Février a été un mois positif en termes de souscriptions de fonds d’investissement ouverts en Europe, selon les données Thomson Reuters Lipper. Ainsi, les promoteurs de fonds européens ont enregistré une collecte nette totale de 41,4 milliards d’euros sur les fonds de long terme, portant à 130 milliards d’euros la collecte depuis le début de l’année. Les fonds obligataires ont attiré 20,1 milliards d’euros en février, suivis des fonds actions (+12,3 milliards), des fonds multi-actifs ( +11,7 milliards d’euros) et des produits alternatifs Ucits (+4 milliards). Les fonds matières premières ont collecté 700 millions et les fonds immobiliers 200 millions.Les fonds monétaires ont subi une décollecte de 6,6 milliards d’euros en février. L’Irlande a été le pays de domicile des fonds qui a attiré le plus de souscriptions avec une collecte de 16 milliards d’euros, suivie du Luxembourg ( +13,3 milliards d’euros) et de la Suisse (+5,6 milliards d’euros). BlackRock, avec une collecte nette de 5,4 milliards d’euros, a enregistré la plus importante collecte, suivi de Pimco (+4,5 milliards d’euros) et Societe Générale (+3,3 milliards). Le fonds «Turicum Aktien und Immobilienwertschriften» a été le fonds de long terme le plus vendu en Europe avec des souscriptions de 2,9 milliards d’euros en février.
Après une longue série de rachats, les hedge funds ont enregistré des entrées nettes d’actifs estimées à 7,9 milliards de dollars en février, selon le rapport «Hedge Fund Asset Flows Report» de février 2017 de eVestment qui précise que les souscriptions sont désormais positives pour 2017. L’industrie a subi des sorties nettes au cours des cinq derniers mois et sept des huit derniers, avant les entrées nettes de février. L’encours total du secteur s'établit à 3.085 milliards de dollars, soit le niveau le plus élevé depuis juillet 2015.Les flux sur les fonds «long-short» ont été négatifs en 2017, mais la plupart des souscriptions de février et une grande proportion de ceux ayant des souscriptions positives cette année ont été des fonds qui utilisent des stratégies quantitatives. Les fonds credit et multistratégies, deux types de fonds qui ont eu du mal à attirer des souscriptions depuis 2015, semblent gagner de nouveau la faveur des investisseurs.
Selon des données publiées par la Banque de France, le nombre de PEA (plans d'épargne bancaire en actions) était au plus bas à fin septembre 2016. Il atteignait ainsi 4,51 millions pour un encours global de 82,12 milliards d’euros. Fin 2014, le nombre de PEA était de 4,82 millions. Le nombre de PEA-PME est lui de 58.763 pour un encours total de 670 millions d’euros. Fin 2014, on dénombrait 32.933 PEA-PME
Londres reste la place financière qui jouit de la meilleure réputation dans le monde et continue de devancer nettement les autres capitales européennes, selon le classement GFCI (global financial centres index) publié hier par le Z/Yen Group, qui en répertorie 88. L'étude témoigne également de l’inquiétude croissante des banques et d’autres entreprises suscitée par le Brexit et par le risque protectionniste aux Etats-Unis et en Europe. «L’Europe continentale ne bénéficie pas du recul de Londres», a précisé Michael Mainelli du Z/Yen Group. «Cela est principalement dû aux perceptions que l’on a de l’Europe. L’idée que nous sommes un vieux continent fatigué est beaucoup évoquée», a-t-il ajouté, se référant à l'étude. Paris occupe la 29e place du classement, un rang stable par rapport à celui de septembre, mais Francfort, Luxembourg et Dublin perdent du terrain, se plaçant désormais aux 23e, 18e et 33e positions.
Londres reste la place financière qui jouit de la meilleure réputation dans le monde et continue de devancer nettement les autres capitales européennes même si son attrait s’est quelque peu émoussé avec la perspective de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, selon une étude publiée lundi. La capitale britannique devance toujours New York dans le classement GFCI (global financial centres index) publié par le Z/Yen Group, qui en répertorie 88. Trois villes asiatiques, Singapour, Hong Kong et Tokyo, suivent le duo de tête.
A l’approche de la fin du premier trimestre, les fonds dédiés aux actions ont enregistré leurs premières sorties nettes depuis le début de l’année, les investisseurs étant de plus en plus dubitatifs sur la capacité du président américain Donald Trump à mettre en oeuvre rapidement son programme de relance budgétaire. Toutes zones géographiques confondues, les fonds actions ont ainsi terminé la semaine au 22 mars sur une décollecte nette de 1,1 milliard de dollars, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global.Les seuls fonds d’actions américaines ont affiché des sorties nettes de près de 9 milliards de dollars, le montant le plus élevé des 38 dernières semaines. Le paysage politique européen continue de préoccuper les investisseurs malgré l'échec du parti populiste aux dernières élections néerlandaises et les fonds d’actions européennes ont encore subi des rachats, pour un montant de 800 millions de dollars. Les fonds d’actions suisses ont subi des dégagements alors que les fonds d’actions françaises ont enregistré des entrées nettes sur la semaine pour seulement la troisième fois depuis le début de l’année. En revanche, la perspective d’un calendrier de hausse des taux plus étalé qu’envisagé avant la réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale des 14 et 15 mars, a favorisé les fonds d’actions émergentes qui ont enregistré leur plus forte collecte depuis plus de sept mois. Les fonds investis en actions japonaises ont pour leur part attiré des souscriptions nettes pour un montant de 2,7 milliards de dollars, affichant ainsi une onzième semaine consécutive de flux nets positifs.Alors qu’ils avaient subi la semaine précédente leurs premières sorties nettes depuis le début de l’année, les fonds obligataires, toutes catégories confondues, ont enregistré une collecte nette de 7,8 milliards de dollars en raison des interrogations autour du rythme probable de la croissance américaine et de la fréquence des relèvements de taux. Les fonds d’obligations en catégorie d’investissement ont enregistré une treizième semaine consécutive de souscriptions nettes, pour un montant de 5,7 milliards de dollars. Les fonds d’obligations à haut rendement ont en revanche terminé la semaine sur des sorties nettes de 1,3 milliard de dollars, affichant ainsi une troisième semaine consécutive de flux nets négatifs. Les fonds de dette émergente ont encore engrangé des souscriptions nettes pour un montant de 2,7 milliards de dollars, équitablement répartis entre dette en devises dures et dette en monnaies locales.
Le fournisseur d’indices Solactive a annoncé ce 24 mars le lancement de deux indices dédiés aux infrastructures, le Solactive Global Infrastructure High Income Index et le Solactive Global Infrastructure Income Index. Ces deux indices, qui viennent enrichir l’offre smart beta de Solactive offrent une exposition à un panier investissable d’entreprises des marchés développés spécialisées dans les infrastructures. Ils donnent la préférence aux sociétés distribuant des dividendes élevés et affichant une faible volatilité. Le Solactive Global Infrastructure High Income Index met l’accent sur les dividendes, en ne retenant que les titres qui payent un dividende trimestriel.J.P. Morgan a acquis une licence d’exploitation de ces deux indices qui seront utilisés dans le développement de produits structurés.
L’opérateur boursier Euronext et Vigeo Eiris, agence indépendante de recherche ESG, ont annoncé, ce 24 mars, le lancement de l’indice thématique CAC 40 Governance dont l’objectif est d’évaluer la performance des sociétés de l’indice phare de la Place de Paris quant à la gouvernance d’entreprise. Ce nouvel indice s’appuie sur la composition de l’indice du CAC 40 d’Euronext et sur les scores obtenus par les entreprises le composant en matière de gouvernance responsable, selon la méthodologie Equitics développée par Vigeo Eiris.Cette méthodologie repose sur 45 indicateurs organisés selon quatre critères : - conseil d’administration : efficacité, équilibre des pouvoirs, intégration des facteurs de responsabilité sociale ;- audit et contrôles internes : indépendance des comités spécialisés et revue des risques RSE ;- droit des actionnaires : traitement équitable et protection des minoritaires ;- rémunération des dirigeants : lisibilité des systèmes et prise en compte des facteurs de responsabilité sociale.Les entreprises du CAC 40 sont ainsi classées selon leur score en quatre groupes de dix, permettant de leur attribuer un poids dans l’indice. Ainsi, les 10 sociétés les mieux notées ont un poids total de 40% et les dix suivantes sont pondérées à 30%, puis 20% pour les dix d’après et, enfin, 10% pour le dernier quart. « L’indice est calculé et diffusé comme le CAC 40, avec pour différence que le poids des valeurs dépend non pas de leur capitalisation, mais de la notation de leur système de gouvernance, précisent les deux partenaires dans un communiqué. Cette note leur est attribuée suite à un questionnaire portant sur le degré d’intégration des facteurs de responsabilité sociale et de durabilité dans leur processus de décision, de contrôle et d’évaluation des dirigeants. » A l’instar du CAC 40, la composition de l’indice sera revue sur une base trimestrielle.A ce jour, les dix premières entreprises de l’indice sont Atos, Axa, BNP Paribas, Danone, Engie, Legrand, Société Générale, Total, Unibail Rodamco et Vinci. « L’indice révèle que les entreprises du CAC 40 présentent des performances solides sur le thème de la gouvernance d’entreprise responsable, soulignent Euronext et Vigeo Eiris. Elles rendent compte d’un niveau élevé d’intégration des facteurs ESG, particulièrement en termes de respect des droits des actionnaires, et de robustesse des dispositifs d’audit et de contrôles internes. » Toutefois, le principal point de vulnérabilité et d’amélioration concerne les systèmes de rémunération des hauts dirigeants, notamment l’indépendance des comités des rémunérations, la lisibilité des niveaux de rémunération et l’intégration d’objectifs de maîtrise des risques de responsabilité sociale et environnementale appuyés sur des indicateurs de performances et de progrès dans les plans d’incitation de court et de long termes.
La banque américaine mène des discussions préliminaires afin d’obtenir une licence lui permettant de négocier des actions en Arabie saoudite, ce qui lui permettrait de mieux tirer parti des réformes économiques en cours, rapportait hier Bloomberg de sources proches du dossier. Goldman Sachs est actuellement autorisée à offrir dans ce pays des services de gestion d’actifs à des institutions ou à des entreprises, ainsi que des missions de conseil sur des opérations financières. Elle est ainsi l’une des banques-conseils retenues par le géant pétrolier public Aramco pour son introduction en Bourse prévue cette année.
BRI Partners a lancé le premier d’une toute nouvelle gamme d’indices investissables sur les hedge funds, rapporte Hedge Week. Ce nouvel indice est le BRI Long/Short Equity Index, calculé par Wilshire Associates. BRI Partners a conçu huit indices qui seront lancés dans les mois qui viennent. Adam Brass, le fondateur de BRI Partners, explique : « nous ne mesurons pas la performance des gérants de hedge funds. Nous avons identifié les facteurs de risque utilisés par les hedge funds qui mesurent leur performance beta avant que leurs stratégies ne cherchent à capturer l’alpha ».
L’actualité a été chargée en France cette semaine. Le fonds Emergence, dédié à l’incubation des sociétés de gestion entrepreneuriales, a annoncé le lancement d’un nouveau compartiment actions « Emergence Actions II ». De quoi permettre, peut-être, d’atteindre le milliard d’euros d’investissements dans l’écosystème français de la gestion.Dans le sillage de son plan stratégique 2020, BNP Paribas a dévoilé de nouveaux objectifs pour ses activités de gestion. Le pôle d’activité qui réunit BNP Paribas Wealth Management, BNP Paribas Real Estate et BNP Paribas Investment Partners doit porter ses actifs sous gestion à plus de 900 milliards d’euros, contre 784 milliards en 2016. La gestion collective devra croître de 5% par an en encours à partir d’une base de 416 milliards d’euros fin 2016. Aucun détail précis n’a cependant été donné. Autre plan stratégique, celui d’Aviva Investors France. Sous la houlette d’Ines de Dinechin, l’objectif de la filiale française d’Aviva Investors est de doubler les encours externes dans les trois ans pour atteindre 9 milliards d’euros. Quant à Groupama, sa direction s’est dite intéressée par un rôle d’acteur de la consolidation entre mutualistes dans les métiers de la gestion d’actifs comme dans d’autres. Aucune cession de Groupama AM n’est toutefois envisagée.Enfin, Natixis Global Asset Management a cédé sa participation de 25% dans l’indien IDFC Asset Management Company, son actionnaire principal souhaitant rester seul maître à bord. Mais la filiale de Natixis entend bien continuer de se développer dans cette région. Toujours chez les acteurs français, Newsmanagers a appris qu’après 12 ans passés au sein de la banque privée Neuflize OBC, dont neuf années en qualité de président du directoire, Philippe Vayssettes va quitter ses fonctions dans le courant du second semestre 2017, au plus tôt après l'été. Une décision qui intervient alors qu’un plan de départs volontaires portant sur un quart des effectifs vient d’être annoncé. Autre départ marquant de la semaine, celui du célèbre Mark Mobius, âgé de 80 ans et grand spécialiste des marchés émergents chez Franklin Templeton.Enfin, en Allemagne, deux grands acteurs bancaires, Commerzbank et Deutsche Bank, ont confirmé revoir leur stratégie concernant tout ou partie de leurs activités de gestion. Deutsche Bank a réitéré son intention de coter en Bourse sa filiale Deutsche AM d’ici la fin de l’année, tandis que Commerzbank devrait coter son activité EMC où se trouvent ses ETF (environ 6,5 milliards d’euros d’encours) et son activité de produits structurés.
Le constat des investisseurs sur les actions est sans appel. Selon une étude de Bank of America Merrill Lynch, un nombre record d’investisseurs et de gérants de fonds estiment que les actions sont actuellement surévaluées. Ils sont ainsi 34% à faire un tel constat, un niveau jamais vu depuis 17 ans. Les Etats-Unis apparaissent clairement comme la zone géographique la plus surévaluée, 81% des sondés estimant que les actions américaines sont surévaluées. En revanche, 44% et 23 % des personnes interrogées jugent respectivement que les actions émergentes et les actions européennes sont sous-évaluées. Les investisseurs estiment, pour 36% d’entre eux, que la remontée des taux d’intérêt jouera un rôle de catalyseur pour mettre fin à la hausse des marchés actions enregistrée depuis 8 ans. Seul 21% des investisseurs jugent que la faiblesse des résultats des entreprises pourra mettre un terme à ce marché haussier des actions. A ce stade, les investisseurs avancent que les taux sont encore trop bas pour conduire à une baisse des marchés actions. 67% des sondés avancent qu’il faudrait des taux américains à 10 ans à 3,5% ou 4% pour enclencher une baisse des marchés actions.
L’encours des fonds de pension individuels espagnols a enregistré une croissance de 0,86% au cours du mois de février pour atteindre 69,77 milliards d’euros, selon des données publiées par le cabinet VDOS. Cette progression a été tirée par la performance des portefeuilles, qui s’élève à 695 millions d’euros en février. En revanche, les fonds de pension ont subi une décollecte nette de 103 millions d’euros.Durant le mois de février, le groupe Renta 4 a enregistré la plus forte collecte nette avec 26,7 millions d’euros de flux nets entrants. Suivent Bankinter (17,9 millions d’euros de collecte nette), CaixaBank (17,3 millions d’euros), Banca March (13,8 millions d’euros) et Cajamar (11,1 millions d’euros).A l’inverse, BBVA a subi la plus forte décollecte nette mensuelle, enregistrant 52,4 millions d’euros de sorties nettes. Le groupe bancaire devance Allianz (34,8 millions d’euros de rachats nets), ING Group (30,7 millions d’euros de décollecte nette), Santander (26,7 millions d’euros de sorties) et Banco Sabadell (19 millions d’euros de décollecte nette).A fin février, CaixaBank demeure le premier acteur du secteur avec 15,1 milliards d’euros d’encours et une part de marché de 21,6%. La banque espagnole devance BBVA (12,6 milliards d’euros d’actifs) et Santander (8 milliards d’euros d’encours).
La place de Paris se mobilise pour l’épargne salariale. Hier matin, l’Autorité des marchés financiers (AMF), l’Association française de la gestion financière (AFG), la Direction générale du Travail et le Trésor ont en effet donné le coup d’envoi de la semaine de l’épargne salariale. Du 27 au 31 mars 2017, une trentaine d’acteurs vont redoubler d’efforts pour assurer la promotion de ce dispositif d’épargne. A la clé, le lancement d’un site dédié à vocation pédagogique. L’enjeu est loin d’être anodin. L’épargne salariale est aujourd’hui proposée par environ 300.000 entreprises en France. Ce dispositif concerne 8,7 millions de salariés et représente 10,2 millions de comptes pour un encours total de 122,5 milliards d’euros à fin 2016. «Pour autant le sujet n’est pas assez connu en France et ce dispositif est mal appréhendé par les Français », a déploré Benoît de Juvigny, secrétaire général de l’AMF. De fait, selon une étude publiée l’an dernier, réalisée par TNS Sofrès pour le compte de l’AMF, 47% des porteurs considèrent que l’information sur l’évolution de l’épargne salariale est insuffisante. En outre, seuls 56% des porteurs avouent avoir connaissance du niveau de risque des placements choisis. « Il y a donc tout un travail d’information et de pédagogie à faire autour de l’épargne salariale », a estimé Benoît de Juvigny. Pire, selon les calculs de l’AMF, « chaque année en moyenne, les quelque 9 millions de porteurs perdent 600 millions d’euros de rendement à cause d’une mauvaise allocation d’actifs », a reconnu Benoît de Juvigny. Et pour cause : « 30% des sommes investies en épargne salariale sont sur des placements monétaires », a indiqué le secrétaire général de l’AMF.Le discours d’Yves Perrier, président de l’AFG, est à l’avenant. « L’enjeu est de développer l’épargne salariale dans l’épargne financière des ménages », a-t-il insisté. Il a surtout plaidé pour une « gestion plus dynamique de l’épargne salariale », regrettant que ce dispositif soit actuellement « géré de manière trop statique, sans réelle évolution des allocations dans le temps ». Le président de l’AFG, par ailleurs directeur général d’Amundi un des plus gros acteurs français de l'épargne salariale, a également tenu à souligner le rôle joué par l’épargne salariale dans le financement de l’économie. « Sur les 123 milliards d’euros d’encours de l’épargne salariale, la moitié est allouée aux actions des entreprises alors que dans l’assurance-vie l’investissement en actions est inférieur à 10% », a indiqué Yves Perrier. En 2016, l’encours d’épargne salariale a donc atteint 122,5 milliards d’euros, en progression de 4,3% liée principalement à l’effet marché positif. En revanche, la collecte nette a été négative de 300 millions d’euros. Dans le détail, les versements ont dépassé 13,7 milliards d’euros en 2016 (+1,2 milliard par rapport à 2015) tandis que les rachats ont progressé de 8,5% sur un an pour s’élever à près de 14 milliards d’euros, selon des chiffres diffusés par l’AFG.
Le marché français de l’assurance vie tourne au ralenti. Au cours du mois de février, le secteur a péniblement enregistré une collecte nette de 600 millions d’euros, bien loin des 2,8 milliards d’euros de souscriptions nettes engrangées en février 2016, selon des chiffres publiés par la Fédération française de l’assurance (FFA). Depuis le début de l’année 2017, la collecte s’élève à 1 milliard d’euros seulement.Durant le mois écoulé, les cotisations brutes s’établissent à 11,1 milliards d’euros, dont 3,2 milliards en unités de compte. En parallèle, les prestations ont atteint 10,5 milliards d’euros le mois dernier.Au cours des deux premiers mois de 2017, le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurance s’élève à 22,5 milliards d’euros contre 24,9 milliards d’euros sur la même période de 2016. Les versements sur les seuls supports en unités de compte représentent 6 milliards d’euros depuis le début de l’année, soit 27% des cotisations totales. Dans le même temps, les prestations versées par les assureurs ont atteint 21,5 milliards d’euros en deux mois, contre 18,9 milliards d’euros sur la même période de 2016.A fin février 2017, l’encours des contrats d’assurance vie s’élève à 1.636 milliards, en progression de 3% sur un an.
La fortune des 45 premiers gérants de hedge funds a dépassé la barre des 200 milliards de dollars en 2016 pour s’établir à 201,2 milliards de dollars, soit une richesse moyenne de 4,5 milliards de dollars, selon un classement du magazine Forbes repris par Les Echos. A eux seuls, les cinq plus riches fondateurs de hedge funds ont une fortune estimée à 84 milliards de dollars et les dix premiers à 116 milliards. La fortune de George Soros, le numéro un de ce classement, a progressé de 300 millions de dollars entre 2015 et 2016 à 25,2 milliards de dollars. En revanche, la richesse de John Paulson, septième du classement, n’a cessé de reculer depuis 2014 pour s’établir à 7,9 milliards de dollars.
Le Livret A reprend sa marche en avant. Au cours du mois de février, le livret d’épargne a en effet enregistré une collecte nette de 1,39 milliard d’euros, signant ainsi un troisième mois consécutif de collecte nette positive, selon des données publiées ce 21 mars par la Caisse des Dépôts. Depuis le début de l’année 2017, la collecte nette cumulée du Livret A s’élève à 4,27 milliards d’euros.Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) a connu un mois de février plus timide, avec 140 millions d’euros de collecte nette seulement. Depuis le début de l’année 2017, les souscriptions nettes atteignent ainsi 520 millions d’euros.A fin février, l’encours total sur les deux produits atteint 365,7 milliards d’euros contre 364,2 milliards d’euros à fin janvier. L’encours du Livret A ressort à 263,8 milliards d’euros à fin février (contre 262,4 milliards d’euros à fin janvier) tandis que l’encours du LDDS s’établit à 101,9 milliards d’euros (contre 101,7 milliards d’euros un mois plus tôt).
L’industrie allemande de la gestion d’actifs a enregistré une collecte nette de 17,2 milliards d’euros au cours du mois de janvier, selon des statistiques publiées par l’association allemande des gestionnaires d’actifs (BVI). Les fonds réservés aux investisseurs institutionnels (« Spezialfonds ») se sont taillés la part du lion, avec 10,2 milliards d’euros de souscriptions nettes. En parallèle, les fonds ouverts dédiés aux particuliers (« retail ») ont capté 4,7 milliards d’euros de flux nets, soit la plus importante collecte nette mensuelle depuis octobre 2015. Enfin, les mandats discrétionnaires ont réalisé 2,1 milliards d’euros de collecte nette. Sur le segment des fonds « retail », les fonds diversifiés ont réalisé la plus importante collecte nette mensuelle avec 3,3 milliards d’euros de flux nets entrants. Ils devancent les fonds immobiliers (1,2 milliard d’euros de collecte nette) et les fonds actions (800 millions d’euros de collecte nette). A l’inverse, les fonds obligataires ont subi une décollecte nette de 300 millions d’euros au cours du mois de janvier.A la fin du mois de janvier, la gestion d’actifs allemande affiche 2.803 milliards d’euros d’actifs sous gestion. A eux seuls, les fonds réservés aux institutionnels cumulent près de 1.500 milliards d’euros d’encours tandis que les fonds ouverts dédiés aux particuliers affichent 919 milliards d’euros d’encours. Enfin, les mandats discrétionnaires totalisent 402 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Pour la première fois, le BVI dévoile les chiffres des fonds fermés. Il en ressort que les fonds fermés dédiés aux particuliers totalisent 1,5 milliard d’euros d’encours tandis que les fonds fermés réservés aux institutionnels affichent 1,4 milliard d’euros d’actifs sous gestion à fin janvier.