Inexistant il y a huit ans, le marché des obligations vertes (« green bonds ») représentait, en 2014, 36,6 milliards de dollars US. Il devrait connaître à nouveau une forte croissance en 2015 et atteindre les 100 milliards de dollars d’obligations émises. Dans ce contexte, le groupe français d’audit, de conseil et d’expertise comptable KPMG France, qui mise également sur une évolution les standards et des bonnes pratiques, vient de publier un guide pratique, « Gearing up for Green Bonds » visant à aider les entreprises du secteur privé et public à relever les enjeux auxquels elles sont le plus souvent confrontées lors de l’émission de «green bonds». Le guide aborde cinq questions-clés pour les émetteurs : 1. Le label « Green » doit-il être associé à l’émission d’obligations ?2. Comment les critères d’une émission de « Green Bonds » sont-ils définis ?3. Quelle communication effectuer après l’émission de « Green Bonds » ?4. Quel type d’assurance externe rechercher ?5. Comment éviter les accusations de “greenwashing” ? Dans un communiqué, KPMG indique que «ce guide fournit un aperçu global de l’évolution des standards et lignes directrices des « Green Bonds », incluant les « Green Bonds Principles », le « Climate Bonds Standard » ainsi que les indices « Green Bonds ». Les principales évolutions concernent la clarification des attentes des investisseurs en matière de transparence et d’assurance avec un renforcement de la présentation des critères d’éligibilité et des différentes catégories de projets.» La publication donne également des conseils pratiques sur la mise en place d’une émission de ce type, le choix du bon niveau de vérification externe et les dispositions à prendre pour protéger la réputation des émetteurs et la crédibilité des « Green Bonds ». KPMG recommande notamment aux émetteurs de s’aligner sur les lignes directrices disponibles et sur les attentes des investisseurs. Le guide suggère également aux émetteurs de tester leurs critères d’éligibilité auprès de leurs différentes parties prenantes telles que les investisseurs ciblés et les ONG afin de réduire le risque de perception sur leur engagement. Il met enfin l’accent sur les avantages d’ une vérification réalisée par un tiers externe utilisant des standards d’assurance reconnus comme l’ISAE 3000 afin d’améliorer la confiance des investisseurs, d’éviter des accusations de « Green washing » et de renforcer le processus de gestion et de contrôle des projets, etc.
Au mois d’avril, la collecte nette de l’assurance vie s’est établie à +2,3 milliards d’euros et, depuis, le début de l’année, à 8,8 milliards. L’encours des contrats - intégrant provisions mathématiques et provisions pour participation aux bénéfices - s'élève à fin avril à 1.558,7 milliards d’euros. Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances en cumul depuis le début de l’année est de 46,8 milliards d’euros, en hausse de 5,16 % par rapport à la période correspondante en 2014 (+44.5 milliards d’euros). Les versements sur les supports unités de compte représentent 9.9 milliards d’euros depuis le début de l’année (+ 46 % par rapport à la même période en 2014), soit 21 % des cotisations en 2015 selon les chiffres de la FFSA et du GEMA.
Deutsche Börse a annoncé mercredi 27 mai sur son site la création d’une joint venture avec la Bourse de Shanghai et le China Financial Futures Exchange (CFCE) - le marché chinois de produits dérivés financiers. Cet accord a pour objectif de développer et de commercialiser des instruments financiers chinois à des investisseurs internationaux situés hors de Chine. Dans l’opération, Shanghai Stock Exchange et Deutsche Börse détiendront chacun 40% de la nouvelle société et le CFCE les 20% restant. La nouvelle société sera constituée en Allemagne. Nommée China Europe International Exchange, la nouvelle société débutera ses opérations de marché au quatrième trimestre 2015. Au départ, le développement sera focalisé sur des produits de trésorerie. La nouvelle société entend profiter de l’internationalisation de la monnaie chinoise. Les produits seront proposés en renminbi (RMB).
Au premier trimestre 2015, le nombre de nouveaux fonds proposés au public européen est tombé sous la barre des 400, à 399 fonds, selon des statistiques communiquées par Lipper dans le «Fundmarket Insight Report du mois de mai. Ce nombre de fonds marque une baisse de 26% par rapport au premier trimestre 2014 et de 50% par rapport au pic du premier trimestre 2011 (785). Le nombre de liquidations de fonds s’est inscrit à 387, en recul de 11% par rapport aux liquidations enregistrées au premier trimestre 2014, le plus bas niveau observé sur une période de cinq ans. Toujours au premier trimestre, le nombre de fusions de fonds s'élève à 194, en recul de 26% par rapport au premier trimestre 2014. Selon Lipper, ce ralentissement général d’activité sur les nouveaux fonds, les liquidations ou fusions, peut être attribué à la très forte collecte enregistrée par ailleurs par le secteur des fonds européens au premier trimestre, cette évolution ayant à l'évidence contribué à une moindre pression sur la rentabilité des fonds au sein des différentes gammes. Cela dit, on peut s'étonner que le secteur n’ait pas profité de la tendance lourde en faveur des produits d’allocation, des produits multi-classes d’actifs et des stratégies de revenus pour inonder le marché de nouveaux produits. A fin mars 2015, on dénombrait 32.040 fonds enregistrés à la vente en Europe, dont 8.983 domiciliés au Luxembourg et 4.712 domiciliés en France.
Selon le quatrième rapport annuel de l’Observatoire du financement des entreprises par le marché remis aux ministres Michel Sapin et Emmanuel Macron, la Bourse et les marchés de prêts ont apporté 4,83 milliards d’euros aux PME et ETI françaises en 2014, contre 2,7 milliards en 2013, rapporte L’Agefi. En comparaison, les nouveaux crédits bancaires accordés aux PME-ETI en 2014 ont représenté un peu plus de 24 milliards d’euros, selon les chiffres de la Banque de France. La majeure partie de la désintermédiation se fait en Bourse. Les PME-ETI ont levé en 2014 un peu plus de 3 milliards d’euros de capitaux, deux fois plus qu’en 2013. Les treize membres de l’observatoire estiment que les efforts doivent être accrus pour inciter encore plus d’ETI, notamment à capitaux familiaux, à venir se coter en Bourse.
Le marché français de l’assurance a été marqué par une confirmation du redressement des primes et cotisations, tant en assurance de personnes qu’en assurance de biens et responsabilités, et par une assez grande stabilité des prestations, indique l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) dans son rapport annuel d’activité 2014 publié hier. Le phénomène a été surtout sensible pour l’assurance vie, qui a enregistré une collecte nette sur les seuls supports rachetables de 19,5 milliards d’euros après 12 milliards en 2013 (+62,5 %). Dans le détail, la collecte nette en unités de compte (UC) s’est élevée à près de 6 milliards d’euros en 2014 et se poursuit à un rythme plus important encore depuis le début de cette année (4 milliards d’euros au premier trimestre 2015), indique l’ACPR.Par ailleurs, l’ACPR a indiqué dans son rapport que son activité de supervision s’est poursuivie sur un rythme très intense. Son collège de supervision a pris 787 décisions générales ou individuelles au cours de cette année ; 1 747 décisions d’agrément, d’autorisation, d’enregistrement d’agents d’établissements de paiement ou concernant des dirigeants ont été prises ; 1 103 établissements du secteur bancaire et assurantiel ont vu leur profil de risque analysé en profondeur ; au total, compte non-tenu des missions réalisées dans le cadre de l’exercice d’évaluation complète des bilans bancaires, 224 contrôles sur place ont été initiés en 2014.
Pour certaines classe d’actifs, anticipez-vous dans les 12 prochains mois une volatilité inférieure ou supérieure à celle observée au cours des 12 derniers mois ? Cette question posée par la société de gestion Ossiam dans le cadre de la cinquième version de son baromètre CSA/Ossiam/Les Echos (*) met en évidence des anticipations des investisseurs français sensiblement différentes selon qu’il s’agit d’institutionnels ou de particuliers. Ainsi, en ce qui concerne les anticipations de volatilité sur les obligations d’entreprises européennes, il ressort que d’un côté les» Experts de la finance» enregistrent une baisse significative de leurs anticipations de hausse de la volatilité tandis que la proportion d’investisseurs anticipant une stabilité ou une baisse de la volatilité sur les 12 prochains mois est passée de 61% en vague 4 - en octobre 2014 - à 70% en vague 5. «A l’inverse, les particuliers estiment, par rapport à la vague précédente, qu’il y aura une plus forte volatilité sur cette classe d’actifs dans les 12 prochains mois, par rapport aux 12 derniers mois écoulés», expose l’enquête. Par ailleurs, les anticipations de volatilité sur les obligations souveraines en zone euro connaissent une chute spectaculaire pour les experts de la finance. Ils sont dans ce dernier sondage majoritairement neutres à 58%. Quant à la proportion d’investisseurs qui anticipent une baisse de la volatilité sur les 12 prochains mois pour les obligations souveraines en zone euro, elle est passée de 7% à 18%. «Seulement 23% des experts anticipent une hausse», précise l’enquête. Cependant, le niveau d’anticipation de volatilité des investisseurs particuliers démontre que les deux populations se rejoignent autour d’un indice moyen proche de 0. A l’inverse des anticipations de volatilité sur la classe d’actifs obligataire européenne, celles portant sur les actions européennes mettent d’accords experts de la finance et investisseurs particuliers. Une hausse est attendue. Mais par rapport au sondage précédent, les premiers sont moins nombreux à tabler sur une hausse. «60% des Experts de la finance anticipent une volatilité en hausse par rapport aux 12 derniers mois, au cours des 12 prochains mois, contre 75% sur la vague précédente. Les particuliers, quant à eux, anticipent toujours une volatilité accrue sur les 12 prochains mois, mais ils sont plus nombreux : ils sont 59% à anticiper une hausse contre 46% sur la vague précédente.Enfin, en matière d’anticipation de volatilité sur les matières premières, depuis plus d’un an et demi, les Experts de la finance et les particuliers ont toujours anticipé une volatilité accrue par rapport aux 12 mois écoulés, sur le marché des matières premières. Les niveaux ont toutefois très faiblement varié, indiquant des anticipations de volatilité relativement constantes dans le temps. (*) Le baromètre de confiance des investisseurs CSA / Ossiam / Les Echos repose sur une enquête réalisée auprès de deux panels. Le panel « experts de la finance » d’une part, composé de professionnels analystes financiers et gérants d’actifs exerçant au sein d’institutions financières. Le panel « particuliers » d’autre part, composé d’investisseurs individuels avertis et actifs sur les marchés financiers. Cibles de l'étude de la vague 5 : 103 experts de la finance et 104 investisseurs particuliers.
Le nombre de milliardaires partis de rien ou qui ont atteint ce statut par leurs propres moyens, après avoir dépassé en 2000 le nombre de milliardaires dits multi-générationnels, a constitué en 2014 les deux tiers (66%) de la population mondiale de milliardaires, selon une étude conjointe réalisée par UBS et PwC intitulée «Billionnaires: Master architects of great wealth and lasting legacies», rapporte L’Agefi suisse. Cette étude a été présentée comme la plus exhaustive sur la période considérée par Josef Stadler, le responsable global du segment HNWI chez UBS, et fait apparaître qu’en 19 ans (1995-2014), les 917 milliardaires qui ont fait fortune par leurs propres moyens ont généré plus de 3600 milliards de dollars de richesses à l’échelle mondiale (sur les 14 principaux marchés couverts, représentant 75% de l’univers global, ou 1300 milliardaires). Dans le cadre d’une analyse selon 15 catégories de données complétée par plus de 30 entretiens qualitatifs avec des milliardaires, ainsi que l’a souligné Matthias Memminger, responsable de l’étude chez PwC. Cette étude met ainsi en évidence le défi de la préservation des patrimoines initiaux: l’érosion est en fait jugée inévitable. «Le risque majeur réside dans le transfert entre les générations, de la première à la deuxième génération déjà» selon le spécialiste. La plus grande partie du patrimoine se trouve diluée par ce processus de fragmentation. Un processus qui opère selon une «formule algébrique générationnelle» aussi puissante que celle des intérêts composés dans l’épargne. A côté de Londres et de Singapour, «la Suisse restera une place forte pour les implantations des Family Offices des milliardaires transfrontaliers qui adoptent un comportement de plus en plus mondial», selon Matthias Memminger. Près de la moitié (47%) des milliardaires qui le sont devenus par leurs propres moyens sont basés aux Etats-Unis (47%), plus d’un tiers en Asie (36%) et 17% seulement en Europe même si ces derniers sont en moyenne bien plus riches (fortune moyenne de 5,7 milliards de dollars) que les Asiatiques (3,2 milliards).
FTSE Russell a ouvert la voie à l’inclusion des actions chinoises domestiques dans les indices mondiaux avec le lancement de deux indices marchés émergents, rapporte le Financial Times. Ces nouveaux indices émergents incluront 5 % d’actions A, contre aucune actuellement. Cela donne aux actions domestiques chinoises un plus grand poids que la Russie et un poids similaire au Mexique dans l’indice «émergents». Les actions chinoises cotées à l’étranger représentent 26 % de l’indice. Les nouveaux indices donnent aux investisseurs l’option de passer à leur propre rythme à un indice incluant des actions domestiques. MSCI doit annoncer sa décision sur l’inclusion des actions A le 9 juin.
La Financière de l’Echiquier a publié le 21 mai, en partenariat avec l’institut MiddleNext un nouvel article de recherche sur le comportement économique des Small et Mid caps européennes. Il s’agit du troisième volet d’une étude en quatre parties mettant en avant les principales caractéristiques de ce segment de marché, les grandes étapes de son évolution depuis l’an 2000 et les enjeux auxquels il doit faire face.Les deux premières parties de l'étude ont mesuré l’importance de ce segment de la cote dans la dynamique du marché européen et démontré que les compartiments Small et Mid apportent une rémunération de l'épargne «net du risque» identique ou supérieure à celle des Large. Le troisième et avant-dernier volet analyse le comportement économique des sociétés européennes et le lien avec leur performance boursière. Il permet notamment d’observer que la hiérarchie des performances économiques coïncide avec celle des performances boursières. Les segments Small et Mid sont les dynamiques économiquement et ces résultats se retrouvent dans les performances boursières.Ce constat valide l’argument principal de l'étude : le renouvellement de la cote dépend de la croissance économique d’une large base de Micro, de Small et de Mid caps. Autre enseignement, la structure pyramidale du marché financier en nombre de valeurs cotées (peu de Large/beaucoup de Micro/Small) doit être entretenue pour assurer le renouvellement des Large, qui garantissent l’attractivité mondiale d’une place financière et financent l’infrastructure qui permet à ce marché de fonctionner."Il est primordial de comprendre ce mécanisme de vases communicants entre les Small, Mid et Large caps pour accroître le dynamisme et éviter la destruction de notre écosystème financier», explique Gaël Faijean, gérant à La Financière de l’Echiquier et coordinateur de l'étude. «La tendance appuyée du régulateur européen à vouloir cloisonner les flux par segment porte ainsi le risque d’assécher les ressources allouées aux segments les plus pauvres -les Micro et les Small. Cela mettrait en péril les introductions en Bourse essentielles pour le renouvellement à long terme du segment le plus riche, les Large», ajoute Gaël Faijean.
L’hiver s’échappant, le printemps est souvent l’occasion d’un grand nettoyage. Auquel la justice américaine a voulu, cette semaine, contribuer. A sa façon. Pour faire place nette dans le dossier de la manipulation des taux, elle a infligé près de six milliards de dollars d’amendes à des banques qui plaidaient coupables en la matière. La banque UBS a aussi voulu faire table rase en réglant plusieurs dossiers outre-Atlantique. Quant au régulateur boursier américain, la SEC, il a également mis la main à la pâte en proposant notamment plus de transparence aux fonds d’investissement. Via une information de meilleure qualité. En France, la justice va devoir également dépoussiérer. Le dossier est vieux de plus de 7 ans mais il a fait couler tant d’encre qu’on le croirait volontiers récent. L’affaire Kerviel. Après les doutes dont une commandante de police de la brigade financière a fait part, l’ancien trader de la Société Générale a déposé une plainte contre X pour escroquerie au jugement. A suivre... Les investisseurs institutionnels ne sont pas absents de ce mouvement qui contribue à rendre plus «propre». Mais ils le font au niveau de notre planète. En s’attachant à limiter l’empreinte carbone des portefeuilles. Quatre institutionnels français, parmi les plus importants, se sont ainsi engagés à publier d’ici la fin de l’année l’empreinte carbone de leurs investissements en actions cotées. La gestion d’actifs n’est pas vraiment en reste. Novethic a annoncé son implication dans un projet de formation paneuropéenne sur l’investissement socialement responsable (ISR). Que l’ambition soit belle est une chose. Qu’on en oublie la féroce concurrence que se livrent les sociétés de gestion entre elles dans le monde en est une autre. L’AFG qui élisait cette semaine son nouveau président a choisi un représentant de poids : Yves Perrier, responsable d’Amundi, acteur mondial de l’asset management. Trois membres supplémentaires ont également été désignés au comité stratégique de l’association : Edouard Carmignac, Guillaume Dard et Didier Le Menestrel. A l’évidence, le lobbying à Bruxelles ne baissera pas d’intensité. Bruxelles justement, où un nouvel acteur prend forme peu à peu, qui associe La Banque Degroof et Petercam AM… Après une phase de due diligence, les actionnaires de référence des deux entités ont signé un accord qui prévoit que la fusion sera précédée d’opérations alignant l’actionnariat et les activités du nouveau groupe. Bref, après avoir nettoyé, ici, on range… Retrouvez ces articles ci-dessous. Bonne lecture !
A fin avril, l’encours des livrets A et des LDD s'élevait à 363,1 milliards d’euros (261,1 milliards pour le premier et 102,0 milliards pour le second selon les données publiées jeudi par la Caisse des dépôts). Des sorties ont affecté le Livret A. La décollecte nette s'élève à 170 millions d’euros. Avec le Livret de développement durable (LDD), la décollecte nette approche les 100 millions d’euros le mois dernier.Depuis le début de l’année, les flux de collecte des deux livrets sont négatifs de 2 milliards d’euros (-1,89 milliard pour le livret A et -0,11 milliard pour le LDD).
London Stock Exchange Group (LSEG) a annoncé le lancement de FTSE Russell, la nouvelle appellation des activités réunies de FTSE Group et de Russell Indexes, deux des grands acteurs internationaux dans le secteur de la fourniture d’indices.FTSE Russell fonctionnera désormais comme une activité internationale intégrée opérant avec une équipe de distribution commune au service de sa clientèle internationale.
Les dirigeants des entreprises dont une partie du capital est détenue par des acteurs du capital investissement français se montrent de plus en plus optimistes, confirmant la tendance du début d’année. C’est ce que révèle le deuxième baromètre trimestriel de conjoncture, réalisé par l’IFOP et publié par L’AFIC, Association Française des Investisseurs pour la Croissance, et le Boston Consulting Group. Selon les projections faites par les dirigeants d’entreprise interrogés, au cours des douze prochains mois, l’activité devrait continuer à progresser. 50% des sondés (contre 36% fin 2014) anticipent une progression de leur chiffre d’affaires. Et pour 20% (15% fin 2014) elle devrait être supérieure à 15%. Et 47% des sondés se déclarent optimistes sur leur capacité à atteindre ces objectifs de chiffre d’affaires, près du double par rapport à décembre 2014 (25%).Coté investissements, 78% des sondés pensent augmenter (42% contre 29% fin 2014) ou maintenir leur niveau d’investissement et 84% prévoient une hausse (37% contre 30% fin 2014) ou une stabilité des investissements en recherche et développement. Enfin, portés par ces perspectives, 34% des sondés prévoient une hausse des effectifs (contre 26% fin 2014).
Le taux de défaut des entreprises notées en catégorie dite «spéculative» a décliné à 0,97% l’an dernier, contre 3,42% en 2013, selon l'étude annuelle sur les défauts d’entreprises en Europe que vient de publier Standard & Poor’s. Dans le cadre de cette étude qui couvre 1.368 entreprises (827 non financières et 541 financières), l’agence a dénombré 6 défauts en 2014, représentant 4 milliards de dollars de dette, contre 16 défauts en 2013 représentant 17,8 milliards de dollars de dette. Parmi les entreprises non financières, Standard & Poor’s a relevé 11% de relèvements de notes en 2014 contre 8% d’abaissements de notes. Du côté des entreprises financières, on compte seulement 9% de relèvements de notes contre 11% d’abaissements. La proportion d’entreprises notées en catégorie dite «spéculative» («BB+ » et au-dessous) a continué de croître, à 42% à fin 2014, contre 38% fin 2013 et 31% fin 2012. L'étude relève par ailleurs que le taux de défaut de l’ensemble des entités notées en Europe s’est inscrit l’an dernier à 0,37%, contre 1,07% en 2013. Aucune entité notée en catégorie d’investissement n’a fait défaut l’an dernier.
La hausse du dollar américain pèse sur les économies émergentes détentrices de créances libellées en dollars américains, note le cabinet d’audit et de conseil PwC dans sa dernière étude « Global Economy Watch ». Et pour cause. Avec l’instauration des premières mesures d’assouplissement quantitatif en novembre 2008, les créances libellées en dollars américains, émises hors des Etats-Unis, sont passées de 6 000 milliards de dollars à environ 9 000 milliards en 2014. Les marchés émergents ne sont pas décorrélés de ce phénomène alors que la valeur de la dette libellée en dollars qu’ils détiennent avoisine les 3 300 milliards. Or, le dollar s’est apprécié d’environ 20% sur une base pondérée en fonction des échanges commerciaux au cours des 12 derniers mois. Deux raisons à cela : la croissance économique relativement forte - notamment en 2014 - outre-Atlantique, et l’avance prise par la Réserve fédérale américaine dans le resserrement de sa politique monétaire – comparé aux autres banques centrales. Dans ce contexte, l’appréciation du dollar devrait avoir des conséquences dans les principaux pays émergents détenteurs de créances libellées en monnaie américaine. Mais pas à des niveaux semblables selon les pays en question. L'étude évalue ainsi la vulnérabilité de 14 pays émergents qui ont émis d’importants titres de créances libellées en dollars. Parmi les 5 pays les plus fragiles face aux variations du billet vert – Brésil, Afrique du Sud, Indonésie, Inde et Turquie – les économistes de PwC estiment que seuls l’Afrique du Sud et la Turquie demeureront particulièrement vulnérables. Ces deux économies ont souffert d’importantes fuites de capitaux au cours des 12 derniers mois et continuent d’afficher des déficits élevés de leur balance courante.L’Inde revient dans le vert tandis que le Brésil et l’Indonésie passent à l’orange, indique PwC : L’Inde, qui fait partie des « Fragile 5 », a amélioré sa situation en deux ans depuis que ses législateurs ont adopté une politique monétaire plus rigoureuse. Couplée à la baisse des prix du pétrole, cette politique de rigueur a permis de réduire le déficit courant de l’Inde, de 4,8% du PIB en 2012 à 1,4% du PIB l’année dernière. Alors que le Brésil et l’Indonésie ne font pas partie des pays les plus vulnérables, leur situation doit être surveillée. Ces deux pays affichent des déficits courants assez conséquents, ce qui indique leur dépendance aux prêts étrangers. De plus, leurs monnaies ont connu des dépréciations à deux chiffres au cours des 12 derniers mois. Enfin, les économistes de PwC révèlent que la plupart des gouvernements des 14 pays étudiés ont un ratio dette publique extérieure/PIB relativement faible. Le ratio le plus important est celui du Mexique qui s’élève à 16%. Les gouvernements des marchés émergents ont largement résisté à la tentation des crédits étrangers bon marché, contrairement aux acteurs du secteur privé. Par conséquent, ils sont moins exposés aux effets de l’appréciation du dollar.
Apparu au début de l’année, l’indice amLeague_Low Beta Europe qui combine les choix de portefeuille des trois participants du mandat amLeague Europe Equities présentant le plus faible beta, a amorti de 15% la correction de marché de fin avril / début mai et affiche une volatilité YTD de 12,1 contre 15,1 pour le Stoxx Europe 600, précise amLeague. Tobam, Ossiam et SwissLife AM constituent la sélection actuelle de gérants d’actifs au sein de l’indice. Cette composition établie tous les trimestres a été reconduite en l'état au 31 mars dernier..
Moody’s a annoncé lundi 18 mai le lancement d’une nouvelle agence de notation spécialisée dans la dette publique en Europe. Moody’s Public Sector Europe (MPSE) s’inscrit dans un environnement poussant les émetteurs de dette publique en Europe (collectivités territoriales, universités, hôpitaux et organismes de logement social ) à recourir de plus en plus au marchés des capitaux tant leur besoin en financement restent élevés. Présentée comme la première dans son genre, MPSE propose aux émetteurs de dette publique une offre ciblée, une expertise locale, une comparabilité à l'échelle internationale ainsi que la reconnaissance des notations Moody’s. Pour la France, Moody’s anticipe une augmentation des besoins de financement des collectivités territoriales qui devrait porter le besoin total annuel de financement entre 17 et 21 milliards d’euros d’ici 2017, «comparativement à 16 à 19 milliards d’euros pour la période 2008-13». Les récentes réformes institutionnelles vont conduire à l'émergence dans l’Hexagone d’acteurs de taille plus importante issus de la fusion des régions et la création des métropoles, précise l’agence, qui ajoute qu’en Europe, l’Espagne et l’Italie demeurent d’importants marchés offrant un potentiel de croissance sur le long terme.
Les fonds investis dans des classes d’actifs à risque n’ont pas fait recette en avril. Selon les données d’Europerformance a SIX Company, les fonds actions ont globalement enregistré une décollecte nette de 1,78 milliard d’euros. Même les les fonds d’obligations convertibles ont été pénalisés avec des rachats nets de 0,164 milliard d’euros. Ce « trou d’air », notamment par rapport au début de l’année, n’a cependant pas remis en cause le mouvement d’ensemble : la gestion collective française a collecté en net (+ 25,41 milliards d’euros), et l’encours global a de nouveau gonflé. En hausse de 2,8 %, il atteint désormais 862,628 milliards d’euros. Ce sont donc les OPCVM investis dans des produits de taux qui ont été en grande partie responsables de cette progression et plus particulièrement les fonds de trésorerie. A eux seuls, les fonds monétaires enregistrent des souscriptions nettes de 23,82 milliards, tandis que les catégories de fonds d’obligations ont collecté en net 1,69 milliard. Au sein de la classe obligataire, les investisseurs se sont essentiellement portés vers les obligations de la zone euro. Les fonds investis sur cette classe d’actifs ont capté 1,50 milliard d’euros tandis que les catégories d’obligations internationales et celles des pays émergents ont enregistré des rachats nets. De 0,063 milliard dans le premier cas et de 0,041 milliard dans le second. Côté « effet marché », seuls les fonds d’obligations à haut rendement affichent des performance moyennes positives. Tous les autres sont dans le rouge, notamment les fonds sur la zone euro (-0,34 %) et l’Europe (-0,75 %). Pour les fonds actions, les rachats nets ont été assez bien répartis. Ceux investis sur l’Europe ont décollecté en net 0,91 milliard et ceux à l’international 0,821 milliard. Les fonds sur le marché américain ont également perdu 0,475 milliard. En revanche, les fonds Asie/Pacifique ont collecté 0,170 milliard. En matière «d’effet marché», les grandes catégories ont enregistré une performance moyenne négative. Importante parfois. Les fonds actions MENA ont perdu 4,40 %. Deux exceptions cependant : les fonds sur l’Europe et sur l’Asie/Pacifique ont progressé en moyenne de 0,45 % et 1,67 %. Enfin, pour les catégories de fonds d’obligations convertibles, ce sont surtout ceux investis sur la zone euro qui ont été affectés par les sorties. En net, les rachats ont atteint 0,177 milliard d’euros. En revanche, sur l’Europe, les souscriptions ont atteint 0,028 milliard. Quelles que soient les catégories de fonds en question, «l’effet marché» a été positif : de +1 % à l’international à +0,40 % pour les fonds de la zone euro et +0,23 % pour les fonds de convertibles investis en Europe.
En 2014, l’encours de l'épargne solidaire a poursuivi sa progression en France. Il a enregistré une hausse de 13,6% à 6,8 milliards d’euros, tiré par l'épargne bancaire, selon le baromètre Finansol La Croix publié lundi 18 mai. La progression est toutefois moins marquée qu’en 2013, où l’encours avait bondi de 28,3%. Contrairement aux autres années, l'épargne salariale n’est plus le principal moteur de la croissance de l'épargne solidaire. C’est l'épargne bancaire qui s’est montrée la plus dynamique en 2014, avec un encours en augmentation de 17,2%, à 2,23 milliards d’euros. L'épargne salariale solidaire atteint pour sa part à fin 2014 un encours de 4,14 milliards, en hausse de 12,1 % sur un an. L'épargne collectée directement par les entreprises solidaires s’affiche à 470 millions d’euros (+10,4% sur un an).Concernant le financement, son encours a grimpé l’an dernier de 14%, à 1,15 milliard d’euros, avec 240 millions d’euros de prêts nouveaux accordés, soit 28% de plus qu’en 2013.