La France est le pays qui compte le plus d’entreprises - 16 au total - figurant parmi les trois premiers des classements sectoriels des meilleurs élèves en matière de développement durable réalisé par oekom research. Par exemple, pour le secteur automobile, Peugeot arrive en tête, devant Renault et BMW. La France devance l’Allemagne (12 entreprises), le Royaume-Uni (11), les Etats-Unis (6), la Suède (6), les Pays-Bas (5) et le Japon (4). Parmi les sociétés françaises qui s’illustrent se trouvent Michelin, Peugeot, Schneider Electric SE, CNP Assurances et Sanofi, qui se classent toutes premières dans leur propre secteur d’activité. Pour Julia Haake, directrice du développement international et du bureau de Paris d’oekom, le fait que la France soit le pays leader en matière de responsabilité sociale des entreprises dans le monde s’explique avant tout par son cadre réglementaire. « La Loi NRE avec le reporting obligatoire pour les entreprises en matière de RSE a fait naître la RSE en France. Depuis, il y a eu beaucoup d’autres choses au niveau réglementaire, comme l’article 173 », a-t-elle déclaré lors d’une table ronde organisée à l’occasion de la présentation de l’étude. Julia Haake s’inquiète toutefois de l’arrivée d’un nouveau gouvernement en France qui pourrait éventuellement malmener ce cadre réglementaire.Ladislas Smia, responsable adjoint de la recherche d’investissement responsable chez Mirova, nuance toutefois l’importance des obligations réglementaires. Pour lui, il faut aussi regarder les entreprises qui, de par leur business model, se positionnent sur des enjeux importants du développement durable. Il cite notamment le cas de Tesla. « Il ne faut pas s’arrêter sur la communication, et voir le business model des entreprises », souligne-t-il.S’il accorde un satisfecit aux entreprises françaises, le rapport d’oekom pointe encore de nombreuses lacunes en matière de RSE dans le monde. Ainsi, la part des entreprises du classement ayant obtenu le statut « Prime » d’oekom (bien ou excellent) n’a augmenté sur un an que de 16,29 % à 16,5 %. De plus, la majorité des sociétés (43,31 %) continue d’afficher « un engagement inadapté dans le domaine du développement durable ». Marlene Rürup, directrice de recherche d’oekom research, s’alarme aussi du niveau de controverses environnementales, « qui semblent plutôt être la règle que l’exception ». Plus de 40 % des sociétés dans le secteur pétrolier, gaz et combustibles consommables sont impliquées dans de telles controverses et 34 % dans le secteur métaux et minier. Si les controverses « modérées » sont également prises en compte, ces parts montent à respectivement 67 % et près de 50 %. « Ces entreprises semblent accepter cela comme des effets collatéraux de leurs activités », se désole Marlene Rürup.
La croissance de la productivité - le moteur clé de long terme des niveaux de vie - a fortement chuté après la crise financière, aggravant les vents contraires qui soufflaient déjà auparavant, et est resté mal orienté depuis, souligne le Fonds monétaire international (FMI) dans une note publiée début avril 2017.
L’explosion du marché des ETF ces dernières années n’a jusqu’ici pas concerné les produits multi-classe d’actifs, notamment en Europe, mais cette situation devrait évoluer, estime le cabinet de recherche Cerulli dans la dernière livraison de sa publication «The Cerulli Edge -Global Edition». Le principal obstacle au développement de tels produits est l’habitude prise par les investisseurs de mettre en oeuvre leurs stratégies multi-classe d’actifs au travers de fonds de placement traditionnels. Les ETF offrent toutefois de multiples avantages, dont la transparence. De nombreux investisseurs seront demandeurs d’un fournisseur proposant une gamme complète d’options de risque par le biais de différentes versions du même produit. Actuellement, une telle offre n’existe pas Europe, alors que plusieurs mutual funds proposent déjà cette solution.Selon Cerulli, ce vide devrait être assez rapidement comblé en Europe et il est très probable que certaines sociétés se mettent prochainement à offrir des ETF multi-classe d’actifs comme BlackRock a pu le faire aux Etats-Unis dès 2008. Cerulli évoque également l'émergence sous forme d’ETF d’un fonds à horizon qui diminuerait progressivement ses prises de risque à l’approche de l'échéance arrêtée.Les ETF multi-classe d’actifs ne devraient pas toutefois se développer très rapidement dans un premier temps et il est peu probable qu’ils parviennent à prendre une part de marché significative aux produits collectifs multi-classe d’actifs. Toutefois, la pauvreté de l’offre d’ETF sur le segment du multi-classe d’actifs devrait inciter les fournisseurs qui le peuvent à se développer sur ce marché.
Les encours du secteur des fonds en Chine ont progressé de 8,6 % en 2016 pour atteindre 9.000 milliards de renminbi (soit 1.280 milliards de dollars), selon les chiffres de Cerulli Associates. Les souscriptions nettes se sont élevées à 566,2 milliards de renmibi l’an dernier, grâce notamment à des flux nets de 686,7 milliards sur les fonds obligataires.L’externalisation des produits de gestion de fortune par les banques aurait largement contribué à cette croissance, indique Cerulli. Les encours dans les produits de gestion de fortune dépassant les 26.000 milliards de renminbi à juin 2016, les banques continuent d’être le principal moteur de l’activité des sociétés de gestion de fonds en Chine. Les banques sont loin devant les autres institutions en matière d’externalisation en 2016. Nombre de gérants ont indiqué à Cerulli que leurs actifs institutionnels ont augmenté fortement l’an dernier – surtout au second semestre – et dépassé leurs actifs retail, l’externalisation des banques représentant l’essentiel de leurs actifs institutionnels. Les gestionnaires adossés à des banques ont particulièrement profité de cette tendance.Cette année, la tendance à l’externalisation devrait toutefois être freinée en raison d’un alourdissement de la réglementation, selon Cerulli. Ainsi, depuis décembre 2016, chaque nouveau fonds ayant plus de 50 % de ses actifs venant d’un investisseur unique doit être désigné comme « fonds nourricier ». Les engagements en capital des fonds nourriciers vont augmenter les coûts pour une société de gestion, et probablement pénaliser les petites et moyennes sociétés de gestion.
Les fonds au format Ucits distribués en Europe ont enregistré au mois de janvier une collecte nette de 71 milliards d’euros après 22 milliards d’euros en décembre 2016, selon les statistiques communiquées par l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). Un tel niveau de collecte ne s'était pas vu depuis mai 2016. Les fonds de long terme (hors fonds monétaires) ont attiré 40 milliards d’euros en janvier contre 18 milliards d’euros le mois précédent. Les fonds obligataires notamment ont enregistré des entrées nettes de 20 milliards d’euros après seulement 6 milliards d’euros en décembre. Les souscriptions des fonds multi-actifs sont de leur côté passées de 1 milliard d’euros à 10 milliards d’euros. En revanche, les fonds actions ont affiché une collecte de seulement 6 milliards d’euros contre 9 milliards d’euros précédemment. Les fonds monétaires ont attiré en net 31 milliards d’euros en janvier contre seulement 3 milliards d’euros en décembre.Les fonds d’investissement alternatifs (AIF) ont pour leur part enregistré en janvier des entrées nettes de 21 milliards d’euros après 11 milliards d’euros en décembre. Les encours des fonds européens ont ainsi atteint 14.342 milliards d’euros à fin janvier contre 14.201 milliards d’euros fin 2016.
L’indice Euronext IEIF SIIC France a progressé au mois de février de 0,51% et de 8,69% sur douze mois, selon les dernières statistiques communiquées par l’Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière (IEIF). A quelques semaines des élections, alors que les investisseurs témoignent d’une fébrilité vis-à-vis de la France, l’indice SIIC France offre quasiment la meilleure performance sur les douze derniers mois et la plus élevée en termes d’effet revenu, souligne l’IEIF dans un communiqué. «Sur les douze derniers mois, le couple rentabilité-risque de l’indice Euronext SIIC France reste bien supérieur à celui de l’indice Euronext IEIF REIT Europe. D’un point de vue de la diversification de portefeuille et comparativement aux autres indices immobiliers REIT Europe ou zone euro, l’indice Euronext SIIC France reste le moins corrélé aux marchés actions, CAC et Dow Jones tous secteurs confondus».Tiré par les valeurs hors zone euro, l’indice Euronext IEIF REIT Europe a fait un bond de 4,34% en février mais affiche une performance négative de 0,14% sur les douze derniers mois.
L’industrie britannique de la gestion a enregistré une collecte nette de 3,86 milliards de livres au cours du mois de février, après 1,4 milliard de livres en janvier, selon des données publiées par The Investment Association, l’association professionnelle de la gestion d’actifs. Les souscriptions nettes auprès de la clientèle « retail » se sont élevées à 2,2 milliards de livres contre 371 millions de livres au cours du mois précédent. En effet, la collecte nette auprès des investisseurs institutionnels a atteint 1,66 milliard de livres en février contre 994 millions de livres en janvier.Sur le segment de la clientèle « retail », les fonds diversifiés ont enregistré la plus forte collecte nette mensuelle, engrangeant 813 millions de livres de flux nets entrants en février. Ils devancent les fonds obligataires (766 millions de livres de collecte nette) et les fonds monétaires (55 millions de livres de souscriptions nettes). Les fonds actions ont terminé le mois de février à l’équilibre, avec une très modeste collecte nette de 1 millions de livres, contre une décollecte nette de 693 millions de livres en janvier. Les fonds immobiliers ont en revanche terminé le mois de février dans le rouge, avec 67 millions de livres de sorties nettes.A fin février 2017, les actifs sous gestion du secteur ressortent à 1.069 milliards de livres contre 1.047 milliards de livres en janvier 2017 et 910 milliards de livres à fin février 2016.
Solactive lance le Solactive Canadian Bond Universe TR Index, un nouvel indice ciblant le marché obligataire «investment grade» au Canada. L’indice suit la performance des obligations d’entreprises et gouvernementales ayant une notation élevée et libellées en dollars canadiens. Il fait partie d’une gamme entière dédiée au Canada.
Même s’il dit ne pas avoir renoncé à LCH.Clearnet SA, Euronext a conclu un accord alternatif pour assurer ses activités dans la compensation. La Bourse paneuropéenne a signé un accord avec ICE Clear Netherlands, une filiale d’Intercontinental Exchange (ICE), portant sur la fourniture de services de compensation pour ses marchés de dérivés et de matières premières. L’accord permet d’assurer une continuité de services au-delà du 31 décembre 2018, date à laquelle expire l’accord actuel entre Euronext et Clearnet.
Le profil de rentabilité/risque de la dette privée a «considérablement évolué» depuis 2012 indique le cabinet de conseil en investissements bfinance. Se basant sur des recherches et des sélections de gérants, bfinance estime ainsi que les fonds de dette senior sont devenus plus risqués depuis 2012. Si les levées de fonds ont globalement décliné en 2016 par rapport à 2015, le niveau d’argent frais à la recherche de nouveaux deals est à des niveaux records et les prêts unitranche ont une part de plus en plus importante avec une structure en évolution qui provoque d’importantes conséquences sur les profils de rentabilité/risque.Dans les récentes opérations de recherche et sélection menées par bfinance, près de 30% des fonds de dette senior représentent le premier fonds de ce type pour le gérant, illustrant ainsi la vitesse avec laquelle l’univers évolue. bfinance observe aussi un appétit grandissant pour les fonds de dette senior plus « purs », ainsi qu’un intérêt accru des investisseurs européens pour une exposition US ou mondiale. Enfin, les frais de gestion ont sensiblement baissé, mais les investisseurs devraient être particulièrement vigilants quant aux seuils de déclenchement (hurdle rates) inappropriés, aux structures de rémunération, et aux frais administratifs, autant de sources de déperdition du rendement brut, conclut le cabinet.
Plus de la moitié des Français (53 %) détient un contrat d’assurance-vie. Selon une enquête parue ce 30 mars, coordonnée par la Fédération française de l’Assurance (FFA) et Ipsos, toutes les classes d’âges sont concernées (48% des moins de 35 ans, 51% des 35-59 ans et 62% des 60 ans et plus) et toutes les catégories de la population (48% des artisans, commerçants et chefs d’entreprise, 61% des cadres, 53% des professions intermédiaires, 46% des employés, 44% des ouvriers et 61% des retraités).Avec une durée de détention moyenne supérieure à 11 ans, l’assurance vie permet aux Français de répondre à plusieurs motivations : préparer leur retraite, pour 55% des détenteurs âgés de 35 à 59 ans, aider leurs proches dans l’avenir, pour 55% des moins de 35 ans, et faire face à une perte d’autonomie, pour 64% des 60 ans et plus.Autre conclusion intéressante, le premier objectif poursuivi par les épargnants, de façon plus générale, est la sécurité (40 %). Il est suivi de la disponibilité de l’épargne à tout moment (34 %). Le rendement est l’objectif prioritaire d’une petite partie de la population seulement (16 %), signe de l’aversion de l’opinion aux placements à risque et d’un attachement à la stabilité. Dans cette logique, une très large majorité de Français (72 %) recherche prioritairement le risque zéro pour ses économies quitte à obtenir un rendement modéré. Néanmoins, plus d’un Français sur quatre (26 %) se déclare prêt à accepter une légère prise de risque pour un rendement supérieur. Cette inclinaison pour les placements un peu plus risqués est plus marquée dans les catégories supérieures (32 % des plus diplômés, 35 % des hauts revenus) ainsi qu’auprès des personnes qui détiennent un contrat d’assurance-vie (32 %).
A l’occasion de la semaine de l'épargne salariale, l’Association française de la gestion financière (AFG) présente ses propositions, afin de promouvoir «une épargne utile, sociale et collective à placer au coeur d’un projet présidentiel de redressement du pays», selon un communiqué publié le 30 mars. L’association professionnelle propose notamment d'élargir le partage des gains de productivité et des profits en généralisant la participation ou l’intéressement à tous les salariés. Cela pourrait passer par l’abaissement du seuil d’effectifs déclenchant la participation de 50 à 10 salariés, les plus petites entreprises étant libres d’y consacrer les montants qu’elles jugent utiles, dans le cadre des plafonds habituels, et le cas échéant indexés sur des objectifs d’amélioration de leur performance.L’AFG préconise également d’ouvrir le PEE et le Perco à tous les salariés en facilitant les versements et en encourageant les placement en vue de la retraite. Dans cette perspective, il conviendrait de moduler le forfait social pour inciter au placement en fonds propres des entreprises, notamment des PME et ETI : taux le plus bas pour le Perco (retraite), intermédiaire pour le PEE avec actionnariat salarié ou fort investissement en actions, normal pour le PEE standard ou la perception immédiate.En contrepartie de la baisse du forfait social sur le Perco, il faudrait renforcer l’investissement en fonds propres des PME et ETI dans la gestion pilotée retraite et élargir les véhicules éligibles. L’AFG suggère également d’améliorer l’alimentation des Perco, en introduisant la possibilité d’automatiser les versements des salariés par prélèvement pour ceux qui le souhaitent, en encore de verser automatiquement la moitié de l’intéressement sur le Perco, comme pour la participation."Ces mesures simples permettront une mise en cohérence de la fiscalité de l'épargne longue dans ces dispositifs collectifs qui constituent le plus souvent la seule épargne des salariés modestes. La fiscalité sur l'épargne serait en effet moindre quand cette épargne finance les PME, les ETI et l'économie réelle...», souligne l’AFG.
Les bureauxparisiens de plusieurs sociétés de gestion étrangères ont vu leur direction bouger cette semaine.Chez Henderson GI, en pleine fusion avec Janus Capital, Patricia Kaveh a été remplacée par Charles-Henri Herrmann tandis que le dirigeant de Janus France, Julien Froger, est donné lui aussi partant selon des informations de NewsManagers. Après quasiment 20 années de bons et loyaux services, Benoît du Mesnil du Buisson a de son côté cédé les rênes de la direction de Barings en France dans le cadre de son départ à la retraite.Autre société de gestion étrangère à avoir fait parler d’elle dans l’Hexagone,le sud-coréen Mirae (90 milliards de dollars d’encours) qui a annoncé à NewsManagers son retour en France.Un partenariat a été conclu avec lethird party marketer (TPM) français la Compagnie Financière Jacques Cœur (CFJC) afin de distribuer ses fonds auprès des investisseurs institutionnels.Le capital-investissement n’était pas en reste en termes d’actualité avecle bilan d’activité 2016 présenté par l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic): elle a fait état de montants record de levées de fonds et d’entreprises accompagnées l’an dernier en France.A l’étranger,BlackRock a pris à bras-le-corps la sous-performance chronique - et la décollecte qui y est probablement liée - de sa gestion actions gérée de manière active.Le premier asset manager mondial a annoncé une réorganisation de cette activité, des suppressions de postes et l’introduction de la gestion quantitative dans une partie de ses fonds. Un signe des temps alors que la gestion passive bat tous les records de collecte, surtout dans la sphère des actions.Autre géant américain,Pimco a fini par trouver un accord avec Bill Gross, son fondateur et ancien dirigeant.Après plus de deux ans de bataille judiciaire, le « roi des obligations », parti chez Janus, va percevoir 81 millions de dollars, qu’il s’est immédiatement engagé à reverser à des œuvres de bienfaisance. Une histoire d’honneur plus que d’argent apparemment…L’argent reste cependant au cœur de la préoccupation des banques. C’est malheureusement sans surprise quel’ONG Oxfam a dévoilé en début de semaine une étude selon laquelle les grandes banques européennes déclarent plus de 26% de leurs bénéfices dans les paradis fiscauxalors qu’elles sont loin d’y réaliser un niveau équivalent de chiffre d’affaires…Les banques privées suisses, elles, se disent inquiètespour la sécurité de leurs nombreux clients étrangersdont les noms et avoirs seront bientôt dévoilés aux autorités de leur pays en vertu de la fin du secret bancaire. Certains d’entre eux pourraient connaître des difficultés en raison des jeux politiques de leur pays ou de la corruption qui y règne.Pour terminer ce récapitulatif sur une note plus réjouissante, saluonsl’entrée de Nordea et Robeco dans le Top 10 du palmarès 2017 du Fund Buyer Focus des marques préférées des sélectionneurs de fonds en Europe.
Une enquête mondiale (1) auprès d’investisseurs institutionnels et privés, commanditée par State Street Corporation, indique que les barrières traditionnelles aux investissements répondant aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) disparaissent progressivement. Toutefois, un obstacle majeur subsiste : le manque de transparence, d’uniformité et de qualité des données.Le rapport, intitulé «The Investing Enlightenment: How Principle and Pragmatism Can Create Sustainable Value through ESG» [L’investissement éclairé : Principes et pragmatisme peuvent créer une source de valeur durable par le biais de l’investissement ESG], montre que près de l’ensemble (92 %) des investisseurs institutionnels interrogés souhaitent que les entreprises identifient explicitement les facteurs ESG qui affectent concrètement la performance. Pour 60 % d’entre eux, le manque de normes professionnelles pour mesurer la performance ESG pose un obstacle majeur à leur pleine intégration. Pour les investisseurs basés dans la région EMEA, les résultats correspondants sont de 92 % et 58 % respectivement. L’enquête indique également que 46 % des investisseurs privés dans le monde souhaitent voir davantage d’entreprises publier leurs données concernant la performance ESG de leurs investissements (48 % des investisseurs privés en EMEA) et 46 % d’entre eux estiment avoir besoin de plus de données ESG provenant d’autres sources afin de prendre des décisions informées (41 % en EMEA).(1) : L’étude s’appuie sur une enquête mondiale auprès de 582 investisseurs institutionnels, qui intègrent (ou prévoient d’intégrer) des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans leur processus d’investissement, et auprès de 750 investisseurs privés, ayant ou non des placements ISR. Dans la région EMEA, les résultats de l’enquête institutionnelle représentent les opinions de 194 investisseurs institutionnels ; ceux de l’enquête menée auprès des particuliers concernent les opinions de 254 investisseurs privés.
En février, les fonds ouverts commercialisés en Italie ont enregistré des souscriptions nettes de 4,1 milliards d’euros, après 5,7 milliards d’euros en janvier, montrent les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion d’actifs. Cela porte la collecte sur les deux premiers mois de l’année à près de 10 milliards d’euros, alors que la profession doit se réunir début avril à Milan pour Il Salone del Risparmio. La collecte a été portée par les fonds obligataires (2,8 milliards d’euros), les fonds flexibles (1,7 milliard d’euros) et les fonds diversifiés (1,1 milliard d’euros). En revanche, les fonds actions accusent de légers retraits de 55 millions d’euros. A fin février, les encours des fonds ouverts ressortaient à 920 milliards d’euros. En ajoutant les fonds fermés et les gestions sous mandat, les actifs atteignent 1.950 milliards d’euros.La société de gestion qui a enregistré la plus forte collecte en février est, une fois n’est pas coutume, une étrangère : il s’agit d’Allianz qui draine plus de 2 milliards d’euros sur le mois alors qu’elle avait vu sortir 1,3 milliard d’euros en janvier. La société allemande est suivie par Poste Italiane, avec 1,9 milliard d’euros et Intesa Sanpaolo, avec 1,7 milliard d’euros. Côté décollecte, c’est Pioneer, la société rachetée par Amundi, qui s’illustre avec des rachats de 1,6 milliard d’euros, devant SSGA (-906 millions d’euros) et Generali (-513 millions d’euros).
L’AFG (Association française de la gestion financière) a publié les chiffres clefs 2016 de la gestion en France. Les encours globaux sous gestion (mandats et OPC) poursuivent leur progression en 2016 (+ 168 milliards d’euros soit + 4,7 %) et s’élèvent à 3.761 milliards d’euros. Depuis le point bas de 2008, les encours ont progressé de 50 %, soit un taux de croissance annualisé est de 5,2 %. L’encours des OPC de droit français augmente de + 5,6 %, et atteint 1.784 milliards d’euros (988 milliards d’euros de FIA et 796 milliards d’euros d’OPCVM), tandis que les mandats (y compris les fonds étrangers gérés en France) croissent de + 3,9 %, approchant désormais les 1.980 milliards d’euros.En 2016, les fonds (OPC) français ont réalisé une collecte nette positive globale de + 41,2 milliards d’euros, en hausse par rapport à 2015 (+ 36,1 milliards d’euros). Celle-ci s’est concentrée sur les produits de taux : fonds obligataires (+ 9,0 milliards d’euros) et fonds monétaires (+34,6 milliards d’euros). Les souscriptions nettes sur les fonds diversifiés s’élèvent à +6,9 milliards d’euros. En termes de gestion financière (fonds et mandats), les SGP françaises occupent la deuxième place en Europe avec une part de marché de 20 %. En termes de domiciliation des fonds, la France occupe la deuxième place en Europe pour les fonds FIA (18,0 % de parts de marché), et la quatrième place pour les OPCVM (9,2 %). Au niveau européen l’encours des fonds a atteint 14.142 milliards d’euros à fin 2016, en progression de + 6,1 % sur un an. La collecte nette s’élève à 457 milliards d’euros, dont plus de la moitié est attribuable aux fonds obligataires et monétaires (respectivement 126 milliards d’euros et 107 milliards d’euros).
Des montants levés record et un nombre d’entreprises accompagnées record. C’est ainsi que peut être résumée l’année 2016 selon les chiffres dévoilés ce 28 mars par l’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (Afic). Ainsi, 14,7 milliards d’euros ont été levés en 2016 par les professionnels du capital-investissement français (la BPI comprise), un bond de 51% par rapport à 2015. «Ces capitaux seront majoritairement investis au cours de cinq prochaines années dans les entreprises françaises. Cette évolution est le signe de la confiance des investisseurs, institutionnels et privés, dans la capacité des professionnels du capital-investissement français à accompagner la croissance des entreprises non cotées», estime l’Afic. Il faut noter en outre que 45% de ces fonds proviennent de l'étranger contre 37% en 2015, démontrant un intérêt certain de l’international pour les entreprises françaises. Plus de 9,3 milliards d’euros vont ainsi servir les transmissions d’entreprises et 1,6 milliard les start-up dans le capital-innovation, des niveaux pas vus depuis au moins quatre ans. Seul le capital-développement recule à 3,7 milliards contre 5 milliards l’année précédente, probablement concurrencé par les opérations de dette ou de mezzanine.Fait important, selon l’Afic, le grand retour des assureurs et des banques via leurs fonds propres en tant qu’investisseurs. Ces dernières, avec 1,3 milliard d’euros, ont retrouvé leur moyenne historique de la période pré-crise 2006-2008.Autre record, celui du nombre d’entreprises accompagnées : près de 1.900 en 2016 contre une moyenne de 1.600 depuis 10 ans. Un record en Europe, selon l’Afic. Le montant global investi s’est élevé à 12,4 milliards d’euros, en hausse de 15% par rapport à 2015. 54% des investissements ont été réalisés dans de nouvelles entreprises ouvrant pour la première fois leur capital. «Le capital investissement se loge massivement dans l’industrie», se réjouit Olivier Millet, président de l’Afic. 450 entreprises étaient situées dans le secteur des biens et services de l’industrie et de la chimie, et 474 entreprises dans l’informatique et le numérique. Il faut savoir que 81% des entreprises reçoivent moins de 5 millions d’euros.