Les investisseurs ont fait peu de cas des prévisions économiques pessimistes des opposants au Brexit et ont amené le FTSE à un gain annuel de 14% sur 2016, soit la meilleure performance des indices boursiers en Europe. Il a été essentiellement porté par ses valeurs minières et internationales, qui ont bénéficié du rebond des prix des matières premières et surtout de la dépréciation de la livre.Dans le reste de l’Europe, l’indice CAC 40 a gagné 4,86% en 2016 et le Dax allemand a pris 6,9%. A l’inverse le FTMib de Milan a chuté de 10,2% sur l’année, plombé par son secteur bancaire dont l’indice a cédé 38%. L’indice suisse SMI a perdu 6,8% et l’Ibex madrilène a reculé de 1,6%. Aux Etats-Unis, le résultat des élections présidentielles du 8 novembre a permis aux actions américaines d’atteindre de nouveaux sommets sur les dernières semaines de 2016. L’indice Standard & Poor’s 500 a gagné 9,54% sur l’année, et même près de 12% dividendes réinvestis. Plus de la moitié de cette performance a été réalisée en moins de deux mois après l'élection de Donald Trump. Le Dow Jones a gagné 13,42% sur l’année, et plus de 16% en incluant les dividendes réinvestis. Le Nasdaq a lui, enregistré un gain annuel de 7,5%.
Les actifs gérés dans les fonds communs de placement chiliens se sont accrus de 7,6% sur les onze premiers mois de l’année pour s'établir à 2,96 milliards de dollars à fin novembre, selon les dernières statistiques communiquées par l’association des gestionnaires de fonds du Chili (AAFM). Le nombre de fonds disponibles à la vente se maintient autour de 600.
De nombreux événements auraient pu faire tanguer les places financières mondiales. Mais elles ont dans l'ensemble tiré profit des différentes épreuves traversées en 2016.
S’exprimant à la conférence Sohn qui se tenait à Londres en décembre, 14 gérants venus des Etats-Unis et de l’Europe ont chacun dévoilé le top de leurs investissements préférés à un parterre de 450 investisseurs. MarketWatch fournit une liste des 5 recommandations qu’il juge les plus intéressantes:- Ryanair : «Pour le dire simplement, nous pensons que son résultat net pourrait doubler d’ici deux ans et que son titre devrait bondir», a expliqué Adrian Croxson, partner chez Och-Ziff Capital Management, cité par MarketWatch- Charter Communications (câbles TV): «Charter n’a pas atteint son potentiel», a déclaré Chris Hohn, fondateur du hedge fun TCI Fund Management alors même que l’action a gagné 46% en 2016.- Rio Tinto (exploitant minier) : «Malgré une hausse de 59% du titre depuis le début de l’année, l’action a encore du potentiel de hausse, estime Robert Bishop, fondateur de Impala Asset Management. (...) Nous venons de traverser cinq années de baisse des prix dans le secteur des métaux, cycle le plus long depuis 35 ans ... Il y a une nouvelle capacité minimale qui entrera en production au cours de la période 2017-2019, donc je crois vraiment que nous sommes dans les premiers jours d’un cycle (de hausse) sur les matières premières». - Autoliv (fabricant américano-suédois de pièces auto) : «Nous voyons un potentiel de 100% de hausse d’un investissement dans Autoliv sur les deux prochaines années», a assuré Erik Karlsson, partenaire fondateur de Bodenholm Capital qui estime que l’entreprise devrait largement profiter des problèmes de Takata Corp, son principal concurrent, qui a dû rappeler des millions d’air-bags après que des dysfonctionnements aient eu lieu lors d’accidents. - Leonardo-Finmeccanica (société italienne de défense et aérospatiale) : «Si vous recherchez une valeur cyclique, qui a été pénalisée parce qu’elle est italienne - alors que seulement 15% de ses revenus proviennent d’Italie -, qui bénéficie de la tendance séculière à l’augmentation des dépenses en matière de défense, qui bénéficie également d’une reprise cyclique du marché des hélicoptères, d’une équipe de direction fantastique et d’un énorme upside, je vous suggère de jeter un œil sur Leonardo», a commenté Elif Aktug, gérante chez Pictet Asset Management.
L’année 2016 pourrait se solder par des sorties nettes dans le secteur des hedge funds pour la première fois depuis 2009, selon le site spécialisé ValueWalk. Les encours se maintiennent au-dessus de la barre des 3.000 milliards de dollars mais novembre a été le troisième mois consécutif de décollecte pour les hedge funds, pour un montant de 2,24 milliards de dollars, ce qui porte les sorties nettes des trois derniers mois à 33,44 milliards de dollars. Depuis le début de l’année, les sorties nettes s'élèvent à un peu plus de 83 milliards de dollars alors que le secteur affichait une collecte nette de 44,09 milliards de dollars sur les onze premiers mois de 2015.Au cours du mois de novembre, les stratégies les moins performantes ont été les Managed Futures qui terminent le mois sur une décollecte nette d’un peu plus de 4 milliards de dollars, devant les stratégies Long/Short Equity (-1,43 milliard de dollars) et Macro (-1,20 milliard de dollars). En revanche, les fonds Multi-Strategy ont attiré 2,28 milliards de dollars et les stratégies Event Driven 1,06 milliard de dollars.
Après une hausse de 9,5% en octobre, les encours des dépôts à vue en France, qui ne sont pas rémunérés, ont enregistré une nouvelle poussée avec une croissance annuelle de 10,1 % en novembre à 824 milliards d’euros, selon les derniers chiffres de la Banque de France sur les évolutions monétaires. Les encours des comptes sur livret (livrets A, livrets de développement durable, comptes épargne logement, livrets d'épargne populaire, livrets jeunes et livrets ordinaires), qui sont rémunérés, ont, eux, à peine progressé avec une croissance de 0,7% en novembre à 613 milliards d’euros. Les dépôts à terme d’une durée inférieure à deux ans ont par contre reculé de 8,5% à 130 milliards d’euros.
Dans sa note mensuelle, Syz AM relève qu’après l’élection imprévue de Donald Trump à la Maison-Blanche, les marchés actions ont souffert d’une violente rotation sectorielle. «Le nouveau président a promis d’importants investissements dans les infrastructures et mesures de relance budgétaire, ainsi qu’une abrogation potentielle de la réglementation Dodd-Frank. Bien que la mise en œuvre complète de ces projets soit difficile à garantir à ce stade, le marché a manifesté sa satisfaction avec un rebond sectoriel». Ainsi les banques ont affiché une progression, les mesures procycliques et axées sur la relance ayant eu pour effet de faire monter les taux d’intérêt et de relâcher la pression sur les marges du secteur bancaire. Les assurances ont également connu un rebond en vue d’une reprise des revenus de réinvestissement portée par la hausse des taux. Enfin, les secteurs des télécommunications et des services aux collectivités comptent parmi les principaux perdants du pari sur Trump et la reprise, les investisseurs ayant favorisé les valeurs procycliques».Le graphique publié par Syz AM :
La Bourse de New York perd du terrain dans le secteur en pleine croissance des ETF. Pour la première fois depuis au moins cinq ans, le nombre de cotations d’ETF sur la plateforme électronique NYSE Arca s’inscrit en baisse par rapport à l’année précédente, plus d’une trentaine d’ETF ayant délaissé NYSE Arca pour rejoindre le Nasdaq ou encore Bats Global Markets (Newsmanagers du 27 décembre), rapporte le Wall Street Journal. NYSE Arca reste, il est vrai, le numéro un dans le secteur des ETF, avec 1.543 cotations et 2.300 milliards de dollars d’actifs, mais la concurrence s’intensifie alors que la Bourse de New York a encore connu quelques problèmes de fonctionnement récemment et que la plateforme IEX Group envisage de rejoindre, courant 2017, Nasdaq et Bats au nombre de ses nouveaux rivaux.
Le London Stock Exchange (LSE) pourrait annoncer dans les prochains jours l’achat par Euronext de LCH.Clearnet SA, la branche française de sa chambre de compensation londonienne, pour 510 millions d’euros en numéraire, indiquait hier le Financial Times. Les deux Bourses n’ont pas souhaité faire de commentaires. La presse anglo-saxonne évoquait la semaine dernière un montant de 400 à 600 millions d’euros, lors de l’entrée en négociations exclusives des deux groupes, mais «une fourchette de 300 à 400 millions d’euros serait plus juste», avait confié un analyste à L’Agefi. La Bourse de Londres a mis en vente fin septembre LCH.Clearnet SA pour amadouer la Commission européenne, qui doit rendre d’ici mars 2017 son verdict sur son projet de mariage avec Deutsche Börse.
Depuis le début de l’année, les créations de mutual funds ont été très rares. Selon Russel Kinnel, director of manager research chez Morningstar, «nous observons cette année que les créations nettes sont proches de zéro», surtout parce que très peu de nouveaux mutual funds ont été proposés aux investisseurs. Russel Kinnel ne donne pas de chiffres mais ajoute qu’en incluant les ETF dans le nombre de créations nettes, «l’année écoulée ressemblerait beaucoup plus à une année normale en raison de la poursuite de la création d’un grand nombre d’ETF». Une évolution bien entendu liée à l’engouement croissant pour la gestion passive et les ETF au détriment des outils de placement classiques comme les mutual funds.
Solactive lance l’indice Solactive Power Factor High Dividend, qui sera utilisé comme base pour un fonds de WBI Investments. L’indice suit la performance de 50 sociétés cotées aux Etats-Unis, de petite, moyenne et grande tailles, qui affichent un rendement du dividende élevé et de solides fondamentaux.
Les fonds de pension individuels espagnols ont enregistré une collecte nette de 282,38 millions d’euros en novembre, selon des données compilées par le cabinet d’études VDOS. Malgré cette solide performance, leurs encours ont reculé de 0,12% ou 82 millions d’euros d’un mois sur l’autre pour s’établir à 67,3 milliards d’euros. De fait, les portefeuilles ont dégagé des rendements négatifs de l’ordre de 364 millions d’euros au cours du mois sous revue.En novembre, BBVA a réalisé la plus importante collecte nette du secteur, avec 136,7 millions d’euros de flux nets entrants. Suivent Bankia (34,5 millions d’euros de collecte nette), CaixaBank (33,5 millions d’euros), Santander (32,3 millions d’euros) et, enfin, Bankinter (19,5 millions d’euros).A l’inverse, Allianz a subi la plus forte décollecte mensuelle, avec 34,1 millions d’euros de sorties nettes. L’assureur allemand devance Banco Sabadell (21,4 millions d’euros de décollecte nette), Novo Banco (4,7 millions d’euros), Telefonica (2 millions d’euros) et Caser (2 millions d’euros).A l’issue du mois de novembre, CaixaBank demeure le numéro un du marché espagnol des fonds de pension avec 14,47 milliards d’euros d’encours et 21,5 % de parts de marché. Le groupe bancaire devance BBVA (12,24 milliards d’euros d’encours) et Santander (7,89 milliards d’euros).
Les ETF et ETP cotés en Europe ont enregistré en novembre des souscriptions nettes de 3,59 milliards de dollars, ce qui constitue le 27ème mois consécutif de collecte nette, selon les chiffres d’ETFGI. Toutefois, la collecte depuis le début de l’année - de 50,51 milliards de dollars - est inférieure aux 72,64 milliards de dollars enregistrés sur la période correspondante de l’année dernière.Les ETF/ETP actions ont affiché en novembre des entrées nettes de 7,81 milliards de dollars, tandis que les ETF/ETP obligataires et matières premières voyaient sortir respectivement 3,82 milliards de dollars et 398 millions de dollars.BNP Paribas Easy est la société d’ETF qui a enregistré la plus forte collecte en novembre, avec 1,54 milliard de dollars, suivie par Vanguard (883 millions de dollars) et Source (718 millions de dollars). Mais depuis le début de l’année, c’est iShares qui affiche les plus fortes souscriptions (28,53 milliards de dollars), devant ETF Securities (5,22 milliards de dollars) et SPDR (4,61 milliards de dollars). A fin novembre, les encours des ETF et ETP cotés en Europe s’établissaient à 556 milliards de dollars, en repli par rapport au record de 567 milliards de dollars atteint fin septembre.Fin novembre, 2.228 ETF et ETP de 56 fournisseurs étaient cotés en Europe sur 25 Bourses de 21 pays.
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont enregistré en novembre des souscriptions nettes de 2,6 milliards d’euros, soit un peu plus que le mois précédent. Depuis le début de l’année, ils ont drainé 33,3 milliards d’euros, selon les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion.En novembre, la collecte a été principalement tirée par les fonds monétaires, avec 1,7 milliard d’euros engrangés. En revanche, les fonds actions voient sortir 491 millions d’euros. Sur les 11 premiers mois de l’année, les fonds actions sont également dans le rouge, à 1,9 milliard d’euros. La collecte depuis le début de l’année est alimentée par les fonds obligataires (16,7 milliards d’euros) et les fonds flexibles (14,3 milliards d’euros). A fin novembre, les encours des fonds ouverts ressortent à 887,4 milliards d’euros. En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, les encours du secteur italien de la gestion d’actifs s’élèvent à 1.903 milliards d’euros. La société qui a affiché les plus fortes souscriptions nettes en novembre est le groupe Intesa Sanpaolo, deuxième acteur italien de la gestion d’actifs en termes d’encours, avec une collecte impressionnante de 2,3 milliards d’euros. En deuxième position, on trouve Amundi, qui collecte 701,5 millions d’euros. La société française, qui vient de racheter Pioneer, figure encore à la dixième place du classement, mais va bientôt pouvoir se hisser à la troisième place du secteur. Un autre française arrive troisième : Axa, avec 657,8 millions d’euros.Côté décollecte, c’est Pioneer qui s’illustre, avec des rachats de 661 millions d’euros. Viennent ensuite deux acteurs étrangers : Franklin Templeton (-377 millions d’euros) et Schroders (-300 millions d’euros).
Le marché français de l’assurance-vie retrouve des couleurs. Après deux mois marqués par des collectes nettes nulles voire négatives, le placement préféré des Français a enregistré 1,1 milliard d’euros de souscriptions nettes au cours du mois de novembre 2016, selon des estimations provisoires publiées par la Fédération française de l’assurance (FFA). Durant le mois écoulé, les cotisations brutes se sont élevées à 10,2 milliards d’euros – dont 2,4 milliards d’euros sur les supports en unités de compte (UC) – tandis que les prestations versées par les assureurs se sont établies à 9,1 milliards d’euros.A l’issue des onze premiers mois de l’année 2016, la collecte nette s’établit à 16,8 milliards d’euros, dont 13 milliards pour les supports UC. Depuis le début de l’année, le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances ressortent à 121,2 milliards d’euros (contre 122 milliards d’euros sur la même période en 2015). Les versements sur les supports UC représentent 24 milliards d’euros depuis le début de l’année, soit 20% des cotisations totales. En parallèle, les prestations versées par les sociétés d’assurance à l’issue sur la même période s’élèvent à 104,4 milliards d’euros.Au 31 novembre 2016, l’encours des contrats d’assurance vie s’établit à 1.624 milliards d’euros, en progression de 2% sur un an.
Les fonds d’investissement à travers le monde ont enregistré des souscriptions nettes de 28,2 milliards de dollars en novembre, selon des chiffres de Thomson Reuters Lipper. Mais en raison d’un effet marché négatif de 161,5 milliards de dollars, les encours des fonds mondiaux ont reculé de 0,4 % à 36.660 milliards de dollars. La majorité de la collecte de novembre s’est portée sur les fonds monétaires, qui ont drainé 67,9 milliards de dollars, suivis par les fonds actions et les fonds immobiliers (18,2 milliards de dollars et 200 millions de dollars, respectivement). Les fonds obligataires, en revanche, ont vu sortir 39,3 milliards de dollars. Les fonds diversifiés et alternatifs sont aussi dans le rouge (7,6 milliards de dollars et 6,7 milliards de dollars de décollecte). Depuis le début de l’année, les encours ont augmenté de 1.644 milliards de dollars, grâce à la contribution des fonds obligataires, qui ont levé 446,5 milliards de dollars, suivis par les fonds monétaires (160,7 milliards de dollars) et les fonds matières premières (160,7 milliards de dollars).
Les mois se suivent et se ressemblent pour le Livret A. Au cours du mois de novembre, le livret d’épargne a en effet subi une décollecte nette de 120 millions d’euros, après 1,02 milliard d’euros de sorties nettes en octobre, selon des données publiées par la Caisse des Dépôts. Malgré cette contre-performance mensuelle, le produit d’épargne affiche une collecte nette de 1,12 milliard d’euros à l’issue des onze premiers mois de l’année 2016 contre une décollecte nette de 9,6 milliards d’euros sur la même période de 2015.Pour sa part, le Livret de développement durable (LDD) a enregistré une décollecte nette de 200 millions d’euros en novembre, après 530 millions d’euros de sorties nettes en octobre. Depuis le début de l’année 2016, la décollecte nette du LDD s’élève désormais à 1,29 milliard d’euros, contre une décollecte nette de 2,1 milliard d’euros sur les onze premiers mois de l’année 2015.A la fin du mois de novembre 2016, l’encours total sur les deux produits atteint 357 milliards d’euros, dont 257 milliards d’euros pour le Livret A et 100 milliards d’euros pour le LDD.