Les actifs nets des fonds au format Ucits et des fonds d’investissement alternatifs (FIA ou AIF en anglais) ont passé pour la première fois l’an dernier la barre des 14.000 milliards d’euros pour s'établir à 14.201 milliards d’euros contre 13.332 milliards d’euros un an plus tôt, selon les dernières statistiques communiquées par l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). Malgré la forte volatilité des marchés financiers et la montée des incertitudes politiques, la collecte nette totale a encore atteint 455 milliards d’euros, après il est vrai 740 milliards d’euros en 2015. La collecte a ainsi contribué à hauteur de 52% à la hausse des encours, qui ont par ailleurs bénéficié d’un effet marché significatif. Les fonds Ucits ont enregistré en 2016 des entrées nettes en forte diminution à 275 milliards d’euros contre 590 milliards d’euros mais les FIA ont attiré 180 milliards d’euros, soit 30 milliards d’euros de plus que l’année précédente. Les fonds Ucits de long terme (c’est-à-dire hors fonds monétaires) ont affiché des entrées nettes en forte baisse à 169 milliards d’euros contre 513 milliards d’euros l’année précédente. Les fonds actions ont terminé l’année sur une décollecte nette de 8 milliards d’euros alors qu’ils avaient attiré près de 150 milliards d’euros en 2015. Même évolution du côté des fonds multi classes d’actifs dont la collecte a fondu à 36 milliards d’euros après 240 milliards en 2015. Les fonds obligataires ont en revanche augmenté leur collecte à 116 milliards d’euros contre 81 milliards d’euros.Du côté des fonds d’investissement alternatifs, les évolutions sont un peu différentes puisque les fonds actions bouclent l’année sur des entrées nettes de 5 milliards d’euros qui font suite à des sorties netttes de plus de 40 milliards d’euros. Les fonds diversifiés ont un peu moins collecté, 62 milliards d’euros contre 84 milliards d’euros en 2015. La collecte des fonds obligataires s’est élevée à 16 milliards d’euros contre 21 milliards d’euros.En décembre, les encours totaux ont progressé de 1,8% par rapport à fin décembre. Les fonds Ucits ont affiché une collecte de 21 milliards contre 9 milliards d’euros en novembre, avec des entrées nettes de 18 milliards d’euros pour les fonds Ucits de long terme contre 1 milliard le mois précédent. Du côté des fonds d’investissement alternatifs, la collecte nette a diminué à 11 milliards d’euros contre 13 milliards d’euros.
L’indice CAC 40 a touché un nouveau plus haut annuel dans la matinée, montant à 4.937,63 points, en hausse de 1,62%. Il profite comme les autres places boursières en Europe des indicateurs économiques encourageants en Chine et dans la zone euro, et par la progression des valeurs financières, dans le sillage des anticipations d’un relèvement prochain des taux de la Réserve fédérale américaine. La Société Générale (+3,95%), Axa (+3,64%) et BNP Paribas (3,39%) occupent le trio de tête du CAC 40 en milieu de séance. Le marché profite également du discours de Donald Trump devant le Congrès américain, jugé plus modéré qu’attendu.
Les actifs sous gestion des fonds communs de placement dans le monde se sont accrus au mois de janvier de 901 milliards de dollars ou 2,4% pour s'établir à 38.000 milliards de dollars à la fin du mois, selon les dernières statistiques communiquées par Thomson Reuters Lipper. L’essentiel de cette progression est dû à un effet marché positif de 806 milliards de dollars alors que la collecte nette s’est élevée à 94,7 milliards de dollars. Sur un an, les encours progressent de 4.200 milliards de dollars, soit 12,5%, avec là aussi un effet marché très significatif d’un peu plus de 3.600 milliards de dollars et des entrées nettes de 583,5 milliards de dollars.L’examen par classe d’actifs montre que les fonds obligataires ont été les plus recherchés en janvier et affichent une collecte nette de 56,5 milliards de dollars, largement devant les fonds actions et les fonds diversifiés, qui ont attiré respectivement 31,1 milliards de dollars et 9,7 milliards de dollars. Les fonds de matières premières ont de leur côté terminé le mois sur des sorties nettes de 1,2 milliard de dollars.
La filiale de Citic Securities ferme sa recherche aux Etats-Unis. Elle pâtit de la baisse des dépenses des clients pour la recherche, en prévision de Mif 2.
Janvier 2017 a été un mois positif pour les fonds communs de placement à long terme selon les derniers chiffres publiés par Thomson Reuters Lipper. Les promoteurs européens de fonds obligataires ont ainsi enregistré 17,6 milliards d’euros de souscriptions nettes, suivis des fonds d’actions (+9,8 milliards d’euros), des fonds mixtes (+5,7 milliards d’euros) et des produits alternatifs (+4 milliards d’euros) ainsi que des fonds immobiliers (+ 1 milliard d’euros) et des fonds de matières premières (+100 millions d’euros). Les fonds « Autres » ont constitué le seul type d’actif dans le segment des OPC à long terme confronté à des sorties (-500 millions d’euros).Les flux nets totalisent 37,7 milliards d’euros pour les fonds de placement à long terme sur janvier. Les produits monétaires ont enregistré d’importantes souscriptions avec une collecte nette de 26,9 milliards d’euros. Dans un tel contexte, la France arrive première en termes de collecte, en raison de sa forte présence sur le monétaire. La collecte s’y est inscrite à +26,9 milliards d’euros. Suivent le Luxembourg (+18,8 milliards d’euros), l’Irlande (+10,5 milliards d’euros), le Royaume-Uni (+3 milliards d’euros) et la Suisse (+2,4 milliards d’euros). Par promoteur, c’est Amundi qui arrive en tête des ventes avec 12,2 milliards d’euros collectés, puis viennent BFT (+5,8 milliards d’euros) et BlackRock (+5,6 milliards d’euros).
Le total de bilan des fonds immobiliers atteint 95 milliards d’euros d’encours à fin 2016, contre 72 milliards d’euros à fin 2015, soit un bond en avant de 32% sur un an, selon des données publiées par la Banque de France portant sur le quatrième trimestre 2016. Cette forte croissance résulte principalement « de fortes souscriptions », note l’institution. Sur les 95 milliards d’euros d’encours, 49 milliards d’euros sont sous forme d’immeubles détenus directement. « Ces immeubles sont pour moitié des bureaux, précise la Banque de France Tous actifs confondus, Paris et l’Ile de France représentent près des deux-tiers (63%) des placements. A fin 2016, l’actif net des fonds immobiliers s’élève à 83 milliards d’euros dont 45 milliards d’euros pour les OPCI et 38 milliards pour les SCPI.En parallèle, la Banque de France indique les OPC monétaires ont enregistré une collecte nette de 25 milliards d’euros en 2016, contre 21 milliards d’euros en 2015. Cette collecte nette provient des sociétés financières et d’assurances françaises et étrangères, indique l’institution. Les OPC (organismes de placement collectifs) monétaires ont privilégié l’acquisition de titres de créance court terme (+32 milliards) au détriment des titres de créance de long terme (-7 milliards d’euros), « à l’inverse de ce qui a été constaté les deux années précédentes », selon la Banque de France. Les fonds monétaires sont investis à 59% hors de France. A fin décembre 2016, l’encours des OPC monétaires ressort à 309 milliards d’euros.Par ailleurs, les OPC non monétaires ont, pour leur part, subi une décollecte nette de 5 milliards d’euros en 2016, malgré des flux positifs de 3 milliards d’euros au troisième. De fait, « les non-résidents hors zone euro et les résidents se désengagent pour respectivement -7 milliards et -5 milliards alors que les non-résidents zone euro ont procédé à des souscriptions nettes pour 7 milliards », précise la Banque de France. Les placements des OPC s’orientent vers les titres court terme (+5 milliards) et les parts d’OPC (+8 milliards) alors que ceux en titres de créance à long terme ou sous forme d’actions sont en net repli, respectivement de -7 milliards et -4 milliards. Au 31 décembre 2016, l’encours des OPC non-monétaires s’établit à 1.099 milliards d’euros.
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont enregistré en janvier 2017 des souscriptions nettes de 5,7 milliards d’euros, selon les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Le mois précédent, la collecte s’était établie à 1,2 milliard d’euros.La collecte a été répartie sur l’ensemble des classes d’actifs. Ainsi, les fonds obligataires ont drainé 2 milliards d’euros, les fonds diversifiés 1,2 milliard d’euros, les fonds monétaires 1,1 milliard d’euros et les fonds actions 1 milliard d’euros.A fin janvier, les encours des fonds italiens étaient en hausse à 908 milliards d’euros, contre 901 milliards d’euros fin décembre. En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, les encours ressortent à 1.934 milliards d’euros.Gruppo Intesa Sanpaolo est le groupe qui a enregistré la plus forte collecte en janvier, avec 1,8 milliard d’euros, devant Generali, qui affiche 1,3 milliard d’euros de souscriptions nettes. Le troisième est Société Générale, qui draine 653,4 millions d’euros.Côté rachats, c’est Allianz qui s’illustre, avec une décollecte nette de 1,3 milliard d’euros. UBS Asset Management arrive ensuite avec une décollecte nette de 621,5 millions d’euros et Pensplan Invest avec -576 millions d’euros.
Le cours de l’action Euronext baisse de 2,78% à 39,74 euros en milieu de journée à la suite du probable échec du projet de rapprochement entre le London Stock Exchange (LSE) et Deutsche Börse. L’opérateur de la place londonienne a annoncé hier soir que l’opération ne devrait pas être approuvée par la Commission européenne. Le LSE ne souhaite pas céder sa participation de 60% dans sa plate-forme italienne sur les marchés de taux MTS comme le lui demandaient les autorités de la concurrence. Qualifiant cette exigence de «disproportionnée», l’opérateur britannique a indiqué qu’il aurait du mal à céder MTS et qu’une telle cession lui serait préjudiciable.
Les encours des hedge funds marchés émergents ont atteint un niveau record fin 2016 à 200,7 milliards de dollars, montre une étude de Hedge Fund Research. Il s’agit du deuxième record trimestriel consécutif. Sur l’ensemble de 2016, les encours des hedge funds marchés émergents ont augmenté de 9,3 milliards de dollars, malgré des rachats nets de 4,8 milliards de dollars. Les encours totaux des hedge funds dans le monde ont quant à eux progressé de 121,6 milliards de dollars en 2016, à 3.020 milliards de dollars. L’indice HFRI Emerging Markets (Total) a gagné 3,2 % en janvier 2017, après une hausse de 7 % en 2016. La performance a été dopée par les hedge funds investis en Russie et en Europe de l’Est, avec un gain de 26,8 % sur l’année. Les capitaux investis dans ces fonds ont augmenté de 2,5 milliards de dollars sur l’année dernière à 29,3 milliards de dollars gérés par 170 hedge funds.
Depuis des mois, les professionnels de l’épargne salariale font un constat commun : les Français sont laxistes dans la gestion de leur épargne salariale. Les rendements des fonds monétaires sont dans le rouge et pourtant, très peu d’épargnants ont arbitré en faveur d’autres placements. Devant un tel constat, Amundi utilise la manière forte. NewsManagers a ainsi révélé que près de 5 milliards d’euros de fonds monétaires gérés en épargne salariale seraient transférés de manière automatique et unilatérale dans des fonds de plus long terme. « Plutôt que d’inciter à un arbitrage, nous avons fait évoluer directement les fonds monétaires, solution plus simple et plus efficace dans l’intérêt des épargnants », explique Xavier Collot, directeur épargne salariale et retraite chez Amundi. Un transfert qui va concerner rien moins que 1 million de Français d’ici au 20 mars.En France toujours, l’assurance-vie est en fort repli en janvier. Mais bonne nouvelle pour le secteur, la modeste collecte nette de 400 millions d’euros est provenue en totalité des supports en unités de compte. Un des plus intéressé en la matière, Axa, a d’ailleurs publié des chiffres de souscriptions 2016 en hausse dans sa filiale Axa IM. A l’inverse, sa filiale américaine AllianceBernstein a fortement décollecté l’an dernier, mettant en suspens la voie du redressement. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a par ailleurs révélé que le nombre de sociétés de gestion s’était stabilisé en France. Si les créations entrepreneuriales sont toujours aussi dynamiques, il faut avouer que le contexte de marché et réglementaire pousse les différents acteurs à se rassembler pour survivre ou passer des effets de seuil. Le secteur dans son ensemble est plutôt optimiste quant à son avenir. A force de travailler les coûts, la rentabilité retrouve ses anciens taux de croissance. Mais encore faudra-t-il, pour le long terme, que les sociétés de gestion axent davantage leurs investissements dans l’innovation technologique.En attendant, le Luxembourg se positionne toujours comme la place financière incontournable de la gestion d’actifs après de nouveaux chiffres records d’encours en 2016. Le pays entend bien, lui aussi, profiter autant que possible des conséquences du Brexit pour se renforcer dans l’activité.Au Luxembourg toujours, UBS Asset Management a annoncé la vente de son activité d’administration de fonds, ainsi que celle dédiée à la Suisse, à l’américain Northern Trust. Ce dernier était sur tous les fronts cette semaine puisqu’il a aussi annoncé la création d’un partenariat avec IBM et Unigestion pour le lancement d’une technologie blockchain dans le private equity.Enfin, comment ne pas parler de l’énorme coup de massue reçu par HSBC dans sa banque privée ? Non seulement elle creuse ses pertes opérationnelles en Suisse, mais elle a en outre annoncé une décollecte de 17 milliards de dollars pour l’an dernier et des dépréciations massives sur une vieille acquisition, celle de Safra Republic Holdings, créée par Edmond Safra, une des personnalités au cœur des accusations du Swiss Leaks.
Le marché français de l’assurance-vie est en très petite forme. Au cours du mois de janvier 2017, le secteur a en effet enregistré une modeste collecte nette de 400 millions d’euros, « provenant totalement des supports en unités de compte », selon des estimations provisoires publiées par la Fédération Française de l’Assurance (FFA). Cette collecte nette est surtout en très net repli par rapport à janvier 2016 (3,1 milliards d’euros de flux nets entrants) et à janvier 2015 (2,6 milliards d’euros de souscriptions). Il faut même remonter à janvier 2012, mois marqué par une décollecte nette de 1,1 milliard d’euros, pour trouver trace d’un aussi mauvais début d’année pour le secteur !Dans le détail, au cours du mois écoulé, le montant des cotisations brutes collectées par les sociétés d’assurance s’élève à 11,4 milliards d’euros, contre 12,5 milliards d’euros en janvier 2016. Les versements sur les supports unités de compte (UC) représentent 2,8 milliards d’euros (contre 2,5 milliards d’euros en janvier 2016), soit 24% des cotisations totales. En parallèle, les prestations versées par les sociétés d’assurances s’élèvent à 11 milliards d’euros en janvier 2017 contre 9,4 milliards d’euros en janvier 2016.Au 31 janvier 2017, l’encours des contrats d’assurance-vie s’établit à 1.628 milliards d’euros, en progression de 3% sur un an.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a diffusé jeudi un ensemble de recommandations pour éviter la diffusion de fausses informations financières ou du moins limiter leurs conséquences sur le marché boursier à la suite des faux communiqués qui ont visé le groupe Vinci au mois de novembre. L’AMF suggère notamment aux sociétés cotées de communiquer autant que possible en dehors des périodes de cotation et de passer par un diffuseur professionnel pour leur communication financière. Il encourage par ailleurs les agences de presse à compléter leurs procédures opérationnelles pour vérifier les noms de domaine et la syntaxe de l’adresse des courriels et vérifier ces informations auprès des diffuseurs agréés par l’AMF.
L’AFG et l’AMF vont organiser la semaine de l'épargne salariale du 27 mars au 31 mars prochain. Cette version sera largement plus étoffée que les précédentes qui consistaient essentiellement à l'élaboration de guides et prospectus par l’AMF, avec l’organisation d'évènements et de conférences qui regrouperont de nombreux acteurs de la Place de Paris et diverses associations professionnelles. «Il y aura beaucoup d’efforts de pédagogie» souligne un des acteurs, alors que de nombreux Français sont encore investis dans des fonds monétaires qui affichent pour la plupart des rendements négatifs.
La Banque centrale européenne (BCE) se doit de rassurer les investisseurs en leur montrant qu’elle s’emploie à améliorer les conditions de fonctionnement d’un marché des prises en pension victime d’une flambée des cours obligataires, a indiqué hier à Reuters Godfried de Vidts, président de l’European Repo and Collateral Council de l’International Capital Market Association (ICMA). «Cela n’enlèvera pas les tensions mais au moins les marchés verraient qu’elle s’en préoccupe; il y a beaucoup d’incertitude et cela aurait un certain effet apaisant», a-t-il déclaré. Ces opérations sont une source de financement vitale pour les banques et les grandes entreprises mais leur coût a fortement augmenté. L’ICMA s’en était récemment inquiétée dans une étude.
La société suédoise d’investissement a annoncé hier la mise en vente d’au moins la moitié de sa participation de 13% dans le groupe allemand du commerce électronique Rocket Internet. Kinnevik prévoit de céder 10,9 millions d’actions via un placement et se réserve le droit d’augmenter ce volume. L’action Rocket Internet a clôturé en repli de 2,11%, avant cette annonce. Fondé par les frères Oliver, Alexander et Marc Samwer en 2007, Rocket a lancé des dizaines de start-up allant de la mode au commerce en ligne en passant par la livraison de repas. Cette expansion inquiète toutefois certains investisseurs, préoccupés par les lourdes pertes enregistrées par le groupe et les retards pris dans des émissions d’actions prévues. Kinnevik, deuxième actionnaire du groupe derrière les frères Samwer qui détiennent une participation de 37%, a également des actions dans certaines start-up lancées par Rocket.
La Banque centrale européenne (BCE) se doit de rassurer les investisseurs en leur montrant qu’elle s’emploie à améliorer les conditions de fonctionnement d’un marché des prises en pension victime d’une flambée des cours obligataires, a indiqué mercredi à Reuters un responsable de l’International Capital Market Association (ICMA). «Un bon signe serait d’entendre la BCE dire qu’elle nous a bien entendus et qu’elle s’en occupe», a déclaré Godfried de Vidts, président de l’European Repo and Collateral Council de l’ICMA. «Cela n’enlèvera pas les tensions mais au moins les marchés verraient qu’elle s’en préoccupe; il y a beaucoup d’incertitude et cela aurait un certain effet apaisant».