La performance annuelle des fonds non monétaires de droit français a diminué de 0,9 point pour s’établir à 1,4% en mai 2018 contre 2,3% en avril 2018, selon des données publiées hier par la Banque de France. « Toutes les catégories enregistrent une baisse, notamment les fonds obligataires qui, pénalisés par la remontée des taux italiens, passent en territoire négatif (-0,2%) », note la Banque de France. Pour leur part, les fonds actions reculent de 1,4 point pour ressortir à 2,7% en mai contre 4,1% en avril. Les fonds diversifiés, quant à eux, baissent de 1 point pour s’établir à 0,5% en mai. Enfin, les fonds d’épargne salariale affichent une performance de 1,8% en mai contre 3,3% en avril, en repli de 1,5 point.A fin mai 2018, l’encours des fonds non monétaires ressort à 1.190 milliards d’euros contre 1.192 milliards d’euros à fin avril.En parallèle, la performance des fonds monétaires gagne 0,2 point pour s’établir à -0,23% en rythme annuel en mai 2018. L’encours s’établit à 365 milliards d’euros à fin mai contre 375 milliards d’euros à fin avril.
Donald Trump et sa guerre commerciale envers la Chine et l’Europe effraient les investisseurs. Les ETF et ETP cotés à l'échelle mondiale ont généré 8,69 milliards de dollars de collecte nette en juin, soit le plus bas niveau mensuel depuis janvier 2014, selon les données d’ETFGI, un cabinet de recherche et de conseil sur l'écosystème des ETF / ETP. En janvier 2014, les chiffres montraient une décollecte nette globale de 6,25 milliards de dollars US. Le mois de juin marque le 53ème mois consécutif d’afflux nets des ETF / ETP cotés à l'échelle mondiale, mais depuis le début de l’année, la collecte nette a atteint 223,26 milliards de dollars, soit 86,32% de moins que les 347,73 milliards de dollars de collecte de l’année dernière. En raison des mouvements du marché, les encours mondiaux ont diminué de 0,35%, passant de 5.004 milliards de dollars en mai 2018 à 4.986 milliards de dollars.Par ailleurs, selon un article du Financial Times paru ce matin, State Street et BlackRock ont même enregistré une décollecte nette en juin de respectivement 7,2 milliards de dollars et plus de 5 milliards de dollars. La collecte de BlackRock depuis le début de l’année est en recul de 63% par rapport à la même période de l’an dernier.Les ETF / ETP investis en actions ont enregistré des entrées nettes de 2,08 milliards de dollars en juin, portant la collecte nette à 150,21 milliards de dollars en 2018, soit moins que les 239,54 milliards de rentrées nettes de l’année dernière. Les ETF et ETP à revenu fixe (fixed income) ont enregistré quant à eux une collecte nette de 7,58 milliards de dollars en juin, pour un montant net de 46,42 milliards de dollars en 2018, soit moins que les 84,08 milliards de souscriptions nettes de l’année dernière. Les investisseurs se sont montrés particulièrement méfiants envers les ETF investis sur les marchés européens et émergents.
La Suisse sera dépassée par l’Asie en 2019 comme principal centre financier pour la gestion de fortune transfrontalière, selon le rapport « Global Wealth 2018 du Boston Consulting, repris par L’Agefi Suisse. Actuellement, la Suisse est le centre financier offshore numéro 1 au monde devant Hongkong et Singapour, selon ce rapport. Selon les projections transmises vendredi à l’agence AWP, les deux places fortes asiatiques – Hong Kong et Singapour – devraient accumuler l’an prochain un total de 2.541 milliards de dollars de fortune transfrontalière, contre 2.464 milliards pour la Suisse. A titre individuel, en séparant Hong Kong et Singapour qui sont par ailleurs rivales, il faudra «attendre» 2037 pour que Hong Kong accède au rang de numéro un, tandis que Singapour devrait dépasser la Suisse en 2042.Si tout se passe comme le prévoit Boston Consulting, d’ici 24 ans, Hong Kong hébergera plus du double de la Suisse du patrimoine transfrontalier des ménages (13.650 milliards de dollars contre 6 ;135). L'époque où la Suisse gérait plus de la moitié de la fortune mondiale offshore est bien révolue, car les fortunes croissent plus vite en Asie que dans le Vieux continent et parce que la tendance va vers une «gestion de proximité».Cependant, la Suisse se montre résistante, compte tenu de l’abandon du secret bancaire pour la clientèle étrangère. Sur la période 2012 à 2017, le taux de croissance annuel moyen de la fortune offshore y a atteint 3%, contre 2% par exemple pour le Luxembourg et le Royaume-Uni (continental). Mais en Asie, les taux atteignent ou dépassent 10%.
«Courbe de rendement plat, petite hausse du dollar, progression solitaire des marchés technologiques, tout indique que personne ne craint la Fed», assure la recherche de Bank of America Merrill Lynch Global Research (BAML) qui publiait vendredi les flux hebdomadaires internationaux sur les fonds d’investissement pour la semaine se terminant le 11 juillet. Les fonds dédiés aux obligations ont ainsi connu des entrées nettes de 5,6 milliards de dollars, les plus importantes enregistrées en douze semaines. Les flux se sont concentrés en particulier sur les obligations d’entreprises les mieux notées («investment grade»), à hauteur de 2,3 milliards de dollars.Les fonds en actions ont connu une collecte nette de 1,2 milliard de dollars, la préférence pour les fonds ETF se poursuivant (+6,8 milliards à leur profit contre -5,6 milliards pour les fonds mutuels traditionnels). Par zone géographique, les investisseurs ont préféré les actions américaines (+4,3 milliards) alors que les fonds en actions européennes ont connu une 18ème semaine consécutive de décollecte nette (-4,2 milliards de dollars).Par secteur, les investisseurs se sont tournés vers la technologie, les biens à la consommation, les services aux collectivités ou encore l’immobilier et la santé au détriment des financières, des ressources de base et de l'énergie.
La guerre des prix s’intensifie sur le marché américain des ETF de 3.500 milliards de dollars, obligeant les gros acteurs à casser leurs prix afin de tenter de gagner une part plus importante de ce marché florissant, rapporte The Wall Street Journal. Selon Morningstar, les frais des ETF ont chuté de 30 % en 10 ans. Les sociétés de gestion espèrent que la croissance rapide du marché compensera la baisse des frais. Les ETF les moins chers coûtent désormais seulement 3 dollars par an pour 10.000 dollars investis, et certains analystes prédisent que même ces maigres frais pourraient encore diminuer. Sur les flux qui se sont dirigés vers les ETF l’année dernière, plus des trois quarts sont allés dans les fonds qui coûtent 15 dollars par an ou moins pour 10.000 dollars investis, selon JPMorgan.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a lancé vendredi une consultation sur le régime des pas de cotation (tick-size), c’est à dire l'écart minimal permis entre deux prix. L’objectif est d'éviter des distorsions pour les instruments dont le gros des transactions s’effectue sur des plates-formes situées en-dehors de l’Union européenne. Le nouveau régime s’appuie sur le nombre de transactions constatées sur le marché jugé comme le plus liquide dans l’Union européenne. Un système pas forcément adapté aux instruments traités surtout dans des pays tiers. Les professionnels ont jusqu’au 7 septembre pour répondre à la consultation.
L’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) a lancé vendredi une consultation sur le régime des pas de cotation (tick-size), c’est à dire l'écart minimal permis entre deux prix. Objectif: éviter des distorsions pour les instruments dont le gros des transactions s’effectue sur des plates-formes situées en-dehors de l’Union européenne.
Ce n’est pas seulement du cinéma. L’été, au fil des années, a démontré qu’il pouvait être meurtrier. Comme cela a pu être le cas il y a onze ans, tandis qu’éclatait la crise des subprimes donnant le coup d’envoi à une crise mondiale majeure. Un incident de cette nature ne semble pas à l’ordre du jour. Mais les tensions commerciales entre l’Amérique de Donald Trump et le reste du monde n’en finissent pas de bousculer l’écosystème, et remettent les tensions géopolitiques au cœur des préoccupations. Outre cette incertitude résultant de la montée du protectionnisme américain, deux autres chocs à portée internationale pourraient casser la tendance économique actuelle, si l’on en croit des études récentes. Telle celle d’Euler Hermes, spécialiste de l’assurance crédit, qui évoque également un choc inflationniste, en lien avec la montée du cours du pétrole, et un choc de taux d’intérêts, lié cette fois à la politique monétaire de la banque centrale américaine. L’économie mondiale peut surmonter ces chocs, est-il précisé, mais au prix d’un ralentissement économique en 2019. Et l’Europe ne fera pas exception, qui doit impérativement accélérer sa mue en réalisant des réformes institutionnelles importantes.
Après avoir atteint des sommets en Bourse fin janvier, les gestionnaires d’actifs ont sévèrement corrigé. Les actions des principaux asset managers mondiaux ont ainsi reculé de 17% au premier semestre dans un environnement beaucoup plus volatil, marqué par la remontée des rendements obligataires et la contraction de la liquidité, rapporte le quotidien Les Echos. AMG et Invesco ont ainsi perdu plus de 27% en Bourse. DWS, la filiale de gestion de Deutsche Bank, cotée à Francfort depuis fin mars, a décroché de 20%. Et les anglais Janus Henderson et Schroders ont respectivement chuté de 20% et 10%. Au total, l’indice de Bloomberg qui retrace la performance des principaux asset managers mondiaux a reculé de 17% en six mois. Seuls BlackRock et T. Rowe Price, soutenus par leur dynamique de croissance, échappent à cette correction massive. T. Rowe Price, semble membre de l’indice à terminer le semestre dans le vert, a progressé de près de 11%. Quant à BlackRock, il limite la casse avec une baisse de 3%. En France, Amundi a perdu 16% en Bourse au premier semestre. Le cours est tombé autour de 60 euros, après avoir culminé à 76 euros le 1er février.
Cette semaine, Natixis IM s’est illustré sur le front d’une opération capitalistique et a ainsi annoncé l’acquisition de 25% du capital de l’américain WCM Investment Management. Le plus modeste imGlobal Partner s’est aussi renforcé aux Etats-Unis en entrant au capital de Sirios CM. Enfin, la Sicav de place Emergence a annoncé un investissement de 50 millions d’euros dans le fonds d’une société de gestion française. A l’étranger, Eurizon continue de se renfoncer en Europe en attendant de savoir si BlackRock sera son futur grand partenaire ou pas. Après son rachat par Richard Buxton et TA Associates, le britannique Old Mutual Global Investors (OMGI) change de nom et s’inspire d’une illustre scientifique allemande. Côté investisseurs finaux, le fonds souverain de Singapour, Temasek, affiche pour son exercice annuel qui s’est fini en mars, une performance exceptionnelle de plus de 12%. Quant au fonds souverain norvégien, il a décidé d’exclure 4 sociétés de son portefeuille pour des raisons notamment de non conformité avec ses principes concernant les droits humains, la corruption ou encore la production de charbon. Enfin, on a aussi appris cette semaine que le plus gros fonds d’obligations vertes au monde était géré par le néerlandais NN IP.
CONVERGENCE. Comme le lui demandait le régulateur européen (Esma), l’Autorité des marchés financiers (AMF) a fixé des plafonds en faisant attention de ne pas « casser » la dynamique sur les contrats de liquidité sur actions. Conformément au règlement européen sur les abus de marché (MAR), le régulateur français avait notifié en février un projet de pratique de marché admise (PMA) encadrant l’usage de ces contrats pour deux ans, en permettant de dépasser les plafonds proposés par l’Esma sous réserve de le justifier. Mais le régulateur européen a estimé en avril que l’absence de limites peut conduire à des excès. Le plafond est donc fixé à 50 % du volume quotidien moyen pour les titres « non liquides », avec justification au-delà de 25 %, et à 25 % pour les titres « liquides », avec justification au-delà de 15%. Bruxelles prévoit d’ailleurs de créer un régime européen, indépendamment de la « tenue de marché ».
Les turbulences sur les marchés financiers, entre ralentissement de la croissance et tensions commerciales, obligent la banque centrale à adopter un ton accommodant.
La Commission européenne ne croit pas que le Brexit menace l’exécution de la plupart des contrats financiers signés avant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, a déclaré hier Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission, évoquant notamment les dérivés et les polices d’assurance. Selon lui, la responsabilité de s’assurer que ces contrats restent opérationnels incombe aux établissements financiers. La Banque d’Angleterre est d’un avis contraire, et estime que 82 milliards de livres (92 milliards d’euros) de polices d’assurances sont menacées, ainsi que 26.000 milliards de dérivés en notionnel. S’exprimant hier devant le parlement britannique, Sam Woods, gouverneur adjoint de la BoE, a jugé «simplement irréaliste» de laisser les banquiers et les assureurs relocaliser ces contrats en Europe, estimant cette position «mal avisée».
Les fonds actions commercialisés en Suède ont accusé en juin des rachats nets de 3,8 milliards de couronnes suédoises, soit 370 millions d’euros, selon les dernières statistiques de Fondbolagens Förening, l’association suédoise des fonds. Le regain de la collecte en mai (après trois mois de décollecte) aura donc été de courte durée. Néanmoins, sur les six premiers mois de l’année, les fonds actions affichent une collecte nette de 2 milliards de couronnes (195 millions d’euros). Mais on est loin des plus de 25 milliards de couronnes levés au premier semestre 2017… Grâce à la collecte sur les fonds obligataires (+1,5 milliard de couronnes) et sur les fonds monétaires (12,7 milliards), les fonds suédois affichent en juin des souscriptions nettes de 1,8 milliard de couronnes. Sur les six premiers mois de l’année, la collecte ressort à 21,3 milliards, loin aussi des près de 60 milliards de la période correspondante de l’an passé.Les fonds ayant le plus collecté sur le semestre sont les fonds diversifiés, avec 10 milliards de couronnes.A fin juin, les encours des fonds suédois ressortent à 4.238 milliards de couronnes (413 milliards d’euros), dont environ 59 % sont dans des fonds actions.
Les fonds diversifiés distribués sur le marché allemand ont enregistré au mois de mai une collecte nette de 2,5 milliards d’euros, selon les dernières statistiques communiquées par l’association allemande des gestionnaires d’actifs BVI. Hormis les fonds diversifiés, le mois de mai n’a pas été particulièrement «joli» pour les autres classes d’actifs. Les fonds obligataires et les fonds monétaires ont ainsi subi des sorties nettes de respectivement 1,9 milliard d’euros et 2,3 milliards d’euros. Les fonds d’actions ont affiché des entrées nettes de seulement 0,2 milliard d’euros. Au total, les fonds ouverts retail enregistrent des flux nets négatifs de 1,1 milliard d’euros au mois de mai. Les fonds réservés aux investisseurs institutionnels ont de leur côté attiré 2,5 milliards d’euros si bien que le mois se solde par des entrées nettes de 1,5 milliard d’euros. Sur les cinq premiers mois de l’année, les fonds commercialisés en Allemagne ont attiré 45 milliards d’euros alors que les mandats discrétionnaires affichent des sorties nettes de 11 milliards d’euros, dont 1,9 milliard au mois de mai.Les actifs sous gestion des fonds allemands s’inscrivaient fin mai à 1.047 milliards d’euros, dont 910 milliards pour les fonds ouverts hors ETF et 137 milliards pour les ETF, soit un peu plus de 13% du total. Près de 90% des encours d’ETF sont détenus par des investisseurs institutionnels, relève l’association professionnelle.