Selon un sondage réalisé par le Boston Consulting Group (BCG) auprès de 250 grands investisseurs, 88% d’entre-eux estiment que les dirigeants d’entreprise sont excessivement focalisés sur le court terme, rapporte le quotidien Les Echos. Un chiffre en forte croissance puisqu’ils n’étaient que 62% à le penser l’an dernier. Plutôt pessimistes à l’égard des perspectives boursières, les investisseurs demandent aux dirigeants des sociétés cotées de se concentrer en priorité sur la création de valeur à long terme via des acquisitions ou les investissements internes, plutôt que sur la hausse des bénéfices par action. Ainsi, ils ont 66% (+ 8 points en un an) à réclamer une hausse des investissements tandis que 30% seulement (+4 points) demandent une hausse des dividendes. Seuls 19% des investisseurs sondés (+2 points) demandent des rachats d’actions.En parallèle, les gérants se montrent particulièrement pessimistes à l’orée de l’année 2018. Si les grandes banques font montre dans leurs prévisions 2018 d’un optimisme prudent pour les actions, les 250 investisseurs – gérant environ 500 milliards de dollars d’actifs – sondés par le BCG témoignent, au contraire, d’un pessimisme peu en rapport avec la performance actuelle des marchés actions, note Les Echos. Selon cette enquête, le sentiment négatif des investisseurs n’avait pas été aussi élevé depuis la grande crise financière, autant sur le marché actions que sur l’économie en général. En effet, 46% se disent pessimistes concernant le marché actions l’an prochain (contre 32% en 2016 et 19% en 2015). Ils sont même 36% à anticiper une baisse du marché sur les trois prochaines années, le double de l’an dernier. Ils sont aussi 68% à juger que les actions sont surévaluées : c’est deux fois plus qu’en 2016. Par ailleurs, 80% des investisseurs sondés s’attendent à une récession dans les trois prochaines années. Plus de 50% la voient même intervenir d’ici à deux ans.
La Bourse de New York a terminé en hausse de plus de 0,5% hier, ses trois principaux indices inscrivant au passage des records, toujours portés par la perspective de voir la réforme fiscale être bientôt votée par le Congrès. L’indice Dow Jones a gagné 0,57%, à 24.792,20. Le S&P-500, plus large, a pris 0,54%, à 2.690,16. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 0,84% à 6.994,76, franchissant un moment le seuil des 7.000 points. La Chambre des représentants votera mardi en début d’après-midi la réforme fiscale. Le Sénat pourrait également se prononcer dès mardi mais doit au préalable tenir dix heures de débat.
Au niveau mondial, la collecte de la deuxième semaine de décembre s'est concentrée sur les fonds d'actions américaines, japonaises et émergentes tandis que les fonds d'actions européennes ont décollecté.
Près d’un tiers des femmes dans la gestion d’actifs affirment avoir subi des situations de harcèlement sexuel au travail, selon un sondage du Financial Times fund management réalisé auprès de 600 collaborateurs dans le secteur. La proportion de femmes déclarant avoir été victimes de harcèlement sexuel a bondi d’un niveau de 20 % en 2014 pour atteindre 32 % actuellement. En 2016, ce taux était de 25 %. 72 % des répondants, incluant 511 femmes, indiquent avoir rencontré des comportements sexistes au bureau, contre un tiers en 2014. Un tiers des femmes disent enfin avoir envisagé de quitter le secteur en raison de la manière dont elles sont traitées.
Durant la deuxième semaine de décembre les investisseurs ont clairement marqué leur préférence pour les actions, accentuant un mouvement déjà perceptibles ces dernières semaines. S’agit-il d’une véritable grande rotation de l’obligataire vers les actions ? Ce n’est pas certain. Outre que certains investisseurs, surtout institutionnels, peuvent faire un peu d’habillage de bilan en cette fin d’année, on observe aussi que les fonds monétaires continuent de faire office de parking, avec cette semaine au 13 décembre, une collecte de plus de 22 milliards de dollars.Les fonds d’actions, toutes zones géographiques confondues, ont en tout cas attiré 8,7 milliards de dollars alors que les fonds obligataires affichent une collecte nette de seulement 1,2 milliard de dollars, selon l'étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch qui reprend des données du spécialiste des flux dans le monde EPFR Global. Les fonds dédiés aux actions américaines notamment ont enregistré une collecte nette de 7,8 milliards de dollars, le montant le plus élevé des 26 dernières semaines. Les fonds spécialisés sur les actions japonaises et émergentes ont affiché des entrées nettes de respectivement 2 milliards de dollars et 900 millions de dollars. En revanche, les fonds investis dans les actions européennes ont subi des sorties nettes d’un peu plus de 2 milliards de dollars, les plus importants des 65 dernières semaines.Au sein des fonds actions, on relève aussi que la gestion passive a engrangé 31,4 milliards de dollars, la deuxième collecte nette la plus élevée depuis que ces données sont compilées, tandis que la gestion active traditionnelle subissait des rachats pour un montant 22,7 milliards de dollars, le quatrième montant hebdomadaire le plus élevé enregistré.Du côté obligataire, les fonds d’obligations à haut rendement ont terminé la semaine sur des rachats de 2,4 milliards de dollars. Les fonds d’obligations émergentes ont également terminé dans le rouge alors qu’ils nous avaient plutôt habitué à une moisson hebdomadaire d’entrées nettes ces dernières semaines. Les fonds d’obligations européennes ont en revanche attiré plus de 600 millions de dollars.
La commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a décidéle 13 décembred’infliger à Trecento Asset Management (Trecento AM) une sanction pécuniaire de 50.000 euros et un avertissement en raison de manquements sur le calcul des frais de surperformance (lire NewsManagers du 27 novembre 2017). Deux fonds étaient visés par la procédure : Trecento Santé (TS) et Trecento Entrepreneurs (TE) dont les encours au 31 décembre 2015 s'élevaient respectivement à 40,15 millions et 10,92 millions d’euros sur un encours total géré par Trecento AM de 160,32 millions d’euros.
La lettre hebdo pourrait être rebaptisée lettre verte cette semaine tant le « One Planet Summit » a influencé les annonces dans le monde de la finance et plus particulièrement celui de la gestion d’actifs. Beaucoup ont voulu mettre en avant leurs initiatives en matière de protection du climat dans le secteur, mais sont-elles vraiment à la hauteur des défis qu’impose la sauvegarde de la planète? « Pour avoir une chance d’atteindre les objectifs fixés par l’Accord de Paris (de 2015), il faut que les gouvernements comme les investisseurs, s’engagent davantage afin de soutenir les initiatives bas carbone », n’a pas manqué de rappeler Fiona Reynolds, directrice générale des Principes pour l’investissement responsable (PRI).Paris voulant se montrer en exemple depuis la conférence COP 21, plusieurs investisseurs publics français ont annoncé la signature d’une charte en faveur du climat. La Caisse des dépôts a aussi voulu montrer l’exemple. Ses objectifs fixés à l’occasion du Climate Finance Day de 2015 en matière d’intégration du changement climatique dans la gestion de ses portefeuilles financiers et de ses financements de projets ayant été dépassés, elle s’en est fixé de nouveaux. Par exemple, elle étend son engagement de réduction de 20% de l’empreinte carbone aux portefeuilles d’obligations d’entreprises sur la période 2014-2020 (et non plus seulement aux actions). Ou encore, les sommes collectées au titre du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) seront orientées vers le financement de projets ayant un impact climatique favorable.Le groupe d’assurance Axa compte multiplier par 4 ses investissements verts d’ici à 2020. CNP Assurances va consacrer 5 milliards d’euros de nouveaux investissements en faveur de la transition énergétique et écologique (TEE) d’ici à fin 2021. BPCE veut gonfler ses encours ISR de plus de 10 milliards d’euros et les nouvelles assurances-vie de Natixis intégreront une unité de compte ESG (environnement, social, gouvernance) d’ici à la fin 2018.BNP Paribas Asset Management va lancer un fonds d'épargne visant notamment à contribuer au financement des PME / ETI européennes actives dans la transition énergétique. En parallèle, BNP Paribas Securities Services (BP2S) a dévoilé le lancement, en 2018, de « ClimatSeed », une plate-forme dédiée à la compensation carbone volontaire.Toutes ces annonces ne doivent pas faire oublier un autre évènement d’importance. Le régulateur européen des assurances, l’Eiopa, a ainsi lancé un avertissement à la profession : les fonds de pension européens ne sont pas assez capitalisés en cas de choc sur les taux d’intérêt et le prix des actifs. Et le risque de contagion à tout le système financier est bien réel. Enfin, on notera plusieurs annonces côté français. Ardian a cédé un portefeuille d’actifs d’infrastructures d’un montant de plus d’un milliard d’euros au fonds de pension APG et à Axa. La Française a annoncé avoir collecté cette année environ 6,5 milliards d’euros, dont un tiers dans l’immobilier, confirmant l’énorme succès des SCPI et autres OPCI auprès des particuliers français.Enfin, jusqu’ici directeur de la gestion de taux au sein de BFT Investment Managers (BFT IM), une filiale d’Amundi, Laurent Gonon a été promu au poste de directeur des gestions.
A la fin du mois de novembre 2017, les encours des fonds espagnols se sont établis à 260,7 milliards d’euros, en hausse de 0,6% par rapport au mois précédent et en croissance de 10,7% depuis le début de l’année, selon des chiffres publiés par Inverco, l’association professionnelle de l’industrie. En chiffres, les actifs sous gestion ont donc augmenté de 25,28 milliards d’euros depuis le 1er janvier 2017. « Les actifs sous gestion sont très proches du record historique de mai 2007, quand ils étaient à 261,7 milliards d’euros », indique Inverco dans un communiqué.Au cours du mois de novembre, les fonds espagnols ont enregistré une collecte nette 2,64 milliards d’euros. A l’issue des 11 premiers mois de l’année 2017, les souscriptions nettes s’élèvent ainsi à 19,43 milliards d’euros, soit 7,14 milliards d’euros de plus que sur la même période de 2016.
Winton a publié une étude sur le secteur des hedge fund. Se demandant s’il est lui-même un fonds spéculatif, Winton explique qu’il est de plus en plus difficile de séparer aujourd’hui cette industrie de celle de la gestion d’actifs au sens large. La taille du marché des hedge funds serait même en réalité plus proche des 850 milliards de dollars que des 3.600 milliards évoqués par la SEC ou des 3.100 milliards évoqués par le fournisseur de données HFR.Pour les auteurs de l'étude, il n’y a pas de frontière claire entre ce qui pourrait être considéré comme un «hedge fund» et un gestionnaire de fonds actif. Aucune «industrie des hedge funds» distincte n’existe.Cela est important pour au moins deux raisons. La première, c’est que les fonds de pension et les autres grands investisseurs institutionnels vont décider d’une allocation généralement «discrète» aux hedge funds. Compte tenu de la pagaille autour de la définition des entreprises concernées, il semble probable que des décisions d’investissement sous-optimales sont prises en conséquence.Un deuxième problème concerne la manière dont la performance des sociétés de gestion d’actifs est évaluée. Il existe de nombreux indices de hedge fund différents par rapport auxquels ces derniers sont comparés. Cependant, beaucoup de ces indices font face à des problèmes de définition similaires et peuvent, par conséquent, être de mauvais critères de référence, note l'étude.Après plusieurs démonstrations sur l'évolution du secteur, Winton en arrive à la conclusion qu’ «une industrie qui gère 3.000 milliards de dollars - une industrie qui est à peine réglementée et caractérisée par un modèle de frais 2-20, une faible transparence, une illiquidité et une utilisation intensive de l’effet de levier - n’existe pas. La perception populaire selon laquelle un tel groupe d’entreprises existe et subsiste avec une nette distinction à l'égard de l’ensemble de l’industrie de la gestion d’actifs n’a jamais été aussi douteuse qu’elle ne l’est aujourd’hui».
L’année 2017 ressort comme l’année la plus active depuis la crise financière en matière d’introductions en Bourse (IPO). Selon le cabinet EY, qui vient de publier son étude annuelle sur les introductions en Bourse dans le monde, le nombre d’opérations a atteint 1.624 contre 1.093 l’an passé, rapporte le quotidien Les Echos. Les montants levés ressortent également en forte hausse (+40 %) : ils représentent 188,8 milliards de dollars au niveau mondial. Ils sont cependant en deçà des montants de 2014 et 2015, qui étaient supérieurs à 200 milliards. Les niveaux de 2007 ne sont donc toujours pas atteints (338 milliards levés grâce à 1.974 opérations).Par grandes zones géographiques, l’Asie constitue le principal moteur de l’activité, ayant totalisé presque 60% des opérations (935 au total) et près de 40 % des fonds levés. Même si la Bourse de Tokyo y a contribué, ce dynamisme est surtout dû à la Chine. La Bourse de Shenzhen arrive en tête. Elle a concentré 13,4 % des opérations, juste devant Shanghai (13,1 %) et Hong Kong (9,2 %). L’Europe a fait preuve d’un regain d’activité en 2017. Le nombre d’opérations sur le Vieux Continent, le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Inde – selon la méthodologie d’EY –, a augmenté de 50 % et les capitaux levés ont progressé de 67 %, grâce aux opérations d’envergure à plus d’un milliard de dollars. Les Etats-Unis ressortent en troisième position en termes de parts de marché, avec 174 cotations et 39,5 milliards de dollars de fonds levés. En France, les montants levés en 2017 ont représenté 2,4 milliards d’euros contre 900 millions en 2016. Il n’y a pourtant eu que 14 introductions en Bourse au total.
La récente correction des valeurs technologiques a entraîné un renversement de tendance qui a pénalisé les fonds L/S Equity, ceux-ci accusant un revers de -1,3% la semaine dernière, note Lyxor dans son dernier Weekly Brief sur les hedge fund. Les fonds Market Neutral L/S, qui ont tendance à être sensibles aux inversions de tendance, ne sont pas sortis indemnes des rotations sectorielles. Au total, l’indice Lyxor Hedge Fund a reculé de 1% la semaine dernière, et la stratégie Fixed Income Arbitrage s’est inscrite dans le vert. Du côté des évolutions positives, la stratégie Event Driven a relativement bien résisté, cédant 0,3%, tandis que les gérants Merger Arbitrage sont parvenus à inscrire une surperformance, progressant de 0,2%. L’indice S&P 500 Information Technology a plongé de 4,1% en une semaine (du sommet jusqu’au creux), dans un contexte de manœuvres politiques délicates dans le cadre de la réforme fiscale américaine, et plus particulièrement de l’impôt minimum de remplacement (Alternative Minimum Tax, AMT). L’AMT oblige actuellement les entreprises à payer un niveau de base d’impôts fédéraux, ce qui signifie que les déductions fiscales et crédits d’impôts sont plafonnés. La suppression de l’AMT, envisagée dans la proposition de loi initiale du Sénat, revêt une importance cruciale pour les secteurs consacrant un budget important à la recherche et au développement, tels que la santé et les technologies de l’information. Ils bénéficient actuellement de crédits d’impôts substantiels. Pourtant, le projet de loi du Sénat adopté début décembre a finalement maintenu l’AMT, en vue de contenir les déficits budgétaires. Fondamentalement, le fait que le taux actuel de l’AMT soit sensiblement identique à celui de l’impôt sur les sociétés tel qu’envisagé dans la réforme (20%) signifie pour ces secteurs une augmentation probable de l’imposition effective. Ces éléments ont contribué à accentuer la correction des technologiques. Dans l’univers des hedge funds, cela s’est traduit par une sous-performance des fonds L/S Equity, compte tenu de leur forte exposition à ce secteur. Le problème de l’AMT va désormais devoir être résolu par le conference committee, une commission qui s’attachera à fusionner le projet de loi du Sénat et celle de la Chambre des représentants. Selon Reuters, reprenant les mots du président de la commission des finances du Sénat des Etats-Unis le 6 décembre, l’AMT ne survivra pas dans le projet de loi définitif qui pourrait être promulgué avant la fin de l’année par Donald Trump. Dans ce contexte, les valeurs des technologies de l’information se sont redressées ces derniers jours. «Du fait des mouvements récents, la stratégie Event-Driven devance désormais la stratégie L/S Equity en termes de performance depuis le début de l’année. Même si nous pensons que le parti républicain règlera la question de l’AMT, permettant ainsi un rebond des fonds L/S Equity, nous continuons de privilégier les stratégies Event-Driven. À nos yeux, les fonds Merger Arbitrage demeurent très attrayants à des fins de protection (faible bêta) et de performance ajustée du risque (le spread de transaction s'établit actuellement à 4,3%)» note Lyxor.
Exposition. La boulimie d’acquisitions de Steinhoff risque de coûter cher aux banques. Le spécialiste de la distribution de meubles a reconnu des irrégularités dans ses comptes, ce qui a provoqué un effondrement de son action de plus de 80 % ainsi que de ses obligations. Au total, le groupe sud-africain affiche un endettement de 18 milliards d’euros (à fin mars 2017), dont 9,6 milliards de dette financière et 3,1 milliards de disponibilités. Une partie de ces sommes a été octroyée par des banques ayant prêté main forte à Steinhoff dans sa quête des marchés internationaux. Parmi elles Citigroup, Bank of America, HSBC et BNP Paribas.
Deloitte et WeSave, plateforme de gestion privée en ligne, ont publié un baromètre « Les Français et l’épargne digitale », réalisé par Harris Interactive auprès de 2.000 Français. L’enquête révèle leurs connaissances financières, leur rapport à l’épargne et leur perception de l’épargne digitale.Sans surprise, l'étude montre ainsi que 59% des épargnants souhaitent bénéficier d’outils leur permettant de mieux comprendre la façon dont est gérée leur épargne, ils sont 56% en attente d’un acteur unique et 48% de l’accompagnement d’un conseiller physique. Le Top 3 des sources d’informations des épargnants : le conseiller, les sites spécialisés et le site des banques. L'étude montre aussi que le Top 3 des critères pour le choix d’un produit d’épargne est la sécurité, le rendement et la disponibilité de l’épargne.Les solutions d’épargne digitale recueillent un accueil plutôt favorable commentent les auteurs de l'étude : 53% des patrimoniaux et 44% des épargnants les plébiscitent pour se former sur la gestion de l’épargne. En termes d’image, l’épargne digitale est surtout associée aux frais bas pour 54% des épargnants, aux placements performants (40%) et à la gestion optimisée (35%). La société qui a commandé l'étude, WeSave, assure qu’elle est la plateforme d’épargne digitale à plus forte notoriété (12%) devant Linxea (8%) et Altaprofits (6%)
A l’occasion du « Climat Finance Day » et du « One Planet Summit », qui se sont tenus à Paris ces 11 et 12 décembre, l’Association française de la gestion française (AFG) a publié 10 recommandations afin d’aider les sociétés de gestion à établir leur reporting sur les enjeux environnementaux, notamment climatiques, sociaux et de gouvernance (ESG) des investissements qu’elles réalisent pour le compte de leurs clients. Un reporting qui, en France, a été rendu obligataire par l’article 173 de la loi sur la transition énergétique du 17 août 2015. Cette liste de recommandations a pour objectif de « rendre plus visible et plus pédagogique le reporting ESG et climat des sociétés de gestion », souligne l’AFG.Les 10 recommandations sont les suivantes : 1- Identifier clairement dans le rapport annuel des fonds et sur le site internet de la société de gestion les informations liées à l’article 173 ;2- Etablir des rapports distincts pour la société de gestion et pour les fonds concernés ;3- Publier les informations ESG relatives à la société de gestion en un seul document, aisément accessible sur le site internet ;4- Présenter de façon claire et structurée l’approche de la société de gestion sur la prise en compte des critères ESG et climat et ses évolutions récentes ;5- Rendre transparentes les approches ESG et climat par rapport à la stratégie globale de la société de gestion : afficher les encours prenant en compte les critères ESG concernés et leurs poids par rapport aux encours globaux ; lister les principaux indicateurs ESG dont les indicateurs climat utilisés ; 6- Concentrer le rapport de chaque fonds sur les éléments de prise en compte des critères ESG qui lui sont spécifiques. Les éléments relatifs à la démarche globale de la société de gestion peuvent y figurer de façon synthètique ;7- Dissocier les méthodes d’analyse ESG, les modalités de prise en compte des critères ESG dans le processus d’investissement et le suivi d’indicateurs ESG ;8- Regrouper les principaux critères ESG par grandes thématiques, en fournir une définition précise et expliquer leur recours au regard de la politique de gestion suivie ;9- Afficher des indicateurs simples et facilement mesurables sur les risques associés au changement climatique ;10- Lorsque les critères ESG ne sont pas explicitement pris en compte dans la stratégie d’investissement, présenter les actions générales menées par la société de gestion relatives aux critères ESG.Par ailleurs, l’AFG a décidé de s’associer à l’initiative conjointe entre émetteurs et investisseurs lancée par le MEDEF et la FFA sur la transparence des données climat « dont l’objectif est de définir un socle d’informations partagées permettant d’améliorer l’accessibilité et la pertinence des données concernant la stratégie climat et les données quantitatives des émetteurs », poursuit l’association professionnelle.Enfin, un guide établissant un bilan de l’application de l’article 173 et détaillant ces 10 recommandations fera l’objet d’une publication d’ici la fin de l’année, annonce l’AFG.
Au cours des neuf premiers mois de l’année 2017, la collecte nette des plans d’épargne retraite entreprises s’est établi à 345 millions d’euros, selon des données publiées par la Fédération Française de l’Assurance (FFA). Dans le détail, les cotisations ont atteint 1,87 milliard d’euros sur les neuf premiers mois de 2017, en hausse de 2,1%, dont 60 millions d’euros de versements volontaires (-3,2%). Sur la même période, les prestations ressortent à 1,52 milliard d’euros, en progression de 10%. A fin septembre 2017, les plans d’épargne retraite entreprises couvrent 4,3 millions d’assurés, un chiffre en hausse de 6,6% sur un an. Leur encours s’élève à 56,1 milliards d’euros, en croissance de 4,2% sur un an.
Les fonds Ucits ont enregistré des collectes nettes de 190 milliards d’euros au troisième trimestre 2017, contre 175 milliards d’euros au deuxième trimestre 2017, selon les derniers chiffres compilés par l’Association européenne de la gestion d’actifs (Efama). Au cours des trois premiers trimestres de 2017, les fonds Ucits ont réalisé des souscriptions nettes cumulées de 568 milliards d’euros, contre 271 milliards pour toute l’année 2016 et 602 milliards d’euros pour 2015.Les fonds de long terme ont enregistré 157 milliards d’euros de collecte nette au troisième trimestre 2017 contre 188 milliards d’euros au deuxième trimestre 2017. Les fonds en actions sont représenté 39 milliards d’euros, contre 35 milliards au deuxième trimestre 2017. La collecte sur les fonds d’obligations a chuté en passant de 93 milliards d’euros au deuxième trimestre à 72 milliards d’euros au troisième trimestre 2017. Celle concernant les fonds monétaires a enregistré une inversion des flux après des sorties nettes de 13 milliards d’euros au deuxième trimestre et des entrées nettes de 33 milliards d’euros au troisième trimestre 2017.Vingt-six pays ont enregistré des souscriptions nettes d’OPCVM au troisième trimestre 2017, dix pays enregistrant des souscriptions nettes supérieures à 1 milliard d’euros. Les cinq pays de domiciles de fonds enregistrant les plus fortes collectes nettes sont le Luxembourg (75,3 milliards d’euros), l’Irlande (51,3 milliards d’euros), la France (25,4 milliards d’euros), le Royaume-Uni (12,5 milliards d’euros) et l’Allemagne (9,4 milliards d’euros) .