L’industrie allemande de la gestion marque le pas. Au cours de l’exercice 2016, les fonds d’investissements allemands ont en effet réalisé une collecte nette de 102,8 milliards d’euros, selon des chiffres publiés ce 21 février par l’association allemande des gestionnaires d’actifs (BVI). Un résultat bien en-deçà des 192,6 milliards d’euros de souscriptions nettes enregistrés en 2015 ou des 123,4 milliards d’euros de collecte nette de l’exercice 2014. Au cours de l’année, les fonds réservés aux institutionnels (« Spezialfonds ») ont concentré l’essentiel de la collecte nette du secteur, avec 96,3 milliards d’euros de flux nets entrants. Il s’agit de la deuxième plus forte collecte annuelle pour ces véhicules d’investissement, après les 120,7 milliards d’euros engrangés en 2015, note la BVI.En parallèle, dans un contexte de fortes turbulences sur les marchés financiers liées aux surprises politiques aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, les fonds dédiés aux particuliers (« retail funds ») ont seulement collecté 6,5 milliards d’euros en net. On est bien loin des 72 milliards d’euros de souscriptions nettes enregistrées en 2015.Sur le terrain des fonds ouverts au public, les fonds diversifiés se sont taillés la part du lion avec 11,6 milliards d’euros de souscriptions nettes l’an dernier. Les fonds immobiliers ont également réussi à tirer leur épingle du jeu en captant 4,2 milliards d’euros de flux nets sur l’ensemble de l’année 2016. A l’inverse, toutes les autres catégories de fonds ont terminé l’exercice 2016 dans le rouge. Les fonds actions ont ainsi respectivement subi 1,8 milliard d’euros de décollecte nette, pénalisés par les 3 milliards d’euros de sorties nettes enregistrés sur le segment des ETF. Les fonds obligataires ne sont guère mieux lotis, avec 1,3 milliard d’euros de rachats nets en 2016. Enfin, les fonds monétaires ont accusé une décollecte nette de 1,2 milliard d’euros en 2016.Malgré ce ralentissement de la collecte nette, les actifs gérés dans les fonds allemands ont atteint, en 2016, le niveau record 2.801 milliards d’euros, contre 2.601 milliards d’euros à fin 2015. « Au cours des dix dernières années, les actifs sous gestion ont augmenté de 84% », soulignent ainsi l’association professionnelle dans un communiqué. Les encours des « Spezialfonds » s’établissent à 1.482 milliards d’euros à fin 2016 contre 1.339 milliards d’euros à fin 2015. Pour leur part, les encours gérés pour le compte des fonds « retail » ressortent à 915 milliards d’euros à fin 2016, contre 883 milliards d’euros à fin 2015. Enfin, les actifs gérés pour le compte de mandats discrétionnaires atteignent 403 milliards d’euros en 2016 contre 378 milliards d’euros en 2015.
Les actifs investis dans les ETF et les ETP cotés en Europe ont atteint le niveau record de 599 milliards de dollars à la fin du mois de janvier 2017, dépassant ainsi le précédent record de 573 milliards de dollars établi à fin décembre 2016, selon des données publiées par le cabinet ETFGI. Au cours du mois écoulé, les ETF et ETP cotés en Europe ont enregistré 11,03 milliards de dollars de souscriptions nettes, signant ainsi un 29ème mois consécutif de collecte nette. L’an dernier, à la même époque, la collecte nette s’était établie à 3,02 milliards de dollars.Au cours du mois de janvier, les ETF et ETP actions ont attiré 7,47 milliards de dollars de flux nets entrants, devançant les fonds obligataires qui totalisent 2,28 milliards de dollars de collecte nette. Les ETF et ETP dédiés aux matières premières ont capté 846 millions de dollars de souscriptions nettes.En janvier, iShares a enregistré la plus forte collecte nette du secteur avec 3,3 milliards de dollars de flux nets entrants, devant SPDR ETF (1,31 milliard de dollars) et UBS ETF (1,19 milliard de dollars).
L’Association italienne de la banque privée (associazione italiana private banking ou AIPB) vient de nommer Maria Antonella Massari en tant que secrétaire général. L’intéressée est membre du conseil d’administration de Vittoria Assicurazioni et du comité des nominations et rémunérations. Entre juillet 2015 et mars 2016, elle a été administratrice indépendante d’Amber Capital. Elle a travaillé 28 ans au sein d’UniCredit. Maria Antonella Massari prendra ses fonctions à l’AIPB le 1er mars 2017, et succédera à Bruno Zanaboni. L’association, présidée par Fabio Innocenzi, représente 116 membres.
Début d’année sur les chapeaux de roue pour le Livret A. Au cours du mois de janvier 2017, le livret d’épargne réglementé a en effet enregistré une collecte nette de 2,89 milliards d’euros contre une décollecte nette de 810 millions d’euros en janvier 2016 selon des chiffres publiés par la Caisse des Dépôts. En parallèle, le Livret de Développement Durable et Solidaire (anciennement Livret de Développement Durable) a réalisé une collecte nette de 380 millions d’euros contre une décollecte nette de 320 millions d’euros un an plus tôt.Au total, ces deux livrets ont totalisé une collecte nette de 3,27 milliards d’euros pour l’ensemble des réseaux. Ainsi, l’encours total sur les deux produits atteint 364,2 milliards d’euros à fin janvier 2017.
Euronext a annoncé hier le lancement d’«Euronext Family Business», premier indice européen dédié aux sociétés familiales, destiné à mettre en valeur les performances de 90 entreprises de ce type cotées sur les marchés des quatre pays couverts par l’opérateur boursier. Un tiers des entreprises composant cet indice sont cotées sur le compartiment A, un tiers sur le compartiment B et le dernier tiers sur le compartiment C ou sur Alternext. Les critères de sélection reposent sur la liquidité (80 % des valeurs les plus liquides dans chaque catégorie) et la capitalisation boursière.
Le secteur de la gestion d’actifs n’a jamais été aussi optimiste quant à son avenir. Tel est le principal enseignement de l’enquête annuelle du cabinet PwC réalisée auprès de 185 directeurs généraux de sociétés de gestion d’actifs et de fortune répartis dans 45 pays à travers le monde. De fait, 92% des sondés se disent confiants ou très confiants quant aux perspectives de croissance du secteur au cours des 12 prochains mois, un résultat bien plus élevé que la moyenne de l’ensemble du secteur des services financiers (86%). Preuve que la confiance des dirigeants est au beau fixe, les deux tiers des dirigeants interrogés (64%) envisage de procéder à des recrutements et de renforcer leurs effectifs.Pas question pour autant de tomber dans l’euphorie. « La confiance est élevée mais le secteur montre des signes d’une certaine lenteur à innover et à s’adapter, en particulier sur le terrain des technologies », souligne Barry Benjamin, « Global Asset and Wealth Management Leader » chez PwC. 65% des dirigeants interrogés estiment ainsi que la technologie va impacter or réorganiser la concurrence dans leur marché au cours des cinq prochaines années, montre l’étude de PwC. Un essor de la technologie qui est même considéré comme une menace pour la croissance de leurs activités. Pourtant, 10% seulement des dirigeants de sociétés de gestion envisagent de renforcer leurs capacités numériques, contre 23% pour l’ensemble du secteur des services financiers. De la même manière, seuls 27% des personnes interrogées envisagent de collaborer avec des start-up, preuve d’une vraie réticence du secteur à innover, selon PwC. A titre de comparaison, 31% des dirigeants du secteur bancaire et 37% des dirigeants du secteur de l’assurance envisagent de travailler avec des start-up, notamment avec des Fintech afin de développer de nouveaux produits et de nouveaux modèles économiques susceptibles de transformer leurs secteurs.Concernant les technologies, 71% des dirigeants des sociétés de gestion avancent que la disponibilité des compétences clés constitue leur principale préoccupation. Suivent la rapidité des changements technologiques (66%), le changement de comportements des clients (64%), le manque de confiance (61%) et, enfin, les cyber-menaces (59%).
Les fonds européens de dette privée ont levé 24 milliards de dollars en 2016, contre 33 milliards de dollars en 2015, soit une baisse de 27% sur un an, rapport le quotidien économique Les Echos qui reprend des chiffres du cabinet Preqin. Dans le détail, plus de la moitié de ces capitaux se sont dirigés vers des fonds de « direct lending » (prêts directs), le solde se répartissant entre les fonds de dette « distressed » (décotée), les fonds de « venture debt » (opérations de capital-risque), les fonds de situations spéciales, les fonds de mezzanine et les fonds de fonds. Malgré le repli des levées de fonds, l’appétit des investisseurs pour la dette privée reste inchangé d’après Preqin : en ce début d’année, ils seraient ainsi 57% à envisager d’augmenter les montants alloués à la dette privée. Par ailleurs, en octobre dernier, le montant des capitaux non déployés (ou « dry powder » en anglais) atteignait 54 milliards de dollars sur le marché européen.
Ils font beaucoup parler d’eux, malgré une présence encore extrêmement modeste sur le marché de la gestion de fortune. Les robo-advisors font l’objet de l’attention grandissante de la part des médias et des professionnels de la gestion de fortune. Si l’on s’en tient aux robo-advisors dans leur acception limitée de gestionnaire automatique, on constate leur forte croissance, mais pour une part encore infinitésimale de l’ensemble du marché, souligne Le Temps. Ainsi, selon la société Chappuis Halder, fin 2015 ces algorithmes géraient à peine une vingtaine de milliards de dollars, pour l’essentiel auprès des leaders américain comme Betterment ou Wealthfront, suivi de très loin par d’autres acteurs à l’étranger, contre 74.000 milliards pour l’ensemble des fonds sous gestion. Les très faibles volumes sous gestion impliquent ainsi une grande difficulté à dépasser le seuil de rentabilité.Cela dit et malgré les imperfections des modèles utilisés, Akimou Ossé, analyste quantitatif et associé gérant de la société QuantPlus, estime qu’il faut aussi prendre en compte les frais de gestion, «qui sont nettement moins élevés chez les prestataires les plus agressifs et qui peuvent donc avoir un impact significatif sur le résultat final». Par exemple, si l’on prend une estimation très conservatrice des frais prélevés dans la gestion privée en Suisse ou à Genève, qui s’échelonne entre 1 et 2% par an de la masse sous gestion, ils sont à comparer au 0,35-0,5% demandé par Betterment, au 0,25% de Wealthfront, au 0,36%-0,57% de Schwab ou encore Vanguard, avec 0,4%. «Si l’on sait que la plupart de ces systèmes utilisent des ETF, au faible coût de gestion, l’investisseur peut épargner de 2 à 4% de frais par an, conclut Akimou Ossé. Ce facteur est d’autant plus important si l’on tient compte du fait que la plupart des gérants actifs peinent à battre le marché de façon consistante. Toutefois, conclut l’analyste, cette nouvelle industrie est encore trop jeune pour savoir sur quoi elle débouchera, et qui tirera son épingle du jeu.»
Alors que les principaux indices sur les actions américaines ont encore battu de nouveaux records, les investisseurs, préoccupés par les échéances politiques en Europe, ont donné la priorité aux actions mais plutôt hors zone euro. Les fonds actions ont ainsi attiré 17,7 milliards de dollars durant la semaine au 15 février, le montant le plus élevé des neuf dernières semaines, selon l'étude hebdomadaire Bank of America Merrill Lynch, qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde, EPFR Global. La grande rotation n’est peut-être pas encore au rendez-vous mais, depuis le début de l’année, les fonds actions affichent des entrées nettes cumulées de plus de 40 milliards de dollars. Un an plus tôt à la même date, ces mêmes fonds affichaient des rachats net de près de 30 milliards de dollars. Les seuls fonds dédiés aux actions américaines ont enregistré une collecte nette de 8,6 milliards de dollars, la plus importante depuis le début de l’année. Les fonds spécialisés sur les actions émergentes affichent leur meilleur résultat des six derniers mois, avec une collecte nette de 2,7 milliards de dollars. Du côté des actions européennes en revanche, les flux ont été positifs mais modestes. Cela dit, les gestionnaires de fonds d’actions internationales, qui ont collecte plus de 22 milliards de dollars depuis le début de l’année, allouent encore en moyenne de plus de 17% de leurs engagements à la zone euro. Depuis le début de l’année, les fonds actions internationaux sont ainsi acheteurs nets d’actions allemandes, espagnoles, françaises, néerlandaises et grecques.Toutes catégories confondues, les fonds obligataires ont enregistré une huitième semaine de flux nets positifs, cette fois pour un montant de 6,7 milliards de dollars. Les fonds d’obligations à haut rendement ont continué d’attirer les investisseurs, de même que les fonds de dette émergente et les fonds d’obligations américaines malgré la perspective d’un nouveau relèvement des taux à la mi-mars. En Europe, les sorties nettes des fonds obligataires se sont accélérées, avec une très large contribution des investisseurs institutionnels . Les fonds d’obligations italiennes ont été les plus durement touchés avec plus de 160 millions de dollars de sorties nettes en raison des incertitudes politiques.
Le marché suisse des fonds a enregistré en janvier une hausse de 0,3% sur un mois à 914,7 milliards de francs, retrouvant ainsi «le pic historique» d’août 2016, a annoncé le 17 février la Swiss Funds & Asset Management Association (Sfama). Les entrées nettes se sont élevées à 5,8 milliards de francs pendant le mois sous revue, après une décollecte de 3,3 milliards de francs en décembre."La majorité des principales places boursières ont affiché une légère tendance haussière durant le mois sous revue. L’encours des fonds a progressé en conséquence, égalant le pic historique d’août 2016", a indiqué le directeur de la Sfama, Markus Fuchs. Les fonds obligataires ont enregistré les entrées nettes les plus importantes, avec 3,3 milliards de francs, devant les fonds actions (1,5 milliard de francs).
Le Luxembourg confirme sa position de place forte de la gestion d’actifs européenne. Au 31 décembre 2016, les actifs sous gestion de fonds communs de placement et autres fonds d’investissements domiciliés dans le Grand-Duché ont en effet atteint le niveau record de 3.741 milliards d’euros, soit une croissance de 6,7% (ou 235 milliards d’euros) par rapport à 2015, selon des données publiées par l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (ALFI). Cette progression provient à 42% par des flux nets dans les fonds d’investissement et à 58% par l’effet des marchés financiers. « 2016 a été une année difficile et une année de défis », a commenté Denise Voss, présidente de l’ALFI, citée dans un communiqué, en référence au référendum britannique sur la sortie de l’Union européenne et à l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. « Ces défis peuvent cependant constituer des opportunités, poursuit Denis Voss. Les gérants d’actifs britanniques et les gérants d’autres pays extérieurs à l’Union européenne, qui utilisent actuellement le Royaume-Uni pour avoir accès aux investisseurs en Europe, vont devoir domicilier leurs fonds dans un pays membre de l’Union européenne. Le Luxembourg continue d’être un des pays les plus recherchés pour établir des fonds d’investissements et des sociétés de gestion. »
La société de gestion OFI Asset Management (OFI AM) a annoncé, jeudi 16 février, avoir rejoint LaBChain, un consortium européen banque-finance-assurance dédié à la technologie Blockchain sous l’égide de la Caisse des Dépôts. Outre OFI AM, cette initiative consortium a également accueilli Allianz, Groupama, RCI Bank and Services et les start-ups Belem, Scorechain, Stratumn et Utocat. Ce consortium rassemble désormais, autour de la Caisse des Dépôts, 26 partenaires banquiers, asset managers, assureurs, mutualistes, start-ups, entreprises industrielles et associations.Lancée en décembre 2015 par la Caisse des Dépôts, LaBChain se veut « un laboratoire d’innovation dédié aux technologies de registres distribués afin de mutualiser les démarches d’exploration et d’anticiper collectivement les opportunités et impacts de cette rupture technologique, en priorité dans les métiers banque-finance-assurance », selon un communiqué. Cette initiative a également vocation à soutenir « le développement de l’écosystème français Blockchain en organisant ses travaux autour de partenariats entre grands groupes et start-ups ».
La semaine écoulée a confirmé la renaissance d’un géant. Après plusieurs trimestres de décollecte massive, Pimco, la société de gestion américaine du groupe Allianz, a en effet enregistré une collecte nette de 5,9 milliards d’euros au quatrième trimestre, soit un deuxième trimestre consécutif de flux nets positifs. Le gestionnaire d’actifs américain affiche désormais 1.036 milliards d’euros d’actifs sous gestion, en progression de 5% sur un an. De quoi satisfaire pleinement la direction de l’assureur allemand qui estime que « le redressement de Pimco est en bonne voie ».Si Pimco sourit, Credit Suisse, en revanche, fait grise mine. Au cours du quatrième trimestre 2016, le groupe helvétique a en effet subi une décollecte de 6,7 milliards de francs suisses, bien loin donc des 12 milliards de francs de souscriptions nettes engrangées au trimestre précédent. Résultat : la collecte annuelle s’établit à 27,8 milliards de francs suisses, en chute de plus de 40 % d’une année sur l’autre. Le hedge fund américain Och-Ziff n’est guère mieux loti. Sur l’ensemble de l’année 2016, la société de gestion new-yorkaise a accusé 8 milliards de dollars de rachats nets auxquels on peut ajouter 4,8 milliards de dollars de sorties en janvier. Soit près de 13 milliards de dollars partis en fumée en l’espace de 13 mois !Toujours loin de l’Hexagone, la semaine aura également été marquée par une acquisition de taille dans le marché de la gestion d’actifs. Le groupe japonais SoftBank s’est emparé de la société de gestion d’actifs américaine Fortress Investment pour la modique somme de 3,3 milliards de dollars en numéraire. SoftBank fait ainsi main basse sur une société qui pèse 70,1 milliards de dollars d’encours. Et SoftBank devrait encore faire parler lui dans les prochaines semaines ou les prochains mois, le groupe souhaitant lever un total de 100 milliards de dollars pour le SoftBank Vision Fund, un véhicule dédié aux technologies.Enfin, NN Investment Partners (NN IP), la société de gestion du groupe néerlandais NN, vient de tourner une page de son histoire en nommant Satish Bapat au poste de directeur général en lieu et place de Stan Beckers. Après 38 ans de carrière dans l’industrie dont 4 années à la tête de NN IP, ce dernier a en effet décidé de prendre une retraite bien méritée. Stan Beckers, qui siégeait également au conseil d’administration de NN, avait largement contribué à l’introduction en Bourse du groupe en 2014.Le marché français de la gestion n’est pas resté totalement inactif en cette période de vacances scolaires. AG2R La Mondiale, via sa filiale de gestion Agicam, s’est ainsi illustrée en obtenant le label ISR du Ministère des Finances pour trois de ses fonds. Dans un tout autre registre, bien moins réjouissant, Neuflize OBC s’impose un régime drastique. La banque française de gestion collective et privée du groupe néerlandais ABN Amro prépare en effet un plan de sauvegarde de l’emploi qui pourrait se solder par environ 150 suppressions de postes, soit 15 % de l’effectif, voire toucher jusqu'à 300 personnes, soit 30 % des équipes, selon plusieurs sources proches du dossier citées par nos confrères de L’Agefi.Sur le plan réglementaire, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a dévoilé une vaste étude sur le marché français des ETF, se montrant plutôt rassurante sur l’impact de ces produits sur les marchés financiers. Si le régulateur juge limité le risque de liquidité des ETF en France, il entend toutefois rester vigilant à l’égard d’un secteur en plein essor qui a atteint 2.800 milliards d’euros d’encours, soit 7 % des encours de la gestion collective mondiale.Enfin, difficile de clore cette semaine sans évoquer les conclusions de l’enquête de Better Finance qui a passé au crible plus d’un millier de fonds actions. D’après l’association de défense des épargnants et des investisseurs, quelque 80 sociétés de gestion ont ainsi potentiellement vendu des fonds répliquant des indices tout en facturant des frais identiques à ceux de la gestion active. Au total, 165 fonds entrent dans cette catégorie dite « closet indexers ». Parmi les promoteurs de ces fonds soupçonnés d’être faussement actifs, on retrouve de grands noms de la gestion d’actifs mondiale comme Schroders, Fidelity, JPMorgan, Legg Mason, Pictet ou encore Amundi et Natixis !
Deutsche Börse a fait état hier d’une hausse, légèrement plus marquée que prévu, de 18% de son résultat opérationnel 2016, ses activités de compensation à l’international et dans les matières premières ayant compensé un environnement de marché peu porteur. L’opérateur boursier allemand a ainsi dégagé l’an dernier un bénéfice d’exploitation de 1,1 milliard d’euros, contre un consensus Reuters de 1,08 milliard. Le bénéfice net ajusté a augmenté de 14% à 810,8 millions d’euros et, pour cette année, Deutsche Börse anticipe une hausse comprise entre 10% et 15%.
Solactive AG, Lyxor Asset Management UK et la Climate Bonds Initiative (CBI) viennent de lancer l’indice Solactive Green Bond EUR USD IG, qui permet aux investisseurs de capturer la performance des obligations vertes « investment grade » libellées en euros et en dollars. Selon un communiqué, il s’agit du premier indice de ce genre. L’indice, associe les données du Climate Bonds et le savoir-faire de Solactive. Un contrat de licence a été accordé à Lyxor International Asset Management. L’univers de l’indice inclut toutes les obligations vertes investment grade libellées en euros et en dollars qui ont été définies comme « green bonds » par la Climate Bond Initiatve. Pour faire partie de l’indice, le montant de la dette en circulation doit être d’au moins 300 millions d’euros ou 300 millions de dollars en fonction de la devise de référence, avec une maturité d’au moins 12 mois.
C’est un triste jour de Saint-Valentin pour la France. « No love for France » est en effet un des résultats du dernier sondage paru ce 14 février de BofA Merrill Lynch à l’occasion du «Fund Manager Survey», qui montre que la confiance des investisseurs envers les actions françaises a chuté à son plus bas niveau depuis près de deux ans et que la France est le marché actions le moins apprécié en Europe. La défiance envers l’Hexagone ne concerne donc plus seulement le marché de la la dette. Le marché actions français est sous-pondéré en net à 24% contre une position neutre le mois dernier. Une situation liée au risque politique alors que se profilent les élections présidentielles en France. Pour BofAML, elle contraste toutefois avec son modèle d’analyse de cycle (« style cycle ») qui suggère que les actions françaises devraient enregistrer les meilleures performances boursières au regard des conditions économiques actuelles.La période de sondage s’est déroulée du 3 au 9 février 2017. Au total, 210 experts ont participé, représentant des actifs sous gestion de 632 milliards de dollars. 38 participants gérant 83 milliards de dollars ont répondu aux questions européennes du sondage.Autre constat du sondage : la part des allocataires d’actifs surpondérant les actions européennes est en hausse à 23% en net, contre 17% en net le mois dernier, soit légèrement au-dessus de la moyenne de long terme et au plus haut depuis huit mois. Du point de vue des valorisations, les actions européennes sont considérées comme les deuxièmes moins chers de toutes les régions du monde, avec 24% des allocataires considérant qu’elles sont même sous-évaluées. En revanche, 78% croient que les actions américaines sont surévaluées.Se plaçant sur le plan plus macroéconomique, le sondage montre que les investisseurs s’attendant à un « boom » économique au niveau mondial, c’est-à-dire à une croissance et une inflation plus importante que prévu, est en forte progression à 23% contre 1% un an auparavant. Les investisseurs qui prévoient plutôt une stagnation séculaire ont chuté à 43% contre 88% un an avant. Enfin, en termes d’allocation globales, les investisseurs surpondèrent les actions à 39% en net, soit un niveau inchangé par rapport à janvier. L’allocation aux marchés obligataires augmente avec une sous-pondération à 59% net contre 63% le mois précédent. Sur les autres zones, les allocations aux actions émergentes sont surpondérées à 5% en net contre 6% net de sous pondération le mois dernier. L’allocation aux matières premières s’améliore avec 3% en net de surpondération contre 3% en net de sous-pondération le mois précédent.
Steven Maijoor, le président de l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma), vient d’alerter Olivier Guersent, le patron de la direction des services financiers à la Commission européenne, sur des risques de détournement des règles MIF2. «Plusieurs participants du marché ont fait observer à l’Esma que certaines sociétés d’investissement, qui opèrent aujourd’hui des crossing networks (systèmes d’appariement internes, ndlr), pourraient chercher à contourner les exigences de la directive MIF 2 en mettant sur pied des réseaux interconnectés d’internalisateurs systématiques et d’autres fournisseurs de liquidités», souligne Steven Maijoor dans ce courrier daté du 1er février et que vient de publier l’autorité. Cela permettrait à ces groupes de recréer un système complet de trading entre tiers sans avoir à obtenir le feu vert des autorités de marchés. «Nous sommes très inquiets de ce trou potentiel» dans la régulation, poursuit le dirigeant, qui encourage la Commission à faire usage si besoin de ses pouvoirs, par exemple en adoptant un acte délégué.
Le gendarme boursier a réalisé une étude centrée sur le marché français qui pointe aussi les bénéfices du coupe-circuit mis en place sur Euronext Paris.