Depuis des mois, les professionnels de l’épargne salariale font un constat commun : les Français sont laxistes dans la gestion de leur épargne salariale. Les rendements des fonds monétaires sont dans le rouge et pourtant, très peu d’épargnants ont arbitré en faveur d’autres placements. Devant un tel constat, Amundi utilise la manière forte. NewsManagers a ainsi révélé que près de 5 milliards d’euros de fonds monétaires gérés en épargne salariale seraient transférés de manière automatique et unilatérale dans des fonds de plus long terme. « Plutôt que d’inciter à un arbitrage, nous avons fait évoluer directement les fonds monétaires, solution plus simple et plus efficace dans l’intérêt des épargnants », explique Xavier Collot, directeur épargne salariale et retraite chez Amundi. Un transfert qui va concerner rien moins que 1 million de Français d’ici au 20 mars.En France toujours, l’assurance-vie est en fort repli en janvier. Mais bonne nouvelle pour le secteur, la modeste collecte nette de 400 millions d’euros est provenue en totalité des supports en unités de compte. Un des plus intéressé en la matière, Axa, a d’ailleurs publié des chiffres de souscriptions 2016 en hausse dans sa filiale Axa IM. A l’inverse, sa filiale américaine AllianceBernstein a fortement décollecté l’an dernier, mettant en suspens la voie du redressement. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a par ailleurs révélé que le nombre de sociétés de gestion s’était stabilisé en France. Si les créations entrepreneuriales sont toujours aussi dynamiques, il faut avouer que le contexte de marché et réglementaire pousse les différents acteurs à se rassembler pour survivre ou passer des effets de seuil. Le secteur dans son ensemble est plutôt optimiste quant à son avenir. A force de travailler les coûts, la rentabilité retrouve ses anciens taux de croissance. Mais encore faudra-t-il, pour le long terme, que les sociétés de gestion axent davantage leurs investissements dans l’innovation technologique.En attendant, le Luxembourg se positionne toujours comme la place financière incontournable de la gestion d’actifs après de nouveaux chiffres records d’encours en 2016. Le pays entend bien, lui aussi, profiter autant que possible des conséquences du Brexit pour se renforcer dans l’activité.Au Luxembourg toujours, UBS Asset Management a annoncé la vente de son activité d’administration de fonds, ainsi que celle dédiée à la Suisse, à l’américain Northern Trust. Ce dernier était sur tous les fronts cette semaine puisqu’il a aussi annoncé la création d’un partenariat avec IBM et Unigestion pour le lancement d’une technologie blockchain dans le private equity.Enfin, comment ne pas parler de l’énorme coup de massue reçu par HSBC dans sa banque privée ? Non seulement elle creuse ses pertes opérationnelles en Suisse, mais elle a en outre annoncé une décollecte de 17 milliards de dollars pour l’an dernier et des dépréciations massives sur une vieille acquisition, celle de Safra Republic Holdings, créée par Edmond Safra, une des personnalités au cœur des accusations du Swiss Leaks.