on perd au profit d’un concurrent. Après avoir perdu son gérant star, Pimco constate chaque mois depuis deux ans une décollecte sur son fonds obligataire Pimco Total Return. De fait, ce dernier vient de perdre le titre de «plus gros fonds obligataire du monde». Un record passé chez Vanguard, qui ne s’est d’ailleurs pas privé de l’annoncer. Le gendarme de la Bourse en France souhaitait-il s’associer à cette série de «toujours plus» ? En tout cas, le régulateur a annoncé à l’occasion de la présentation de ses résultats annuels 2014 que jamais, le montant des amendes infligées l’année dernière n’avait été aussi important : 33 millions d’euros en cumulé. Pour autant, cette sévérité n’a pas remis en cause les projets de création de sociétés de gestion. En pleine forme, la gestion d’actifs hexagonale a accueilli 48 nouvelles sociétés en 2014. Il est des records qu’on atteint aussi sans en être vraiment fier. Sur le plan réglementaire, le nombre de texte a sans doute atteint un maximum. Et cette fois en Europe, au sein même de la commission, on ne souhaite plus «réguler pour réguler». Le message a été envoyé comme tel à Paris devant un parterre de financiers et responsables par un cadre de Bruxelles. Nul ne sait si c’est un record mais les résultats du fonds Berkshire Hathaway auront, quoi qu’il en soit, frappé les imaginations cette semaine. Une progression de 2850 % depuis sa création, qui donne sans doute envie à son fondateur Warren Buffett, l’oracle d’Omaha, âgé de 84 ans, de faire durer encore le plaisir et laisser planer le doute sur sa succession. Enfin, cette semaine a permis aux fervents défenseurs de l’investissement responsable de compter leurs troupes en France. Et à ce jeu, les assureurs assurent. Novethic et le Forum pour l’investissement responsable ont établi que ces acteurs représentaient les deux tiers des encours labellisés ISR. Gageons qu’ils sauront montrer l’exemple aux gérants de hedge funds qui, selon une enquête parue en milieu de semaine, rechignent encore à appliquer les crières ESG.Retrouvez ces articles ci-dessous. Bonne lecture !
A l’occasion d’un forum consacré à la finance à Washington, ce mercredi 6 mai, Janet Yellen, président de la Réserve fédérale des Etats-Unis (Fed), s’est publiquement inquiété de la valorisation actuelle des marchés actions, ce qui pourrait être une source d’instabilité financière, rapporte l’agence Bloomberg. Elle a ainsi déclaré que «les valorisations des marchés actions à ce stade sont généralement trop élevées». La présidente de la Fed a toutefois tenu à nuancer ses propos. «Maintenant, elles ne sont pas aussi élevées que cela quand vous comparez avec les rendements des actions aux rendements des actifs sûrs comme les obligations, qui sont aussi très bas, mais il y a des dangers potentiels», a-t-elle précisé.
Solactive AG a annoncé le lancement de l’indice Solactive oekom Ethical Low Volatility Index que BNP Paribas a repris dans le cadre du lancement d’une gamme de produits, allant du fonds à capital protégé jusqu'à des produits plus complexes conçus pour les clients institutionnels et particuliers en Allemagne, en Autriche et en Scandinavie.
Le RMB Tracker de la société SWIFT qui fournit un reporting mensuel sur la progression du RMB vers un statut de devise internationale, indique que la valeur des paiements en RMB par le Canada a augmenté de 213 % entre mars 2013 et mars 2015. Ce qui place le Canada en quinzième position dans le monde en termes de valeur de paiements en RMB, hors Chine et Hong Kong. En mars 2015, 10,2 % de l’ensemble des paiements entre le Canada et la Chine / Hong Kong étaient en RMB contre 3,9 % il y a deux ans. Le RMB est devenu la deuxième devise la plus utilisée par le Canada pour les paiements avec la Chine et Hong Kong, après le dollar canadien, avec une croissance de plus de 160 % . Dans l’ensemble, le RMB est revenu à sa position de cinquième devise pour les paiements mondiaux et compte pour 2,03 % des paiements internationaux, indique un communiqué. Les paiements en RMB ont augmenté de 33,5 % en valeur en mars 2015, comparé à février 2015. Au niveau global, l’ensemble des devises a augmenté de 18,9 % en valeur au cours de la même période.
Malgré un environnement plutôt favorable caractérisé par des poussées de forte volatilité, les fonds d’actions européennes libellés en euro gérés activement ont échoué l’an dernier à battre leurs indices de référence. Selon les derniers résultats du Europe SPIVA Scorecard communiqués par le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices, 83% des fonds gérés activement investissant dans les actions européennes ont fait moins bien que leur indice de de référence, le S&P Europe 350 sur un an. Le pourcentage est un peu meilleur pour les actions françaises : 69% des fonds spécialisés dans cette catégorie ont sous-performé le S&P France BMI. En revanche, 94% des fonds spécialisés sur les actions américaines ont échoué sur un an à battre le S&P 500. Pour les fonds spécialisés sur les actions internationales, le pourcentage d'échec est de 90% par rapport au S&P Global 1200 et pour les fonds spécialisés sur les actions émergentes, le pourcentage est de 76% par rapport au S&P/IFICI. Le rapport souligne que l’horizon d’investissement ne change pas beaucoup la donne. Sur cinq ans, environ 82% des fonds actions investis sur la zone euro et 86% des fonds investis dans les actions européennes ont échoué à faire mieux que leurs indices respectifs. Sur les actions américaines, le pourcentage d'échec monte même à plus de 98%. S&P DJ Indices relève par ailleurs que les fonds ont aussi tendance à disparaître assez rapidement du paysage. Au cours des cinq dernières années, entre 30% et 40% des fonds libellés en euro investis dans les actions européennes, américaines et internationales ont été soit liquidés soit fusionnés.
Selon L’Agefi, les autorités chinoises ont élargi l’accès au marché obligataire «onshore» à 32 sociétés étrangères, comprenant HSBC, Morgan Stanley, Société Générale, BNP Paribas et ING Bank. Auparavant, 24 investisseurs institutionnels étrangers qualifiés y avaient accès dans le cadre du programme QFII et 86 dans le RQFII qui permet à ceux autorisés à investir en actions de demander l’accès au marché interbancaire. Parallèlement, la chambre de compensation «China Securities Depository Trust and Clearing (CDC)» sous tutelle de la banque centrale aurait proposé aux régulateurs et sociétés financières de Hong Kong de créer une passerelle entre les marchés obligataires des deux places, le «Bond Connect», selon le South China Morning Post.
Le fournisseur d’indices Solactive vient de lancer un nouvel indice, le Solactive Guru Activist Index, qui réplique l'évolution des sociétés américaines cotées ciblées par des groupes d’investisseurs activistes. Ce nouvel indice, qui vient enrichir la gamme des indices GURU de Solactive, sert de sous-jacent à un nouvel ETF, le Global X Guru™ Activist Index ETF (ACTX), disponible sur le Nasdaq.
Les réseaux de conseillers financiers en Italie ont enregistré une collecte nette de 3,1 milliards d’euros au cours du mois de mars, a annoncé Assoreti, l’association professionnelle du secteur. Il s’agit de la meilleure collecte nette mensuelle du secteur depuis début 2010, a précisé Assoreti dans un communiqué. Au cours du premier trimestre 2015, la collecte nette des réseaux de conseillers financiers s’élève à 7,5 milliards d’euros
Le patrimoine financier brut des ménages français s’est établi à 4.259,2 milliards d’euros fin 2014 contre 4.253,3 milliards un an plus tôt. Au cours du quatrième trimestre de l’an dernier, le taux d’épargne brute des ménages est ressorti à 12,7 % contre 12,9 % pour la même période douze mois auparavant, selon les données transmises par la Banque de France, jeudi 30 avril. A noter cependant que la croissance des placements financiers des ménages a augmenté plus rapidement (1,8 % après 1,6 %) au cours des trois derniers mois de l’année 2014. En détail, les avoirs en numéraire et en dépôts ont cru à un rythme plus élevé (2,9 % après 2,7 %) et le rythme de leurs placements au titre de l’assurance-vie et des fonds de pensions s’est accéléré (3,6 % après 3,3 %). Les placements en actions et autres participations ont augmenté à un rythme plus rapide (3,5 % après 2,4 %). D’autre part, les OPC non monétaires (y compris les FCPE) ont vu leurs encours passer de 294,8 milliards d’euros au quatrième trimestre 2013 à 283,9 milliards sur la même période douze mois plus tard. Les fonds monétaires ont connu un mouvement similaire en passant de 15,1 milliards à 13,9 milliards. Le taux de croissance négatif des placements en titres de créance (- 16,7 % après - 14,9 %) reflète les remboursements et des cessions supérieures aux achats, indique également l’institution. En net, le patrimoine des ménages a progressé à un rythme globalement stable (2,6 % après 2,7 %), la poursuite de la hausse s’expliquant par des augmentations des placements financiers et non financiers ainsi que par des plus-values nettes, qui ont été supérieures au financement. La valeur du patrimoine immobilier a progressé à un rythme plus élevé (1,0 % après 0,4 %).
Mauvais temps pour la gestion d’actifs britannique. Au cours du mois de mars, l’industrie des fonds britanniques a en effet subi une décollecte nette de 348 millions de livres, après 232 millions de livres de sorties nettes en février, selon des données publiées jeudi 30 avril par The Investment Association, l’association professionnelle du secteur.Les situations sont toutefois très disparates d’un segment de clientèle à l’autre. Ainsi, la clientèle «retail» a attiré 1,14 milliard de livres de flux nets entrants au cours du mois écoulé, bien loin toutefois des 2,5 milliards de livres de souscriptions nettes enregistrées en mars 2014. En parallèle, le segment institutionnel a accusé une décollecte nette de 1,49 milliard de livres le mois dernier. Un chiffre à comparer aux 6,7 milliards de livres de collecte nette réalisée en mars 2014.Dans un tel contexte, les actifs sous gestion ont timidement progressé au mois de mars. Ils ressortent ainsi à 880,3 milliards de livres au 31 mars 2015 contre 870,9 milliards de livres fin février 2015, soit une progression de 1%. Sur un an, les actifs sous gestion ont toutefois bondi de 12% (786 milliards de livres d’encours à fin mars 2014). Sur l’ensemble du premier trimestre 2015, la gestion d’actifs britannique a subi une décollecte nette de 5,48 milliards de livres. Depuis le début de l’année, les souscriptions nettes s’élèvent à 2,35 milliards de livres auprès des clients «retail» tandis que la décollecte nette a atteint 7,84 milliards de livres auprès des clients institutionnels. Des chiffres qui sont bien éloignés des belles performances enregistrées au premier trimestre 2014. L’an dernier, sur la même période de référence, le secteur avait en effet cumulé une collecte nette de 12,73 milliards de livres, avec 5,45 milliards de livres de souscriptions nettes auprès des particuliers et 7,28 milliards de livres de flux nets entrants auprès des institutionnels.
Les fonds à capital garanti comporteraient-ils une assurance que les banques elles-mêmes n’auraient pas vu ? Celle de récupérer des ennuis, parfois plus d’une décennie après leur lancement. Deux grands établissements français, BNP Paribas et Natixis, ont été mis, à ce titre, sur la brèche cette semaine. Sinon, en matière de garantie, la belle envolée des marchés actions depuis le début de l’année dope les actifs sous gestion des établissements qui commencent à publier leurs résultats trimestriels. L’un d’entre eux, français, démontre par les chiffres que les clients suivent. La collecte nette se compte en milliards d’euros. Les «QE» successifs font leur oeuvre, peut-on penser. Opportuniste, une grande société de gestion américaine entend réaliser à ce titre un beau coup de «pub», en s’attirant les services du responsable de la plus grande banque centrale mondiale, à la manoeuvre au plus fort de la crise. Comme on le pressent de plus en plus, les ETF/ETP sont encore et toujours de la fête. A tel point que selon un collecteur de données, avec près de 3.000 milliards, ils s’apprêtent à damer le pion aux hedge funds en termes d’encours. Dans tous les cas, il règne ici ou là un optimisme qui permet à de grands investisseurs institutionnels d’envisager instiller un peu plus de risque dans leur portefeuille. Mais tous ne font pas cela de gaieté de coeur. Pris en étau entre recherche de rendement et risque, ils tentent de trouver l'équilibre. A grand peine. Quoi qu’il en soit, certains acteurs se soucient du fait que nombre d’entre eux ne se préoccupent pas assez des conséquences du changement climatique sur leurs investissements, comme le révèle un classement international publié il y a quelques jours. Les fervents partisans de l’ESG pourront néanmoins se consoler avec la très forte composante «S» du secteur de l’asset management en Europe. Quelque 3.300 sociétés de gestion emploient 90.000 personnes...Quant à ceux qui ne prêtent pas assez attention au changement climatique, accordons-leur le droit de ne pas y croire encore suffisamment. Pour leur défense, demain, le 1er mai s’annonce pluvieux à Paris. Comme toujours. Retrouvez ces articles ci-dessous. Bonne lecture !
En mars, la contraction des encours des titres d’OPC monétaires est de 6,0 %, après une baisse de 7,7 % le mois précédent, selon les données de la Banque de France. La décollecte des comptes sur livret atteint pour sa part 2,0 %, après une baisse de 1,8 % en février. Cela dit, la croissance des placements monétaires des résidents auprès des institutions financières monétaires françaises s’est poursuivi à un rythme inchangé (+ 3,9 % en rythme annuel) grâce à la croissance des dépôts à vue (+ 12,2 %, après + 10,8 %) et des encours des dépôts à terme inférieur à 2 ans (+ 7,9 %, après + 5,2 %).
L’EFAMA n’a pas manqué de saluer le travail accompli par le Rapporteur, Neena Gill, député européen concernant l’industrie des fonds monétaires... Avant de faire part de sa déception sur la position arrêtée hier par les parlementaires.Le rapport en question prévoit la création de trois catégories de fonds à valeur constante; résume L’Agefi de ce matin : «les retail CNAV, réservées aux particuliers et aux institutionnels publics ou parapublics, les Public Debt CNAV, qui devront investir essentiellement en titres d’Etat (et même uniquement européens à partir de 2020) et enfin les Low Volatility NAV qui prévoient un ajustement de la valeur des parts dès que la déviation excède 20 pb. Cette catégorie intermédiaire entre CNAV et VNAV serait toutefois supprimée après 5 ans (clause dite de sunset), sauf si la Commission faisait une recommandation inverse."Dans ce cadre, l’EFAMA a pointé dans un communiqué que la réglementation «entre en contradiction avec l’initiative de la politique actuelle de la Commission européenne en matière d’union des marchés des capitaux». L’association précise que dans un environnement où les alternatives à prêts bancaires traditionnels et les investissements transfrontaliers sont considérées comme vitales pour l’avenir de l'économie européenne, le rapport aura un impact à la fois sur la possibilité pour les entreprises en Europe de gérer leur liquidité et sur leur financement à court terme, via des OPC monétaires."Nous restons très préoccupés par le statut de «low volatility NAV’ (LVNAV) des fonds monétaires», ajoute l’EFAMA, dont la «sunset clause» qui implique que ces fonds LVNAV cesseraient d’exister après 5 ans, rend ces produits inutilisables pour les gestionnaires de fonds et les investisseurs dans des OPC monétaires sur le long terme."Plutôt que d’introduire des mesures provisoires avant une interdiction complète de la CNAV des OPC monétaires, nous encourageons fortement les législateurs de l’UE à trouver une solution alternative permanente au modèle des fonds à valeur constante en cours», a justifié l’association.Enfin, l’EFAMA qui rappelle que les fonds à valeur constante (Cnav) en Europe gèrent près de 470 milliards d’euros et ceux à valeur liquidative variable (VNAV), 440 milliards d’euros, estime également que certaines des mesures proposées et approuvées par la commission ECON auraient des conséquences néfastes pour les OPCVM à valeur liquidative variable (VNAV) compte tenu de la faiblesse de leurs rendements et de leur interdiction à investir dans des parts / actions d’autres OPCVM monétaires. Par ailleurs, les règles de diversification et de liquidité ont été considérablement durcies, et les possibilités d’investir de gré à gré sont strictement limitées. Y compris l’utilisation du modèle de valorisation mark-to-model.