Les sociétés de gestion françaises ont encore du travail à faire pour améliorer le traitement des investisseurs particuliers. Comparées à leurs concurrentes à l’international, elles offriraient même un service de moins bonne qualité que la moyenne en matière de transparence, de pratiques de commercialisation des fonds et de frais, selon la dernière étude de Morningstar reprise par Les Echos. L’information concernant l’ensemble des avoirs des fonds n’est disponible que dans le rapport annuel, alors que, dans de nombreux pays, les sociétés de gestion fournissent ce type d’information publique semestriellement. En France, « si la liste des actifs détenus par les fonds est accessible aux investisseurs et au régulateur, elle n’est pas toujours rendue publique », souligne ainsi Morningstar.Ce manque de transparence concerne aussi les frais. Si le Dici (document d’information clef pour l’investisseur) représente un progrès, il ne donne pas « la traduction monétaire des frais, les noms des gérants et la teneur de leur mandat », déplore Morningstar. Quant au détail des différents prélèvements effectués, il reste le plus souvent mystérieux, même si, entre 2014 et 2016, la proportion de sociétés prêtes à détailler dans le cadre d’un appel d’offres les différents types de tarification (gestion financière, reporting, services annexes…) « sur simple demande » est passée de 50 à 70 %, selon une enquête d’Amadeis. En réalité, seules 15 % d’entre elles fournissent « toujours » cette information spontanément. En 2016, 84 % des sociétés interrogées ne se disaient pas prêtes à rendre leur tarification publique.